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Le forgeron et le mercenaire (privé: Saared-Arboryx)

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MessageSujet: Re: Le forgeron et le mercenaire (privé: Saared-Arboryx) Mar 17 Fév 2015 - 4:29

Je me détournai de Reynard lorsque j’entendis la question du jeune dragon. Je ne répondis rien sur le moment. Honteux de ne pas savoir quoi dire, j’évitai son regard. Saared n’avait que seize ans, il y avait de forte de chance de mourir dans très peu de temps si nous ne faisions rien, mais qu’y avait-il à faire? Le doc l’avait dit, sans ces anesthésiants, tout était foutu pour mon patron. La fin de l’aventure approchait.

-Ah moins que…

Une idée me traversa l’esprit. Je savais qui pouvait nous aider. Il fallait toutefois que je fasse jouer mes relations.

-Je crois que j’ai une idée. Saared, Reynard, suivez-moi. On part en balade. Répondis-je enfin.

Sur ce, je sorti dans la rue animée et, n’attendant pas mes compagnons, partis d’un pas décidé vers mon but. Ceux-ci me rattrapèrent sans perdre de temps.

-À quoi tu joues? Me dit Reynard en arrivant à ma hauteur.

-Reyn. Répondis-je en utilisant le sobriquet de mon frère d’arme. Je crois savoir qui peut nous aider.

-Qui? Demanda immédiatement Saared, visiblement emballé par la nouvelle.

-Tu le connais déjà, à peine, mais quand-même. Lui répondis-je. Ton père par contre, sait très bien de qui je parle, il pourra nous mener à quelqu'un à qui il doit toujours quelques pièces perdues aux paris.

Reynard compris rapidement à ce que je pensais.

-Non…je sais exactement vers où tu vas avec ça et ça ne me plaît pas du tout. Répondit le colosse, semblant perdre un peu d’assurance. Arboryx, on devrait se tenir loin de ça…

-Je sais vieux frère, mais on a plus le choix maintenant. Répondis-je.
Saared, se questionnant sur nos manigances, ne se fit pas prier pour intervenir.

-À quoi rime tout ce baratin! S’impatienta-t-il.

-Tu te rappelle bien sûr de Vlad Saared?

-Oui. Répondit-il. Mais qu’est qu'il a à faire dans cette histoire?

Je détournai mon regard et le fixai vers l’avant.

-Tu comprendras bien assez tôt.

Nous naviguâmes au travers des rues grouillantes de Warfang. L’avancée des Skabb avait été stoppée nette par des renforts venue de la cité et avait rapidement mis en déroute les pillards, désorganisés à la suite de la bataille. Pas étonnant que les gens avaient le cœur à la fête, ils avaient passés à deux doigts de la catastrophe. Nous croisâmes de nombreux soldats et mercenaires déambulant hors des tavernes d’un pas incertain, signe qu’ils faisaient la fête. C’est dans une de ces tavernes que nous nous arrêtâmes. Celle où nous avions rencontré Vlad pour la dernière fois. L’ambiance à l’intérieure était animée, presque une cohue. Nous avions vu juste. Vlad était là, au fond de la pièce. Le dragon borgne était accompagné de deux autres types à l’allure peu avenante. Probablement des soldats de son unité. Il ne prit pas trop de temps à nous repérer quand nous nous rapprochâmes, étant dos au mur, Vlad avait champ d’observation parfait de l’endroit.

-Eh bien, on dirait bien que ces salopards ne vous ont pas eu. Dit-il. Reynard, comment tu vas? Le capitaine ne t’as pas encore fait exécuter pour désertion? Ajouta-t-il sarcastiquement.

-Et toi Vlad? Les Skabb n’ont pas non plus raté ton joli minois. Répondit le colosse en désignant une balafre à la figure du reptile élancé.

-Ouais, une de plus à ma collection. Répondit l'intéressé en passant une griffe sur la marque.

L’ambiance était joviale pour le standard de mercenaires, mais je voulais rapidement en venir au point.

-Vlad, tu m’as dit il y a quelques jours que toi et tes gars aviez quelque chose de prévu pour moi. Je te demande cette faveur, je veux voir Gryff.

Les deux types aux côtés de Vlad se raidir presque aussitôt et Reynard serra les dents, se préparant au pire. Saared sentit la tension monter d’un cran et je retins mon souffle. Seul Vlad demeura imperturbable. Son visage perdit toute trace d’humour et il braqua sur moi des yeux comme dur comme l’acier. Il fit signe aux types de se calmer, diminuant le stress qui nous était imposé.

-Tu devrais tenir ta langue Arboryx. Il n’aime pas que l’on parle de lui à la légère.

-Vlad, c’est important. Dis-je en lui rendant son regard.

Le temps sembla ralentir pour un moment jusqu’à ce le borgne ne pousse un long soupir et ne se détache du mur.

-J’espères pour vous que ça en vaut le coup. Suivez- moi.

Nous allâmes jusqu’à une porte au fin fond de la taverne donnant sur une ruelle adjacente.

-Vérifiez que personne ne nous file. Dit Vlad aux deux autres gars qui opinèrent silencieusement.

Le borgne nous mena dans la ruelle jusqu’au bout, dans un cul de sac. Il appuya sur un mur en plaçant ses griffes d’une manière qui m’échappa sur le moment. Le pan de mur se détacha faisant office de porte sur un tunnel peu éclairé.

-Si vous voulez bien entrer. Dit Vlad, à la façon d’un serviteur.
Nous entrâmes à sa suite, la porte se refermant derrière nous.

-Je vois qu’il a changé d’endroit. Dit Reynard.

-Les affaires l’obligent. Répondit Vlad.

Saared semblait contenir sa curiosité jusqu’à présent et j’espérai qu’il allait pouvoir en faire de même pour la suite.

Après quelques minutes de marches  dans le tunnel, nous finîmes par déboucher dans une salle circulaire, éclairée par des torches. Elle était remplie de guépards. Il y avait quelques dizaines de ces félins bipèdes formant ainsi une troupe conséquente, mais le plus impressionnant  restait leur chef. Debout au centre de la pièce, dominant presque d’une tête ses congénère, se tenait Gryff. Vêtu à la façon traditionnelle de son peuple, il aurait pu paraître fragile et petit comparé au plus chétif des dragons. Il aurait été trompeur de penser ainsi. Gryff était un tueur qui ne fallait surtout pas prendre à la légère.

-Qu’est que tu nous amène Vlad? Dit Gryff d’une voix doucereuse. Oh, Reynard? Arboryx? Et qui est ce jeune dragon que voilà?

Son attitude ne laissait rien présager de bon, Gryff pouvait être
imprévisible. La façon dont les autres félins agissaient n’était pas rassurante non plus à voir comment ils mettaient la patte à leurs lames dissimulées. Nous étions au beau milieu du repaire des Flambeurs, la pire bande de criminels endurcis à Warfang. Si nous voulions avoir accès aux herbes dont Saared avait besoin, c’était ces types qu’il fallait aller voir.

Sans crier gare, Gryff sortit sa la lame et parcourue à une vitesse hallucinante la courte distance qui nous séparait. Ayant dû me pencher pour pouvoir passer l’ouverture, je me retrouvai la pointe effilée de l’arme braquée à un centimètre de crever mon œil.

-Donne- moi une bonne raison de ne pas t’éviscérer là où tu te tiens espèce de salopard. Dit Gryff, la colère évidente dans ses yeux.

Le seul hic était que Reynard, Vlad et moi avions déjà fait affaire par le passé avec ce charmant personnage et sa bande. Notre dernier «échange de service» s’était terminé dans un malentendu monétaire causé par un certain colosse bleu se tenant à ma droite. Il nous fallait faire preuve de diplomatie sur ce coup. Les Flambeurs étaient notre meilleure chance de sauver la peau à Saared. Peut-être qu’un marché était toujours possible…

-Salut Gryff…tout beigne?
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MessageSujet: Re: Le forgeron et le mercenaire (privé: Saared-Arboryx) Mar 17 Fév 2015 - 15:01

Cette bande de criminel ne me disait rien qui vaille ne me semblait guère engageant au premier abord, mais si Arboryx pense qu'ils peuvent nous aider autant lui faire confiance. Néanmoins la situation me semblait un peu tendus, essayer de calmer le jeux tout de suite, je raclait ma gorge pour attirer l'attention

Heum heum, nous ne sommes pas vraiment venus pour nous battre, en fait nous aurions...

Le guépard ne tournas même pas les yeux vers moi quand il m'interrompit

La ferme microbe! laisse les adultes régler tout cela entre eux.

Ok... reste calme et maitrise la tonalité de ta voix

Certes je comprend que vous soyez un peu tendus mais...

Cette fois ci il tournas les yeux vers moi sans cesser de surveiller le mercenaire du coin de l’œil

Écoute morveux, je sais pas qui t'es mais t'as pas l'air au courant qu'ici c'est moi qui fait la loi, c'est une garderie pour gens tellement flippantes que tu te pisserait dessus rien qu'en les apercevant alors tu vas bien gentiment laisser les grande personnes discuter entre elles et fermer ta grande gueule!

La frustration prit le dessus et avant qu'il n'ai le temps de bouger je l'avait saisis entre deux griffes tandis qu'il se débattait inutilement, toute sa bande avait dégainé mais n'osait pas s'avancer par crainte de décès prématuré et violent de leur chef

Il avait crus pouvoir m’impressionner, à mon tour d'essayer

Ton petit numéro du criminel endurcis tu le fais à un autre mais pas à moi compris! A ton tour de m'écouter, j'ai passer dix ans dans l'un des endroit les plus dangereux du monde, remplis de personne pour qui torturer, violer, assassiner, massacrer, mutiler et faire souffrir ne sont que des passes-temps. Tu joue au dur parce que t'es probablement un magouilleur ainsi qu'un chef de bande et que tu pense avoir commis tant d'exaction que plus rien ne peut t'effrayer? Voyons si tu passait une semaine la bas que t'arriverait il? Oh je sait! D’abord il te passerait un jolis anneau en fer autour du cou puis on t’attèlerais tâches ingrate horriblement difficile et épuisante, tu te feras rabrouer par tout les dragon que tu croiseras, on te voleras ta ration et ont te racketerras toute tes maigres possession restante, te connaissant tu feras le récalcitrant le lendemain, on te passeras à tabac ou si tu à de la chance tu te feras dévoré par un dragon qui auras un petit creux. dans le pire des cas, c'est à dire la plupart du temps, on te confieras au bourreau pour donner un exemple, il à l'esprit pratique et sait appliquer sa discipline sur toute les races pensante, il t'arracherait les poils d'une patte un par un  ensuite il écorcheras la peau nue et il balanceras dans un cachot, il te laisseras souffrir de tout ton soûl jusqu’à ce que tu tente de t'attacher la patte toi même, à ce moment on te sortiras du cachot et te couperas lui même le membre avec des mouvements bien imprécis et saccadé bien entendus, on te guérira la plaie puis il recommencera  le lendemain avec un autre membre. Tu finiras la semaine en carcasse gémissante qui imploreras qu'on l’achève, et mais évidemment on te laisseras mourir lentement de la gangrène qui se seras développer dans tes plaies non cautérisé.

D'une pichenette je l'envoyais bouler au sol vers sa troupe qui le remis debout, il restait juste à espérer qu'une simple descriptions ferait tomber son animosité, même si j'en doutait fort, je m'était plutôt bien maitrisé en me contentant de juste lui beugler dessus.


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MessageSujet: Re: Le forgeron et le mercenaire (privé: Saared-Arboryx) Mar 24 Fév 2015 - 2:30

-Oh non…il a osé.

Vlad, Reynard et moi regardions Saared d’un air horrifié. Le jeune dragon venait tout juste de flanquer une taloche au chef du pire syndicat du crime que Warfang ait pu voir durant son histoire. Gryff se releva en repoussant tout membre de son gang tentant de l’aider avec fureur. Après s’être remis debout, il fixa l’auteur de l’offense d’un air presque neutre. C’était en ce moment qu’il pouvait être le plus dangereux. Saared soutint le regard, sûrement fier de son coup, grosse erreur. Au fil du temps, je m’étais rendu compte que Gryff avait une personnalité et un esprit sociopathe tordu qui pouvait le pousser à commettre des choses inimaginables. Un silence très inconfortable s’installa. Il était rare que quelqu’un ait été aussi loin pour humilier Gryff. Ceux qui avaient été assez intrépides ou suicidaires avaient payé à prix fort leurs bravades.

-D’accord. Dit calmement Gryff. On veut jouer au dur n’est-ce pas? Petit, je n’en aie rien à foutre du temps que tu aurais passé chez Malfort. Petit, quand j’en aurai fini avec toi, tu me supplieras de t’y renvoyer. Ça c’est une promesse.

À ces mots, il détacha de son fourreau l’une des pires armes qu’y ait jamais existée.

-Un grappin à dragon!

Ce crochet fixé au bout d’une longue chaîne et doté de plusieurs pointes était spécialement conçu pour arracher nos écailles et mutiler. Entre les griffes de quelqu’un rapide comme l’était Gryff, ce truc pouvait causer  des dommages graves voir irréparables. La situation allait devenir laide rapidement pour nous, en plus de Gryff, sa bande se tenait juste derrière prête à foncer lorsque le signal serait donné. Rapidement, je m’interposai entre les belligérants avant que quelqu’un ne mette le feu aux poudres.

-Gryff! Du calme! M’écriais-je au félin qui balançait son arme telle une pendule meurtrière. Le petit ne sait pas ce qu’il fait.

Gryff se contenta de me regarder.

- Arboryx, pousses-toi ou je te tue pour de vrai cette fois. C’est mon dernier avertissement.

Je ne bougeai pas d’un poil et retint mon souffle, me préparant à un impact qui risquait de très bientôt venir. C’est alors que Reynard eu enfin l’idée qui allait me sauver la peau.

-Tient, tient, Gryff. Il me semble que ton gang ait perdu quelques membres
en chemin.
Dit-il en s’avançant à mes côtés, tout juste en face du guépard.

-Tu parles! Ces salopards m’en ont bien fait perdre quelques- uns. Répondit le félin en crachant par terre.

-Touché! Bon travail Reynard! Me dis-je.

-Alors, dis-moi Gryff. Serait-ce une bonne idée de trucider de vieux amis pour des pacotilles quand on pourrait tant s’entraider, huuum? Dit le colosse d’un air convainquant.

Gryff soupesa la question pendant quelques instants. Reynard avait vu juste. Le guépard rangea son arme et je pu me relaxer. Enfin ce damné félin redevenait vivable.

-D’accord Reynard. Tu gagnes cette fois, mais contrôle le jeune ou je lui fais la peau. Dit-il en échangeant des regards mauvais avec Saared. Bon, qu’est que ce bon vieux Gryff peut faire pour vous, amis.

J’expliquai notre situation. Les yeux de Gryff brillèrent.

-Bien, j’ai une idée pour vous dépannez, mais vous devrez faire quelque chose en retour. Pas vrai Reynard? Dit-il en fixant le colosse qui semblait vouloir se faire petit à ce moment. Je n’oublie jamais ce qu’on me doit.

-N’importe quoi Gryff. Dis-je.

Le félin pris un air carnassier.

-Une caravane  de taupes marchandes devrait arriver de l’ouest à Warfang dans deux jours. Elle transporte des marchandises que j’aimerais bien revendre aux receleurs du coin, mais je n’aie pas assez de gars pour faire le travail. Alors, vous en occuper pour moi. Je veux que vous la détourniez et que vous ameniez les chariots à l’endroit où je vous l’indiquerai. En échange, je vous fournirai l’herbe dont vous avez besoin de façon continuelle grâce à mes contacts au marché noir. D’ac?

Nous n’avions que trop peu d’options. Le choix fut facile à faire. Nous acceptâmes, même si nous devions retourner tremper dans le crime.

-Bien. Dit le guépard. Je sens que les affaires vont être bonnes.

Après avoir reçu l’heure et le lieu où nous amènerions, nous nous empressâmes de quitter le repaire du gang. Nous devions amener les marchandises dans un boisé à quelques kilomètres de Warfang lorsque le ciel sera noir et la lune haute.

Enfin, nous ressortîmes dans la ruelle à l’air libre. Vlad était vraisemblablement frustré. Il se planta droit en face de Saared et laissa cour à sa colère.

