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Le forgeron et le mercenaire (privé: Saared-Arboryx)

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MessageSujet: Re: Le forgeron et le mercenaire (privé: Saared-Arboryx) Jeu 27 Nov 2014 - 5:09

-D’accord…Malefort, Tintaglia…hum…Tintaglia…

SPLAF!

-Bordel! Tu signe ton arrêt de m…

La gifle eu le bon effet de me remettre les idées en place, malgré que je devins furieux pendant quelques secondes. Je m’arrêtai, me disant que le moment était mal choisi et aussi parce qu’elle était bien méritée. Il fallait que je me reprenne, je devenais de plus en plus pathétique depuis la fin de notre première mission. Et puis, il fallait que je reste performant, j’avais une réputation à tenir.

Saared me réexpliqua donc son plan. J’étais perplexe.

-Si je comprends bien, ton opération consiste en un vol de haut niveau doublé d’une mission de secours et tout ça juste sous le nez de la créature la plus démoniaque que le monde ait connue?

Le patron acquiesça.

-Mais est-ce que tu as perdu la tête? Ça relève du suicide! De la folie! De…ce que les mercenaires sont engagés pour…

Je retournai dans mes pensées.

-De plus, je ne crois pas qu’il serait très civilisé de laisser une amie entre les griffes d’un monstre. Mais ça reste n’importe quoi et…merde. Qu’est que Reynard disait encore? **Lâche prise** Ouais c’est ça, il faut que je cesse de me dégonfler pour une fois.

Je revins dans le moment présent et répondit enfin à mon compagnon de la façon que je cru la plus adaptée pour faire renaître son estime en moi. Je me dressai de toute ma hauteur et tentai de prendre le rôle du plus inspirant des orateurs.

- Bien sûr que je suis avec toi partenaire! J’te suivrai jusque dans les tréfonds de l’enfer si le cœur m’en dit et que l'argent y soit! Allons donc  à la rescousse de la na…de ta mère et de cet œuf tels les fiers et nobles dragons que nous sommes!

Je m’arrêtai. Quelque chose venait de frapper ma conscience.

- Attends? Un œuf?

Il devait rester encore une quantité non-négligeable de mauvaise bière dans mon sang car je perdis l’équilibre en me redressant et finit par m’écrouler de tout mon poids sur le dur plancher. Tout juste sous le regard embarrassé de Saared. Ignorant ma pose peu orthodoxe, je continuai mes interrogations.

-Pourquoi un œuf? Secourir ta mère sera déjà une tâche ardue, mais je vois une raison concrète à ce projet. Par contre, voler un œuf, je n’y vois franchement pas l’intérêt. À moins que tu ne veuille jouer au papa, mais je doute que tu ne veuille élever un dragonet avec autours des modèles de référence tel que moi (non pas que ce serait si mal ou quoique ce soit hein?). Qu'est que tu as en tête?  
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MessageSujet: Re: Le forgeron et le mercenaire (privé: Saared-Arboryx) Jeu 27 Nov 2014 - 19:36

J’avais oublié que Arboryx n'était pas au courant.

Ho mais pas n'importe quel œuf... L’œuf que Tintaglia à pondus après mon départ suite à une humiliation de Malefor à base de mâle résidant dans son antre et de non consentement du côté féminin.

Le mercenaire est visiblement outré par la chose (si vous ne l'êtes faites vous soigner au plus vite)

Et puis je me vois très mal devenir père à mon âge...

Quoique, beaucoup de dragon ont des enfants en étant jeune, enfin jeune quand de notre point de vue c'est très subjectif (même si on distingue plusieurs grandes périodes, la duré de vie très longue fait qu'on se base plus sur les expériences vécus que sur le nombre d'été vécus)

Quand à ce qu'il deviendras, ensuite... Je pense que Tintaglia vas s'en occuper puisque ça reste son enfant quand même.

Je l'aide enfin à se relever et lui déclare

Bon c'est pas tout ça mais on a de la route, le repaire de Malefor est à une sacré trotte, ça te donneras au moins le temps de décuver...


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MessageSujet: Re: Le forgeron et le mercenaire (privé: Saared-Arboryx) Ven 28 Nov 2014 - 4:08

Il est vrai que j’étais choqué par les révélations de Saared. Bien que moi-même je n’aie pas toujours agis de façon reluisantes par le passé, mais jamais je n’aurais soupçonné que Tintaglia ait eu ce genre de traitements chez Malefort. Ces genres de choses me faisaient toujours de l’effet, même lors des campagnes. Je bouillais intérieurement d’en découdre et basta le caractère suicidaire de l’opération. Je repartais en guerre.

Je regardai mon compagnon droit dans les yeux et dit d’un ton grave :

-Ouais…allons-y.
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MessageSujet: Re: Le forgeron et le mercenaire (privé: Saared-Arboryx) Ven 28 Nov 2014 - 17:52

(voila voila, tout est dit pour l'instant, la suite dans les ruine de Malefor dans le RP nommé "La citadelle de l'ombre")








(Tout les messages posté en dessous de celui ci sont le suite tout aussi directe des événements dans les territoire ténébreux, éviter donc de vous spolier inutilement)

(désolé pour le double post mais cela évite que le message ne passe inaperçus)


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MessageSujet: Re: Le forgeron et le mercenaire (privé: Saared-Arboryx) Jeu 18 Déc 2014 - 19:02

3 jours...

3 jours que Tintaglia, Arboryx et moi nous sommes échappé du repaire de Malefor, 3 jour à voler plus vite que jamais pour échapper à tout ce qui pouvait nous suivre...

Nous avancions si vite que nous étions dans la sphère d'influence de Warfang au bout du 2éme jour, nous permettant de souffler un peu de ce vol effréné, nous arrivions donc à la cité tranquillement en plein après midi.


Et ou allons nous maintenant?demandas la dragonne

Maintenant nous allons nous devenir riche en peu de temps si vous me suivez!

Certainement intrigué par ma déclaration, les deux dragons me suivirent à travers la cité, j'avait enfin les moyen de me faire une petite fortune alors je compte bien en profiter. Nous atterrissons devant un grand bâtiment dédié aux forces armés et entrons dans la structure suivis de mes compagnons, une fois à l'intérieur du bâtiment je m'oriente immédiatement vers un petit guichet dédié au chasseur de prime, le dragon en poste me regarde bizarrement, se demandant sans doute ce qu'un jeune de mon âge peut bien lui vouloir avant que je n’abatte une tête doré sur le comptoir en demandant

Combien pour la tête du 4éme officier de Malefor?

Nous ressortons peu après, Arboryx et moi tenant deux coffre bourré de lingots nous assurant un joli pactole, je ne connait pas les projets du mercenaire mais j'ai le mien en attente depuis trop longtemps...



Attend t'es sur de ton coup Saared?

J'ai depuis trop longtemps vécu dans un taudis, il est temps de me payer une vrai maison avec un toit stable cette fois!

Nous entrons dans un bâtiment administratif dédié au logement des citoyens. Nous arrivons dans une genre de salle d'attente vide mais il se trouve que j'ai entre peu et pas envie de poiroté deux heure le temps que le gérant daigne nous recevoir, j'entre immédiatement et sans frappé (à croire que Arboryx détient sur moi) dans le cabinet, la dragonne cuivré et ses assistants en charge lève les yeux du bureau après mon entré sans fioriture, je balance et ouvre le coffre devant leurs yeux ébahis

Bonjour se serait pour acheter un logement décent si possible.

La dragonne se reprend vite et examine rapidement le contenu du coffre

Vous savez qu'il vous manque dix lingots pour acheter la seul maison disponible?

Je suis atterrè par sa révélation, une simple maison dans le meilleur quartier de Warfang vaut plus que la moitié de la prime d'un des plus généraux du mal? Arboryx prie par un élan de folie généreuse me propose

Bha je peut fournir les dix lingots...

je n'ai pas le temps d'exprimer ma surprise qu'elle répond

Dans ce cas vous devenez vous aussi détenteur de la propriété, nécéssitant un certificat de copropriété obtensible sous condition de...

Suite à quoi elle se lanças dans une ribambelle d'explication administrative parfaitement incompréhensible, nous nous retournions l'un vers l'autre pour voir si l'autre avait pigé un  traitre mot de son charabia mais à mon grand désarroi il n'avait pas plus compris que moi.

Tintaglia jusqu'alors en retrait s’avança entre nous deux et nous dit

Allez plutôt déménager vos affaires, je m'occupe de ça

La cuivré pris son air le plus sérieux possible et les deux dragonnes se lancèrent dans un genre de guerre administrative verbale, chose qui m’étonnât car je n'avait jamais vus ma mère remplir ne serai-ce qu'un seul papier (il faut dire que Malefor n'encourage pas la mise en place d'une administration stable et hiérarchisé).

Nous passion donc le reste de la journée à débarrassé mes maigres biens et à les installer dans ma... enfin plutôt dans notre nouvelle demeure luxueuse dans le quartier le plus bourgeois de Warfang ( maison composé d'une salle d'eau et d'une cuisine suréquipé, de deux chambres spacieuses, d'un salon confortable, d'une cave salubre et même d'une salle de travail suffisant grande pour un atelier de forge, le tout déjà meublé) puisque Arboryx avait apparemment participer à l'achat. après le dernier aller retour, une dragonne rouge bien connus nous rejoignis avec l'acte de vente que nous ratifions au plus vite (je signe pour le mercenaire puisqu’il ne peut pas écrire) avant qu'elle ne déclare

Par contre il n'y a que deux chambres la-dedans, je suppose qu'Arboryx n'as pas vraiment envie de dormir dans une auberge miteuse vus qu'il possède amintenant une maison?

Il posèrent tous deux leurs regards insistants et inquisiteur sur moi qui voyait venir à des kilomètres ou ils voulait en venir, autant ne pas insister cela ne m'avancerais à pas grand chose puisque le mercenaire est aussi propriétaire, je soupire un grand coup et leurs répond d'un ton blasé

Faut juste que deux d'entre nous dorme dans la même chambre...

Une fois les chambres attribuer je m'étale seul sur le matelas en attendant e retour du soleil.


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MessageSujet: Re: Le forgeron et le mercenaire (privé: Saared-Arboryx) Dim 21 Déc 2014 - 22:28

-Hé, il ne faut pas trop te surprendre mon jeune patron, les adultes restent entre adultes.

C’était ce que je me disais en entrant dans la chambre. La journée tirait à sa fin. Nous l’avions passée à déplacer nos possessions et le déménagement de meubles me donnait un mal de chien dans le dos. J’entrai dans la pièce. Elle semblait assez grande et plutôt luxueuse. Pas trop difficile en comparaison avec mes nuits passées dans des endroits sales, exigus et très peu recommandables.  Le sol était fait de pierre noire polie et les murs d’une sorte de bois plus clair. Bref, même si l’endroit restait simple en termes d’esthétique, il était amplement suffisant pour deux dragons adultes devant cohabiter.

-Cohabiter? Humm…

Je trouvais cette idée quelque peu encombrante. J’avais toujours été plutôt discret pour ce qui avait attrait à mon espace et à mes facettes plus personnelles. Partager cet endroit avec quelqu’un allait peut-être représenter un défi de taille. Bon, nous étions tous les deux, Tintaglia et moi, des dragons adultes plus ou moins responsables et les choses ne devraient pas tourner vers…

C’était ce que je pensais avant de voir le regard que la dragonne posait sur moi. J’étais intrigué en même temps d’être quelques peu nerveux. Je repensai à ce qui c’était passé à la citadelle de Malefort. Il était vrai que nous avions quelques peu  **resserré nos liens** ces derniers temps. Je détournai le regard et me dirigeai vers un coté libre de la chambre pour aller organiser les dernières choses que j’emmenais. Je jetai un coup d’œil derrière moi. Elle faisait de même tout en gardant le même air moqueur.

Un silence étrange régnait. Je décidai de briser la tension.

-Dure semaine, pas vrai?

-Bien sûr que oui idiot!

Bien que ma remarque était on ne peut plus maladroite, Tintaglia ne prit pas trop mal.

-Tu l’as dit.

Elle se rapprocha.

-Avec tout ce qui s’est passé dernièrement, j’ai oublié de vous remercier Saared et toi.

-Eh bien, je n’aie  pas trop à faire là-dedans, comme j’avais dit, c’était lui le cerveau de l’opération. Moi je ne suis que le type engagé pour rééquilibrer les forces.

Mon attitude criarde ne put s’empêcher d’ajouter une vanne bien placée :

-Je prends tout de même le mérite pour la mise en action, je ne sais pas ce que ce pauvre Saared ferait sans moi.

La blague fit rire Tintaglia et moi de même. Avec tout ce qui venait d’arriver, il était bien de relâcher la tension.

-Hé, il reste mon fils quand-même! Ajouta la dragonne de bon chœur.

Cela continua quelques minutes encore avant que l’hilarité générale ne se calme. Nous recommençâmes à nous occuper silencieusement de nos affaires. En se faisant, je pris le temps de l’observer. Malgré notre dernier échange humoristique, je savais que quelque chose n’allait pas chez elle. La dragonne calculait tous ses mouvements et ses yeux semblaient chercher frénétiquement pour une menace qui n’était pas présente pour le moment. Elle le cachait bien, mais il lui était difficile de me le dissimuler. J’avais déjà vu cet état chez certains guerriers après une série d’escarmouches brutales ou de campagnes difficiles. L’accumulation de violence pouvait affecter n’importe qui à la longue. Je ne faisais pas exception à la règle et Tintaglia non plus. Je décidai donc qu’il fallait approcher le sujet tranquillement et ce serait à elle de décider de continuer.  

-Ahem…tu sais, j’étais très jeune lors de ma première bataille et j’ai…heu…comment dire? Très mal dormi durant plusieurs jours voir mois et…

Tintaglia s’impatienta rapidement et me coupa.

-Où est-ce que tu veux en venir Arboryx? Allez-crache!