-Qu’est qui t’a pris? Gryff aurait très bien pu de tuer avant que tu n’aies pu faire le moindre mouvement! Putain…maintenant c’est moi qui vais tout se prendre de la part du patron. Ce guépard va m’en faire voir de toutes les couleurs. Merde petit! Nous l'avons déjà vu massacrer des dragons beaucoup plus fort et dangereux que toi! Un conseil, reste loin de lui ou tu va devoir rendre des comptes.

Le borgne était agité, mais nous n’avions pas le temps de nous faire un sang d’encre, nous avions un crime à planifier et il venait avec nous. Un mercenaire en plus pouvait toujours aider.
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MessageSujet: Re: Le forgeron et le mercenaire (privé: Saared-Arboryx) Mer 25 Fév 2015 - 12:52

Dès que le bandit avait sortit son étrange armes je me tenais prêt à tout, si combat il y avait, ce serait vite plié, un envol rapide pour me mettre hors de porté puis une vaporisation nette et propre de tout les félins de la zone. Mais si nous avions besoin de ce type pour trouver de quoi sauver mes écailles, autant éviter la confrontation.

Imbécile! Il aurait fallut y penser avant de la l’attraper et de le secouer comme un prunier...

Heureusement que Reynard savait appuyer la ou il fallait et la tension descendit d'un cran, le guépard nous demandais un service en échanges des anesthésiants nécessaire, non que pratiquer le banditisme me dérangeais mais tout cela me semblait un peu facile, il y avait surement un coup fourré, si cette commission était si simple il aurait envoyé des types de sa bande et pas 3 dragons dont deux mercenaires expérimenté

Je demandait donc une fois que le trajet fûmes arrivé devant notre demeure

Hum, je voudrais paraitre pessimiste mais...

Un bout d'appendice caudal bleu me frappas violemment le museau, suivis d'une voix grondante visiblement énervé

Non mais qu'est ce qui t'as pris de molester le chef du gang le plus dangereux de la ville Saared! Tu est si pressé de mourir que ça? Je ne me souviens pas t'avoir éduquer à réagir en si parfait crétin!

On m'as appris pendant à n'avoir peur de rien...

Mon père prit vraiment mal que je lui réponde

Tais-toi! On t'as peut être appris à jouer les kamikazes mais t'auras pas toujours quelqu'un derrière toi pour te sauver les miches! Alors sans vouloir te commander mon fils j’aimerai que tu ne te jettes pas sur toute les personnes qui te parle un peu mal!

c'était plus fort que moi, la réplique fusas par ma gueule sans passer par mon cerveau

Comme toi?

Reynard vit rouge et de la fumée commençait à s'échapper de ses naseaux

LA FERME! A PARTIR DE MAINTENANT TU NE L'OUVRIRAS QUE POUR SORTIR QUELQUE CHOSE DE CONSTRUCTIF OU JE T'EN RETOURNE UNE! EST CE QUE C'EST CLAIR?

Instinctivement je me reculait légèrement face à cette montagne de muscles en fusion, je hochait la tête rapidement pour éviter de le mettre encore plus en rogne, il me regardas encore un moment d'un air furibond et poussas la porte

Eh bah, il doit vraiment tenir à toi pour juste de beugler dessus. La dernière fois qu'il à rugis comme ça il à enfoncer sa hache dans la tête du type en face de lui

Que veux tu il y a des avantages à être son fils, d'ailleurs tu savait que Reynard l'as élever en cachette pendant 5 ans sans qu'on s'aperçoivent de rien?

Le balafré lui répondit

Sérieux? Comment a-t-il fait pour s'occuper d'un gosse et de son taff à l'époque?

une voix nous parvint de l'intérieur de la maison

Bon les filles je sais pas ce que fous foutez mais le plan d'assaut ne vas se faire tout seul!

Je profitais de mon dernier instant de liberté de parole pour leurs déclarer

Dites, ça vous parait pas un peu louche de confier un boulot aussi simple confié à 4 dragons dont 3 mercenaire expérimenté?


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MessageSujet: Re: Le forgeron et le mercenaire (privé: Saared-Arboryx) Mar 3 Mar 2015 - 22:40

-Bof, dit Vlad. C’est normal avec Gryff, tous ce à quoi il touche est crapuleux alors…

Je l’interrompis.

-Honnête ou non on s’en tape. C’est la seule option qu’il nous reste.

Saared semblait toujours se douter que quelque chose ne tournait pas rond, mais nous en restâmes là pour le moment. Nous entrâmes dans la maison. Reynard était à la table, une carte des environs étalée devant lui. Tintaglia était venue le rejoindre lui posant de nombreuses questions auxquelles le dragon bleu répondait en grommelant.

-Reynard, mais réponds! Qu’est que vous avez fait? Elle se retourna et fixa Vlad d’un regard inquisiteur alors qui entrait. Qui est ce type?

Vlad, complètement détaché, ne pris pas la peine de lui répondre.

-Chouette piole les gars, je risque de passer souvent. Dit-il en reniflant les recoins.

La dragonne fut choquée par tant de flegme venant du balafré. Elle semblait prête à lui foncer dessus, mais Saared reconnaissant le tempérament  de Tintaglia, sut rapidement réagir.

-Maman, je te présente Vlad, un ancien camarade de papa et d’Arboryx.

Vlad salua brièvement la dragonne.

-M’dame. Dit-il en hochant la tête.

-Maintenant que les présentations sont faîtes, on se met au travail ou vous allez rester plantés là? Gronda le colosse. Bon, les chariots devront passer par là et…

Tintaglia repris de plus belle.

-Des chariots, mais qu’est que vous fabriquez? Vous me cachez quelque chose hein? Dit-elle aux quatre leurrons autour de la carte.

Voyant qu’il était inutile de mentir, Reynard n’y alla pas par quatre chemins.

-On doit faire un boulot pour Gryff et il nous donnera ce qu’on a besoin en échange.

Pendant un moment, la dragonne écarquilla les yeux de surprise, mais son expression se durcie presque aussitôt.

-Reynard, suis-moi. Tout de suite! Dit Tintaglia en quittant la pièce d’un pas raide comme l’acier.

-Merde, ça recommence… Dit Reynard en partant à sa suite.

Ce qui s’ensuivit fut véritablement une belle bagarre. Tintaglia connaissait la réputation de Gryff et refusait à ce que nous nous mêlions à ses manigances. J’en passe les détails, mais je dois dire qu’ils avaient bousillé ma choppe préférée en voulant l’utiliser comme arme.  Pendant ce temps, Saared, Vlad et moi attendions et écoutions la baston d’un air très inconfortable. Je croyais que les relations entre Tintaglia et Reynard étaient devenues un peu plus cordiales qu’aux paravents, mais j’avais dû me tromper. Reynard revint enfin s’attabler avec nous, un œil tuméfié, mais rien de trop grave. Tintaglia avait préféré rester dans l’entrée de la pièce, trop fâchée et aussi pour éviter d’autres accrochages.

-J’observe et je mets fin à tout ça si ça ne me plait pas. Dit-elle.

Vlad ricana.

-Elle t’en a collée tout une, hein mon gros?

Reynard ne pris même pas la peine de répondre. Nous commençâmes à organiser notre plan. Il consistait en une simple embuscade. Je m’occupais de l’avant avec Saared, tandis que Vlad et Reynard bloqueraient l’arrière. Le convoi ne devait que contenir que trois chariots, le tout gardé par des taupes qui ne consistaient pas une opposition dangereuse. L’attaque se déroulerait durant le jour et nous amènerions les chariots à Gryff à la nuit tombée.

-Et pas de mort. Ajouta Reynard. Ces taupes sont des marchands, pas des guerriers. Compris? Je ne veux pas attirer trop l'attention de Warfang sur cette affaire.

Pas de morts. Le plan me plaisait, mais pas à Vlad.

-Qu’est qu’on fait s’ils résistent? Je ne vois pas de problème à faire tomber quelques têtes pour l’exemple.

Reynard ne fut pas long à répondre.

-Pas de morts, mais si tu insistes à  faire sûr qu’ils n’aillent pas alerter la garde dès qu’on partira avec les chariots, tu t’occuperas de les mener loin de Warfang. Pas touche aux têtes Vlad.

-Je suis soldat, pas nourrisse. Grommela le borgne.

L'opération fut vite montée. Tintaglia tint le silence, néanmoins, elle vint me glisser un mot après la séance.

-Tu surveille Saared. S'il lui arrive quelque chose, c'est sur toi que ça retombera. Dit-elle.

-Pourquoi est-ce que tu le laisse venir si tu est si inquiète? Répondis-je un peu confus.

-Son idiot de père tient à ce qu'il y aille et au départ, c'était ton idée d'aller voir Gryff. Alors, il est dans ton intérêt qu'il ne lui arrive rien. Sinon...

Disons qu'il y avait un peu de pression sur moi, mais n'avais-je pas assuré depuis le début de mon engagement auprès de mon patron?

Nous finîmes à nous préparer et deux jours plus tard, étions en place pour prendre la caravane d’assaut. J’étais tapi dans les sous-bois bordant la route, à une dizaine de miles de Warfang. Saared à quelques mètres de moi, observait la route. Cela faisait une heure que nous nous étions séparés des deux autres dragons et que nous attendions que la caravane passe.

J’étais prêt à m’endormir jusqu’à ce que Saared me donne un coup d’épaule.

-Ils arrivent. Chuchota-il.  

Je me redressai quelques peu en grognant.

La caravane avançait lentement. Elle était gardée par quelques gardes taupes en armures lourdes et équipés de longues piques ce à quoi je ne m’attendais pas. Ils semblaient fatigués, leur équipement commençait à les peser et le soleil qui cognait dur n’aidait en rien à la situation. Ça allait être facile. Soudain, des cris se firent entendre à l’arrière, Reynard et Vlad avaient commencé leur travail.

-On y va. Dis-je en sortant des sous-bois tout en gardant un œil sur le jeune dragon.
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MessageSujet: Re: Le forgeron et le mercenaire (privé: Saared-Arboryx) Jeu 5 Mar 2015 - 8:27

Les taupes était si fatigué et si concentré vers échauffourée qu'elles ne nous sentirent même pas arriver et qu'elles furent bien surprise quand Arboryx se raclas la gorge, les faisant sursauter

Si vous pouviez vous rendre sans histoire et sans héroïsme mal placé, vous nous feriez tous gagner du temps...

Les talpidés hésitèrent un instant puis voyant qu'elles ne pouvaient se mettre en position pour nous repousser efficacement jetèrent leurs armes à terres

Hey derrière! cessez le combat, on tient vos camarades et la marchandise!

Les bruits de combats s’estompèrent et les deux dragons ainsi que les vaincus nous rejoignirent

Bon, pour une fois tout c'est bien passer...

Reynard s’approcha du convoi et entreprit de le soulever, mais malgré sa masse musculaire impressionnante ne réussit pas à le décoller très haut au dessus du sol, il nous admonestât en grognant

Mais ne rester pas planter la, vous voyez bien qu'il faut s'y mettre à plusieurs!

Nous prîmes chacun une extrémité du convois et après les avoir juchée nos épaules nous réussîmes  nous envoler de concert

Vlad arrête de soulever la caravane ou elle vas me glisser entre les ailes!

Qu'est ce que j'y peut si ton fils ne porte pas assez!

Excuse moi de ne pas être un mercenaire vétérans depuis plus de 50 ans!

C'est sur ce ton que le vol se poursuivit tant bien que mal jusqu'à notre arrivé au point convenu, au centre d'une vaste clairière ou nous attendais Gryff et une partie de sa bande, nous atterrissons plus ou moins confusément en soulevant d'innombrable rafale de vent qui laisse le criminel imperturbable

Je ne pensais pas que tu viendrais en personne Gryff

Le félin restât imperturbable et fit signe à ses sous-fifres d'examiner la marchandise, une fois qu'il fût assurer de sa provenance il déclaras d'un ton neutre

Eh bien Il ne seras pas dit que je ne tient pas mes marché...

Un des guépard lui tendit un paquet soigneusement ficelé qu'il lanças à nos pieds, Reyanrd vérifia son contenus puis le passas à Vlad pour qu'il le range dans sa sacoche

Si tout est entendus alors nous allons te laisser à tes occupations diverse et varié...

Il répondit sur le même ton neutre

Malheureusement je craint que cela soit impossible...

La tension montas d'un cran, les criminels n'avait pourtant pas touché à leurs armes et Gryff n'avait pas bougé

Et peut on en savoir la raison?

Je me suis un peu renseigné sur le petit bleu après ses... Déclaration, la dernière fois, et il s’avère que sa tête ainsi que celle du noir sont mise à prix pour une coquette somme par un dragon violet trop connus.

A vrai dire j'ignorais que Malefor pouvait faire passer des avis de recherche, surtout à Warfang

Et qu'est ce qui nous empêchent de nous envolé maintenant, de carboniser toi et ta bande et de rentrer bien tranquillement à Warfang?

Ça.

Ses sbires restant émergèrent de la forêt alentour en poussant avec eux Tintaglia, pattes et ailes liés et mâchoire muselé Reynard et Vlad n'en avait évidemment pas grand chose à faire

Bof, comme moyen de pression tu aurait pus trouver mieux, je pense qu'on ne vas pas s'éterniser ici les gars, qu'en penser vous?

J'étaie plus que sidéré par sa déclaration

Bordel Reynard on vas pas la laisser pourrir la, c'est ma mère bordel! J’espère que tu te rend bien compte que je ne peut pas l'abandonner!

Exactement, et moi non plus d'ailleurs! Je ne me suis pas casser le dos à la ramener de l'enfer pour la laisser pourrir ici

Nous étions tous un peu surpris par le soutien inattendu d'Arboryx, Reyanrd regardas successivement le mercenaire et Tintaglia avant de comprendre

Oh non, ne me dit pas que la dernières fois quand tu parlais d'avoir rencontré quelqu'un tu parlais de...

Mais le mercenaire ne le laissas pas finir

Oui on s'aime, oui on a coucher ensemble et oui je ne te laisserait pas la planter ici!

C'est alors qu'un bruit inattendus nous fit lever les yeux, 3 silhouette dont une grise bien trop connus se découpait dans le ciel et descendait à notre rencontre

maintenant si vous aviez l'obligeance de vous laissez faire, vous serez bientôt en route vers notre dernière demeure.

Pendant que l'ensemble des personnes présente avaient la tête tourné vers les cieux, un bruit de métal qui se brise se fit entendre, Tintaglia venait de se libérer de ses entraves et sautas à notre rencontre

Mais comment...?

Elle lui fit un clin d’œil

Choc thermique, mon chéri.

En chauffant puis en refroidissant le métal, sans doute des plus banal, rapidement elle avait rendus celui ci très fragile et facile à briser


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MessageSujet: Re: Le forgeron et le mercenaire (privé: Saared-Arboryx) Jeu 12 Mar 2015 - 18:48

Deux des silhouettes atterrirent entre la bande de Gryff et la troisième derrière notre groupe. Sûrement pour couvrir un point de fuite évident.

-J’y crois pas…

Je ne connaissais pas les deux premiers dragons, mais j’avais eu ces derniers temps un certain historique avec le troisième.

-Et bien, si ce ne serait pas nos deux oiseaux pas hasard? Dit le gris en passant une griffe sur le fil de sa hache de guerre tout en regardant Saared et moi.

Personne ne bougea, mais les guépards avaient dégainé leurs armes, tenant toujours leurs positions et prêts à foncer lorsque Gryff en donnerait l’ordre. Celui-ci s’avança vers les l’ancien garde du corps de Tintaglia. Nous aurions toujours pu prendre la fuite à ce moment précis, mais je crois que Saared, Reynard, Tintaglia et moi étions prêt à en finir avec Gryff et nos poursuivants.

-J’ai tenu ma part du marché, même avec le léger problème des chaînes.
Dit-il. Où est la prime?

Le gris regarda le félin avec dédain en le toisant de toute sa hauteur.

-Une prime dis-tu? Ricana-t-il. Soit heureux que l'on n’ait pas ordonné l’exécution de toi et ta bande d’êtres inférieurs.

Pour la première fois, je vis Gryff littéralement bouillir de rage.

-Et notre accord? Vous les avez vos trois fugitifs! C’était ça le march… Rugit-il en nous pointant.

Le gris et son compagnon se détournèrent de lui.

-Hors de ma vue! Le coupa-t-il. Maintenant, passons aux choses sérieuses.

Il se rapprocha de nous et s’arrêta à la distance qu’il jugea sécuritaire. Je me raidis et serra la poignée de ma lame entre mes griffes. Le gris ricana une fois de plus en remarquant mon geste. Il nous fixa pendant un moment.

-Vous savez, je devrais vous remercier de nous avoir causé tant de problèmes. Après votre petite incursion à la citadelle, les capitaines ont promis de l’avancement pour ceux qui réussiraient à vous ramener et nous voilà...

-Je vois que tu aimes toujours parler. Grogna Tintaglia.

-Ho, encore en forme Tintaglia à ce que je vois. Ne t’en fait pas, on réserve un traitement spécial pour les traîtres dans ton genre. Vous deux, ordonna-t-il aux autres guerriers qui l’accompagnaient, occupez-vous du borgne et du gros, je prends les autres.

Après la dernière réplique du gris, je ne pus contenir ma colère qui finit enfin à briser mon sceau professionnel. Je bondis en avant et fini tout juste nez à nez avec le gris. Tout juste à l’arrière, Saared et Tintaglia griffes et crocs prêts à servir.

-Tu reste où tu es, grondais-je, ou tu aura à faire à moi.

Je ne faisais pas fière allure à côté du gris. Il était déjà plus imposant que moi les dernière fois que nous avions fait face et il avait encore grossit. Toutefois, j’étais prêt à vendre chèrement ma peau.

-C’est exactement ce à quoi je pensais. Dit le gris en se préparant à frapper.

Le coup ne vint pas tout de suite et les choses prirent une tournure que nous n’attendions pas le moins du monde.

-Tu devrais écouter la dame et commencer à la fermer un peu.

-Que…

Les méchants parlent toujours trop et Gryff savait profiter des faiblesses de ses adversaires. Le gris et moi nous baissâmes juste à temps pour éviter son grappin qui alla se coincer dans les écailles du soldat à côté. Une fraction de seconde après, le  s’était agrippé à son corps massif et s’était mis en quête de trouver un point faible dans l’armure du dragon en arrachant ses écailles pendant que ce dernier se débattait en vain.

-Allez les gars! Faîtes leur la peau! Cria-t-il à son gang.

Les guépards foncèrent, lames à découverts. Tout se passa si vite. Une mêlée générale s’était déclarée. Mes compagnons se lancèrent tous dans la bataille et semaient le carnage. Pour ma part, j’avais un compte à régler avec un certain reptile. Nous allions tous avoir une sacrée bagarre sur les bras.
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MessageSujet: Re: Le forgeron et le mercenaire (privé: Saared-Arboryx) Dim 15 Mar 2015 - 23:11

Pas le temps de réfléchir, place à l'action, l'un des suivant du gris se jettent dans ma direction, je l'esquive en me soulevant dans les airs, il à de bon réflexe car il s'envole presque aussitôt. Alors qu'il e dirige vers moi je prend le temps de le détailler, un jaune rayé d'orange, quelque peu plus massif que moi et vétérans de nombreux combat (ou torture c'est vous qui voyez) au vus des nombreuses écailles plus ou moins décoloré qu'il arborait

Écailles jaune? La logique voudrait donc qu'il utilise l'électricité...

Mais la logique était surement occupé ailleurs car il me crachas un nuage de gaz verdâtre en s'approchant.

Du poison, super...

Je n'eut pas le temps de me retenir en en inhalait un peu avant de ressortir de la brume mortel, mes poumons commençait à me bruler et ça n’allait pas s'arranger. Mon inexpérience des vrai combats aérien me coutât cher car il me surprit à la sortie du nuage en me tombant littéralement dessus, je me retournait aussitôt pour me débarrasser de lui mais le bougre était tenace et m'avait déjà solidement agrippé, mes ailes ne pouvaient supporté notre poids combiné

Ce furent alors la plus longue minute de ma vie, se fichant apparemment éperdument de notre chute libre, de sa gorge montât un grondement sourd qui ne présageait rien de bon, une goutte de venin s’échappât de sa gueule, ratas un de mes yeux de peut et poursuivit sa chute à travers l'air ambianten crépitant joyeusement

Ah ouais, il ne rigole pas...

Pas question de me faire asperger de ce venin corrosif, je tournais le cou vers lui et découvrit son museau grand ouvert prêt à cracher tout le contenant de son gosier, sans perdre de temps et en croisant les griffes j’exultai un minuscule trait de feu dans sa gorge, il refermas les mâchoires aussitôt mais le mal était fait, l'acide brutalement chauffé s’enflamma violemment durant un bref instant, lui faisant sortir de la fumée par tout les orifices et le sonnant temporairement (ça à pas l'air mais les trachée de dragon sont ultra résistante, sinon comment voulez vous y faire passez toute les saleté qu'on crache à tout bout de champs?)

Voyant le sol s'approcher dangereusement et profitant de la faiblesse de mon adversaire,je le fit basculer en première  position pour qu’il amortisse le choc avant moi. Si l'impact fut rude pour moi je n'ose imaginer ce qu'as subit mon adversaire, qui gigote encore d’ailleurs, Malefor embauche des dragons sacrément solide, tellement solide qu'il trouve la force de m'envoyer valser de ma position dominante sur plusieurs mètres plus loin d'une poussé des pattes arrière et de me plaquer sur le plancher des vaches.

Normalement comme tout bon adversaire maléfique qui tient son ennemis à sa merci il devrait sortir une petite phrase me donnerait le temps de l'achever mais non, sans prévenir il ouvre sa double rangé de croc et vise ma nuque, j'agrippe sa mâchoire supérieur avec un pattes avant pour l’empêcher de faire une bouillis sanglante de mon cou mais la pression le fait avancer un peu trop rapidement à mon goût.

Mais heureusement les vieux réflexes de mon bref service militaire me revint

Quand on essaye de vous broyer le cou, broyer le leurs avant!

Je prit le dicton au pied de la lettre et de mon autre pattes avant j’empoignai fermement le cou du jaune pour l’empêcher de se tordre et effectuas une brusque torsion de l'autre, toujours accroché au dent de l'affreux, ses vertèbres émirent un petit bruit satisfaisant et tout son corps se relâchât.

Ecartant son cadavre je me redressais et observait le champs de bataille.


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MessageSujet: Re: Le forgeron et le mercenaire (privé: Saared-Arboryx) Mer 25 Mar 2015 - 1:26

Le gris ne fut pas lent à débuter les hostilités. Il s’avança sans crier gare sur moi en décrivant un large moulinet de sa hache. Ne m’attendant pas ce qu’il avance si rapidement, croyant que sa lourde armure le ralentirait, je dû éviter l’attaque en reculant maladroitement. Cela lui laissa l’occasion de me donner un brutal coup d’épaule. Déséquilibré, je butai et roula pour éviter un deuxième coup, bousculant du même coup plusieurs combattants occupés par la mêlée générale.  Rapidement, je dégainai ma lame. Le gris se rapprocha en faisant tournoyer sa hache.

-Enfin, je me demandais quand-est que tu allais te décider. Dit-il.

Sans crier gare, j’attaquai vicieusement en tentant de taillader son épaule qui semblait moins protégée, mais il para habilement. Il répliqua et je parai à mon tour. Le choc fit vibrer mon épaule lorsque son acier cogna contre le mien. Nous continuâmes à défendre et attaquer sans que l’un ou l’autre ne prenne le dessus. Mon adversaire s’était amélioré depuis notre dernier duel. Ses coups étaient plus rapides, plus précis et plus puissants. Il avait pris de l’expérience et sa nouvelle armure le protégeait plus efficacement. Lors d’un échange, le gris parvint à coincer ma lame entre les deux têtes de sa hache. Nos armes prises une dans l’autre, nous commençâmes à pousser pour faire basculer l’autre. Comme à son habitude, mon adversaire en profita pour tenter de me provoquer.

-Tu ralentis on dirait…ça doit venir de là je crois.

Je sentais du sang couler de mon abdomen. Je devais m’être pris un coup de griffe ou de lame sans m’en rendre compte de la part d’un des nombreux guépards qui se battaient autour. Même mon armure n’avait pu me protéger efficacement.

-Merde, celle-là fait mal…

Le gris, étant plus lourd et fort, prenait lentement mais sûrement l’avantage au corps à corps. Je ne pouvais pas dégager mon arme et il était hors de question que je la laisse entre les mains de ce salopard. Je pouvais voir le pressentiment de victoire dans les yeux du gris. Il pensait déjà avoir gagné. Dans un élan d’assurance, il approcha sa tête de la mienne et plongea son regard carnassier dans le mien.

-Quand je t’aurai ouvert la gorge, fais le message de l’autre côté que c’est Slaggard qui t’envoies. Souffla-t-il.

C’était une erreur dans le genre que j’attendais. Avant qu’il ne puisse se rendre compte de sa bourde et réagir, je lui crachai un jet de flamme léger, mais rapide au visage. Il hurla de douleur lorsque le feu vint lécher son visage. Toutefois, Slaggard maintint sa prise sur son arme et la délogea. Immédiatement, j’attaquai. Ma lame trouva son chemin entre les plaques de son armure et lui entailla profondément l’épaule. Je tentai un autre coup de taille, mais il le bloqua.

-J’avais oublié que les mercenaires dans ton genre n’avaient pas d’honneur.

Dit-il, les écailles de sa tête roussies par la chaleur.

-Ton honneur ne fera rien pour toi lorsque tu seras mort. Répondis-je en frappant à nouveau.

Le feu avait semblé l’affaiblir physiquement et mentalement. Sa conscience était amoindrie et ses coups perdaient de plus en plus en assurance. J’avais dû blesser un de ses yeux car il avait de la difficulté à voir d’où ma lame venait. Je continuai donc à l’escrimer et à l’épuiser en évitant ses furieuses attaques qui passaient dans le vide. Alors que je me baissai sous un coup de hache qui aurait pu fendre un arbre en deux, je lui entaillai l’avant-bras. Il lâcha son arme que je ramassai rapidement pour la balancer hors de portée. J’avançai et lui mis la pointe de mon épée juste sous la gorge. Slaggard grimaçait de douleur en tenant son bras meurtrit. Je ne faisais pas meilleure figure. Ma blessure à l’abdomen s’était aggravée et avait élargie. Le combat ne nous avait pas épargnés.

Nous nous fixâmes pendant un moment, enfin jusqu’à ce que Slaggard ne prenne la parole.

-Allez. Fais-le. Dit-il. Qu'est que tu attends salopard? Fait le!

Sans crier gare, je l’assommai d’un coup de pommeau sur la tempe. Il s’effondra par terre. D’un pas lourd et avec la respiration sifflante, je me plaçai juste par-dessus lui et leva mon épée, me préparant à donner le coup de grâce. Je sais très bien ce que j’aurais dû faire ce jour-là, mais quelque chose m’empêchait d’abattre le tranchant de mon arme sur sa nuque sans protection. Je pris le temps de regarder le champ de bataille duquel le gris et moi nous étions éloignés. Le combat faisait toujours rage et la scène chaotique était jonchée de cadavre de guépards et un des guerriers de Slaggard s’était fait décapité par Gryff, qui criait furieusement des ordres alors qu’il était perché sur le corps du dragon. Mes compagnons combattaient chacun de leur côté, s’abattant sans pitié sur leurs adversaires. Je me détournai et lança un coup d’œil à Slaggard, toujours inerte, en abaissant mon arme.

-Tu devrais le tuer et en finir une bonne fois pour toutes avec ce type. Me dis-je. Mais je crois qu’il  y a déjà eu assez de morts aujourd’hui.

Je grimaçais. Ma blessure était plus grave que je ne l’avais cru. J’avais dû perdre trop de sang et ma vision commençait à se brouiller.

-Merde, je crois qu'il va falloir me recoudre...

D’un pas chancelant, je laissai Slaggard derrière et me dirigeai avec peine vers les lieux du combat en me demandant si j’allais être capable de faire la totalité du chemin avant de tomber dans les vapes.
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MessageSujet: Re: Le forgeron et le mercenaire (privé: Saared-Arboryx) Lun 30 Mar 2015 - 20:00

Une fois relevé j’aperçus tout les combattants restant, Arboryx avait une méchante plaies sur le ventre, Reynard était encerclé par la bande de Gryff et Vlad éffondré sur le sol, salement amoché, de longue et profonde crevasse parsemaient son armure d'écaille, laissant s’échapper des flots de liquide vermeil. Qui avait bien pus le mettre dans ce état?

J'eus ma réponse en voyant Gryff agiter son harpon en direction de Vlad, il allait surement l'achever si on ne l’arrêtaitpas, Arboryx me paraissait trop mal en point pour intervenir à temps et Reynard un peu trop occupé, il ne restait donc plus que moi.

Je suspendit mon geste quand mes poumons s’enflammèrent, si ce n'était pas ça alors ça devait beaucoup y ressembler car j’avais littéralement l’impression que mes poumons était en feu, tout mes membres commencèrent à trembler et mon cœur commençait à battre vite, bien trop vite...

Ho non vous êtes sérieux? Pas maintenant!

Heureusement mon rythme cardiaque restait stable, pour le moment...

J’étaie à présent moi aussi hors-course et personne ne semblait pouvoir arrêter le guépard rapidement, Gryff lançât son grappin sur le dragon agonisant mais fut brutalement intercepté par Reynard qui avait réussit à attraper l'arme au vol au prix d'estafilade infligé par ses assaillant, malheureusement le félin avait de bon réflexe car il lâcha son arme juste avant que Reynard ne tire un grand coup pour tenter de l'amener à lui.

Mais l'ouverture de mon père n'allait pas lui couter juste quelque estafilade, un des guépard réussit à grimper sur son crâne et levas son armes juste au dessus de son œil, de quoi atteindre le cerveau et provoquer la mort direct.

Et un de moins!

Cette phrase devait porter malheur car une pattes rouge venant de derrière lui s’abattit brutalement sur sa position.

Même pas le temps de crier ou de souffrir, juste un bruit d'os brisé et de chair écrasé suivit de l'élargissement d'une tache globalement rouge sur le sol.

Les dragons présent se figèrent de stupeur tandis que les criminels restant réagissaient au quart de tour en disparaissant le plus loin et rapidement possible, sans dire un mot Reynard s’approcha de Vlad pour prendre son pouls et lui appliquer les premeirs soin alors que Tintaglia faisait de même avec Arboryx, mes tremblements avait faiblis et mon cœur commençait à se calmer, j'entendit les deux dragons encore intact s'échanger quelque propos

Alors comme ça on à détruit le syndicats de crime le plus puissant de Warfang?

Ca n'as pas d'importance, il y en auras un autre, il y en a toujours un autre...

Je fut subitement pris de nausée et rendis tout le contenus de mon estomac, attirant immédiatement l'attention de mes parents, je les rassurait en bredouillant

Non, ça... ça vas... pas la p-peine de vous inquiéter pour moi... y'as plus urgent...

Ils échangèrent un regard inquiet mais ne pouvait pas faire autrement que de me laisser me débrouiller, les autres blessés aurait encore plus de mal à bouger que moi, Tintaglia soutint Arboryx et Reynard son frère d'armes tandis que nous nous envolions péniblement vers la cité.

Nous déboulâmes chez le fameux chirurgien que nous avions déjà consulter peu de temps auparavant, Reynard bousculât toute les personnes dans la salle d'attente et entras en pleine consultation tout en soutenant Vlad

Toubib! On à besoin de vous maintenant!

Heureusement qu'il s’agissait d'un médecin pragmatique car il sut tout de suite prendre les choses en main, accompagnant en catastrophe notre petit groupe vers l’hôpital de la cité, heureusement beaucoup moins bondé que précédemment, les blessés de la dernière batailles étant soit guéris, ou mort depuis un moment, il prit personnellement en charge le cas de Vlad et mit un autre chirurgien sur le cas d'Arboryx.

Deux heures plus tard celui ci était de retour, sa blessure avait un aspect beaucoup plus propre et ne saignait plus, quand on lui demandas les méthode il répondit:

Bha, je sait pas trop, il ont utilisé un sacré tas de rubis vert c'est certain, ils ont aussi enlevé les écailles qui à moitié arraché, ont nettoyé la plaie et mis de l'onguent et m'ont dit de pas trop y toucher dans les jours à venir...

Quand on interrogeas un des médecin, un dragon argenté tacheté de brun sur les chances de survie de Vlad il nous questionnas sur le nom du toubib et nous répondit une fois informer

Ho lui? ça dépend de l'état du patient bien sur mais je peux vous dire que c'est le meilleur, le meilleur...