Il fallait se douter qu’elle allait réagir de cette façon, la dragonne avait senti le sujet venir. Je me fis bref.

- Écoute, je ne discute pas souvent de ce genre de chose, les soldats n’aiment pas ça. Dans notre milieu c’est sujet est tabou, mais il va falloir que tu en parle. Sinon ça te rongera. Crois-moi.

Elle sembla y réfléchir. Comme je m’y attendais, une femme forte comme elle résista, mais je vis rapidement dans ses yeux qu’elle voulait se débarrasser de son fardeau.

-D’accord, soupira-t-elle, mais pas un mot de ça à quiconque.

Je lui donnai ma parole. Elle me raconta tout. Les violences, les sévices. Il était rare pour moi que ce genre d’histoire d’histoire ne m’affecte réellement, mais devant tant de détresse, je ne pus m’empêcher  d’étendre autour d’elle une aile noire de réconfort. Nous nous endormîmes de cette façon, l’un contre l’autre. Et pour le reste, je garde ça pour moi.

Je me réveillai assez tard le lendemain. Je me levai en faisant attention de ne pas réveiller la dragonne qui dormait encore. Un coup de chance qu'elle soit aussi paisible. Je poussai la porte de la chambre, sortit et la referma. Tout semblait calme. Je ne savais pas si le patron dormait, mais ne pris pas la chance d’aller vérifier. J’entrai donc dans la cuisine et admira l’endroit. Ouaip, on n’avait vraiment décroché le gros lot en trouvant cette maison. Seulement qu’il aurait pu paraitre étrange qu’un mercenaire partage le même toit avec son employeur, mais on ferait avec. Ce n’était pas si mal après tout. J’attendis donc que les autres ne reviennent de leurs rêves.
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MessageSujet: Re: Le forgeron et le mercenaire (privé: Saared-Arboryx) Lun 22 Déc 2014 - 1:33

Dormir dans une maison convenable après 6 long mois de décrépitude me fit un bien fou, me permettant de me lever parfaitement opérationnel vers 9H si j'en croit l'inclinaison du soleil

Houla, Houla, 2H 30 de plus que d'habitude? Je sens que cette journée vas être riche en surprise...

Et effectivement première chose inhabituel de la journée, j'arrive dans la salle principale je croise ma mère qui elle aussi est à peine sorti du sommeil (ne chercher pas plus loin, ma salle habitude du 6H30 du matin et du retard lors des jours important viens d'elle). Pendant que Tintaglia et moi baillions à nous décrocher les mâchoires, Arboryx à dénicher plusieurs pièce de viande bien saignante pour le début de la journée (vous vous attendiez à quoi, des corn-flakes?), inutile de dire qu'il ne fallut pas longtemps pour que tout ce petit monde ne déchire son petit-déjeuner bien tranquillement.

Après avoir ingérer le plus de matière organique possible, les dragons se servirent tout deux un grand bol de efca, boisson énergétique censé donner un coup de fouet à base de graine de plant d'efca broyé puis réchauffé sous forme liquide qui peut être but avec plusieurs formes d'agrément, agrément dont le sens leurs échappait puisqu'ils le buvaient sans rien et bien concentré de toute évidence. Déjà que je déteste ça avec des condiments, rien que l'idée d'en boire à l'état brut me dégouttait.

Je déclarais à Tintaglia puisque Arboryx ne pouvait pas me répondre, buvant à la traditionnel en penchant la tête dans le récipient et en inspirant de longue gorgé tandis que Tintaglia prenait le bol avec les deux pattes avant (encore un avantage au griffe vraiment opposable)

Comment peut tu boire cette chose immonde?

Si ça peut te rassurer moi aussi à ton âge je détestait ça, d'ici 2 décennie cela ne te paraitras plus si horrible tu verras...

Jamais je ne pourrais en boire ne serai ce qu'un millilitre.

Cela aussi je le pensais...

Arboryx ricanas entre deux lampé tandis qu'elle en reprenait une, je repensait à la journé d'hier et à la façon dont elle avait triomphé de toute les procédure administrative complexe et interminable en seulement une demi-journée, j’attendais qu'elle finisse sa gorgé et lui dit

Maman si cela ne te dérange pas j'aurais une question...

Je t'écoute mon fils...

Ce petit jeu de fils/mère modèle me feras toujours sourire.

Comment se fait il qu'hier tu à su écraser tout un bordel bureaucratique en une seul journée? Et puis j'aimerais un savoir plus sur ton histoire avant ma naissance.

Ma mère soupiras un grand coup et déclaras

Après tout il n'y a plus de raison tangible pour que je garde mon passé secret, c'est une longue histoire alors j’espère que tu seras bien attentif.

Arboryx et moi étions tout ouïe

Je suis née dans une petite ville au alentour de Warfang il y a 56 ans d'une couvé de 5 œufs, ta grand mère n'avait rien de spécial car c'est ton grand-père qui nous a transmis notre particularité physique, particularité qu'il avait exploité en devenant le seul scribe dragon connus, lui taillant une petite place dans le monde de la basse aristocratie. De mes 3 frères et de ma sœur j’étaie l'unique avec la mutation, de ce fait mes parents mon élevé comme une gentille petite dragonne bien sage et obéissante à ses chers parents, ils m'ont aussi fournis une éducation des plus poussé dans l'administration et dans le droit, voulant surement utiliser la particularité comme un moyen d’atteindre les plus haute sphère en me plaçant à un poste clé. Vers mes 10 ans et ma poussé de croissances ils ont dus s'absenter dans une contré lointaine pour une raison qui m'est encore inconnus, ils ont laissé leurs enfants partir faire leurs vie mais pas moi, ils ne m'avaient pas éduquer pour cela, ils m'ont envoyé chez un oncle plus ou moins éloigné qu'ils n'avaient jamais vus avant. Ce qui fut d’ailleurs leur seul erreur, car il se trouve que cet oncle n'avait pas l'esprit aristocrate et ambitieux qu'ils avaient mais un tempérament sacrément libertin, les premiers temps il m'as trouvé sacrément coincé et ennuyeuse, il m'as alors appris tout ce que mes parent ne m’avaient jamais laissé entrapercevoir, il m'as appris que la vie n'était pas qu'un ensemble de convention, de règles et de bienséance mais aussi de liberté, de droit et de plaisir. Quand mes vieux sont revenus après plusieurs années d'absence ils n'avaient plus devant eux leur gentille petite fille serviable mais une jeune dragonne voulant régler sa vie comme elle l'entendait et en profiter le plus possible, nous avons cohabiter durant une longue semaine de dispute incessante avant mon départ définitif du domaine familiale, je n'ai eut aucune nouvelle d'eux depuis et je m'en porte d'autant mieux croie moi. Ma vie après cela se résume à une série d'aventure amoureuse et de pas mal de découverte sur le monde qui m'entourait alors, j’avais dans l'idée de croquer la vie à plein croc, c'était juste avant que la guerre n'éclate de nouveau et que...

Elle restât pensive un instant, semblant réfléchir à la suite de son discours, Arboryx en profitas pour reprendre une lampé avant que Tintaglia ne lui demande

Dis moi Arboryx, tu ne connaitrais pas un grand dragon bleu mercenaire d'une soixantaine d'années avec une tonne de muscle et une voix puissante et assez grave pour faire vibrer du verre?

Le mercenaire levas la tête de sa boisson et marmonnât entre ses crocs avant de replonger

C'est pas impossible, pourquoi?

Parce qu'ils est extrêmement probable qu'il soit le père de Saared...


Je n'aurait jamais crus qu'un dragon puisse recracher autant de efca aussi loin...


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MessageSujet: Re: Le forgeron et le mercenaire (privé: Saared-Arboryx) Mer 24 Déc 2014 - 6:13

-QUOI? Explosais-je

Dire que j’étais stupéfait relevait de l’euphémisme.  

-Reynard? Son père?

Saared et Tintaglia sont pour le moins surpris de ma réaction. Ils me regardent fixement, semblant attendre que j’en dise plus. Pendant un moment, je me tais et réfléchis de façon plus logique à tout cela. Reynard n’était pas le seul dragon bleu possédant un physique impressionnant. Il fallait que je confirme par moi-même les dires de Tintaglia. Je commençai donc à lui poser des questions générales, mais pouvant tout de même me donner une bonne idée si ce dragon était mon ancien frère d’armes ou non. Même si cette rencontre avait dû avoir lieu il y avait environs seize ans, la dragonne répondit avec certitude et des réponses exactes par rapport à son accent, des cicatrices ou autres signes distinctifs. Elle avait même mentionné un tatouage en forme de flammes noires sur l’épaule droite du type. Pas de doutes, c’était bien lui. Je restai silencieux. Je n’étais pas vraiment surpris que Reynard ait eu des enfants par- ci par -là. Quand nous étions en campagne ou au repos, tous les mercenaires allaient assouvir certains besoins quand ils en avaient l’occasion et Reynard n’était pas différent. Non, ce qui me dérangeait était le regard que Saared avait. Depuis que Tintaglia avait mentionné la possibilité d’un père, on aurait dit que des étincelles illuminaient ses yeux. Je savais à quoi il pensait. Comme toute personne ayant grandi sans trop savoir qui était son géniteur, il brûlait de le rencontrer. Là se trouvait le problème. Même si Saared et sa mère avaient souvent côtoyé des gens peu recommandables au sein des gens de Malefor, Reynard, et moi à une certaine époque, l’étaient encore moins. La différence était que, pour ma part, j’avais un peu changé avec le temps, Reynard, non.  Je ne croyais pas qu’il aurait été une bonne idée qu’il le rencontre face à face.

-Peut-être même qu’il ne devrait pas se tenir avec moi s’il savait tous ce que nous avons fait…

Durant que je divaguais, Saared s’impatienta. Il fallait comprendre que je lui retenais des informations sur un sujet qui le concernait à un niveau personnel.

-Alors Arboryx? Continue! Qu’est que tu attends?

Je le regardai. Il semblait impatient d’en entendre plus. Ma réponse paru grandement le décevoir.

-Écoute, je sais que tu es très emballé par l’idée de rencontrer ton…père, mais il y a des moments où il ne faut pas trop…creuser.  Je regardai Tintaglia. Je peux te parler  une minute?

Elle acquiesça et nous sortîmes de la pièce pour parler dans le couloir.

-Avant que tu ne me le fasses remarquer, oui je sais que tout ça ne me regarde en rien, mais ce pourrait-il que ce ne soit pas le moment opportun?

La réplique ne se fit pas attendre.

-Premièrement, oui, cela ne te concerne pas et je n’aurais pas dû t’impliquer, et deuxièmement,  Saared  a le droit de savoir qui est son père tout-de-même!

-Écoutes, je connais Reynard, trop bien même, il était mon frère d’armes, mais c’est un…

Elle me coupa avec colère.

-Suffit! Cette discussion est terminée! Ce sera à Saared de décider. Alors, tais- toi et fait ton travail. J'ai ma petite idée à en quoi ce que ton *amis* consiste. Comment peux-tu le juger alors que tu n'étais sûrement pas tant différent avant?  

Touché. Il ne fallait pas que j’oublie que j’avais été engagé par Saared et que j’étais toujours à son service. Je m’étais peut-être même un peu trop impliqué dans sa vie personnelle. La bataille était pour moi perdue.

-Très bien. Dis-je  froidement en  me détournant de la dragonne et en entrant dans la cuisine où attendait le jeune dragon.

-Alors patron? C’est vous le chef, que faisons-nous?
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MessageSujet: Re: Le forgeron et le mercenaire (privé: Saared-Arboryx) Lun 29 Déc 2014 - 18:27

Dés que Tintaglia mentionnas mon père je ne put m’empêcher de frémir d’excitation à la perspective de le revoir après tout ce temps même si mes souvenirs de lui sont étrangement floue et disparate dans mon esprit, mais assez nette pour me rappeler vaguement ma vie à ses cotés bien que son apparence m'échappe à présent.

Tout d'abord pensez à parler moins fort la prochaine fois, ça m'éviteras d'entendre toute vos conversation, ensuite Arboryx tu doit savoir que je l'ait côtoyé pendant les 5 premières années de ma vie avant que...

Je fixais ma mère en cherchant le mot approprié

Quand de te faire enlever tu veux dire? Pas la peine de me regarder avec ces yeux de merlan frit, je n'ait jamais commanditer ton enlèvement mais j'en suis indirectement la cause, mais ceci relève d'une toute autre histoire.

Arboryx déclaras soudain

Attend un instant Saared, comment Reynard aurait il put à la fois accomplir son boulot de mercenaire et s'occuper de toi? Je me souviens qu'il y a 15 ans il se pliait en 4 pour son boulot en ne s'accordant que de très rare congé, et c'était loin d'être un sentimental à l'époque, surement pas du genre à s'occuper d'un gamin.

Alors c'est que tu ne l'as pas connus assez, je me souviens qu'il se démenait effectivement pour acquérir les fonds nécessaire pour pouvoir s'occuper de lui et de moi vus qu'il rentrait souvent tard dans le nuit et exténué. Je crois qu'il me laissait dans un coin sur, à l'abri des regards indiscrets. Chaque jour il trouvait un créneau pour s'occuper de moi, je ne me souviens pas d'un jour passé sans entendre sa grosse voix affectueuse, sauf quand il prenait sa voix très grave et sérieuse pour me donner un ordre important.

Je ne put m’empêcher de pouffer à l'un des rares souvenir physique qui me restait de lui

Il s'est débrouiller pour m'assurer un minimum d'éducation et à garder son secret sans jamais s'être fait percé à jour, il à réussi à me cacher la réalité de la guerre et de ses sombres besognes pour que je puisse vivre mon enfance normalement malgré mon isolement de la société.