Un des assistants de la taupe vint à notre rencontre un peu plus tard et m'ordonnas de commencer à mâcher l'herbe tranquillisante car mon tour ne devrait pas tarder, le temps que le doc fasse un pause, je mâchait donc le pacs d'herbe sans goût et commençait à dodeliner la tête quand le chirurgien sortit de la salle d'opération, s'étant visiblement nettoyé les poils depuis peu et me fit signe d'entrer, j’obéis en trainant des pattes et eut le temps d'entendre les deux mercenaires s’inquiète de l'état de l'état de leurs camarades et surprit le fin de sa réponse

...Temps nous le diras...


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MessageSujet: Re: Le forgeron et le mercenaire (privé: Saared-Arboryx) Ven 10 Avr 2015 - 4:38

Le chemin jusqu’à Warfang fut pour le moins…pénible. J’avais l’impression que mon abdomen allait s’ouvrir à tout moment pour que mes tripes puissent se répandre en bas en une pluie nauséabonde. Toutefois je ne pouvais pas vraiment me plaindre. Vlad était réellement dans un état pitoyable. Les guépards et les autres guerriers de Slaggard  ne l’avaient pas loupé. Il était couvert de blessures et à peine encore conscient. Nous finîmes à arriver en catastrophe et à nous précipiter chez le toubib qui avait retapé Saared. Nous fûmes chanceux car on se chargea de nous rapidement. Les souvenir restent un peu flous de la pièce où on m’avait placé pour s’occuper de mon entaille, mais je me rappelle très distinctement des quelques paroles que j’ai échangées avec le chirurgien, une taupe je crois bien…

-Ça risque de faire mal. Dit-il.

J’étais sur le dos et j’essayais de voir le médecin travailler, mais j’étais bien trop groggy pour me redresser.

-De quoi ça a l’air doc?

-C’est moche, très moche, comment avez-vous fais ça? Répondit-il en faisant preuve d’autant de subtilité qu’un coup de gourdin sur le crâne.

Ne voulant pas compromettre les autres, je répondis la première chose qui me passa par la tête autre que je venais de me faire poignarder.

-Heu…accident de travail… je suis tombé sur une…une faux.

-Hum…une faux, vraiment? Un fermier en armure et une faux qui passe au travers de mailles?

-Heu…c’était une grosse faux.

-Étrange, parce que ça ressemble beaucoup plus à un coup de poignard.
Répondit-il, voyant clairement au travers de mes mensonges peu habiles.

-Ah bon?

Il soupira.

-Écoutez, je sais que vous mentez, mais je m’en fou. Je veux juste que vous sachiez que vous n’êtes pas les premiers à venir se faire soigner ici pour des blessures dans le genre. Vous devriez peut-être penser à…changer.

-Changer?

-De vie. C’est à cause de ce genre de vie que votre ami n’est pas loin de passer de l’autre côté. Répondit-il, plus pragmatique que jamais.

Je me renfrognai, ne sachant pas quoi répondre. Je ne voulais plus me faire moraliser par le doc.

-C’est fait. Dit le toubib en sortant de la pièce.

Je voulu lui répondre, mais il avait déjà pris la poudre d’escampette. J’avais dû tomber endormis durant l’opération car je n’avais rien sentis et en voyant la balafre qui m’aie restée, ça l’aurait fait mal si j’avais été conscient. Je me redressai, encore un peu chancelant, mais assez stable pour me déplacer.

Sur la grande table d’opération, je trouvai quelques joyaux verts et des tas de pots d’onguents. On m’avait enlevé quelques écailles, mais l’échange était peu important pour m’être fait sauver la peau. Même si je n’y comprenais pas grand-chose, la médecine ne finirait jamais de m’étonner.  Je sortis de l’étroite pièce, qui ne semblait pas être plus qu’un trou creusé dans la pierre.

L’endroit paraissait calme pour un hôpital, même s’il restait toujours quelques patients ici et là.

Je finis enfin à retrouver mes compagnons non loin de là. On m’interrogea sur mon opération, mais je ne pus répondre ce que je savais, c’est-à-dire, peu. Ce qui me pressait de savoir, autre que l’état de Vlad était ce qui était advenu de ce salopard de Slaggard. Je m’enquerrai donc auprès de Reynard, qui cachait mal sa nervosité.

-Eh Reyn, est-ce que tu saurais ce qui est arrivé à Slaggard? Dis-je au colosse qui dominait tous les gens présent de toute sa hauteur.

-Hein? Qui? De qui tu parles? Répondit-il, tendu.

-Le dragon gris gros gars, fait un effort.

-Ah ouais…lui. Son copain encore vivant est allé le ramasser et a filé aussi vite qu’il le pouvait.Il soupira, puis explosa soudainement de colère. Bordel de merde Arboryx! Pourquoi est-ce que tu ne l’as pas terminé? Il va sûrement revenir…

-Et je m’occuperai de lui quand le moment viendra! Me fâchais-je à mon tour. Qu’est qui te prend aujourd’hui?

-Il a peur pour Vlad. Répondis calmement Tintaglia.

-Si tu le dis... Marmonna en retour le colosse, morose.  

Je repensai à notre frère d’arme dont l’état me préoccupait certes, mais il ne serait pas le premier de nos amis à y passer s’il en venait à mourir. Tel est notre  triste philosophie dans le métier.

Nous attendîmes, silencieux, tentant d’accrocher au passage un des médecins et même que quand nous réussîmes à parler à l’un d’eux, sa réponse concernant le chirurgien de Vlad restait floue. Puis vint le tour de Saared à se faire examiner. Il semblait un peu drogué par les herbes remis par la taupe qui étaient venue le chercher et sa lenteur de déplacement nous laissa amplement le temps de poser les questions qui nous démangeaient.

-Écoutez, écoutez, il est salement amoché et…

Reynard l’interrompit.

-Mais il va vivre hein?

Si la taupe fut offusquée elle ne le montra pas.

-Oui, répondit-elle, mais vous allez devoir lui laisser du temps pour s’en remettre. Il a été sévèrement secoué et risque d’être un peu débalancé. Il aura besoin de votre aide.

Nous étions soulagés de la nouvelle, mais un doute subsistait toujours.

-Eh doc, en combien de temps il sera remis sur pattes? Demanda Reynard.

La taupe haussa les épaules.

-Un mois? Deux mois? Un an? Qui sait, nous avons traité ses blessures du mieux que nous avons pu, mais elles restent graves. Il est solide, physiquement du moins, pour un rétablissement complet, seul le temps nous le dira.

Je restai silencieux jusqu’à ce que Saared ne soit partit avec l’assistant. Je me rendis compte que j’avais marre de ce foutue hôpital. Je devais immédiatement foutre le camp si je ne voulais pas briser quelque chose. Je me levai et me dirigeai vers la sortie.

-Eh! Où est-ce que tu vas? Me dit Tintaglia sur mes talons. Il y a encore des choses à faire ici.

-Je vais vous attendre dehors. Répondis-je sans me retourner. Je ne sens plus l’endroit.

La dragonne fut choquée de ma réponse.

-Tu ne vas même pas voir ton ami? Voyant que je continuais, elle ajouta : Pff, quel tocard.

Reynard se leva aussi.

-Je crois que je vais rendre visite à Vlad. Dit-il en se dirigeant vers le cœur de l’hôpital.

Tintaglia le suivit en me jetant un regard noir. Je sortis dans la rue. La nuit avait passée et le jour commençait à se lever sur Warfang. Les rues étaient pour le moment peu animées et seuls restaient quelques retardataires retournant chez eux et des gardes de la cité en patrouille. Le calme me plaisait, mais j’étais toujours pris de la colère qui s’était saisie de moi dans l’hôpital. Je n’arrivais pas exactement à mettre la griffe dessus, mais je savais que cela devait avoir affaire avec ce que mon chirurgien inconnu avait dit.

- Vous devriez peut-être penser à…changer…

-Conneries! Me dis-je sous l’effet de la colère, mais je me ravisai rapidement.  

Il n’avait peut-être pas tous faux. Vlad, Reynard et moi en particulier n’avions que nous à blâmer. Même si les circonstances nous y avaient quelque peu poussés, personne ne nous avait forcés à choisir la vie que nous avions. Pour une fois, on ne pouvait rejeter la faute sur un autre général incompétent, et voilà ce qui me mettait en  rogne, nous nous étions mis dedans de notre propre chef. Le pire était que c’était moi qui avais repris contact avec Gryff, provoquant indirectement la mauvaise fortune de Vlad. Je tentais bien comme toujours de me déresponsabiliser, mais n’y arrivais pas cette fois à mon grand dam.  

Cela devait bien faire une demi-heure que j’étais à l’extérieur que Reynard vint me rejoindre. Le colosse se plaça à côté de moi et pris la parole.

-Le doc avait raison. On va devoir faire attention à Vlad pendant… quelque temps. Ils ne peuvent laisser Vlad indéfiniment là, alors Tintaglia a dit qu’on pourrait le loger chez vous et voir si les gars de son unité pourraient aider d’une quelconque façon. C’est le moins que l’on puisse faire, il faudra faire preuve de patience et…eh! Tu m’écoute ou quoi?

-Mouais. Répondis-je en tournant vers lui un œil agacé.

Reynard me lança un regard contrarié, mais ne dit rien. Nous restâmes silencieux pendant un moment avant que je n’aie la motivation de poser une question à laquelle je ne pouvais répondre par moi-même.

-Eh, Reyn.

-Hmm?

-Tu ne croirais pas qu’il serait temps pour nous de…euh…et bien…

-De quoi?

-Rien, laisse tomber. Dis-je en abandonnant. Le moment n'était pas opportun, ce serait un débat pour une autre fois.

Reynard me fit une autre fois présent d’un autre coup d’œil suspicieux.

-Tu es définitivement étrange aujourd’hui, partenaire. Dit-il en regardant la cité qui débutait à se réveiller.

Nous attendîmes là que Tintaglia et Saared nous indique la façon de procéder, en attente d’ordre comme tout bon soldat, chacun perdu dans ses pensées.

-Hum…changer…

(Fin de cet arc)
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MessageSujet: Re: Le forgeron et le mercenaire (privé: Saared-Arboryx) Mar 21 Avr 2015 - 11:11

Deux mois plus tard...

Il existe des jours ou on préfère rester chez soi et lézarder comme le reptile volant magicien qu'on es sans que personne n'y trouve à redire puisque que j’étais justement seul dans cette maison. Pouvoir se poser à même le sol et profiter... Pas besoin de sofa, de fauteuil ou de matelas quand on est un dragon, n'importe quel surface est acceptable, même si j'avoue avoir une préférence pour les rochers bien plat et préalablement chauffé au soleil. Rien que d'y penser cela me rappel mon congé sur la plage d'Ori, quel coin paisible c'était...

Une autre journée passât donc ainsi, allongé paisiblement dans un salon adapté à l'échelle draconique, la foule ne passe pas dans la rue. Il faut croire que le quartier des bourges de cette ville ne se prête pas au tourisme.

Quelqu'un pousse la porte de la maison/manoir, inondant la pièce de lumière agonisante de cette fin de soirée me forçant à soulever une paupière pour identifier ce facteur imprévus qui trouble ma sieste.

Eh bah je vois que je dérange!

Ma pupille se rétracte en un mince trait dans la lumière ambiante, me permettant de distinguer le facteur imprévus, écailles noir parsemés de cicatrices, trapus et musclé à la fois, tirade cynique et pleine d'acide ironie... je ne connait pas 23 personnes comme mon garde du corps attitrer

Je baille à m'en décrocher la mâchoires puis lui répond d'une voix empatté

Lut Arbo...

Le dragon noir referme la porte et s'avance dans la pièce tandis que je me remet sur mes pattes.

Waouh, je sais pas ce que t'as bouffé pendant ces deux derniers mois mais j'en veut aussi!

Le mercenaire faisait sans doute référence à me nouvel stature, il est vrai que ma dernière poussé de croissance m'as rendus plutôt impressionnant, non seulement je ressemble à une armoire à glace ambulante alors qu'à notre dernière aventure je le dépassait de peu, maintenant je pouvait facilement le regarder de haut et devait baisser la tête afin de le regarder dans les yeux.

Ouais, content de te revoir aussi.

Mon interlocuteur prit un air surprit et furetas du regard la pièces, je soupirais

Non, ici...

Il me fixas à nouveau d'un air toujours surpris, clignas des yeux et se mit à pouffer de plus en plus fort jusqu’à rire à gorge déployé puis demandas une fois calmer

Est ce qu'on t'as déjà dit que...

Oui je sait j'ai exactement la même voix que Reynard, On me l'as déjà fait remarqué

Nous passâmes le reste de la soirée à nous narrer nos pérégrinations successives de ces deux derniers mois. Pendant que nous parlions je remarquais que n'y lui ni moi n'étions vraiment à l'aise avec mon changement de format, je ne me faisait pas au fait de devoir le prendre de haut pour lui adresser la parole.

Le soleil s'était éteint depuis longtemps quand au beau milieu de la conversation le mercenaire se surprit à bailler un grand coup, voyant cela je me disait qu'il était plus que temps pour nous deux d’aller nous reposer.

Bon il vaudrait mieux que nous continuions cette discutions demain, j'ai quelque projet à te soumettre

Je coupais court à la conversation et me dirigeais vers le sellier pour dégotter une ou deux pièces de viande juteuse

Ah et au faites pour tes cornes...

Je me retournais vers lui..

Oui?

Il sortit son inimitable air moqueur

Jolie couleur...

Je soupirais, il parlait probablement de la nouvelle teinte de celles-ci ainsi que des taches de la même couleur, autrefois terne, les deux parties sus-mentionné arboraient maintenant une nouvelle teinte rouge rubis des plus éclatantes, très voyantes et très indiscrète.

C'est ça, bonne nuit.


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MessageSujet: Re: Le forgeron et le mercenaire (privé: Saared-Arboryx) Lun 27 Avr 2015 - 4:18

La journée était bien entamée et l’après-midi tirait à sa fin alors que je traversais Warfang à la marche. Bien de l’eau avait coulé sous les ponts depuis ma dernière escapade. Ces derniers soixante jours avaient été plutôt longs et éreintants. Je n’avais pas fait grand-chose autre que jeter un coup d’œil sur Vlad et rendre visite à Tintaglia, une fois de temps à autre. Celle-ci avait beaucoup veillé au bon rétablissement du dragon borgne. Reynard faisait sa part aussi en tenant compagnie au mercenaire blessé et en aidant la dragonne en faisant les corvées de base pour lui alléger sa charge de travail. Il arrivait au colosse de grommeler que ce n’était pas le travail d’un soldat, mais au moins il s’acharnait à aider du mieux qu’il le pouvait. Pour ma part je devais rapporter chaque jour de chez l’apothicaire du coin les herbes médicinales et les onguents   qui serviraient à continuer la guérison des blessures de Vlad. Nous nous étions que très peu parlé dernièrement la dragonne et moi. Elle semblait fâchée pour une raison qui m’échappait.

-Peut-être devrais-je lui demander aujourd’hui. Me dis-je, mais je me ravisais rapidement.

Je jetai un coup d’œil au sac médicinal qui battait mon flac. J’étais déjà en retard pour ma commission et elle risquerait d’être plutôt de mauvais poil. Ça ne serait pas l’idée du millénaire que d’aller alimenter sa fureur.

J’arrivai à ma destination. Une ancienne taverne condamnée que les gars de la compagnie de Vlad avaient louée pour une somme dérisoire en gage de contribution. Question déco on pouvait faire mieux, mais nous avions déjà vu alors il n’y avait pas vraiment de quoi se plaindre.  Je pris une pause devant la porte. Je n’avais pas vraiment envie d’entrer et de me faire passer un savon, mais je devais aller voir Vlad… J’entrai. La pièce était un peu poussiéreuse par endroit, mais Reynard avait fait un peu de ménage. Nous n’avions gardé qu’une seule table, enfin, parce que c’était bien la seule qui tenait encore debout. Le bar avait été reconverti en pharmacie et le barman ne c’était sûrement pas pointé en voyant le regard noir que Tintaglia me lançait alors que j’entrais.

-Tu es en retard. Dit-elle froidement.

Je frissonnai, elle était encore plus fâchée que la dernière fois, ça allait peut-être pire aujourd’hui…

-Désolé, répondis-je en m’approchant d’elle  en tendant le sac, j’ai été retardé et…

Elle m’interrompit en prenant les médicaments et en retournant derrière le bar.

-Encore des excuses Arboryx! S'écria-t-elle. Vlad a besoin de ses herbes et…

Elle avait pesé ses mots comme si je ne comprenais pas le mal qui affligeait mon ami, mais celui-ci vint me sauver la mise.

-Arboryx! Content de te voir!

Clopin-clopant et appuyé sur une rustique béquille en gros bois, Vlad sortit de la pièce où nous l’avions installé des semaines plus tôt. De constitution solide, il avait déjoué toutes nos expectations en guérissant d’une façon aussi rapide qu’improbable. Il faut dire que je l’avais déjà vu se faire blesser par le passé alors que nous étions en campagne, mais jamais de façon aussi grave. Et  voilà que s’amenait vers moi le svelte dragon.

-Salut vieux, répondis-je, comment va?

J’étais heureux de le voir debout, deux jours avant, il était à peine capable de se tenir en équilibre.

-Moi? Super! Je n'aie encore que trois côtes cassées et une patte foulée,mais je reprends la forme et…ouch! Dit-il en massant son épaule douloureuse.

On aurait dit qu’il avait soudainement pris un coup de vieux.

-Je crois que tu devrais retourner dormir Vlad, dit Tintaglia alors qu’elle écrasait les herbes dans un mortier. Arboryx s’apprêtait justement à partir.

-Ouch! Et Vlan dans l’égo!

J’étais vexé, mais ça allait au moins briser la tension si je partais. J’avais tout de même un truc à faire avant d’y aller.

-Une minute, dis-je à Vlad qui allait reprendre la parole, je dois juste aller lui parler.

Il me jeta un regard amusé.

-Oh…je vois. Dit le borgne d’un ton doucereux.

Je me rapprochai du bar où la dragonne était toujours à l’ouvrage.

-Eh, heu, je peux te parler un moment?

Tintaglia ne s’arrêta pas et ne me regarda même pas alors qu’elle me répondait.

-Je ne suis pas d’humeur Arboryx, dit-elle en soupirant, vas donc embêter Saared à la place.

-Saared…

Cela devait bien faire deux mois que je n’avais pas parlé au patron.

J’attendis un moment pour voir si la dragonne allait ajouter autre chose, mais rien ne vint. Je n’y comprenais rien, mais je voyais bien que ce n’était pas le moment.

-Eh ben, à la prochaine fois. Dis-je en m’éloignant du bar.

Je m’apprêtais à partir, mais Vlad me glissa un dernier mot à voix basse.

-T’en fais pas mec, c’est pas toi, elle est bizarre depuis quelques temps, dit-il, peut-être que je lui fais de l’effet. Rajouta-t-il avec une pointe d’humour.

-Dans tes rêves, lui répondis-je en poussant la porte alors qu’il retournait de façon maladroite sur s’aidant de sa béquille vers la pièce où il dormait.

Je ressortis dans la rue et, sans la moindre hésitation, me dirigeai dans la direction de la maison commune que Saared et moi habitions quelques quartiers plus loin. Je repensais à ce que Vlad m’avait dit avant que je ne parte. Avais-je fais quelque chose pour la vexer? Plus je réfléchissais, moins la situation devenait claire.

J’arrivai rapidement chez Saared, la journée tirait à sa fin et je voulais bien prendre un somme. Je poussai la porte et entrai. Cela faisait quelques temps que nous ne nous étions pas vus lui et moi, mais je ne m’attendais pas à ce qu’il ait tant changé. En deux mois Saared avait presque doublé en termes de stature. Il  par son allure de colosse, il ressemblait presque à Reynard. Au moins lui semblait apprécier ma venue, même si j’avais momentanément interrompu sa sieste. Après  avoir bavardé  entre amis pendant quelques heures, je me rendis vite compte de la fatigue qui m’assaillait. S’en rendant compte, Saared se leva pour retourner dormir dans l’autre pièce et me dit ce que j’attendais depuis deux mois.

- Bon il vaudrait mieux que nous continuions cette discutions demain, j'ai quelque projet à te soumettre.

Je lui fis une vanne sur la couleur très artistique de ses cornes et il me souhaita bonne nuit, semblant trop fatigué pour répliquer. Je m’écroulais sur le sol alors qu’il quittait la pièce. La tête pleine de questions, j’eus du mal à m’endormir, mais au moins, une chose était on ne peut plus claire.

-Le boulot reprend, il était temps.
 
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MessageSujet: Re: Le forgeron et le mercenaire (privé: Saared-Arboryx) Mer 13 Mai 2015 - 15:36

Il existe des réveils ou l'on a ce qu'on appel communément "la tête dans le cus" mais ce n'était pas exactement ce je ressentait ce matin la, comme quelque chose de plus diffus, ce quelque chose me dérangeait de quoi s’agissait-il?

M'étant encore une fois levé à 6 H du matin (c'est vraiment pas voulus croyez moi..) j’eus tout le temps de ruminer mon exaspération qui ne fit que croître au fil de la matinée, pour essayer de me changer les idées j'essayais de profiter d'une belle pièce de viande mais rien à faire, mon étrange frustration continuait d'augmenter au fur et à mesure. La matinée était bien avancé quand finalement le mercenaire entrât dans la pièce.

Je me rendit compte que mon ressentiment inexpliqué était envers lui car rien que le fait de l’apercevoir me plongeât dans une sourde colère.

Salut patron!

Il semblait de bonne humeur, pas moi, je lui lançait un regard mauvais avant de lui répondre,

J’espère ne pas déranger sa majesté dans sa sieste matinale...

Étrangement ces paroles semblèrent doucher sa bonne humeur

Ok... Je vais me chercher un truc à avaler...

Ma colère montât comment osait il s'imaginer prendre MES vivres dans MA propriété? je lui répondit d'un ton acide

C'est pas un centre d’accueil pour miséreux ici alors TA bouffe tu te la procure TOI même!

Il répondit d'un ton calme et posé

Je te sent un peu tendus ce matin, petit...

Comment osait il me provoquer! Et d'ailleurs pourquoi l'avait-je fait venir, je n'avait sans doute pas besoin de lui pour réaliser mes projets, il n’est qu'un parasite qui s’approprie mes biens et mes récompenses!

Je me redressait de toute ma taille, le dépassant facilement, de la fumée commençait à s'échapper de mes naseaux, les cornes et la tête bien en avant, je retroussait les babines pour montrer les crocs et lui rugit

DÉGAGE DE MON TERRITOIRE!

Pas le moins du monde impressionner, le mercenaire soupiras et répondit d'un tons las

Ben voyons, fallait vraiment que ça t'arrive maintenant?

Il soupirât encore une fois ce qui me mit encore plus hors de moi, ne pouvant résister plus longtemps je lui sautais dessus, je n'avait pas l'intention de le blesser sérieusement, juste de le corriger et de le mettre dehors.

Seulement voila, j'avais beau être beaucoup plus massif que lui, le mercenaire avait plus de 15 ans d'expérience de combat rapproché derrière lui, alors que ma toute masse lui tombait dessus fit un pas de côtés, puis d'un seul mouvement fluide et calculé me percutas le flanc d'un violent coup d'épaule bien placé, on n'imagine pas quel force ça peut avoir une épaules bien placé... ma trajectoire fut brusquement altéré et je fut projeté sur le mur opposé, renversant au passage la moitié du mobilier, malgré sa petite taille le mercenaire était sacrément costaud.

Tandis que je m'en remettait péniblement du choc le dragon noir s’approcha et me plaquas sur le mur sans que je puisse réagir et m'envoyas sa patte dans les naseaux, ma tête reculas sous l'impact, percutant assez fort le mur juste derrière moi pour ricocher, m'étourdissant et me laissant donc hors combat.

C'est bon t'est calmé ou t'en veut encore?

Personnellement j’avais eut ma dose pour la journée, de plus mon envie inexplicable de lui casser le museau s'était envoler. Encore groggy, mon ancien adversaire m’enfonçât quelque chose entre les crocs et me forçat à mastiquer

Mâche moi ça pendant une heure, le temps que ça te calme...

Le goût atroce de la petite boule que je sentait sous ma langue me donnas des haut de cœur, me faisant reprendre mes esprits

Aaaaaah c'est immonde! tu veux m'empoisonner ou quoi?

Peut être mais tu n'auras plus envie de m'étriper, je vais me balader le temps que cela fasse effet

Il se dirigeait vers la sortie quand je l'interpellait

Tu vas voir Tintaglia en gros.

Il se retournât l'air songeur

Peut-être...

Et il sortit


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MessageSujet: Re: Le forgeron et le mercenaire (privé: Saared-Arboryx) Sam 23 Mai 2015 - 5:59

Les rues de la citée commençaient à être déjà bien animées par les passants, patrouilles de gardes et marchands et c’était là que je me retrouvais après une autre dispute avec un de mes camarades. Sauf que celle-ci avait rapidement dégénérée en bagarre, chose que je ne m’attendais pas le moins du monde. Saared avait été rapidement prompt à engager les hostilités, ce qui ne lui ressemblait pas. Un coup de chance qu’il m’était resté quelques herbes médicinales, parfaites pour calmer les ardeurs. Bien qu’il ait beaucoup changé dernièrement, j’avais mes doutes quant à quoi avait pu provoquer cette attaque soudaine, mais je n’arrivais qu’à effleurer les possibilités. Quelque chose ne tournait pas rond, mais j’allais devoir éclaircir cette histoire une autre fois. J’avais faim et la journée était trop jeune pour me tarauder l’esprit avec toutes ces histoires. Poussé par un grondement venant de mon estomac, je me mis en quête d’un repas. C’est au premier pas qu’une douleur aigue dans mon flanc gauche survenue.

-Humph. Grondais-je.

En passant mes griffes contre mes écailles, je me rendis compte que je saignais d’une coupure. La blessure était quand même profonde, mais rien de trop grave. J’avais déjà vu pire. Je réalisai que je m’étais probablement pris un coup de griffe durant le corps à corps avec mon patron sans m’en rendre compte. Sans attendre, je sortis les dernières herbes qui me restaient et les appliquai sur la plaie et recouvrit le tout d'un pansement. La douleur s’atténua aussitôt.

-Merde, me dis-je, la prophétie de Saared se réalise, je vais vraiment devoir retourner voir
Tintaglia.


J’allais avoir besoin de soins un peu plus poussés, mais je n’allais rien y faire pour le moment. Reynard était sûrement en train de nettoyer la taverne et il ne me tentait en rien qu’il me voit me faire brasser par la dragonne.

-J’irai en fin de journée, me dis-je. On dirait bien que tout le monde veut ma peau aujourd’hui.
Ajoutais-je en riant.

La journée passa vite. Elle se résuma à manger boire, prendre des nouvelles de copains en flânant auprès des mercenaires du coin et à éviter de me faire appréhender par la garde de Warfang pour vagabondage. Après une discussion particulièrement musclée avec l’un de ces chers messieurs qui me laissa avec un œil enflé et lui une mâchoire fracturée, je remarquai qu’il était probablement temps d’aller voir Tintaglia avant que je ne fasse plus de conneries. Reynard devait avoir terminé son nettoyage de l’endroit et c’était bien le moment parfait pour éviter qu’il ne tombe sur la scène de ménage qui allait probablement se produire.

-Bah, de toute façon il faut que j’aille chercher ma cuirasse. Me dis-je ne faisant référence aux pièces d’équipement que j’avais laissées à la taverne abandonnée que nous avions louée.

Je me rendis rapidement à l’endroit, mais sans me presser. Je poussai la porte avec une certaine hésitation et entrai. Bien sûr, je m’attendais à un traitement semblable que la dernière fois, mais ce qui se produit me sidéra. Tintaglia était seule au bar et elle ne semblait pas de mauvais poil, seulement ennuyée. Elle parue sidérée quand elle  me vit, mais un voile d’inquiétude tomba rapidement sur ses traits.

-Arboryx! S’écria-t-elle en se précipitant sur moi. Qu’est qui s’est passé?

-Pour l’œil? Répondis-je, surpris d’une telle réaction, rien de  grave.

-Pas ton œil! S’écria-t-la dragonne. Ça!

Je suivis du regard la direction vers laquelle sa griffe pointait et je découvris que je laissais une belle trace de sang derrière moi. Je jetai immédiatement un coup d’œil vers la blessure que j’avais précédemment bandée et vie que les bandages suintaient. Je me sentais tout d’un coup un peu étourdit et stupide de ne pas être venu plus tôt et de ne pas m’être rendu compte que quelque chose clochait. La perte de fluide avait dû m’atteindre la cervelle car je ne pus que répondre stupidement.

-Désolé, mais je crois que le plancher est foutu…

Tintaglia ne devait pas trop se soucier du plancher car je fus en moins de deux en train de me faire recoudre. Alors que la dragonne s’acharnait sur les sutures, ma cervelle empâtée travaillait à élucider le mystère qu’elle représentait pour moi. Sans surprise, je ne fis aucun progrès dans ma démarche.

-Tient, ça devrait tenir, dit Tintaglia, est-ce que tu pourrais m’expliquer comment tu as fait ça?

-Hum? Bah, il ne faut pas s’énerver pour ça, répondis-je en évitant la question, juste une petite égratignure. Au fait, ça te tente de sortir un de ces quatre?

Ma dernière vanne était sans aucun doute due à un manque de jugement croissant venant de la fatigue et des effets secondaires de la perte de sang, mais elle eut toute l’effet contraire à ce à quoi je m’attendais alors que je me rendais compte de ma goure. Tintaglia se contentait de me toiser d’un regard amusé et non furieux.

-Arboryx, tu n’as pas changé. Encore aussi maladroit qu’à l’habitude, hein?

Au moins, je n’étais pas en train de m’en prendre plein la gueule. Je décidai donc de continuer dans cette direction.

-Hum, ouais, heu…j’ai essayé au moins. Alors… ?

-Et qu’est-ce que tu fais de Vlad? Je ne peux pas le laisser seul. Répondit-elle en désignant la chambre d'où l'on entendait les ronflements du mercenaire blessé.

-Eh ben, Reynard ne peut pas venir faire un tour une fois de temps en temps?

Rien à faire, la dragonne explorait toute les failles.

-Et Saared? Il n'a pas d'autre contrats à te proposer?

Touché

-Euh ouais…il a bien mentionné quelque chose la dernière fois que je l’aie vu, mais sans détails. Répondis-je, sentant l'inévitable défaite se profiler à l’horizon.

-Alors, tu sais quoi faire. Et puis, travailler pour Saared devrait te faire quelques biens, tu as pris du poids ces derniers temps et pas juste en muscles. Il faudra en faire plus la prochaine fois mon gros pour espérer un rancart.  Ajouta-elle en riant.

Cela faisait du bien de la voir sourire pour une fois en deux mois. Pour une fois que nous n’étions pas en train de nous chialer l’un après l’autre.

-Allez, dors maintenant, tu devras récupérer avant de retourner voir ton patron demain. Dit-elle en s’éloignant vers le bar. Au fait, ramasses ton armure demain matin avant de partir, elle prend la poussière et trop de place.

Trop fatigué pour répliquer et trop heureux qu'il fut été possible de se parler sans étincelles, je m’endormis sur place.

Je me réveillai aux petites heures du matin. Personne n’était encore debout. Je me fis alors silencieux, mis mon armure en vitesse et sortit dans la rue en me promettant de revenir voir Tintaglia plus tard. Je me mis en route vers chez Saared qui, étant un lève tôt, devait déjà être réveillé. Tintaglia avait fait du bon travail. Les sutures tiraient un peu, mais elles étaient solides. La coupure allait guérir en moins de deux. Ce qui me surprenait le plus était qu’elle ait daigné à s’en occuper vu nos relations plutôt tendues ces derniers temps. Tintaglia était toujours un sacré puzzle que je n’étais pas près d’élucider. Pas sans aide en tout cas, peut-être allais-je devoir demander à Saared ou Reynard? Nah, il n’était pas judicieux d’impliquer un fils et un ex compagnons dans cette histoire.

J’arrivai chez le patron un quart d'heure plus tard. En arrivant devant à la porte, j’hésitai à entrer. Les souvenirs de notre dernier accrochage étaient encore frais dans ma mémoire. Toutefois, je vainquis mes appréhensions, poussa la porte et entra en me demandant ce que Saared avait en réserve question plans. Je commençait à rouiller et il me démangeait de recommencer à bosser comme avant.
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MessageSujet: Re: Le forgeron et le mercenaire (privé: Saared-Arboryx) Mar 30 Juin 2015 - 12:33

Je restais un moment affalé dos au mur à mastiquer la petite boule d'herbe, malgré son goût immonde elle fit effet et mes idées s’éclaircissait peu à peu, comme si l'on ôtait progressivement une série de voiles de ma conscience.