Arboryx paraissait manifestement sceptique à l'idée que Reynard ait put avoir une double vie à ce point fournis pendant 5 ans sans attirer la suspicion de ses camarades, je continuait avec l'espoir de pouvoir lui prouver la vérité

Dis moi Arboryx, à tu eut mon père pendant une journée et une nuit entière sous tes yeux? Faisait il des déplacement sur plusieurs journée en étant accompagné par d'autre personne? Prenait il souvent des contrats sur plusieurs journées ou à qui demandait de se rendre à des endroits assez éloignez les uns de autres?

Il réfléchit un moment puis finit par répondre tout simplement

Non...

Pour finir de le convaincre je lui demandais simplement

Et il y a à peu près 10 ans na-t-il pas subis des blessures mortels qui faillirent le tuer avant de sombré subitement en pleine dépression et dans l’alcoolisme?

Tout cela m'avait été appris par Tintaglia il y a un ou deux ans, et sans reprenant la parole lui déclaras

Quand à ce que je veut faire c'est plus qu'évident à présent, je doit lui faire savoir que je ne suis pas mort il y a 10 ans.


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MessageSujet: Re: Le forgeron et le mercenaire (privé: Saared-Arboryx) Mer 31 Déc 2014 - 7:51

Le jeune dragon était déterminé à revoir Reynard. Je soupirai.

-D’accord, allons trouver ton père. Dis-je de façon plus dure que je ne l’aurais voulue. Je me dirigeai d’un pas nonchalant vers la porte et l’ouvrai.

Je me retournai pour regarder Saared  qui était toujours assis à la table.

-Allez patron! Si on veut trouver Reynard on devrait commencer par se bouger un peu!

Je lançai un dernier regard à Tintaglia avant d’aller dehors et, sans attendre Saared qui était resté dire un dernier mot à sa mère, sortit dans la rue. Le jeune dragon ne fut pas long et vint me rejoindre seul. La dragonne préférait peut-être ne pas venir pour éviter des tensions inutiles. Elle allait sûrement vaquer à ses propres occupations personnelles pour le moment, Tintaglia n’était pas femme à rester les bras croisés.

J’adressai la parole à Saared en essayant de ne pas trop faire mon ressentiment par rapport à son projet.

-On devrait commencer par fouiller les bars et tavernes du coin. C’est là que je l’aie rencontré pour la dernière fois cette année et je ne crois pas qu’il n’ait tellement changé ses habitudes.

Saared paraissait étonné.

-Quand? Me demanda-t-il.

-Oups.

Je venais de me rappeler que cela ne faisait que seulement une dizaine de jours que j’avais rencontré Reynard et il ne serait sûrement pas enchanté en se rendant compte que je lui aurais caché une information cruciale.
Involontairement bien-sûr.

-Ça fait bien quelques temps de cela. M’empressais-je de répondre.

J’espérais que cette réponse suffise pour le moment. Saared hocha la tête et nous prîmes la route au travers des diverses activités qu’offre une cité telle Warfang et des nombreux habitants qui l’habitaient. Nous fûmes silencieux durant le trajet et cela me laissa le temps de réfléchir.

-Comment a-t-il fait? Comment nous a-t-il caché pendant tout ce temps qu’il s’occupait d’une famille et pourquoi? Nous étions ses frères d’armes quand-même. Ses frères! Hum…il y avait bien une fois que nous fûmes partit en campagne avant le soi-disant enlèvement de Saared. Il lui aurait été impossible de revenir à Warfang pour pouvoir s’occuper de son fils. À moins que…

Je me souvenais. Il y avait de cela environ neuf ans, notre unité avait été engagée pour se débarrasser d’une bande rebelle de singe se dirigeant dangereusement vers Warfang. Les troupes locales étant occupées, nous avions eu le contrat assez facilement.

Je me plongeai dans mes souvenirs. Je me rappelai distinctement d’une nuit en particulier qui détenait sûrement la réponse à mes interrogations. Nous venions de stopper l’avancée des primates et les avions repoussés jusque dans une chaîne de collines non loin de Warfang. Bien-sûr nous avions aussitôt pris l’opportunité de les encercler durant la journée et avions efficacement brisée toutes leurs tentatives à une contre-attaque. Néanmoins, ils restaient nombreux et nous étions sur nos gardes. La nuit était tombée et Reynard sauta dans le trou que j’avais creusé, comme les autres mercenaires, pour me protéger  des projectiles que les singes nous balançaient à l’occasion.  

- Ces salauds ont eu douze de nos gars aujourd’hui. Dit-il

-Hum… J’étais pour le moins silencieux lorsque nous étions en mission.

-C’est toute une position qu’ils ont pris là, dit le bleu en observant les collines, ils ont même fortifié le versant est. Plus moyen de forcer une entré de ce coté.

- Merde...ce n’était pas à l’infanterie légère  de Vlad de faire sûr qu’une bourde dans le genre n’arrive pas?

-Ils ont essayé, mais son escouade a été décimée. Vlad y compris y a perdu un œil et on peut dire qu’il a été chanceux.

-Bordel.

Pendant quelques minutes nous écoutâmes les bruits les bruits de la nuit. Nous profitâmes des chansons chantées par les autres soldats de notre compagnie postés dans leurs trous non loin  et eûmes même le luxe de pouvoir observer les lumières de Warfang, quelques kilomètres derrière nous. Nous étions contents d’avoir un moment de paix aussi minime soit-il.

Ce fut mon compagnon qui brisa le silence.

-Bon, il faut que j’y aille.

-Hein? M’étonnais-je. On nous a donné l’ordre de tenir la position Reynard. Qu’est que tu fou?

-Chut! Pas si fort! Dit le colosse en pointant nos frères d’armes à quelques mètres seulement. Je fais juste un truc rapide et je suis revenu aux petites heures. Vous n’aurez pas besoin de moi ce soir, les singes sont trop affaiblis pour tenter quoi que ce soit. Ils se tiendront tranquilles.

Je répliquai aussitôt.

-Je me fou bien de ces dégénérés, tu fais quoi si jamais le capitaine se rend compte de ton absence hein? Tu seras déclaré déserteur et la compagnie te fera la  peau. De toute façon, où est-ce que tu vas comme ça?

Le bleu me répondit avec un sourire espiègle.

-Numéro un, c’est mon cul qui est en jeu et je m’en occupe moi-même. Numéro deux, voilà. Dit-il en pointant une griffe vers Warfang.

-La cité? Répondis-je.

-Ouais, la cité. Allez, je reviens dans pas trop long. Dit mon compagnon en
se glissant hors du trou.

Il s’en fut en profitant de l’obscurité et personne autre que moi n’avait remarqué son absence. Il revint le lendemain aux petites heures du matin, comme il l’avait promis. Ce petit jeu  dura les sept jours de notre siège et plus le temps passait, plus Reynard était crevé. Crevé, mais toujours étrangement heureux. À la septième journée, après avoir épuisé les primates, nous lançâmes un assaut général et les écrasâmes sans pitié. Reynard ne me dit jamais ce qu’il faisait durant les nuits où il s’esquivait en douce, mais je comprenais enfin.

-Alors, c’était donc ça. Me dis-je.

Effectivement, un ans après, Reynard fut gravement blessé et failli mourir lors d’un de ses contrats. De là, il eut eu une longue série de problèmes qu’ils le menèrent pratiquement à la ruine. Il ne m’expliqua jamais la cause de tout cela, malgré nos liens. Tout cela coïncidait parfaitement avec la période où Saared aurait disparu. Enfin, le puzzle était complet.

Ce fut mon patron qui me tira de mes réflexions.

-Je crois que nous sommes arrivés.

Nous nous tenions devant la première taverne du coin.

-Ouais…

Nous entrâmes dans l'établissement. C’était le début d’une longue recherche qui allait nous faire fouiller Warfang de fond en comble.
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MessageSujet: Re: Le forgeron et le mercenaire (privé: Saared-Arboryx) Mer 7 Jan 2015 - 21:17

Arboryx partit directement tandis que je demandais à ma mère

Tu ne nous suis pas?

En sortant à découvert de cette façon je prend d'énorme risque, il y a 10 ans j'étais la numéro 2 du roi des singes, même si de l'eau à couler sous les ponts depuis ma lente déchéance, je préfère ne pas prendre le risque. En attendant je vais améliorer l'armure de se cher Arboryx qui en à drôlement besoin d'ailleurs, d'ici ce soir il auras une armure moyenne au moins...

Malgré le nombre de taloche griffus que j'ai pus me prendre sur le crane je n'ai jamais vraiment suivis les longs et fastidieux (de mon point de vus en tout cas) apprentissage sur les armures. Ne voyant rien à ajouter je me dirige vers l'entrée quand une réflexion me vient à l'esprit, je me retourne pour en faire part à Tintaglia

Maman, comment se fait-il que mes souvenirs sur les 5 premières années de ma vie soit si floue?

Elle soupiras un grand coup et me répondit

Je n'en suis pas fier maintenant Saared mais sache que tes souvenir ont été volontairement altéré par divers moyens au fil du temps, afin que tu te concentre uniquement sur la cause.

J'aurais dus me sentir trahis ou m'énerver mais je ne ressentait à l’instant qu'une froide curiosité.

Mais quand tu a fait défection à Malefor, ton endoctrinement s'est certainement assez fissuré pour que tu t'en souvienne un peu,

N'y a t-il pas un moyen pour m'en souvenir vraiment?

Je ne suis pas une spécialiste en la matière mais tu devrais essayer de retracer les événements depuis ta naissance jusqu’à ton enlèvement, à ce propos si tu retrouve Reynard aujourd'hui ou plus tard ne lui dit pas que je t'accompagne, il risquerait de le prendre très très mal et d'essayer de m'éventrer avant que je ne puisse lui expliquer tout les tenants de l'affaire

Sur ces derniers conseils je m'élançais à la suite du mercenaire pour ne pas le perdre de vue


Arboryx reste étrangement silencieux sur une bonne partie du chemin, me donna le temps de remonter le plus loin possible dans ma mémoire.

Une sensation étrange, un genre de claustrophobie soudaine, je m'agite dans tous les sens en espérant pouvoir sortir de ma prison, des bruit étouffé provienne au delà de la parois bleuté et légèrement translucide, enfin la coquille cède et je pousse de tout mon corps sur la brèche ainsi crée. Mon œuf se déchire tandis qu'un minuscule dragonnet bleu tacheté de rouge en émerge chancelant, La faim et la soif me tenaille quand j’entends soudainement une voix qui tonne à mes tympans, je comprend les mots que l'on m'as appris à travers l’œuf mais leurs sens m'échappe tandis qu'une patte rouge m'attrape sans ménagement, je ne distingue rien d'autre qu'un mur d’écailles rouge mouvante quand un autre son se fait entendre et que de l'eau glacé qui semble tombé d'en haut me frappe de plein fouet, je piaille de ma petite voix contre le froid mais l'on ne semble pas vouloir me reposer ou me réchauffer...

D'autre bruits confus plus ou moins lointain tandis que je me recroqueville pour échapper à la pluie battante, un instant plus tard je rentre dans un endroit sec mais si mal aéré que j'ai encore froid, on me dépose sur le sol et face à moi se trouve un autre grand, bleu cette fois. Je pousse un autre petit cris pour signaler mon existence mais les deux grand sont déjà en train de faire des mots, le grand bleu s’approche de moi et me regarde sous tout les angles, j'essaye d'attirer son attention sur moi mais il se retire vite et recommence à formuler des mots avec l'autre grand.

Les deux grands s'expriment de plus en plus fort au fil du temps, jusqu'à se rugir l'un sur l'autre, je suis fatigué mais le niveau sonore m’empêche de m'endormir, et même si je ne comprend pas leur dispute, je suis sur que c'est à cause de moi, et tandis qu'ils ne cessent de s'époumoner je me réfugie dans un coin de la pièce et sanglote doucement, n'ayant aucune chance de faire entendre mes misérables pépiement au dessus du vacarme. Après un certain moment, le calme revient et quand je me retourne, la masse rouge à disparu, le grand bleu s'est approché de moi et j'arrive à comprendre ses mots

Mais qu'est ce que je vais bien pouvoir faire de toi?


Je me rend compte en émergeant de mon passé que nous sommes à destination, je signale à Abroryx notre arrivé (lui aussi en pleine réflexion d'ailleurs) et entrons dans l'établissement, je repère immédiatement le baroudeur maussade près d'une table à siroter sa boisson, je m'avance pour l'interroger mais le mercenaire m'interromps d'un geste, voulant de toute évidence mener les négociations, le baroudeur ne le salut même pas qaund il demande

Venez pas pour un contrat je suppose?

Non, pour des renseignement à propos d'un mercenaire.

Un petit con ou un vétéran?

Plus de 20 ans dans le métier.

Au service d'une compagnie ou de lui même?

D'une compagnie.

Célèbre?

Plutôt oui...

Alors ton type est plus que probablement partis avec l'armée, quasiment toute les compagnies de mercenaires se sont taillé avec eux, sauf ceux qui avait trop bus la veille...


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MessageSujet: Re: Le forgeron et le mercenaire (privé: Saared-Arboryx) Sam 10 Jan 2015 - 4:02

Bon, c’était un début. On pouvait toujours commencer avec ça. Je continuai de discuter avec le type histoire d’avoir un peu plus d’information sur la situation.

-Dis-moi, qu’est qui se passe en dehors des murs? Pourquoi Warfang aurait engagé tant de compagnies de mercenaires quand la cité dispose déjà de forces suffisantes?

- J’sais pas. Me répondit le dragon.

Je décidai de me faire plus insistant et me rapprochai de l’étranger.

-Allons, tu dois quand-même te poser quelques questions et tu sembles en savoir un peu plus que la majorité des gens. Tu ne trouves pas ça étrange que la cité aie assemblé une si grande force de combat, non?

Le type, visiblement irrité par mes question et il réplique avec vigueur en agitant sa chope :

-J’ai aucune idée de ce qui se passe, mais ça sent mauvais. Écoute mec, j’en aie rien à foutre de tout ce bordel! Alors, toi et l’autre, allez embêter  quelqu’un d’autre avec vos conneries!

J’essuyai la mauvaise bière qui m’était tombée au visage pendant que l’autre ramassait ses affaires en s’éloignant. Je garde facilement mon calme. Je n’étais pas d’humeur de déclencher une bagarre ou de tuer quelqu’un aujourd’hui. Notre interlocuteur, qui semblait avoir eu une mauvaise journée jusqu’à présent, n’avait plus rien à nous révéler. Je fis donc signe à Saared qu’il était temps d’aller voir ailleurs, non qu’il nous  dérangeait de nous tirer de cet endroit. En sortant de la taverne, le jeune dragon prit la parole :

-Qu’est qu’on fait maintenant?

- On continue de fouiller les tavernes. Il a parlé de quelques mercenaires
qui sont restés à l’arrière. On les trouve, ils devraient savoir quelques trucs intéressants genre la position précise des troupes. Je devrai peut-être en connaître certains et avec un coup de chance, Reynard pourrait être parmi eux.  


Mon plan semble plaire au patron alors nous nous mettons immédiatement en route. Il est toujours plus facile de parler que de faire. Notre opération connu des moments très infructueux durant toute sa durée. Chaque taverne que nous fouillâmes à la recherche d’informations valides n’en contenait aucune et nous avions quelques fois en prime un ou deux mercenaires trop bourrés pour que nous puissions en tirer quelque chose. Nous avions en une après-midi parcourue la majorité de Warfang et le découragement commençait à s’installer devant l’ignorance généralisée des citoyens par rapport à l’opération militaire et au mutisme obstiné des soldats réguliers.

J’en passerai donc les détails.

Nous arrivâmes une fois de plus devant la porte d’une nouvelle taverne dans un autre quartier malfamé de Warfang. Saared la poussa en soupirant :

-Espérons que c’est la bonne…

-Mouais…

C’était une taverne miteuse comme tant d’autres, mais quelque chose attira tout de suite mon attention. Un dragon rouge à la carrure plutôt mince et élancée portant une armure légère. Un œil lui manquait. Un mercenaire et pas n’importe lequel.

-Vlad! Lançais-je.

Le dragon détacha son attention de ce qu’il faisait et s’approcha de Saared et moi.

-Arboryx! Qu’est que tu fais là? Ça fait longtemps non? On devrait fêter…

Je n’étais pas contre de boire un coup pour célébrer les retrouvailles, mais mon patron était visiblement écœuré de cette escapade.

- On n’a pas le temps! Dit-il d’un coup sec. Il faut qu’on parle!

Vlad resta surpris un moment, mais se reprit vite. Il posa sur Saared une paire d’yeux cruels.

-Dit-donc partenaire. Tes relations semblent s’être dégradées avec le temps. Qui est ce morveux?

De la fumé sortait par ses naseaux. Saared, voyant cela comme un défi fit de même.

-Tout doux Vlad. Il est vrai que nous n’avons que très peu de temps. Nous avons besoins que tu nous fasses un topo.

Vlad se calma aussitôt.

-Ah ouais? Qu’est que vous voulez savoir? Dit-il d’une voix mielleuse.

-On doit savoir où se trouve Reynard.

-Reynard, vraiment? Dit Vlad en s’appuyant sur un mur et en croisant ses bras contre sa poitrine. Oh, c’est pas bien compliqué, il est parti avec les troupes de Warfang, mais je ne peux pas vous en dire plus.

En raison de sa frustration accumulée, les yeux de Saared faillirent sortir de son crâne ce qui sembla bien amuser Vlad.

-Désolé, dit le mercenaire de façon sarcastique, les ordres sont les ordres.

-Écoute Vlad, c’est très important.

-Si on m’avait donné une pièce pour chaque fois que j’ai entendu ça.
Répondit Vlad.

Je me glissai près du mercenaire.

-Reynard est son père. Dis-je à voix basse et en pointant Saared d’une griffe.

Vlad écarquilla les yeux et sa mâchoire tomba. Il regardait Saared, l’étudiant de la tête aux pieds, incrédule.  

-Vraiment?

-Oui. Répondit simplement le jeune dragon. À ce que je sais.

Vlad resta silencieux durant un moment. Il soupira :

-D’accord, mais ne laissez entendre ces informations à personnes qui n’est pas concerné sinon je suis mort. D'ac?

Saared et moi fîmes signe à l’affirmative. Vlad repris à voix basse en faisant sûr que personnes ne nous espionnait.

-Bon, on  a reçu dernièrement des rapports sur une énorme formation inconnue, mais qui est considérée hostile pour le moment. Selon nos éclaireurs, c’est du jamais -vu et ça regarde mal. Ils croient que nous avons affaires à des pillards dans le genre des gars de Skabb. Alors, Warfang a mobilisé les troupes disponibles, toutes les compagnies de mercenaires sur lesquelles ils ont pu mettre le grappin et les ont envoyé au sud pour stopper leur avancée. Comme d’hab, les mercenaires ouvrent la marche et l’unité de Reynard se trouve directement en première ligne. Alors volez vers le sud, foncez au front si les hostilités ont commencées, là vous devriez être capables de trouver Reynard. C’est tout ce que je sais.

-Merci Vlad, je te revaudrai ça.

-Comme toutes les autres fois où j’ai sauvé ton cul. Répondit Vlad, un sourire narquois aux lèves.

Saared me fit signe qu’il était temps de partir. En nous dirigeant vers la porte, je ne pus m’empêcher de faire préciser un détail au mercenaire.

-Vlad, si tu es ici, qui dirige l’infanterie légère?

Le dragon me répondit de façon détachée

-Bah, les connards du haut commandement ont décidé de nous laisser à Warfang  comme réserve au cas que les choses se dégradent. Ils n'ont visiblement pas compris l'utilité de l'infanterie mobile,mais au moins, je serai payé et je ne me ferai pas tuer aujourd’hui. Allez! Filez! Vous perdez trop de temps. Ne te fait pas buter Arboryx, mes gars et moi on a quelque chose en réserve pour toi.


-D’ac.

Nous sortîmes dans la rue avec enfin les renseignements que nous avions besoins. Saared prit la tête du commandement et m’exposa la suite du plan.

-Il faut qu’on aille se préparer. La journée tire à sa fin et il est impératif que nous nous lançons rapidement aux trousses de Reynard.

J’acquiesçai et nous nous envolâmes en direction de notre demeure.
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MessageSujet: Re: Le forgeron et le mercenaire (privé: Saared-Arboryx) Dim 11 Jan 2015 - 1:44

La journée fut passablement longue et frustrante, me rappelant étrangement le jour ou j’avais écumer tout les bistrots de la ville à la recherche d'un mercenaire et ou j’avais finalement dégotter Arboryx, suivis de notre petit duel dans mon ancienne demeure, sans oublier la forge des munitions, puis notre escape chez Malefor et notre second retour. Quand j'y pense, j'ai eut plus d'action ces trois dernières semaines que dans les 6 derniers mois.

La nuit tombe quand une fois arrivé nous découvrons Tintaglia qui finit bien gentiment de ranger du matériel de forge, Arboryx lui fait un compte rendus de la journée et elle répond

Bien je vois que tout à l'air arranger, je suppose que vous allez vous précipitez sur ses traces, je vais vous accompagnez, Saared t'as surement mis au courant de la probable réaction de son père si il découvrait mon existence mais je tiens à tout lui expliquer en face et non pas par un intermédiaire quelconque.

Ma mère peut être sacrément têtu quand elle s'y met, je fait signe à Arboryx de ne pas chercher à lutter, Tintaglia à une sainte horreur de toute forme d'autorité qui pourrait la restreindre, pas étonnant au fond au vus de son passé.

Après un diner riche en protéine, la dragonne nous racontas sa journée ou un marchand apparemment peu scrupuleux avait tenté de l'arnaquer, elle s'était évidemment vengé dans l'instant en lui éclatant le museau avant de piquer son or et de bruler son étal, réaction certes un peu extrême mais surement propice à inciter le vendeur à remettre en cause ses méthode de vente.

Vers la fin de la conversation, Arboryx commenças à laisser s’échapper un très mince filet de fumée par ses naseaux, signe d'une certaine... Excitation et se mit à la regarder avec un air gourmand. Perdant tout sens de civilité, Tintaglia céda à ses assaut en repliant au maximum ses ailes sur ses flancs, se baissant légèrement par rapport à lui, en battant de la queue lentement pour signifier que le mâle en face d'elle l’intéressait puis étiras les pattes arrières en lui jetant un regard farouche chargé d'autant d'injections que possible et envoyas une grande bouffé de phéromones féminines avant d'émettre un un léger son à mi-chemin entre le ronronnement et le grognement. Le mercenaire qui s'efforçait de conserver un certain calme se mit à s'agiter sur place, sa queue s'agitant dans tout les sens possible tandis qu'il bombait le torse et levait ses ailes sans pour autant déployer toute son envergure en l'absence de rivaux potentiels, ses griffes raclait légèrement le sol tandis qu'il exposait ses cornes volumineuse à tout agents extérieur voulant intervenir dans la parade, la fumée qui s'échappait de lui se voyait beaucoup plus nettement à présent, il répondit abondamment à son tour en exultant ses propres phéromones et en faisant entendre un grondement sourd pour répondre à l'appel de la femelle en face de lui, je sentais qu'il se faisait vraiment violence pour réfréner ses instincts et ne pas se jeter directement sur elle qui n'attendait que cela d'ailleurs...

Houla, houla, burn-out imminent, il vaudrais lieux que je ne traine pas dans le coin quand leurs instinct vont prendre le dessus

Je m'éclipse discrètement en leurs souhaitant bonne nuit sans qu'ils me répondent ou ne fasse attention à moi, pourtant à peine suis-je arriver dans ma chambre que j’entends un grand bruit dans la salle que je vient de quitter, je bloque instantanément mon ouïe pour ne pas entendre les rugissements qu'ils vont pousser durant une bonne partie de la nuit.

Les dragons auront beau se parer de tout les plus magnifiques atour de la civilisation, le vernis qu'ils créent finit forcément à moment ou à un autre par éclater brutalement, laissant libre cours à leurs impulsions qu'ils réprouvent en quasi-permanence sans même s'en apercevoir, ces deux la avait de toute évidence réfréner trop longtemps leurs instincts, il est heureux finalement qu'il l'extériorise ainsi plutôt qu'en déchainant la violence autour d'eux.

Mais que voulez vous, les dragons sont à l'origine des créature impulsive qui suivent uniquement leurs instincts (sans pour autant en faire d'eux des bêtes sauvage car ils gardent une conscience intelligente), ce qui est d’ailleurs le cas des dragons qui vivent loin de tout type de civilisation ou les dragons sont intégrés.

Chez les jeunes dragons ayant finis leurs phases de croissance, les premières activation de leurs hormone les changes sur de longue duré, devenant bagarreur pour les mâles, farouche pour les femelles ainsi que territorial, protectionniste, et possessif pour les deux genres. Les dragons finissent néanmoins par s'adapter en vieillissant mais ne peuvent éternellement retenir les effets impulsives qu'elles provoquent, provoquant des période courte mais très concentré pendant laquelle les dragons ne répondent plus de rien.

Je m'affale sur mon lit en priant pour qu'ils ne ravagent pas la grande salle, le réveil promettait d'être mouvementé...


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MessageSujet: Re: Le forgeron et le mercenaire (privé: Saared-Arboryx) Jeu 15 Jan 2015 - 4:28

-Grrrr…Qu’est qui s’est passé?

Je regardai autour de moi. J’étais couché sur la table de la cuisine qui s’était fendue en deux sous mon poids. La pièce était un désastre. Des meubles avaient été renversés, des portes fracassées et des pans de mur défoncés. De plus, j’avais un mal de crâne épouvantable. Je me redressai et pris ma tête entre mes griffes. Une voix s’éleva derrière moi.

-Il était temps, on se demandait comment on allait devoir te réveiller. C’est le moment de se mettre au travail, nous avons pris trop de retard déjà.

Mon patron se tenait là, au milieu de la pièce. Il ne semblait pas très content de tout ce bordel. Il gardait son calme, mais il ne tarderait pas à exploser si nous ne nous mettions pas en route. Quelques mètres plus loin, Tintaglia rafistolait mon armure. Je me redressai encore un peu groggy, mais ça s’arrangerait en temps et lieux. Je gardai le silence en espérant ne pas m’attirer les foudres de Saared. Eh, c’est lui qui me paie. Pour sa part, le jeune dragon se taisait lui aussi.

-Arboryx, vient par ici. Dit Tintaglia.

Je passai à côté de Saared en évitant son regard noir et allai voir la dragonne.

-Bon, ça devrait tenir, dit-elle en assénant un coup de marteau sur une des plaques de métal. Allez, enfile ce truc.

Après environs un quart d’heure, je réussi enfin à mettre l’armure. Elle est un peu plus lourde qu’avant, mais je pourrai me prendre plus de coups avant d’être blessé.  Je remerciai Tintaglia d’un hochement de tête et elle fit de même. Le moment n’était pas à la discussion. Toujours en silence, nous nous préparions à partir. Tintaglia  fut la première.

-Je vous attendrai aux portes de la cité. Dit-elle en sortant de la pièce.

Saared et moi continuâmes pendant quelques minutes encore à ramasser notre équipement et à nous préparer avant que quelqu’un ne prenne la parole.

-Ce qui nous attend là-bas ne sera pas une partie de plaisir. Tu es toujours sûr de vouloir le faire?

J’avais déjà fait ce genre de choses, mais monter jusqu’à la ligne de front n’était jamais quelque chose de très plaisant, même pour des gars dans le genre de Reynard ou Vlad.

-Oui. Me répondit-il.

Sur ce, nous finîmes nos préparatifs et sortîmes dans la rue. Il était encore relativement tôt et celle-ci ne grouillait pas autant de gens comme à l’habitude. Avant de nous diriger vers les portes de la cité, Saared me donna ses dernières instructions hors-mission.