Mes premières pensée se tournèrent vers mon comportement, comment moi qui répugne tant à la violence gratuite avait pût attaquer mon compagnon de route qui ne m'avait jamais fait défaut? Je ne devais pas être dans mon état normal, peut être ai-je passé trop de temps enfermé, 1 mois sans voir personne ça n'aide pas beaucoup pour maintenir des relations social stable...

Il devait s'être écoulé plusieurs heures quand la porte s'ouvrit de nouveau, je m'attendait à trouver le mercenaire noir mais je fut surpris de voir un autre mercenaire quelque peut plus massif en franchir le seuil et déclaré d'une voix étonné:

Qu'est ce que... Ah c'est toi gamin! un moment j'ai crus voir mon reflet affalé contre un mur après avoir démolis la moitié du mobilier.

Si même mon paternel me confondait avec sa personne c'est que j’étais une cause perdu, je répondit d'un ton las

Papa, c'est sans doute plus compliqué que ce que tu crois.

Après m'être remis sur mes pattes et lui avoir raconté les événements de la mâtiné, je lui demandais ce qu'il venait faire ici

J'ai vraiment d'une raison particulière pour rendre visite à mon fils? Mais je t'avouerais que c'est aussi un peu l'envie de savoir pourquoi Arboryx déambule à travers la ville en laissant une trainé de sang derrière lui sans s'en rendre compte.

J'avais donc réussis à la blesser durant notre brève altercation? Il me semblait portant qu'il m'avait aplatis sans trop d'effort, savoir que j’avais réussis malgré tout à le toucher me fit ressentir une pointe  de satisfaction un peu perverse.

Une seconde Saared, peux tu me faire sentir ton haleine, histoire de... confirmer mes théorie?

Mon haleine? En quoi cela pourrait il bien l’intéresser? je m’exécute néanmoins et lui souffle une grand bol d'air au museau, ses babines se retrousse de dégoût en sentant l'infect odeur qu'elle exalte et recule un peu pour échapper à cette infection

C'est bien ce que je pensais, j’ignorai qu'il lui restait des réserves d'honnies après tout ce temps...

J'étais quelque peut dubitatifs devant ses paroles

De l’honnies? c'est quoi ça? l'herbe que Arboryx m'as fait avalé?

Entre autre, c'est moi qui l'ait obligé à en prendre il y a 15 ans, quand il débutait dans le métier, il était tellement agressif et borné envers tout le monde que je lui ai dit: "Petit tu est tellement insupportable qu'il est plus que probable qu'au lieu de mourir au combat c'est tes petits camarades qui finiront par t'égorger dans ton sommeil, alors mâche moi ce truc sans la ramener avant que je ne m'énerve vraiment et que je te colle de corvée de nettoyage de chiottes pour les trois années à venir!". Après ça je peut t'assurer qu'il à filer doux!

Ah parce que lui aussi était comme ça?

Tout les mâles de ton âge sont comme ça, normalement le père apprend tout cela à son gosse bien plus tôt mais dans ton cas, il faut dire que je ne t'ai pas vus durant 10 ans et depuis nos retrouvailles les événements se sont... précipité pour ainsi dire.

Je saisissait l'implicite entre ces paroles, soit le père d'Arboryx l'avait abandonné jeune ou était tout simplement mort. Néanmoins le mystère de ces révélations restait entier.

C'est très bien tout ça mais ça ne m'aide pas beaucoup à comprendre pourquoi quand je me suis réveiller ce matin j'ai eut soudainement l'envie de casser la gueule à Arboryx puis d'ensuite être calmé par des herbes qu'il m'as fait mastiquer!

Il sourit comme on sourit d'un dragonnet naïf qui pose des questions insensé et répondit

T'as pas encore percuté? T'est en rut.

Hein? de... de quoi?

C'était prévisible, tu pensais quand même pas que t'allait grandir comme ça éternellement? Faut croire que t'as atteins ta taille adulte, et les légères modifications qui vont avec comme... la possibilité d'avoir des gosses ou l'envie très forte de refaire le portrait de tout les autres mâles de ton espèce ainsi qu'une obsessionnelle fixation sur le derrière de tout les dragonnes que tu croiseras..

Merveilleux... j'aurais dus me douter que la prise de muscle et de taille aurait été suivit d’effets secondaire indésirables, à la suite de son exposé un terrible doute m’assaillit

Attend une seconde, tu veux dire que pour m'empêcher de subir tout ça je vais devoir prendre cette herbe infect pour le reste de ma vie?

Il s’esclaffa un bon coup avant de me répondre.

Non bien sur que non! Tu crois vraiment qu'on serait vivable Arboryx et moi si on en prenait cette horreur tout les jours? Il te suffit d'en prendre quotidiennement pendant plusieurs années en attendant que tes hormones se calment un peu, après ce seras une affaire de self contrôle. Mais je préfère t'avertir tout de suite, même si pendant toute ta vie tu t'efforceras de museler tes instincts, ceux-ci finiront par... déborder un jour ou l'autre, et pas juste une seul fois.

Mouais, je voit de quoi mon père parle, c'était ce qui était arrivé brièvement à Arboryx et Tintaglia avant notre départ à sa recherche mais à l'époque je croyais que c'était cyclique ou quelque chose dans le genre, rien à voir avec ce que j’entends.


Il s’avéra que mon père était aussi venus ici pour y passer la nuit car il était selon ses dires "complétement fauché", il finit par m'avouer qu'il avait dilapidé toute sa paye dans des jeux d'argents plus ou moins légaux, comme ci ceux-ci ne lui avait déjà pas apporté dans le passé...

Le lendemain matin après que les dernières brumes du sommeil furent dissipé, je sent l'odeur d'un autre mâle dans ma demeure, me donnant très très envie de lui briser une ou deux côtes pour le convaincre de foutre le camps, je me rappel soudain qu'il s'agit de mon père et de ce qu'il m'a raconter la veille... bah, m'en fout en fait, que ce soit lui ou un autre, je ne lui demanderais pas son avis quand je le mettrais à la porte.

Je franchit le seuil de la grande pièce la ou l'odeur est la plus forte, à peine entré un choc sourd à l’arrière de mon crâne me fait tituber, ce lâche n'ose même pas m'affronter en face! j'essaye de retrouver mes esprit pour affronter mon adversaire quand une silhouette noir m'enfonce quelque chose dans la gueule, j'essaye de recracher le petit truc que je sens sur mon palais mais un second choc derrière les cornes m'en dissuade, deux pattes m'agrippe les mâchoires et me force à mastiquer le petit truc qui se révèle être parfaitement infect.

Ce petit cycle de mastication s'éternise et finalement près d'un quart d'heure plus tard on me libère enfin

Pas trop tôt, je commençait à fatiguer des pattes...

J'aurais dut me douter d'un quelconque stratagème mais avec le cerveau embrouiller d'hormone il m'était difficile de penser clairement.

Je t'avais bien dit qu'il fonctionnerait ce plan partenaire!

Mouais, j’espère que t'as une idée pour qu'on soit pas obligé de répéter ce cirque tout les jours.

Eh bien peut être que Tinta... sa mère pourrait s'en charger.

Après avoir encore un peu discuter, le grand mercenaire se rendit au lieu de convalescence de Vlad et l'autre mercenaire était désormais en face de moi

Heureux de te revoir dans ton état normal patron!

Je répondais sans cesser de mâcher l'horrible boule d'herbe

Merci Arbo, mais à propos d'hier...

Le mercenaire ne laissât pas commencer un long silence gênée

Ah ça... T’inquiète, t'avais pas l'esprit très clair, je peux pas t'en vouloir pour ta nouvelle... promotion.

On peut voir ça comme ça en effet...

Après quelque paroles banale le dragon noir en vint au fait

Au fait tu avait évoqué des "projets" avant-hier.

La chose me revenait à présent.

Oui, en fait j'ai reçut il ya quelque temps un message d'un mystérieux expéditeur, il suggère que nous nous rencontrions à l'extérieur de la cité pour me soumettre une mission qu'il semble juger d'une extrême importance. On peut donc supposer qu'il paye bien

Finalement ce n'était pas un contrat que je lui proposait, il s'agissait plutôt de lui demander de l'aide pour un contrat, après avoir réalisée cela je me rendait compte que nous avions dépassé depuis longtemps les relations patron-employé.

Alors qu'en pense tu?


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MessageSujet: Re: Le forgeron et le mercenaire (privé: Saared-Arboryx) Ven 3 Juil 2015 - 22:03

Étrange fable que me contait là Saared. Je me demandais si nous ne lui avions pas trop brassé les neurones Reynard et moi, mais ce qu’il disait était très planté dans la réalité.  Bien que je fusse attiré par l’idée d’une nouvelle opportunité de repartir en vadrouille comme tout bon professionnel dans mon genre, j’avais le sentiment que quelque chose puait dans cette histoire.

-Agent extérieur, une rencontre en dehors de la ville…hum…

Nous venions tout juste de nous sortir d’une situation qui aurait très facilement pu très mal se terminer alors que nous étions aux prises avec le pire gang de Warfang et son chef (un de mes anciens employeurs), Gryff. Alors disons que je n’étais pas trop chaud  à la perspective de me jeter dans une aventure incertaine et repartir en vadrouille tout en ayant la possibilité de me faire but…

Mais qu’est que je racontais? Cette longue inactivité m’avait drôlement ramolli. Bien sûr que c’était ce genre de nouvelle que j’attendais depuis ces deux longs foutus mois. J’aimais bien Vlad et lui rende visite était toujours une bonne distraction tout en aidant un ami, mais c’était bien loin d’occuper le temps dont je disposais. Bref, je stagnais et ce possible nouveau contrat que Saared venait de décrocher aller me sortir de là. En plus, où Saared m’emmenait il y avait généralement du pognon à se faire. L’appât du gain devait bien être la seule chose qui n’avait pas rouillé chez moi. Rien à foutre que quelque chose clochait ou non, c'était dans ma description de tâche de me foutre dans la merde.

-Ce que j’en pense patron, répondis-je, quand-est qu’on se met en route?

J’ajoutai une dernière chose en voyant la tête que faisait Saared depuis qu’il avait ingéré (avec un peu d’aide) l’honnie.

-Petit conseil d’ami, fait toi toujours une fleur de les prendre à chaque jours, lui dis-je en sortant ce qui me restait de l’herbe dans ma réserve, sinon je te garantis que Reynard ne te lâchera pas d’un pouce.  Je me rappelle bien d’une fois en particulier où je l’avais confronté à ce sujet alors que j’étais beaucoup plus jeune et disons que j’en garde un souvenir peu agréable… Bon, sur cette joyeuse note, on se met au travail?

Mon équipement était prêt, la fête pouvait commencer.
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MessageSujet: Re: Le forgeron et le mercenaire (privé: Saared-Arboryx) Ven 17 Juil 2015 - 12:36

Le mercenaire avait l'air plus qu'impatient mais je devait malheureusement lui briser quelque espoir

Oui mais en fait non, il faut d’abord que j'affiche le signal pour indiquer que nous sommes prêts à le rencontrer, puis le retrouver à la nuit tomber à l’extérieur de la ville puis partir le lendemain.

Aussitôt dit, j'accrochais un morceaux de tissus blanc à la porte, comme il l'avait été indiquer dans la missive, Arboryx de son côtés avait l'air un peu moins emballer mais bon, il faut parfois savoir patienter.

Mais ne t'imagine pas qu'on vas rester les bras croiser, j'ai quelque préparatifs à terminer avant de partir, je suppose que tu autre chose à faire dans ton coin que de m'accompagner, toi qui déteste faire les boutiques...

Malheureusement le mercenaire tiltât, et compris ou je voulait en venir.

Désoler petit mais je pense qu'il est préférable que je t'accompagne, histoire que tu n'oublie rien d'important, n'est ce pas? Il serait bête que tu oublie de prendre certains... remèdes essentiel au bon déroulement des opérations hum?

Pas de doute il avait complétement percer à jour mon stratagème, il allait probablement m'obliger à me procurer cette  chose infect, immonde et délétère (enfin, de mon point de vue seulement).
C'est ainsi que nous sortîmes peu après du manoir pour nous diriger vers la place du marcher, autant abréger le plus possible mes souffrances et en trouvant le plus rapidement possible un herboriste compétent.

Mais une fois sur place, il fut évident qu'aucun des étals présent n'était assez fiable, j’aurais bien abandonner les rechercher ici mais Arboryx me tiras par les cornes pour me forcer à continuer, sous prétexte que "sinon tu seras intenable, et j'ai autre chose à carrer qu'un match de lutte tout les matins avec toi pour te calmer" .
Finalement, nous arrivons devant un petit étal tenus par un petit dragon vert, je remarque qu'il possède quelque babioles qui pourrait nous être utile au cours d'un périple. Je demande au mercenaire qui n'as pas encore lâcher prise

Arbo, tu peut me lâcher les cornes? je crois que certains trucs sur cet étal nous serait bien utile quand on...

Non.

Dommage, j'aurais au moins essayer, néanmoins, le mercenaire s'approche de l'étal

Hey l'ami! j'aurais besoin de quelque renseignements, tu saurais pas ou trouver l'herboriste compétent le plus proche?

Le vendeur remarque notre drôle de duo et franchement, si un dragon pouvait blêmir, celui la serait devenus transparent, il s'aplatit devant nous et nous tendis sa bourse en gémissant d'épargner sa marchandise et qu'on pouvait prendre tout ce qu'on voulait et en tendant la griffe vers l'autre extrémité du marcher. Arboryx un peu perplexe le remercias et emmenas notre étrange paire vers la direction indiquer avec quelque difficulté néanmoins (essayer donc d'avancer alors que vous tirer un gros dragon récalcitrant avec une patte quand vous êtes quadrupède...)

Malgré tout mon employé fit preuve d'un zèle infinis en nous faisant finalement entrer dans la boutique. Il n’avanças vers le comptoir et sonnas un employer, qui se présentât presque aussitôt.

Vous désirer quelque chose?

IL tirât une dernières fois pour m'avancer au niveau du vendeur et lâchât enfin mes excroissances osseuses puis se mit à remuer la patte fatiguer

Pas moi, c'est le petit qui à besoin de médoc.

Il persistait à m’appeler petit alors que je le dominais largement, c'était quelque peu vexant de sa part mais j’avais d'autre chat à fouetter

Hum oui, en faite j'aurai besoin de certaines herbes pour... enfin vous voyez quoi

l'employée perplexe me répondit

Pas trop non, pouvez-vous être plus précis?

Eh bien... d'une certaine herbe tranquillisante qui... calme les ardeurs de la vie et les passion enflammer pour ainsi dire, afin d'éviter les débordements incontrôlés de toute désirs inassouvi et de...

Arboryx se frottas les yeux d'agacement, en voyant que j’avais réussis à paumer le pauvre herboriste et me coupas en me pointant d'une griffe

Y veut de l'honnies, beaucoup d'honnies, de quoi être tranquille pour les 3 mois à venir...

Une fois notre achat terminer, nous reprirent le chemin du manoir pour faire nos derniers préparatifs, quelle ne fut pas notre surprise d'y trouver Tintaglia en personne, qui nous expliquas que Reynard était effectivement allez la trouver à propos d'une histoire de surveillance, d'hormone et d'herbe bizarre.
Arboryx confirme les dire de mon père et entraine la dragonne à l'écart pour lui faire part des "conseils et consignes évidente pour s'occuper de jeune dragon en détresse hormonale".

Ma mère revient vers moi après avoir été mis au courant, il était dérangeant de la regarder de si haut alors que je l'avait connus à peine sortis de l’œuf, elle déclaras d'un ton à la fois las et légèrement surpris

Et voila que tu ressemble comme deux gouttes d'eau à ton imbécile de père maintenant, c'est aussi pareil pour la voix je suppose, il ne reste plus qu'à espérer que tu n’hérite pas de son caractère...

Vous pourriez pas faire la paix un de ces jour? je sais que vous vous êtes fais beaucoup de mal l'un l'autre sans le vouloir mais bon, de l'eau à couler sous les ponts depuis, je ne vous demande pas de vous remette ensemble mais...

Elle me coupât en ricanant et en jetant un œil au mercenaire juste derrière nous

Ah ça rassure toi, y'as aucune chance.

Mais, si vous pouviez arrêter de vous crêper le chignon pour rien et de vous tabasser l'un l'autre, ça m’aiderait beaucoup, je déteste voir dans quels états vous pouvez vous mettre, vos remarque déplacer et vos disputes incessante.

D'ailleurs en parlant de ça, la prochaine fois que tu le verras, il lui manqueras deux crocs il auras l’œil gauche pocher je le craint.