-Arboryx, quand Tintaglia et toi vous…ahem…faîtes vos trucs, essayez de ne pas démolir la maison. À si vous continuez à ce rythme, il est probable que l’on ait à déménager et je ne veux pas retourner à mon ancien logis crado.

-D’ac.

Il n’y avait pas grand-chose pour moi à dire à ce sujet.

Plus tard, nous rejoignîmes Tintaglia aux portes de la ville qui, selon les dires des gardes, allaient  peut-être être fermées à cause des désagréments qui se produisaient au sud. Nous nous envolâmes donc vers le sud. J’éprouvais une certaine appréhension pour toute cette opération, mais  c’était mon boulot et le patron avait pris sa décision.

Les premières heures de vol furent plutôt calmes et rien ne vint déranger notre quiétude. Nous étions tranquilles, enfin, pour le moment. Le calme avant la tempête comme disent les soldats. Un peu plus tard, les premiers signes qu’un front s’était créé se présentèrent. Des échos sourds nous venaient de plus loin.

-Qu’est que c’est que ça? Dit Tintaglia.

-Artillerie, des pièces lourdes par le boucan qu’elles font. Répondis-je.

Tout à coup, Saared vit quelque chose qui signifiait que nous approchions.

-Là-bas! Regardez!

Au sol, nous commencions à apercevoir une foule de gens. Leur progression était lente car ils semblaient être ralentis par des chariots qu’ils tiraient avec peine.

-Des réfugiés. Il fallait s’y attendre. Bon on devrait descendre. Ils pourraient savoir quelque chose. De toute façons, je crois que nous allons être à portée de tir de l’artillerie dans peu de temps. Autant s'habituer à la marche.

Mes compagnons acquiescèrent et nous piquâmes. Notre atterrissage à proximité des réfugiés, la plupart des taupes, sema la peur dans leurs rangs et certains prirent même la fuite. Par contre, un aîné, probablement le chef, rétablit rapidement l’ordre.

-Tout le monde se calme! Bordel! Vous me foutez la honte reprenez-vous!
Dit-il en se tournant vers nous. Hum, vous n’êtes pas des Skabb, qu’est que vous foutez dans le coin?


Je ne m’occupais pas de la diplomatie alors Saared prit la parole.

-Nous rejoignons le front.Dit-il.  Vous semblez mal en point, qu’est qui s’est passé là-bas?

Le vieux semblait un peu hésitant à nous dire ce qu’il savait, mais fléchit devant les regards insistants de trois reptiles géants.

-Écoute mon gars, je ne te connais pas, mais si je pouvais te donner un conseil, tient toi loin de cet endroit. Les pillards nous sont tombés dessus sans crier gare. Ils sont descendus de plus loin au sud avec tout leur arsenal de guerre. On a été balayé. Notre village a été brûlé jusqu’au ras du sol. T’as devant toi les seuls survivants. Après ils ont pris une pause pour se rassembler et c’est là que des troupes de Warfang ont pu les stopper. Je ne sais pas qui serait assez fou pour descendre là-bas alors si vous voulez survivre, tirez-vous d’ici.

Sur ce, la vielle taupe leva son poing dans les airs en guise de signal et résuma la marche de son groupe. Pour notre part, nous continuâmes  à la marche dans la direction opposée, guidés par les échos des combats. Il m’arrive parfois de penser à ces réfugiés guidés dans un avenir incertain. Nous nous doutions que beaucoup ne se sortiraient pas vivant de leur périple, proies faciles pour les bandits locaux et les maladies. Telles sont les tristes réalités de la guerre.

Nous arrivâmes près du front à la nuit tombée. Positionnés sur une colline non loin, nous étions témoins d’une scène cauchemardesque. Le ciel était illuminé par les projectiles lancés de part et d’autre par les deux camps. Les troupes de Warfang comme les pillards s’étaient tous deux solidement retranchés sur les récentes ruines carbonisées du village et échangeaient sans arrêt offensives et contre-offensives qui résultaient de corps à corps brutaux dans la pénombre. La victoire ne semblait pencher vers aucuns camps en particuliers et les pertes s’amoncelaient inexorablement au grand plaisir des charognards qui attendaient patiemment le bon moment pour aller récolter leur dû. Le chaos régna en roi cette nuit-là au milieu des combats et des cris d'agonie.

-Ainsi nous  lâchons les chiens de guerre. Dis-je.

Tintaglia et Saared, peu préoccupés par mes pensées philosophiques tentaient de trouver une solution pour localiser Reynard dans tous cette confusion. Pour ma part, j’attendais les ordres. Je m’assoyais, observant le déroulement de la bataille. La nuit s’annonçait longue.

Très longue.
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MessageSujet: Re: Le forgeron et le mercenaire (privé: Saared-Arboryx) Jeu 15 Jan 2015 - 22:40

Ma conscience émergeas lentement de la douce étreinte du sommeil et m’obligeât à me redresser sur mon séant à cette satané heures trop matinale, aucun autre signe de vie dans le maison si ce n'est le ronflement des deux... tourtereaux pour ainsi dire en provenance du salon.

Je repéré immédiatement les capharnaüm qu'est devenus la pièce et aussi la masse assoupis du mercenaire qui appuyait sa tête et ses pattes avant sur la dragonne en un geste possessif, dragonne qui d'ailleurs était tout aussi réveiller que moi, je m'adresse à elle sans prendre de gants

C'est moi ou vous avez balayer cette pièce en seulement une nuit?

Oui bon j'avoue qu'on s'est montré un peu trop... vigoureux

Un peu trop vigoureux? Vous avez quand même réussi à enfoncer les murs!

Parce que tu crois vraiment que nous avions le moindre contrôle sur nous même cette nuit? Ce genre d'effusions est censé se dérouler à l'air libre, pas dans un milieux clos et restreint.

Vous auriez quand même put rejoindre votre chambres avant.

Crois moi quand tes pulsions te tomberont dessus la première fois tu n'auras pas le temps ni l'envie de regagner bien gentiment ta chambre

Je soufflais d'un air exaspérer devant son air buté

Bon il nous reste juste à mettre un peu d'ordre avant qu'Arboryx ne se réveille...

Elle répondit presque au tact au tact

Je ne peux pas, je suis coincé

Sa brusque réponse me surpris grandement

Tu est...?

Le grand bêta noir qui pose confortablement sa tête sur mon dos me tient avec ses pattes avant et refuse de relâcher sa pression...

Je m’avançais vers eux pour vérifier et effectivement les instincts possessifs du mercenaire faisait encore effet durant son sommeil car il maintenait la dragonne sous une poigne de fer, je saisit ses deux pattes avant et les forçais à se relâcher suffisamment, Tintaglia se contorsionnas et finit tant bien que mal à sortir de son étreinte, et je lui fit remarquer pendant qu'elle s'étirait

Il a le sommeil particulièrement lourd aujourd'hui...

Pourtant cette nuit il n'as pas manqué...D'endurance...

Je coupais immédiatement cour à la discutions en me dirigeant vers la cuisine à la recherche d'un morceaux de viande en me promettant de toucher deux mots au mercenaire quand il se réveillerait...


3 semaines plus tard, dans la même petite ville de l'Est

Un petit dragonnet dévore une part de viande sur le plancher d'une grande chambre au pied d'un immense lit

Je suis heureux, heureux et tranquille. Papa m'as donner un nom et tout les jours il me donne à manger, il m'as dit de l'appeler Papa et pas son vrai nom, pourtant lui il m’appelle par mon nom, il m'as appris le sens des mots aussi, même si j'ai du mal à comprendre certain. Chaque jours il s'en vas et il revient un peut plus tard, Papa dit que pour l'instant ça l'arrange que je ne coure pas dans tout les sens vers tout ce que je vois, mais Papa dit aussi que ça ne vas pas tarder à venir même si je m'imagine mal sauter sur tout ce qui bouge, ça à l'air si épuisant alors que manger de la bonne viande et dormir sur un bon lit me convient parfaitement, d’ailleurs mon déjeuner est terminer et j'ai vraiment envie de dormir, en espérant que Papa revienne bientôt avec plein de viande bien juteuse...

Je saute très haut pour grimper sur le lit, je réussis à planter mes petites griffes dans la couverture et tire de toute mes forces pour me hisser sur le matelas, une fois bien installer je me love en boule dans un creux et m'endort paisiblement

Un grand bruit dans la pièce me tire de ma sieste et m'oblige à lever la tête l'esprit encore embrumé

Kéquispasse?

je suis un peu étourdis avant de me rendre compte que mon père vient d'entrer dans la chambre, énorme masse bleu visiblement agité

Pas le temps de t'expliquer Saared! On doit bouger vite!

Il m'attrape et me pose sur son dos malgré mon piaillement de protestation, embarque rapidement quelques affaires et sort en trombe du bâtiment et prend au plus vite son envol, après un certain moment je ne peux m’empêcher de lui demander

Papa pourquoi on part?

Il tourne sa grande tête vers moi sans se préoccuper de sa direction

Parce que ton papa à comment dire... pas rendus tout l'argent qu'il devait à des gens pas très honnête, et du coup les gens veulent qu'il le rembourse à tout prix.

Pourquoi les gens il te donnent une part de leurs trésor et après ils veulent que tu leurs rendent, ça n'as pas de sens, et ou est ce qu'on vas?

Loin, très loin de ces gens, je vais accepter l'offre de la compagnie, en espérant qu'ils ne me renvoie pas ici avant un bout de temps...

Bercé par le mouvement de ses ailes, je m'endormit une fois de plus



Encore perdus dans tes pensés?

Je ne répond pas au mercenaire tandis que je lui cède l'avant de notre formation pour rejoindre Tintaglia à l’arrière,  il n'y a pas lieu de nous dépêcher puisque qu’apparemment nous n'avions pas à nous rendre bien loin. je repensait au avertissements de la dragonne sur la réaction de Reynard, je n'y voyait pas de sens logique et ne put lui empêcher de lui demander

Je me demandait, pourquoi Reynard voudrait il te tuer, je me souviens que vous ne vous êtes pas quitter en très bon termes mais quand même...

Saared quand ton père se soit remis de ses blessures et de sa dépression, il a fait une liste de tout ses  anciens et actuels ennemis et il les a tous traquer et éliminer un par un en voulant découvrir qui t'avait enlever ou tué, même si à l'époque je ne devait pas figurer en haut de sa liste, mon nom est le seul qu'il n'as pas encore barré, dés qu'il me verras il essaieras de me faire avouer ce que tu est devenus, c'est aussi pourquoi je compte sur Arborxy pour le retenir le temps que je lui explique le malentendus.

Je ne pourrais pas allez simplement le voir et tout lui expliquer en face?

A ton avis comment vas-t-il réagir en voyant son fils disparus depuis 10 ans et qu'il à passer les trois quart de ces 10 années à chercher? Évitons de le brusquer, Arboryx lui parleras en premier puis j’irai le voir et je lui annoncerait que tu es encore en vie, sa réaction devrais nous permettre de déterminer si on peut le laisser te voir

Malgré ma réticence je ne put m’empêcher de remarquer que ses dernières remarques étaient fondé.

Le champs de bataille me laissait une certaines appréhension dans la bouche, j’avais bien participé à un certain nombre d'échauffourée au cours de mon bref service militaire chez Malefor (souvenir pénible d'une discipline en titanium avec les autres jeunes qu'on envoyait sur les zones instables à repousser tout ce qui tentait d’entrer dans le domaine du mal) mais je n'avais jamais participer à une bataille d'une tel envergure. Tintaglia scrutait les opérations d'un œil
de commandant aguerri

Étrange, l'armé en face n'as aucun moyen de garder la suprématie aérienne, ils n'ont même aucune DCA quelconque.

Ils n’essaye même pas de garder le ciel au dessus sous leurs contrôle, ils ont suremetn une carte dans la manche...

Des renforts caché? non improbable, les troupes de Warfang les aurait détecté depuis un moment...

Ou alors une arme de DCA secrète et surpuissante qu'ils garderaient en réserve

Ou bien...

Ou alors ils bluffent et espére que leurs adversaires seront trop suspicieux...

Les deux protagoniste se tournèrent vers moi, se regardèrent et se détournèrent en haussant les épaules.

Je trouvais tout cela très légèrement vexant...


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MessageSujet: Re: Le forgeron et le mercenaire (privé: Saared-Arboryx) Lun 19 Jan 2015 - 0:16

-Ah…quand les jeunes veulent parler de stratégie. Me dis-je.

Aucune de nos observations pour faire le point sur la situation n’étaient vraiment concluantes et notre mission n’attendait pas.

-Bon assez discuté. On ne trouvera pas Reynard en restant planté là. Dis-je.
Je me détournai de mes compagnons et regardai le champ de bataille. Je me redressai en grognant, signal que je m’apprêtais à repartir.

-Saared, suis moi de près. Tintaglia, couvre l’arrière, mais ne te laisse pas distancer. Restez à couvert le plus possible. Personne ne joue au héros, c’est clair? Si les choses tournent au vinaigre, on se tire. Je ne veux pas que quelqu’un crève pour rien. Compris?

Peut-être que mes instructions avaient passées dans le vide, mais ce n’était rien de trop grave. Au pire des cas, j’avais confiance que mes compagnons pouvaient se débrouiller. Il fallait maintenant nous trouver un point d’entrée sur le front sans se faire épinglé sur le champ pour espionnage ou je-ne-sais-quoi. J’observai les alentours.

-Bingo.

Une colonne des troupes de Warfang arrivaient en renfort, à environ deux-cent mètre de nous. Ils ne nous avaient pas repérés.

-Voilà notre chance. Profil bas. On fonce se mettre à l’arrière.