Quoi, qu'est ce qui c'est passer? il t'as mal expliquer toute l'histoire?

Pas du tout, ça aurait put très bien se passer si il n'avait fait remarquer qu'il trouvait que j’avais pris du cul...

Je soupirais, ces deux la était donc un cas irrécupérable... Le mercenaire jusqu'alors en retrait arrivas par surprise entre nous

Je suis d’accord avec Reynard, mais pas pour les mêmes raisons.

et sans prévenir, il tournas sa tête à 90° et emboitât son museau dans celui de la dragonne prise au dépourvus qui après la stupéfaction fermas les yeux et se laissât aller à l’étreinte de son amant et déclaras avec un ton mutin quand ils se détachèrent

Tu sait que tu joue gros à me prendre par surprise comme ça?

Il lui répondit sur le même air:

Que veux tu, j'aime le danger, surtout quand il à un derrière comme le tient...

Ton invitation tient toujours j'imagine?

Pourquoi? tu en doutais?

Les deux tourtereaux sortirent de la bâtisse, je suppose que c'est une manière de dire à son employeur qu'on prend son après-midi.


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MessageSujet: Re: Le forgeron et le mercenaire (privé: Saared-Arboryx) Mer 5 Aoû 2015 - 6:56

Fioooou, je ne m’étais pas attendu à ce que ça se passe si bien. Tintaglia avait toujours eu tout un caractère et ma bravade aurait pu très mal se terminer pour ma gueule, mais il faut toujours savoir prendre un risque pas vrai?

Nous sortîmes dans les rues de Warfang, laissant Saared seul avec son tat d’honnie. Sûr qu’il allait avoir beaucoup de plaisir avec cette plante infecte. La journée était déjà bien avancée et la ville était toute aussi animée qu’à l’habitude. Les marchands s’époumonaient à leurs étals cherchant tant bien que mal à attirer l’attention d’acheteurs potentiels, voleurs et autres individus louches rôdaient dans les ruelles, attentifs à une occasion de passer à l’action. Bien sûr il y avait toujours le reste de la foule, les gens honnêtes à proprement dit, une espèce qui semblait être de plus en plus en danger de disparition par les temps qui courraient…

Bref, nous progressions sans objectif clair, deux figures anonymes de plus fondues dans la masse.   Ce n’est qu’après de longues minutes de silence que la dragonne se décida à prendre la parole.

-Alors, peux-tu m’expliquer pourquoi l’autre jour je te trouve en train de te vider de ton sang sur le parquet?

Merde, exactement un sujet que j’aurais voulu éviter, mais décidément, il était difficile de lui cacher des choses qu’elle aurait éventuellement fini par découvrir.

-Eh bien…j’ai eu un petit accrochage avec Saared, dis-je, mais rien de trop grave, ajoutais-je  précipitamment, Reynard et moi avons arrangé ça. L’honnie devrait faire l’affaire, ça a marché pour moi.

-Pff, je suis sûre que ce n’était même pas son idée à l’époque. Il est bien trop borné pour utiliser sa cervelle. Ajouta la dragonne en grinçant des dents.

-Tu es peut-être trop dure avec lui, dis-je content de pouvoir détourner le sujet, il n’est pas si mal, peut-être sujet aux remarques déplacées, mais il est quand même loin d’être le sombre connard auquel tu penses. Et puis, s’il te dérange tant pourquoi est-ce que tu le tolère dans notre petite bande dysfonctionnelle?
 
-Arboryx, j’ai quand même eu un fils avec lui. De toute façon, j’ai passé ma vie entourée par des dragons dans son genre.

-Mouais, la bande de Malefor, Reynard, Vlad, moi, on peut dire que tu as eu de la veine…

Elle ria.

-Tu pourrais être étonné, Vlad est étrangement cultivé et ne manque pas de conversation intéressante pour un mercenaire, dit-elle, mais pour le reste c’est la vie que j’ai et je ne crois pas qu’elle pourrait en être autrement.

C’est à ce moment-là que je pris conscience que Tintaglia avait peut-être des regrets. Elle n’avait sûrement pas choisie une existence de combats et d’embûches sur une vie non pas ennuyante, mais plutôt moins chiante par moment…

- Vous devriez peut-être penser à…changer…

Je me remémorais les mots de la taupe toubib qui m’avait remis sur pattes il y avait deux mois de cela.
 
-On devrait peut-être essayer de changer… Marmonnais-je.

La dragonne me regarda l’air étonnée.

-Quoi?

Eh ben, c’était dit, autant c’était une discussion qui devait faire surface un jour ou l’autre.

-Euh, tu sais, je crois qu’il m’arrive parfois à penser qu’on pourrait faire autre chose, vivre autrement et…

Tintaglia ne me laissa pas terminer.

-Je sais où tu veux en venir et non, je ne crois pas Arboryx.

J’étais plutôt étonné que la dragonne soit aussi rapide à descendre une idée à peine germée que je trouvais plutôt positive, mais cela ne m’empêcha pas d’essayer.

-Comment ça?  Je pourrais toujours essayer de faire autre chose, hein?

Tintaglia était visiblement amusée par ma toute nouvelle naïveté passagère et ne prit pas de temps à répliquer.

-Ah oui? Tu as une idée en tête? Peut-être as-tu un talent secret que tu aurais gardé caché jusqu’à aujourd’hui?

-Très drôle, rétorquais-je, non je pensais à quelque chose de plus réaliste comme vous aider à la forge Saared et toi.

Elle ria de plus belle.

-Toi? Travailler dans une forge?

-Ben oui, qu’est qu’il y a de si difficile à taper sur du métal à longueur de journée? À moins que votre sainteté du marteau ne veuille m’éclairer. Répondis-je de bonne guerre.

-Cause toujours, rigola-t-elle, mais ne te fais pas d’illusion Arboryx, ajoute-t-elle sur une note plus sérieuse, les dragons comme nous ne changent pas vraiment.

Nous continuâmes à marcher et à discuter  sans nous en rendre compte que nous commencions à nous éloigner du quartier des commerçants pour se diriger vers l’ancien coin où Saared et moi habitions quelques temps auparavant. Un endroit charmant, si vous trouvez tolérable les incessantes bagarres et les occasionnels meurtres. Au moins la taverne du coin était géniale, non vraiment, sans blague.

L’après-midi était déjà bien avancée alors que nous avancions au cœur de rues plus ou moins occupées. Alors que nous passions devant une ruelle en apparence peu attrayante, Tintaglia prit une fois de plus la parole, mais cette fois ci d’un ton beaucoup plus sérieux.

-Arboryx, j’ai quelque chose à dire, c’est important.

Mon intérêt piqué, j’écoutai.

-Hmm, comment dire un truc pareil, euh…c’est que…

Je n’entendis pas le reste de sa phrase.

-Bon, on va faire ça rapide et sans problèmes. Toi, file nous ta lame et les deux sorte tous vos trucs qui brillent.

Derrière et devant nous se tenaient en tout trois dragons. Ils avaient réussi, tels les habiles prédateurs qu’ils étaient, à nous suivre sans se faire repérer en rôdant au travers des ruelles. Les deux devant aux écailles bleues et vertes, étaient physiquement fins et effilés comme des poignards tandis que celui de derrière, un brun, était une véritable armoire à glace.

Sur le coup nous ne répondîmes rien, ce qui contraria notre interlocuteur, le chef du trio.

-Merde, on dirait que vous n’avez rien compris, dit-il en s’approchant prudemment, débarrassez- vous  de vos choses sans faire d’histoire! Siffla-t-il entre ses crocs.

Le vert commença aussi à avancer.

-Allez, c’est désert, on se les fait! Dit-il en jetant des regards furtifs aux alentours qui étaient effectivement vides de toute population.

La tension monta d’un cran quand je fis craquer les vertèbres de ma nuque.

-Hé tu fais gaffe à ce que tu…

Le baraqué derrière nous n’eut pas le temps  de finir sa phrase. Tintaglia et moi avions perdu patience avec ces types. L’explosion de violence dont nous fîmes preuve me surprendra toujours. Sans crier gare, nous fondions chacun sur les malfrats qui devinrent proies en moins d’une fraction de seconde. Alors que la dragonne avait décidé de brutaliser l’armoire à glace, je fonçai sur celui qui sembla être le chef de la bande. Il ne vit jamais venir le coup de griffe qui lui lacéra le visage. Surpris, son compagnon recula pour éviter une autre charge, mais cela ne le plaça qu’à portée d’un coup de queue, qui comme un fouet, le frappa en pleine figure. Cela ne sembla pas ralentir l’ardeur des brigands dont le chef, voulant faire payer l’affront de son museau  lacéré repartit à la charge, vociférant. Sa course se termina sur la pointe de mon épée.

Son expression ressemblait à quelque chose entre la douleur et l’étonnement. Son regard perdit son éclat et il tomba au sol. Les trente secondes suivant cette brève échauffourée passèrent en un clin d’œil.  Sans m’en rendre compte, Tintaglia était revenue à mes côtés. Les deux autres avaient fui.  Elle semblait avoir pris quelques coups, mais c’était sûrement beaucoup plus léger que ce qu’avait dû subir son adversaire.

-Une vie différente, tu disais? Dit-elle.

-C’est eux qui nous y ont forcés, Tin. Répondis-je en ne décrochant pas les yeux du cadavre.

Mais Tintaglia en pensait autrement.

-Bien sûr, mais nous aurions pu régler ça autrement et avons été rapides à attaquer les premiers. Tu y es tellement habitué que tu as tué ce type sans même avoir consciemment pensé le faire. Ces vieux réflexes ne meurent jamais Arbo, tu le sais aussi bien que moi et ce n'est pas en pratiquant une autre profession qu'ils risquent de disparaître...

Je ne voulais pas entendre la suite. Je ne savais que trop bien ce qu’elle allait dire.

-Hmm, alors c’est donc vrais… En essuyant machinalement le sang qui tachait ma lame sur la carcasse.

-Oui, les dragons comme nous ne changent jamais… Allez, il commence à se faire tard et Saared a du boulot pour toi. Il faut aussi filer au cas où la garde rappliquerait. Ajouta la dragonne en tournant les talons, semblant indifférente au bazar que nous laissions derrière.

Pour ma part je jetai un dernier regard au dragon inanimé sur le sol.

-Super, on dirait bien que mes rencarts sont toujours aussi nuls qu’à l’habitude…

Il ne restait que quelques heures avant la  tombée de la  nuit alors que nous arrivions chez Saared. Loin de moi l’idée de faire patienter le patron, mais il restait un point avec la dragonne que je voulais éclaircir.  

-Tu voulais parler de quelque chose d’important avant que les trois clowns de toute à l’heure ne fassent éruption, non? Demandais-je désireux de penser à autre chose que ce qui venait de se passer.

Par contre, la dragonne semblait avoir d’autres plans.

-Désolé, ce que nous avons à nous dire risque de peser drôlement lourd sur ta conscience et je ne voudrais pas te causer trop de stress avant le boulot, pas vrai? Et puis, à l’heure qu’il est, Vlad a sûrement besoin de moi. À la prochaine Arboryx.

Et c’est ainsi qu’elle me laissa en plan avec plus de questions sans réponses que jamais auparavant, mais Tintaglia était comme ça et plus l’on cherchait à essayer de la comprendre, moins les choses paraissaient claires.

Je repensai une dernière fois à ma journée, mes espérances d’une existence différente avec elle, la bagarre, notre brutalité avant  de les enfouir bien profondément dans ma cervelle reptilienne. Je ne voulais pas être déconcentré au travail.  

-Pfff, de toute façons j'aurais fais un horrible forgeron...
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MessageSujet: Re: Le forgeron et le mercenaire (privé: Saared-Arboryx) Ven 11 Sep 2015 - 19:16

Je passait donc le reste de l'après-midi à glander, la seule chose urgente à faire était d'attendre, je donc une grosse sieste qui me fit passer une bonne partie du reste de la journée.

Le crépuscule s’annonçait quand le mercenaire revint, seul, il n'avait pas l'air énerver ou attrister, juste soucieux, quelque chose semblait le préoccuper

Alors Casanova? t'as l'esprit torturer?

Arboryx ne relevas pas mais répondit néanmoins

Quand Tintaglia semble avoir une nouvelle importante à annoncer mais qu’elle ne veut pas te mettre au courant car elle juge que c'est trop gros à avaler avant d'aller faire un truc important, c'est si grave que ça?

Voila une situation original, dans quel genre de pétrin ces deux la c'était donc fourrer?

Si c'est cela alors oui je pense que c'est une affaire d'importance... et que ça risque de faire mal quand ça vas te tomber dessus

Mon compagnon ne réévoquât pas le sujet de la soirée qui restait, les minutes s’engrangèrent donc tranquillement, emmenant avec elles l'obscurité et la nuit. Quand j’estimais qu'il était à peu près minuit, nous prirent nos armes et armures, histoire de paraitre plus convaincant à notre possible futur employeur mais pas nos bagage, après tout nous devions revenir peu après notre entretien pour probablement partir sur le champs ou le lendemain.

c'était néanmoins étrange de se retrouver ici, l'éclairage de la ville la faisait briller de mille feux alors qu'au alentour directe il n'y avait tout simplement rien, pas de faubourg, ni de banlieue, pas même une simple route, l'extérieur de a ville était sombre et sans aucune source de lumière en cette heure tardive, le contraste entre la civilisation et le reste du monde n'aurait pas put être plus frappant.

Notre contact était censé nous retrouver près du seul bosquet encore debout dans les environs de Warfang, mais le temps passait et toujours aucune trace d'un quelconque employeurs, je commençait à croire à une mauvaise blague quand une forme draconique se dessinas à travers le feuillage nous rejoignit silencieusement, dans cette obscurité, nous ne pouvions le discerner, juste entrapercevoir.

Je vois que vous vous êtes décider à venir finalement...

La voix parlait sans hésitation avait un je-ne-sait quoi de snob dans son ton, surement un de ces bourge des haut quartiers

Vous n'avez que peu de temps alors je serait bref: Mon fils aînée à été enlever il y a peu par des esclavagiste au service des clans des ténèbres, peut être d'anciens serviteurs de Maléfor. Et ce n'est pas le premier cas, j'ai toute les raisons de croire qu'ils enlèvent régulièrement des citoyens pour les embarquer dans des mines éloignées, vous êtes un renégats ténébreux, vous connaissez leurs milieux et leurs méthodes, vous êtes donc ce que je pense être le plus qualifié pour cette mission, si vous réussissez à le ramenez vivant, vous serez largement récompenser.

Tout ceci était bien résumer mais qu'entendait-il par "vous n'avez que peu de temps"?

Attendez un instant! ou se trouvent ses esclavagiste? Comment savez vous que...?

Pas le temps! ils approchent!

Sur ces paroles il s’enfonça prestement dans les broussailles, nous laissant juste le temps de réaliser qu'il s'agissait d'un guet-apens, et de sentir une sensation douloureuse à l’arriéré du crâne, très probablement causé par un quelconque objet contondant, m'envoyant au pays des rêve, sans savoir ce qu'il adviendra de mon compagnon ou du visage de mes assaillants.

Pouvait on rêvé d'un meilleure début de mission?


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MessageSujet: Re: Le forgeron et le mercenaire (privé: Saared-Arboryx) Lun 21 Sep 2015 - 2:26

Tout avait commencé de façon plutôt traditionnelle. Une rencontre au cœur dans  un endroit isolé des regards indiscrets. Un client expliquant une histoire d’habitude tragique ou malsaine. Jusque-là, c’était la routine. Sur le moment je ne prêtais pas trop attention à ce que le client racontait, j’avais bien compris la partie du fils enlevé, mais  je me disais que Saared  s’occuperait de me raconter les détails en chemin. J’étais détendu, mais tout de même alerte et ce qui me sauva d’une vilaine commotion cérébrale. J’esquivai rapidement sur le côté alors que mon compagnon se prenait un sacré coup de matraque à l’arrière de la tête. Pas une mauvaise idée de ma part car on m’avait aussi pris pour cible. La taillade d’une arme tranchante passa si près de ma nuque qu’elle fendit l’une de mes écailles dorsales.

-Merde! Tu vas me payer ça! M’écriais-je de douleur et de surprise en dégainant mon épée.