Discrètement et avec le couvert de l’obscurité nous réussîmes à nous glisser au dernier rang de l’arrière garde. Les soldats, trop préoccupés par ce qui les attendaient ne nous remarquèrent pas. La marche fut courte jusqu’aux fortifications et nous nous trouvâmes vite dans un complexe réseau de palissades et de tranchées improvisées. Le tout était complété par l’ambiance chaotique de notre situation. Des projectiles de différentes tailles s’écrasaient partout autour. Peu précis, leur effet était plutôt dissuasif. Des soldats couraient de toute part et des ordres étaient criés pêle-mêle.

-Je crois que c’est le moment de s’éclipser. Dit Saared à voix basse

En effet, l’officier qui ouvrait la marche donnait ses instructions concernant le déploiement de sa colonne. Nous ne portions ni l’armure ni aucun autre signes distinctifs des troupes de Warfang. Il nous fallait une diversion, mais j’étais à cours d’idée. Quelqu’un allait finir par nous repérer.

-Merde…

Soudain, l’officier cessa de parler un moment et hurla quelque chose, mais trop tard. Dans un vacarme fracassant, une énorme pierre vint s’écraser au beau milieu de la troupe. Plusieurs soldats furent écrasés et d’autres allèrent valser plus loin. La confusion s’installa. L’officier, un peu sonné, tentait de rétablir l’ordre, mais rien n’y fit. L’horreur avait trop imprégné l’esprit des troupes.

-On y va. Dit Tintaglia.  

En nous éloignant, je remerciai notre bonne étoile que l’artillerie ennemie ne nous eûmes pas tombée dessus. La chance du soldat je présume. Nous nous enfonçâmes plus profondément dans les fortifications, là où tous étaient trop occupés à survivre pour s'occuper de nous. Nous devions nous rendre jusqu’aux positions des mercenaires. C’est-à-dire, comme Vlad nous l’avait indiqué, en première ligne. De toutes les batailles dont j’avais pu être témoin durant mon existence, celle-ci fut l’une des pires. Plus nous avancions, plus nous découvrions de scènes de cauchemars. La plupart du temps, nous restions sans mots. J’essayai de détourner le regard, j’en avais déjà assez vu.

Nous arrivâmes en première ligne après notre périple. La dernière partie du plan initial était enclenchée : trouver Reynard. Par contre, un problème s’imposait. Où était-il? Dès notre arrivée, nous tombâmes sur la première unité de mercenaires. Abrités derrière les ruines d’un mur, ils se reposaient et s’occupaient de leur équipement comme fait tout soldat entre deux attaques. Une vigile, perchée au sommet d’un remblai malgré le danger, scrutait les positions ennemies. Ils ne levèrent même pas les yeux quand nous arrivâmes devant eux. Je m’assis, en face d’eux et fit signe à mes compagnons de faire de même. Après quelques instants de silence, un mercenaire, celui semblant être le chef, fixa sur nous un regard fatigué et prit la parole.

-Qu’est vous voulez? ‘Voyez pas qu’on est occupés?

-Nous cherchons quelqu’un et… Voulu répondre Saared, mais l’autre dragon le coupa.

- ‘Cherchez quelqu’un hein? Allez voir dans les fosses communes. Dit-il en pointant une griffe vers une tranchée plus loin à l'arrière. C’est là que j’ai trouvé mes gars qui avaient ««disparus»».

Saared, ne se laissant pas impressionner, répondit avec assurance.

-Nous cherchons un mercenaire nommé Reynard, une idée où il se trouve?

Le mercenaire fronça les naseaux et expulsa un cracha à nos pieds.

-Le gros bleu? Ouais, j’vois bien de qui tu veux parler. J’sais pas. Son unité a été envoyée à l’offensive hier et on a plus entendu parler d’eux. Z’ont p’tête été encerclés, ou p’tête  tués, ou faits prisonniers. La seule façon de
vérifier est d’aller sur le champ et ça c’est du suicide.


Notre plan était maintenant chamboulé. Reynard était peut-être mort. Un grand vacarme nous fit tous sursauter. Ceux d’en face préparaient quelque chose.

-ILS ARRIVENT! Cria la vigile du haut de son point d’observation improvisé.

Le mercenaire se leva et crachat une autre boule de mucus.

-ALLEZ LES GARS ! TOUS À VOTRE POSTE! FAÎTES LES PAYER! Cria-t-il aux mercenaires qui se levaient et se préparaient à l’offensive.

Les Skabb allaient attaquer et nous allions être pris au beau milieu de ce bordel.

-Merde, tout va de mieux en mieux…
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MessageSujet: Re: Le forgeron et le mercenaire (privé: Saared-Arboryx) Lun 19 Jan 2015 - 22:30

Les batailles à grandes échelle c'est vraiment pas ma tasse de thé, la guerre non plus d'ailleurs, je n'avait rien de personnel contre les Skabb mais ce n'est apparemment pas l'avis de tout Warfang, ni même de...

Un engin explosif détonnas juste à côté de moi, projetant mes quelque tonnes et moi même au sol.

Je m'agite faiblement sur le dos tandis que deux dragons bien connus s'approche rapidement vers moi, je ne me sent blessé nulle part mais un sifflement continue résonne à mes tympan tandis que je voie le museau d'Arboryx s'agiter sans entendre ce qu'il raconte, je suis sans doute sonné car j'ai du mal à aligner deux pensés cohérente, je sens que l'on me remet debout et je ne retient de la suite des événement que des brefs moments sourd, je me souvient que l'on m'as guidé pour que j'avance, de mes deux compagnons qui échangeaient des cris muets puis d'Arboryx qui dégainait et d'une persistante odeur de sang, un coup sortis de nulle part asséné par un inconnus envoyas ma conscience valser dans les ténèbres...

quelques semaine plus tard à Warfang

Dans un couloir menant à différente chambres, le dragonnet est assis sur son arrière train, son père en face de lui dasn l'embrasure d'une porte

Mais je veut pas aller dormir tout seul! J'ai pas envie de dormir du tout!

Ah mais ça tombe bien Saared parce que je m'en fiche! Je t'ai réservé une chambres à coté pour toi tout seul alors tu vas aller dormir pendant que je vais...tenir compagnie à la personne dans cette chambre.

Je suis plus que frustré par sa réponse et commence à bondir dans tout les sens

Mais moi j'ai envie d'aller dehors, je suis sur qu'il y a plein de truc super à faire! steplait steplait steplait steplait...

Mon père perd patiente et allonge son immense tête prés de la petite boule d'écaille en éruption que je suis et prononce lentement d'une voix ferme et grave

Saared... Tu ne bouge pas d'ici, compris?

Je me fige immédiatement sur place et n'ose pas bouger d'une griffe, Reynard soupire et referme la porte en rentrant dans la chambre. Le lendemain matin, le mercenaire sort de la pièce et découvre son fils dodelinant de la tête à la même place que la veille

Saared? Mais qu'est ce que tu...

Z'ai p... pas bougé.

Je m'effondre et mes yeux se ferment avant que ma tête ne touche le sol.


Le songe s'éloigne tandis que mes paupière écailleuses se soulèvent doucement,, mon premier constat est que l'endroit ou je suis allongé est très sombre, je me retourne et hume le sol, argileux, un peu humide et légèrement frais, je suis donc sous terre à une faible profondeur. Mon ouïe restauré me fait entendre une conversation animé au dehors, je me glisse hors de mon trou et découvre mes deux compagnons, le petit matin s'étalait sur l'ancien champs de bataille désert, Tintaglia n'as pas trop l'air mal en point si ce n'est son air fatigué et Arboryx est couvert de sang séché, le sien ou celui d'un autre, je ne saurais le dire, la dragonne reprend la discutions d'un ton las

Mais bon sang laisse moi au moins panser tes blessures!

Le mercenaire lui répond sur un ton agressif qui ne lui convient guère

Non! Fous moi la paix et vas plutôt rejoindre ton fils chéri au lieu de pleurer sur mon sort!

Il ignora superbement la dragonne et se mit à lécher ses plaies pour les nettoyées, je m'attendais à une réplique cinglante mais elle se contenta de soupirer et de rejoindre son fils médusé

Attend tu ne vas tout de même pas le...

Paix Saared, il est surchargé de tension et d'hormone, pas étonnant avec la bataille qu'il a essuyé, il devrait se calmer d'ici quelques temps.

J'espérais vraiment ne pas être soumis ainsi à mes instincts dans le futur

Alors sinon, qui a gagné la bataille?

Je ne saurais dire, les troupes de Warfang se sont repliés en bon ordre mais ont infligé de lourde perte au Skabb, ceux-ci poursuivent leurs adversaires mais les warfangien harcèlent leurs avant garde par des séries d’escarmouches violente et rapide, les deux camps n'ont pas bien dut avancer depuis, l'avantage c'est que l’arrière garde des Skabb s'est largement relâché, ils savent que le danger est devant eux.

Et du coup que devons nous faire?

Je pense que c'est évident, nous allons vérifier si Reynard est leurs prisonniers, si il n'y est pas nous devrons le chercher dans les alentours, et si nous ne le trouvons pas il seras plus que probable qu'il soit...

Je hochait la tête avec gravité

Raison de plus pour ne pas moisir ici, je me retournais vers Arboryx un peu plus loin Quand Mr bougon auras finit sa petite crise de nerf, on pourras se mettre en route...

Je savais bien que cela allait le mettre en rogne mais bon je ne voit pas d'autre moyen de le motiver, et puis d'ici quelques heures il seras calmé...


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MessageSujet: Re: Le forgeron et le mercenaire (privé: Saared-Arboryx) Sam 24 Jan 2015 - 6:01

Cette opération avait été un fiasco complet depuis le début. Il était bien évident que nous ne tirerions rien de bon que de se trouver en plein milieu d’une attaque des Skabb. J’avais cru que le tout aurait été possible à gérer, nous n’avions qu’à tenir nos rangs serrés et tout aurait dû se passer comme sur des roulettes, mais la chance n’avait pas été de notre côté ce jour- là.  Même si les mercenaires étaient pour la majorité des guerriers bien entraînés et expérimentés, ils n’auraient jamais été capables de retenir l’ennemi. Cette attaque n’était pas isolée. Les Skabb avaient réussi à infiltrer nos positions et à les déstabiliser pour paver la voie à la grande offensive qui devait avoir lieu. Nos lignes,désorganisées, avaient été brisées sans avoir eu le temps d’offrir une quelconque résistance. Les généraux, pris de court, ordonnèrent un faux-semblant de ««retrait stratégique»». Tintaglia et moi avions réussi à traîner Saared lorsqu’il fut soufflé, mais j’avais dû retourner prêter main-forte sur la ligne. Résultat : nous fûmes débordés. La plupart des mercenaires furent massacrés par les Skabb. Ceux qui tenaient encore debout s’enfuirent. Pour ma part, je faillis y rester. Malgré les enchantements de Saared, un énorme pillard  m’avait arraché mon épée, qui se perdu dans la mêlée, d’un revers de sa hache. Il s’était ensuite mis en quête de me hacher menu, réussissant à me couper à plusieurs endroits et à gravement endommager mon armure. Par chance, un dragon le tua par l’arrière avant de l’être lui-même à son tour. Je pu donc battre en retraite pour aller rejoindre mes compagnons à l’arrière, mon contrat consistait à faire en sorte que mon patron survive, pas que je me fasse tuer dans une bataille impossible à gagner. Je tentai bien de retrouver mon épée, sans succès. Tintaglia et moi réussîmes à nous camoufler avec Saared, à l'aide de décombres, dans une tranchée boueuse en attendant que les pillards nous passent.

Et nous y voilà, le lendemain au milieu du champ de bataille désert si on ne compte pas les charognards qui s’acharnaient sur les défunts. J’étais en rogne et le fait que Tintaglia tentait de s’occuper de mes plaies n’arrangeait rien à mon humeur. Je fulminais.

-Il était complètement stupide de s’interposer! Pourquoi n’avais-je pas deviné ce qui allait se passer?

Enfin, Saared s’éveilla. Il avait pris tout un coup, mais ne semblait pas trop chancelant.

-Bien, ça nous simplifiera la suite.

Comme à mon habitude, je laissai les autres faire la discussion à ma place.

Tintaglia expliqua notre situation à son fils qui semblât rapidement reprendre le contrôle de la situation. Une chance, parce qu’on n’était pas que dans la merde!

-Raison de plus pour ne pas moisir ici. Quand Mr bougon auras finit sa petite crise de nerf, on pourra se mettre en route... Dit-il.

La provocation, aussi innocente qu’elle pouvait paraitre, me piqua au vif. Je me tournai d’un bloc vers le jeune dragon, les yeux injectés de sang. J’aurais été prêt à lui dévisser la tête si je ne m’étais pas rappelé à temps qui me payait. Même si je ne lui aurais jamais avoué sur le moment, mon respect pour Saared avait beaucoup grandit au fil de nos aventures. Je soupirai et repris mon calme. La nuit n’avait pas été facile, mais tels étaient les aléas du métier. Je parcouru tranquillement la distance qui me séparait de mes compagnons en vérifiant au passage si je pouvais retrouver mon arme que je ne vis nulle part. Je me tins devant eux et leur fit signe de la tête pour signifier que j’avais compris le message et sans trop de cérémonie, nous nous mîmes en route tout en restant au sol, histoire d’être plus discrets.

La piste était fraîche et facile à repérer. Nous n’avions qu’à suivre les ravages causés par deux armés se pourchassant à travers la contré. L’arrière garde des Skabb n’était plus très loin. À peine à quelques heures devant nous. Ils semblaient être ralentis par quelque chose.

-Des prisonniers peut-être?

Je ne me faisais pas de faux espoir pour autant. Les envahisseurs traditionnels n’avaient pas l’habitude de s’encombrer d’otages. En tout cas, ce n’était pas ce que mon ancienne compagnie faisait. Les mercenaires dans notre genre avaient horreur de perdre trop de temps avec des poids morts…
Nous redoublâmes de prudence plus nous nous rapprochions de notre but. Il était difficile à prévoir que nous ne tomberions pas sur des retardataires. Heureusement pour eux, les Skabb restèrent serrés.

C’est au crépuscule que nous aperçûmes  des colonnes de fumé. L’arrière garde s’était arrêtée là pour la nuit. En observant le camp depuis une colline à environ un kilomètre, Saared aperçu ce que nous étions venu chercher.

-Je les vois! Ils  ont monté des cages! S'écria-t-il.

C’était confirmé, des prisonniers avaient été pris et avec un peu de chance, Reynard pouvait être parmi eux.

-Patience, nous frapperons durant la nuit. Expliqua calmement Tintaglia.

Je n’aurais pas su mieux dire.
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MessageSujet: Re: Le forgeron et le mercenaire (privé: Saared-Arboryx) Sam 24 Jan 2015 - 11:37

Quel est la chose la plus stressante et frustrante au monde? Attendre le début d'une opération suicidaire doit en tout cas faire partie du top 10, plus le temps passait et plus je me sentais tendus, mes compagnon avait l'air de plutôt bien le prendre, entre deux observation de la zone ils discutaient tactique, je remarque alors que Arboryx ne porte plus son arme, je saute sur l'occasion et leurs déclare

Je reviens dans un moment.

Bon c'est un peu court mais le message est passé, je m'envole sur l'instant et regagne le premier champs de bataille, je suit l'appel de l'arme dans mon esprit et finit par la retrouver en possession d'une joli bande de récupérateur Skabb.

Pas le temps de réfléchir, il faut les éliminer le plus vite possible, fort heureusement pour moi ces imbéciles ne pensent pas à regarder en l'air, je plonge sur leurs position et atterris brutalement sur le sol en aplatissant deux d'entre eux, l'effet de surprise est total, je vomit immédiatement un en flot de ténèbres mortel, un d'entre eux essaye de me tirer dessus à l’arbalète, fort heureusement le trait ricoche sur mes écailles, n’ayant pas réussis à trouve de jointure dans mon armure, je me retourne vers l'agresseur et ouvre bien grand la gueule en me jetant sur lui, je referme violemment les mâchoires, le coupant et deux le coup et remplissant ma bouche de sang, les derniers pillards encore en lices essaye de s'enfuir et son déjà à bonne distance, je concentre mon souffle et lance un très mince jet de flamme, le trait incandescent frappe les pillard de dos et les vaporise sous l'intense chaleur.

Je ferais mieux de ne pas rester dans le coin, d'autre groupe sont surement en train d'arpenter les alentours, je retrouve mon œuvre sur l'un des tas de cendre ainsi qu'un objet inquiétant.


Le soleil commence à baiser quand je rejoins mes compagnons, je ne leur laissent pas le temps de me passer un savon et rend son arme au mercenaire, ses yeux s'éclaire et il me remercie chaudement, il devait vraiment y tenir à son épée, j'attrape le fameux objet et me retient de m'en servir pour les déchiqueter avec et au prix d'un grand effort de volonté je fait tomber l'arme sur le sol, Tintaglia la renifle et déclare

Je me souvient d'elle, je l'ai forgé il y a bien des années...


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MessageSujet: Re: Le forgeron et le mercenaire (privé: Saared-Arboryx) Mar 27 Jan 2015 - 15:28

Peut-être que la petite escapade de Saared était inattendue, mais elle fut sans aucun doute fructueuse. Il me rendit mon arme, ce qui me fit chaud au cœur, mais il avait aussi ramené en prime un curieux objet. Une hache. Son manche était court, mais sa tête à double tranchant était très impressionnante. Incrustée de runes et de motifs sur la presque totalité de sa surface, l’arme avait quelque chose de…mauvais. Une sorte d’aura. Je pouvais la sentir. Cela sembla avoir affecté Saared car j’avais pu constater qu’il avait eu de la difficulté à s’en départir et qu’il m’avait lancé un de ces regards qui ne disent rien de bon. Plus étonnant encore fut la déclaration de Tintaglia.

-Pour qui cette…chose a-t-elle été forgée?

Cela me troublait, j’étais sûr d’avoir vu cette hache par le passé, mais je devais en avoir le cœur net. La réponse de la dragonne ne venu qu’après un moment de silence inconfortable.

-Pour Reynard.


Ouais, mes souvenirs ne m’avaient pas menti. Même si cela faisait bien quelques temps que cette arme avait croisé ma route, Reynard ne l’avait pas avec lui lors de notre rencontre à Warfang, elle n’avait rien perdu de ses ««qualités»». Nous allions en avoir besoin. Si Reynard était toujours en vie et grâce à la surprise que nous pouvions causer, ces deux- là réunis allaient faire un carnage. J’en avais encore froid dans le dos en repensant à ce que mon frère d’armes avait pu faire aux ennemis de notre compagnie avec cette pièce d’acier.

Bien que notre petite discussion puisse faire un sujet intéressant, Saared était revenu pilepoil. Le soleil était maintenant couché  et l’obscurité avait tombée sur la lande. Seul la lumière des feux de camps et les silhouettes minuscule des sentinelles skabb étaient visible dans le lointain. Notre infiltration pouvait maintenant débuter.  Nous n’avions qu’un plan simple : s’approcher assez de la cage sans se faire repérer pour libérer les prisonniers et détruire l’arrière garde des Skabb de l’intérieur. Sauf qu’il y avait un bémol à tout cela car nous ne savions pas si les prisonniers allaient être en état de se battre. Nous allions avoir besoin de cette chance qui nous avait suivis jusque-là. J’accrochai la hache en travers de mon dos et nous nous mîmes en marche. Nous rassîmes le sol en progressant lentement. Quand nous arrivâmes en bordure du camp, notre groupe se sépara. Chacun alla éliminer les sentinelles qu’il put trouver.

Chut… Dis-je à une de mes victimes en l’attaquant par derrière.

Après cette basse besogne accomplie, nous progressâmes chacun de notre côté à travers le camp qui était remarquablement silencieux. Les seuls pillards qui étaient vraiment alertes étaient les sentinelles que nous venions tout juste d’éliminer. La très grande majorité des Skabb dormaient, épuisés par des jours entiers de combats et de marche forcée. Certains, encore réveillés, jouaient aux cartes autours des feux ou buvaient pour oublier leur journée. Ceux-là ne posèrent aucun problème non plus car ils n’eurent jamais le temps de réagir lorsque de sombres reptiles émergèrent des ténèbres pour leur tomber dessus et éteindre leurs feux. Ça allait être plus facile que prévu.

Nous finîmes par nous rejoindre au centre du camp, non loin des cages improvisées détenant les prisonniers. Mes compagnons ne semblèrent pas avoir eu de difficulté le moins du monde de leur côté. En hochant la tête de concert nous nous dirigeâmes vers notre objectif. C’est en approchant que je mis Saared et Tintaglia en garde à voix basse.

-Restez à l’écart pour le moment. Si jamais Reynard est vivant et qu’il vous
voit, il risque de de péter un nerf.

Comprenant la délicatesse de la situation, ils acquiescèrent et se tinrent à une certaine distance en jetant des regards nerveux aux alentours. Pour ma part je continuai à avancera jusqu’à la structure qui n’était contre toute attente gardée par deux sentinelles à moitié endormies. Après m’être discrètement occupé d’elles, je pressai mes naseaux contre les barreaux en fer pour mieux pouvoir voir à l’intérieur. Ils devaient être une bonne quarantaine, tous pressés les uns contre les autres dans un amalgame de soldats réguliers de Warfang et de mercenaires. La plupart dormaient, mais certains étaient bel et bien éveillés et avaient remarqué ma présence.

-Psss, les gars! Dis-je en chuchotant. Je dois savoir s’il y a un type nommé Reynard avec vous. Une tonne de muscles, écailles bleues…

Un des dragons en piteux état ne tarda pas à me répondre en ayant tant de difficulté à contenir son excitation que je dû lui faire vivement signe de baisser le ton.

-Oui! Oui! Je sais! Ne bouge pas! Je vais aller le chercher! Enfin, les renforts sont arrivés!

-Oui! Me dis-je. Il est vivant!

Dans sa joie il piétina quelques soldats dormant par terre qui protestèrent bruyamment, manquant encore une fois de donner une indication aux Skabb que quelque chose ne tournait pas rond. Enfin, après quelques minutes, le dragon revint avec mon ancien frère d’arme. J’avais peine à croire qu’il se tenait devant moi. Il était un peu amoché, mais rien de trop grave considérant nos standards.

- Arboryx? Partenaire, qu’est que tu fais ici? Dit-il, incrédule. Je suis bien content de te voir, mais c’est du suicide de te pointer en plein milieu chez les Skabb!

- Écoutes. Répondis-je. C’est plus compliqué que ça. J'ai un plan et…

Soudainement, le vent tourna, amenant des flagrances provenant de plus loin derrière moi. Reynard réagit au quart de tour.

-Saared? Mais…quoi! S’écria-t-il, n’en revenant pas. Pourquoi est-ce que tu l’as amené ici? Je savais déjà que tu avais des tendances à la stupidité, mais n’embarque pas mon fils dans cette bourde!

J’avais oublié qu’il avait un si bon odorat.

J’allais perdre le contrôle de la situation si je n’agissais pas vite. S’il découvrait que Tintaglia était aussi là… Il fallait attirer son attention.

-Hé! Regarde ce qu’on a trouvé plus loin. Dis-je en brandissant sa hache.
Voyant qu’il commençait à y avoir de l’agitation, les prisonniers s’étaient agglutinés derrière le colosse. Reynard pour sa part se calma, mais il fit ce que je redoutais le plus pour le moment. Il huma l’air une seconde fois. Ses yeux s’écarquillèrent.

-Merde…

-Je reconnais cette odeur. Dit-il. Sa voix avait pris un timbre inquiétant : très grave et profonde. Tu l’as amenée ici aussi. Il me fixait avec hargne et découvrait une impressionnante rangé de crocs acérés. J’étais heureux qu’il y ait des barreaux solides pour nous séparer.

-On se calme Reynard, ce n’est pas ce que tu crois. Répondis-je.

À ce point, il ne m’écoutait plus.

-TINTAGLIA! AMÈNNES-TOI QU’ON S’EXPLIQUE! ARBOYX! OUVRES CETTE PUTAIN DE PORTE OU JE LA FAIT SAUTER!  

Il utilisa son incroyable force en s’abattant à plusieurs reprises contre la porte qui n’allait pas tenir longtemps devant une telle rage. Quand il était en colère, Reynard retrouvait toute ses énergies et aurait pu déplacer une montagne. Les soldats derrière lui commencèrent à leur tour à tenter de défoncer les barreaux. Ils avaient compris que nous étions la meilleure occasion pour retrouver leur liberté et que c’était le moment de frapper. Avec tout le boucan qu’ils faisaient, le camp au grand complet ne tarderait pas à se réveiller.

J’espérais que Saared ou sa mère avait une idée car nous allions être dans de beaux draps.
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MessageSujet: Re: Le forgeron et le mercenaire (privé: Saared-Arboryx) Mer 28 Jan 2015 - 16:34

La tension n'était que trop présente dans l'air, la chance allait finir par tourner un moment ou à un autre, pour tromper la nervosité je demandais à voix basse à Tintaglia

Et sinon si on est grillé comment on s'enfuit?

Ma mère me jette un coup d’œil perplexe

Réfléchis Saared, les Skabb n'ont aucun moyen de nous intercepter et de nous poursuivre dan les airs, que peut tu en conclure...

Effectivement les pillards n'avait pas la moindre chance de nous arrêter, la réflexion me vint que c'était d'ailleurs la une curieuse chose, quand on affronte Warfang on s'attend forcément à affronter des dragons, alors pourquoi...

La dragonne interrompit le fils de mes pensée

Écoute Saared.

J'entendais des bruits étouffé dans la direction d'Arboryx mais il s'agit sans doute de son fait, il y a bien quelque murmure lointain mais... Une seconde des murmures lointain?

Combien tu en compte?

Trois, et toi?

Deux plus celle de Reynard

Voila qui est des plus inquiétant, il y a trop d'armes ténébreuses pour qu’il s'agisse juste de récupération chanceuse ou de déserteur, de plus ce genre d'armement est fournis au officiers qui ont la charge de différend groupes de soldat.

Mais avant d'avoir pût esquisser un geste pour prévenir le mercenaire un rugissement parfaitement audible et compréhensible se fit entendre, la voix parvenus à mon cortex agitât des souvenirs jusque la inhibé depuis bien longtemps. Un grand bruit se fit ensuite entendre et un flots de dragon désormais libre se répandis dans le camp provoquant le plus grand chaos en libérant d'autre prisonniers ou en combattant les Skabb venus en renfort.

Presque aussitôt une silhouette bleu déchainé bondit hors de l'ombre suivis d'une autre silhouette noire bien connus, Reynard bondit sur Tintaglia, la plaquant sur le sol et tout à sa fureur meurtrière entreprit de sectionner les vertèbres de la dragonne à grands coup de crocs

Arboryx se précipitas sur son camarade en essayant de le retenir

PUTAIN REYANRD ARRÊTE!

LÂCHE MOI ARBORYX, CETTE SALOPE M'AS VOLÉE MON FILS!

MAIS IL EST LA TON FILS IMBÉCILE!

Il enroulas ses pattes avant sous le museau du mercenaire déchainé et par un habile jeu d'épaule et de grognement réussis à lui faire lever la tête, Reynard finit par lever les yeux de la dragonne et il me vit

Entendre quelqu'un ou le sentir de loin ne provoque pas du tout le même effet qu'un contact visuel, depuis que mon père était rentré dans mon champs de vision j’étaie figé sur place. Il relâchât Tintaglia et me scruta de haut en bas.

Non, c'est pas possible, non...

Tout les barrages que l'on avait imposé à mes sentiments lié à mes souvenirs cédait en même temps.

Keuf keuf... Je ne voudrais pas briser l'instant émotions mais il faut qu'on se barre!

Effectivement bientôt nous risquions d'être les seuls encore sur place, les prisonniers s'étant déjà envolé.


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MessageSujet: Re: Le forgeron et le mercenaire (privé: Saared-Arboryx) Lun 2 Fév 2015 - 3:23

Je jetai un œil autour et fut très étonné par la rapidité avec laquelle les prisonniers s’étaient enfuis. Il en avait bien quelque uns qui avait tué un ou deux Skabb pour se venger, mais la grande majorité avait pris la poudre d’escampette sans se faire prier. Le camp au grand complet étai éveillé et partout où l’on posait le regard on pouvait voir les Skabb courant et ramassant leurs armes dans la plus grande confusion. Certains tentaient même de lancer leurs lames vers les fugitifs, mais il était déjà trop tard. Nous étions toujours là, au centre du chaos et les pillards les plus proches ne tardèrent pas à remarquer notre présence. Ils nous regardaient sans trop vouloir s’approcher, beaucoup de leurs camarades devaient avoir péris sous la hache du colosse bleu qui se tenait à côté de moi. Ce même colosse qui fixait avec une haine certaine la dragonne rouge devant lui qui soutenait son regard. Saared et moi regardions la scène avec un certain effroi avant que je ne comprenne qu’il était visiblement temps que nous partions comme l’avait si bien dit Tintaglia. De plus en plus de Skabb s’étaient massé autours de nous.

-Reynard, dis-je à voix basse. Je déteste de devoir m’introduire dans  vos conflits conjugaux, mais on risque d’avoir un problème.

Reynard détacha ses yeux de Tintaglia et regarda autour de nous. La masse de pillards se rapprochait de tous les côtés.

-Ouais, je vois ce que tu veux dire… Répondit-il.

-Au moins, il peut toujours résonner…

Au moment exact que la pensé me toucha l’esprit, Reynard poussa un hurlement gigantesque et expulsa un puissant jet de feu tout en pivotant sur lui-même, nous laissant qu’une fraction de seconde à Saared, Tintaglia et moi pour esquiver. Nous pûmes éviter cette attaque chargée de haine en nous plaquant au sol. Je crois même bien que quelques une de mes écailles roussirent sous l’intensité de la chaleur. Les Skabb reçurent les flammes de plein fouet et le cercle s’élargie.

-ALLEZ! Cria Reynard en s’envolant. Nous trois restants, encore un peu
abasourdis, le suivirent.

Sous l’effet de la colère, le colosse était devenu imprévisible. Je me demandais avec une certaine appréhension  à quoi ressemblerait la suite. Il aurait très bien pu nous tuer et je me demandais si ce n’était pas un peu le dessein caché de cette manœuvre…

Après quelques kilomètres de vol parcourus, nous nous posâmes sur un plateau rocheux.

-Maintenant on peut causer. Dit-il.

Je le trouvais fichtrement inquiétant et espérais que la présence de Saared aurait un effet dissuasif pour contrer de nouvelles pulsions meurtrières. Tintaglia pris immédiatement la parole.

-Qu’est que tu fous? Tu aurais pu tous nous tuer! Cracha-t-elle.

Reynard ne fit que sourire d’un air mauvais en guise de réponse. La discussion familiale allait enfin commencer. Pour ma part, je restai silencieux, ça allait sûrement être intéressant.
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MessageSujet: Re: Le forgeron et le mercenaire (privé: Saared-Arboryx) Lun 2 Fév 2015 - 18:54

Existe-t-il pire situation qu'être coincé entre ses deux parents qui vont se jeter à la figure 16 ans de déboire respectifs?

Tintaglia expliqu'as toute l'histoire à un Reynard plus qu'attentif, retraçant son arrivé chez Malefor, sa prise de pouvoir, le complot pour la faire chuter de son piédestal et enfin les événements les plus récents, le dragon lui répondit avec un ton soupçonneux

Et qu'est ce qui me... Enfin qui nous prouve toute ton histoire, tu n'as aucune preuves concréte sous la pattes il me semble...

Oh pitié épargne nous tes peties crise paranoïaque, ton fils peut t'affirmer que dès que je me suis occupé de lui, j'ai perdus petit à petit tout pouvoir, et si tu veux une preuve il suffit de connaitre que ceux qui ont enlevé n'était pas sous mes ordres Saared. Mais bien sur ce ne serait pas arrivé si tu ne l'avait pas surprotégé comme tu l'as fait...

QUOI? Tu est en train de me reprocher l’enlèvement de mon fils alors que si tu n'était jamais rentré chez Malefor ça ne serait jamais arrivé!

Et ils continuèrent dans cette veine pendant un très très long moment avec moi pris entre les deux, me mêlant le moins possible à la conversation, me contentant de réfuter le plus souvent et de signaler mon ignorance pour des faits s'étant déroulé bien avant mon éclosion pendant qu'Arboryx semblait bien s'amuser à voir la scène de ménage improvisé, et puis au bout d'un certain moment vint la question fatale

Bah c'est pas compliqué avec qui à tu été le plus en sécurité Saared?

Je levais la patte droite en signe immédiat de dénégation

Alors la pas question que je vous réponde, en plus je vous ferais signaler que...

Une douleur sourde surgit dans le membre que j'agitais, je m’arrêtait brusquement de parler et continuas d'une voix étonné

J'ai... j'ai mal à la patte...

Une lance de glace transperças ma poitrine et mon cœur, me condamnant à me rouler au sol pour échapper à la souffrance, j’avais trop mal pour crier et soudain une percussion familière venait de s’arrêter avec la douleur.

Mon cœur ratas un battement, puis deux et repris dans un rythme totalement anarchique, sans jamais l'avoir subis auparavant je reconnaissait les symptômes

Crise cardiaque


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MessageSujet: Re: Le forgeron et le mercenaire (privé: Saared-Arboryx) Ven 6 Fév 2015 - 4:20

Il m’était déjà arrivé de voir des dragons tomber raides morts, mais il y avait quelque chose de troublant dans l’image de Saared s’écrouler tout simplement par terre. Tintaglia, Reynard et moi braquâmes nos regards incrédules sur la forme inerte.

-Saared!

Ce fut le cri que Tintaglia poussa qui brisa notre état pratiquement hypnotique. Il y avait dans sa voix un niveau d’angoisse que seule une mère aurait pu éprouver.

-Bordel qu’est qui se passe? M’écriais-je intérieurement en me précipitant vers Saared, ses parents sur mes talons. Je m’abaissai à son niveau.

-Hé patron! Vous m’entendez? Hé Saared!

Il était sur le dos. Je pouvais voir tout son corps flasque, des ailes jusqu’au bout de sa queue. Je vérifiai sa respiration et son pouls. Ce dernier était complètement passé au travers du plafond. Le dragon avait perdu conscience. J’essayais de trouver une solution à tout cela, mais avoir des parents complètement paniqués me compliquait la tâche.

-ARBORYX! QU’EST QU’IL A? QU’EST QUI ARRIVE À MON FILS? Me hurla Reynard.

-Son cœur est partit en couilles! Répondis-je, débordé. Il va falloir qu’on pousse!

-QU’ON POUSSE?

-SUR SA POITRINE IDIOT! IL FAUT LE RÉANIMER! Hurlais-je en retour.

-TU VAS BRISER SES CÔTES EN FAISANT ÇA! TU RISQUE DE LE TUER!

La colère m’envahissait. Je me tournai d’un bloc, nez à nez avec le colosse.

-QU’EST QUE J’EN AIE À FOUTRE DE SES CÔTES? IL VA CREVER SI ON NE FAIT RIEN!

Il fixa son regard dans le mien et dévoila ses crocs. Nous étions près de nous entretuer dans la pire des situations possibles. Par chance, Tintaglia sut avec brio comment reprendre ses esprits et garder la tête froide.

-Reprenez-vous bande de crétins! Dit-elle en s’interposant. NOTRE fils et TON patron va mourir à cause de VOUS si vous ne bougez pas immédiatement vos carcasses bourrées de testostérone idiote! MAINTENANT J’AI DIT!

Reynard et moi perdîmes instantanément notre élan sanguinaire. Tintaglia avait ce quelque chose bien à elle pour motiver les dragons récalcitrants. Nous retournâmes notre attention vers elle et restâmes attentif à ses instructions.

-Ne perdons pas de temps, Arboryx, appuis sur sa poitrine et pousse quand je te le dirai...

-Je sais comment on fait…Grommelais-je.

-LA FERME! Me répondit-elle, furieuse. Reynard, écoutes moi attentivement : souffle deux fois par sa gueule à chaque fois qu’Arboryx finit sa trentième poussée. Je vais superviser son état.

Je m’exécutai et grimaçai en entendant les craquements provenant de la cage thoracique de Saared. À ma trentième, Reynard souffla comme on le lui avait indiqué et le cycle recommençait. Tintaglia nous observait attentivement, tendue bien-sûr, mais en pleine possession de ses moyens. Elle avait très bien été formée lors de son séjour chez Malfort. Nous continuâmes le processus durant plus d’une heure et je commençais à désespérer que Saared n’allait pas s’en sortir. Il était toujours inconscient.

C’est alors que, nous entendîmes un râle.

-ARRÊTEZ! Dit Tintaglia en nous écartant. Elle s’abaissa et dit quelque chose à son fils qui nous était, à Reynard et moi, inaudible.

Le jeune dragon répondit en un autre râle douloureux. Le colosse et moi regardions la scène exténués, mais soulagés. Saared était en vie.

-Allez-vous reposer les gars. Je m’occupe du reste. Nous dit Tintaglia en s’allongeant aux côtés du jeune dragon.

Reynard et moi étions encore fébriles l’expérience. Bien que nous ayons tous les deux fréquentés des endroits  et fait des choses peu recommandables, ce que nous venions tout juste d’expérimenter paraissait avoir été l’un des moments le plus long de notre vie. La nuit était bien avancée et les étoiles parsemaient le ciel. Nous nous installâmes non loin de la dragonne et contemplâmes le ciel, silencieux.

Je m’endormis rapidement, d’un sommeil sans rêve, ce qui dans mon cas signifiait que j’allais sûrement passer une bonne nuit.
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MessageSujet: Re: Le forgeron et le mercenaire (privé: Saared-Arboryx) Ven 6 Fév 2015 - 9:22

3 heures...


3 heures depuis que nous avons atterris devant chez moi, mes trois compagnon ne me quittant pas des yeux, à peine sommes nous rentré que mes deux parents d'un accord commun partent chercher un spécialiste pour m’examiner, ils finissent par revenir avec une taupe et tout son matériel, le talpidé n'était visiblement pas du tout préparé à être réveiller et transporté en plein milieux de la nuit

Après les examens d'usage et décrit mon mal, le toubib fit sauter sans douleur une des écaille qui protégeait ma poitrine, il palpas le cuir sensible, écoutas les battements et sorti un petit appareil qui lui permettait de voir à travers la chair.

Vos côtes ont un peu souffert mais d'ici quelque semaines vous serez parfaitement rétabli, par contre pour votre cœur je n'aurais jamais cru voir ce genre de cas dans ma carrière, le dernier cas recensé remonte à plusieurs générations...

Alors qu'est ce que c'est doc?

il ne répondit pas à la dragonne, reposât son instruments et me demandât

Combien de temps avez vous attendus pour manger après votre éclosion?

Je suis un peu perplexe face à se question

Euh... Plusieurs heures il me semble

C'est bien ce que je craignait, vos parents était de foutus irresponsable! Votre organisme n'était pas complétement formé, normalement l'apport nutritionnel permet au corps de régler les derniers détails après l'éclosion mais vous avez attendus trop longtemps et votre cœur s'est mal formé, résultat vous avez une grave malformation cardiaque.

J'étais mortifié par sa réponse

Mais c'est grave comment?

Désolez de vous le dire mais vous ne tiendrez pas l'année...

Sachant que nous étions dans le dernier mois de l'année, l'annonce jetas un froid dans l'assemblé

Mais vous pouvez pas le soigner? Je veut dire, c'est votre boulot quoi!

Si nous étions dans des temps moins agité je n'aurait pas hésité mais je ne peux pas.

Reynard commençait à montrer les crocs

Et pourquoi ça?

L'opération chirurgicale qui pourrait le sauver nécessite une herbe spéciale pour l'anesthésie, pas la peine d'essayer de faire sans, vous vous videriez de votre sang en quelque minutes. De plus cette herbe ne pousse que dans le lointain marais de Karzak dans le royaume de Garius mais la ville en possède de grand stock qui sont renouvelé tout les deux mois...

Arboryx commençait lui aussi à perdre patience

Alors ou est le problème?

Le problème mon cher c'est qu'avec les batailles récente, les hôpitaux grouillent de blessé, j’aimerai que ces foutus militaires exagèrent sur les proportions mais pour une fois nous manquons tellement de cette herbe que nous ne pouvons même pas en donner au mourant pour rendre leurs départs plus doux et avant que vous y pensiez, n’essayer pas de vous introduire pour en dérober, vous vous feriez tailler en pièces.

Mais.. mais je peux pas crever comme ça! J'ai que 16 ans! 16 putain d'années bordel! Je peux pas crever comme ça!

Je sais, malheureusement...

Il prit son matériel et passas par la porte réservé au être de petite taille

Et on ne vous doit rien?

Je n'aime pas faire payer les condamner...

Dans ce cas ne faites payer personne!

Il nous regardas avec un sourire triste et sortit. Tout le monde était secoué par ces révélation mais Tintaglia était dévasté

C'est... c'est de ma faute...

Oui

Reynard c'est pas le moment!

Les deux dragons étaient une fois de plus à couteau tirer et Tintaglia qui avait sombrer dans le mutisme se retiras dans sa chambre, seule. Paradoxalement, j'étais le plus concerné mais le moins tendus de tous je n'arrivait pas à me figurer que je pouvait mourir juste comme ça, m'écrouler un jour et ne plus me relever en désespoir de cause je demandais

Et maintenant qu'est ce qu'on fait?


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MessageSujet: Re: Le forgeron et le mercenaire (privé: Saared-Arboryx)

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