Ces types étaient habiles. Celui qui avait essayé de me trancher la nuque avait visé avec précision un point faible dans mon armure de plates. Alors que j’étais prêt pour une seconde attaque, je me fis poser une colle : les salopards n’étaient pas en vue. Ils s’étaient sûrement dissimulés dans un recoin sombre en attendant que je ne commette une erreur. Au moins, cela me donna le temps de jeter un coup d’œil sur mon compagnon. Il était encore salement sonné, mais ne semblait pas très loin de reprendre ses esprits. Il avait juste besoin d’un petit coup de pouce pour retourner dans la mêlée.

-Eh Saared! Ça va? Ils t’ont pas trop amoché quand même?  Lui dis-je tout en lançant des coups d’œil aux alentours, vigilant.

C’est cette même vigilance qui me sauva une nouvelle fois la peau.

J’entendis, derrière et en avant moi, des bruissements si légers que j’aurais pu les confondre avec le vent. Mes yeux s’écarquillèrent de surprise. Sans perdre une seconde, je décrivis un arc de ma lame. Deux violents impacts se firent ressentir de ma patte jusque dans mon épaule. Le premier fut lorsque mon arme entra en collision avec le sabre d’un des assaillants. Celui-ci se brisa sous le choc en projetant des éclats métalliques dans tous les sens. Le deuxième vint lorsque j’atteignis le second attaquant qui voulait me frapper dans le dos. Malgré cela, il  réussit tout de même à me filer un vicieux coup de gourdin dans l’omoplate gauche. Même si mon armure avait absorbé le gros des dégâts, je serrai les crocs.  

Chacun d’eux battirent en retraite dans des directions opposées, sifflant de colère. J’avais survécu encore une fois à leurs charges furieuses. Ils étaient rapides, très rapides. Même s’ils étaient passés assez près de moi pour que je puisse en blesser un, je n’avais même pas eus la chance de distinguer ce qu’ils étaient. Ils auraient très bien pu être des dragons très sveltes, des guépards ou  des macaques, je n’aurais pas su dire sur le moment.  Les seuls indices qui indiquaient leur présence étaient ma lame souillée, une mince traînée de sang qui se perdait entre les buissons et…mon patron qui semblait encore subir les contrecoups de son choc sur la caboche.

Sans perdre de temps, je bondis à ses côtés et me mis en en tête d’accélérer le processus.

-Saared, dis-je en observant dans le but de repérer une éventuelle attaque, reprends-toi bordel! Je ne sais même pas ce qu’ils sont, je ne les aie même pas encore vus! Je sais par contre qu’ils savent ce qu’ils font et que je risque d’avoir de la difficulté à me les faire tout seul s’ils continuent à se planquer comme ça!

Je ne savais pas trop si le blessé m’entendait, mais j’avais intérêt. Ces types n’allaient pas me donner l’occasion de souffler.

-Je ne peux pas non plus créer de la lumière en crachant du feu, je risquerais de faire flamber tous le bosquet et nous avec! Continuais-je. Oh merde! Relèves-toi au moins! Histoire d’attirer leur attention! Lui répétais-je en le secouant. Comme ça je pourrais en descendre un au passage! Allez petit, il n’est pas question que tu me laisse tomber comme ça! Grrrrr! Debout soldat! Sinon je t’en colle une!

Le temps, ressource si précieuse, commençait à s'écouler et allait bientôt être épuisée. Avec un peu de chance, mon sens rustique du leadership pouvait être suffisant pour sortir Saared de son état léthargique. Dans le cas contraire, cette situation allait mal se finir pour nous et le client, s'il ne s'était toujours pas tiré de ce merdier.

En vérité, j'étais beaucoup plus mal barré que je ne le croyais. Alors que j'étais si occupé à secouer mon compagnon dans tous les sens, j'avais commis l'erreur fatale de ne pas jeter un coup d’œil derrière moi. Car dans mon dos, s'avançait à pas de loup une silencieuse silhouette prête à porter le coup final.
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MessageSujet: Re: Le forgeron et le mercenaire (privé: Saared-Arboryx) Ven 9 Oct 2015 - 21:42

De vagues son, à la limite de l’audible, des tâches de flou dansaient devant mes paupières, ça devait être urgent sans doute, voila que tout partait dans tout les sens maintenant, à croire qu'on me secouait, ce qui devait être sans doute le cas d’ailleurs.

Une sensation douloureuse sur le museau, je croit qu'on vient de m'en mettre une, ma conscience outrée émerge péniblement du brouillard dans lequel le coup l'avait plongé, juste au moment pour apercevoir une ombre frapper mon partenaire à revers, mon employé s'affale sur moi, inerte.

Ouais, je suis pas vraiment en moyen de faire quoi que soit, alors gardons profil bas. autant leurs faire croire que je suis Knock out pour l'instant

J'imite à la perfection le dragon assommé, nos trois agresseur, qui se révélèrent être des dragons assez trapus d’ailleurs, s’empressèrent de nous passer de multiples chaines à tout les endroit possible et d'en fixer les bouts sur tout ce qui semblait solide au alentour.
Et ne se doutant de rien, installèrent un genre de pseudo camp et se prirent même le luxe de s'allumer un feu, à croire qu'ils avaient tout leurs temps, n'étant malheureusement pas stupide, ils n’oubliaient pas de jeter régulièrement des regards vers leurs nouveaux prisonniers
Je ne pouvait qu'entendre des bribes de leurs conversations, je comprit les mots forgerons et utile quand l'un d'eux me pointât d’une griffe, je ne faisait pas d'illusions sur le sort qu'ils nous réservaient, esclaves dans une mine de dragons ténébreux, quelle ironie...

C'est alors qu'entre deux commentaire de nos geôlier, je remarquais qu'ils avaient commis une grossières erreur avec les chaînes d'Arboryx, dans la mesure ou tous les liens qui le retenait passait à porté de mes griffes, si j’étais dans l'incapacité de me libérer, peut être que le mercenaire avait une chance, si je les mettait à porté alors il serait possible d'affaiblir les chaines de mon partenaire.


La plus longue partie de un deux trois soleil de ma courte vie s’engagea, mes gestes devait être savamment calculé pour ne pas faire cliqueter le métal et ne pas éveiller le soupçons des dragons, j’amenai une portion de chaîne à ma gueule, l'emprisonnait entre mes crocs, mettait mes pattes devant mes mâchoires pour contenir le souffle magique et soufflait à très haute puis à très basse température pour fragiliser le métal.

Ce petit manège durât un moment, mes pattes avant en prenait plein la poire mais il fallait ça pour dissimuler mes actes, au bout de la quatrième chaines, un éclat à ma droite attiras mon regard, le feu se reflétait dans l’œil de mon partenaire, et il observait avec attention mes faits et gestes, au moins je n'aurais pas à attendre qu'il se réveille. Remettant doucement en place le lien que je venait d'affaiblir, le dernier que j'avais à porter, maintenant il fallait attendre qu’une occasion se présente, les ravisseurs finirait bien par être distrait par quelque chose.

Les heures passèrent et rien ne vint troubler la tranquillité du petit camp, je commençait à désespérer quand un bruit dans les broussailles non loin ne fit instinctivement tourner la tête des trois compères, n’attendant pas, je concentrait ce qui me restait de souffle et vomit une épaisse brume de ténèbres autour de nous afin de nous dissimuler temporairement à leurs vue, un grognement se fait à ma droite et les liens affaiblis se brisèrent, le mercenaire était libre!

Des formes s’avancent vers nous avec difficulté, la brume les vidant de leurs énergies et restaurait la mienne, mais cette petite victoire ne me permettra pas de briser mes entraves, il fallait que je continue ma diversion pour que mon compagnon puisse s'enfuir, et pour cela, quoi de mieux qu'un grand jet de flamme bien voyant en leurs direction, et ça fonctionne! Les trois rigolos fendent la brume et me repère plutôt aisément, mais ça ne voulait pas dire que j’allai leurs rendre la vie facile, à grand renfort d'un concert de grognement et de chaîne pour focalisez l’attention sur ma personne.

Plusieurs paires de pattes s'abattent impitoyablement, me réduisant de nouveau à l'immobilité, mais le mal était fait, un bruit de course se fait entendre au dela de la la brume, des objets métallique s'entrechoquent, probablement Arboryx embarquant nos affaires et avant qu'ils ne puissent sortir du brouillard, un bruit d'aile qui claquent, il est hors de porté maintenant, libre d’aller chercher du renfort, quel qu'il soit, et au plus vite.

A mon grand regret l'euphorie ne durent pas, et le retour de bâton se fait sentir, les trois comparses lâchent des jurons bien coloré et m'assomment aussi sec, sans rien trahir de leurs plan ou de leurs destination.

Dans quel merdier nous somme nous fourré cette fois?


Mon dieu que cet avatar est génial, un grand merci à Jyvro pour ça!
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MessageSujet: Re: Le forgeron et le mercenaire (privé: Saared-Arboryx) Mer 28 Oct 2015 - 21:02

Et j’étais libre, enfin, façon de parler. J’étais bien libre des chaînes, mais pas de mes problèmes. Ces types avaient encore Saared et je ne pouvais pas laisser mon patron et ami entre leurs griffes. Par contre, avec le coup que je m’étais pris, mes idées encore troubles et le fait que les trois autres semblaient plutôt habiles à ce qu’ils faisaient, mes chances de succès étaient bien minces. J’allais avoir besoin d’aide sur ce coup et, comme par hasard, j’avais déjà la meilleure équipe possible à ma disposition. Ainsi, chargé d’un lourd paquetage je me fondis dans la nuit en direction de  l’ancienne taverne tenue par Tintaglia. Avec un peu de chance, Reynard s’y trouverait et sa hache de guerre serait parfaite dans le contexte.

Je me posai, ou plutôt m’écrasâmes, au sein de Warfang. En arrivant au sol, je roulai rapidement dans l’ouverture d’une ruelle. Après quelques secondes à me battre contre mon paquetage dans lequel je m’étais entourloupé, je pu jeter un coup d’œil de chaque côtés de la rue. Personne ne m’avait suivi et aucune patrouille de gardes n’était en vue.

-Parfait, me dis-je en pensant à ma dernière observation, si y’a pas une chose dont j’ai pas besoin en ce moment c’est de plus d’attention.

Sur ce, je balançai l’équipement sur mon dos et me mis rapidement en route vers la taverne. Il n’y avait pas une minute à perdre.

J’arrivai quelques dix minutes plus tard devant le dit bâtiment. J’avais fait le plus rapidement possible en gardant le profil bas, histoire d’éviter une rencontre infortune. J’entrai en enfonçant presque la porte.

-…et c’est à ce moment-là que j’me suis relevé et que le type qui me devait cent balles y’avait deux ans passés se trouvait devant moi! Tu aurais dû voir sa gueule!

-Eh ben ça doit bien être la première fois que j’entends parler de quelqu’un qui te devait de l’agent et non l’inverse.

- Vas te faire foutre…

Quelle joie ce fut pour moi d’entendre ces voix bourrues converser de leurs idioties habituelles. Comme je l’avais espéré, me compagnons de longue date étaient bien là. Reynard et Vlad, qui semblait en pleine forme d’ailleurs, conversaient de façon agitée autour du bar. Ils ne semblèrent pas remarquer ma présence avant que je ne m’effondre bruyamment devant eux sous le poids colossal de mon fardeau.

-Arboryx! Tu tombes plutôt bien, me dit Reynard, j’étais justement en train de raconter l’histoire où…

J’aurais bien aimé prendre une pause, mais le moment n’était pas bien choisi.

-Pas le temps les gars! Écoutez-moi, on a un gros problème… Commençais-je

-Eh! Minute bonhomme, dit Vlad en rigolant, tu vas pas commencer à t’énerver comme un gamin…

-Merde! Vlad boucle la! On s’est fait attaquer Saared et moi dans un bosquet pas loin. J’ai réussi à m’en sortir, mais les autres types tiennent toujours le jeune.

Toute d’humour avait disparue de leur figure, laissant place à un air grave. Ils échangèrent un regard et s’éloignèrent du bar, se dirigeant dans des coins opposés, fouillant dans leurs affaires.

-Où ça Arboryx? Quelle distance? Dit le colosse qui s’équipait en vitesse.

-Quelques kilomètres, dis-je en reprenant mon souffle, pas plus.

-Combien ils étaient? Demanda Vlad en ajustant un plastron léger.

-J’en aie compté trois, dis-je en commençant à mon tour à rééquiper le matériel qui m’avait été enlevé, il va falloir faire attention. Ce sont des durs, rapides comme je n’en aie jamais vu.

-Parfait, continua Vlad en ricanant, j’adore les défis.

-Eh! Dis-je en remarquant que le dragon borgne se préparait de son côté. T’es pas sensé encore être blessé toi?

Vlad me lança un regard en coin et souri de son air habituel, aussi énigmatique que jamais.

-Quoi? Tu joues à la maman maintenant? Tintaglia  a fait des merveilles et je me sens presque aussi bien qu’avant cette putain de blessure, dit-il en vérifiant le tranchant de son poignard. Bah, de toute façon, explique-moi mon utilité si je ne peux pas me battre?  

-Mouais, en parlant de ça, où est-ce qu’elle peut bien être? Elle ne semble pas être là. Dis-je en observant l’intérieur de la taverne, pensif.

-Elle est partie faire un tour y’a au moins une heure, répondit Reynard en se dirigeant vers la porte, équipé de la tête aux pattes. Si tu veux mon avis, ça vaut mieux pour ta gueule avec les nouvelles que tu nous amènes. M’enfin, grouillez-vous un peu bande de larves, on a pas juste ça à foutre! Un des nôtres est dans de sales draps.

Après avoir laissé l’équipement de Saared dans un coin, je griffonnai une lettre d’excuse un peu confuse pour Tintaglia et la laissa sur le bar avant de courir rejoindre les deux autres mercenaires à l’extérieur. Elle n’allait sûrement pas apprécier, mais c’était un problème qui me rattraperait à mon retour et ça, c’était si je me tirais vivant de cette histoire.  

-Merde,  je manque de veine, on devait se parler en plus…

Dehors, nous n’eûmes droit qu’à de brèves instructions de la part de Reynard. J’ouvrirais le chemin en faisant office de guide tandis Vlad resterait en retrait pour vérifier si nous n’étions pas suivis. On aurait dit que nous revenions de nombreuses années dans le passé, équipés pour le combat et recevoir des ordres. Comme avant. Ce qui me faisais penser à comment la vie était plus simple dans le temps…

Nous ne prîmes pas plus de temps pour nous envoler. Ne perdant pas une seconde, nous fûmes très rapides. En tout cas, beaucoup plus qu’un dragon sonné et surchargé si vous voulez mon avis. Nous nous posâmes à proximité du bosquet et, sous le couvert de la nuit, progressâmes à pas feutrés. Nous nous attendions à tomber sur les agresseurs d’un moment à l’autre, mais nous n’eûmes cette fois-là pas la chance de leur redevoir la monnaie de leur pièce.  Quand nous arrivâmes à l’endroit, ils avaient disparus. Saared aussi.

-Merde! Beugla Reynard. Fouillez la zone! Ils ne peuvent pas être loin!

Vlad et moi commençâmes à vérifier les buissons et à grimper aux arbres à la recherche d’indices tandis que le colosse bleu fixait son regard d’acier dans les bois. De mon côté, la seule preuve de la présence des ravisseurs que je pu trouver furent les chaînes que j’avais brisées dans mon escapade. Elles avaient été jetées à la hâte dans les branches d’un chêne, probablement pour les dissimuler.

-Du nouveau? Demanda Reynard.

-Nah, rien de mon côté à part les chaînes qu’ils utilisent, répondis-je en les jetant vers lui, pas de Saared.

Soudainement, un cri perçant brisa la quiétude  de la nuit.

-Vlad? Demandais-je en sautant en bas du chêne.

Le dragon borgne, qui s’était quelque peu éloigné de la zone de recherche originale, revenait vers nous. Dans l’obscurité, je pouvais distinguer sa silhouette svelte tenir quelque chose de gros entre ses griffes et ce quelque chose se débattait comme un beau diable.

-Regardez donc ce qu’on a là, ricana Vlad en jetant la forme par terre devant nous, je l’aie trouvé là-bas en train de nous épier. Peut-être qu’on pourrait en tirer quelque  chose?

La forme, qui s’avéra être un guépard plutôt âgé, se releva en feulant.

-J’temmerde! Cracha-t-il.

-Oh et attention, il mord. Ajouta Vlad en riant.

Reynard regarda le vieux félin avec intensité.

-C’est un des leurs? Dit-il  froidement en tâtonnant le fil de sa hache.

Je jetai un coup d’œil vers Reynard. Il me donnait toujours froid dans le dos quand il était comme ça, même du temps lorsque nous étions dans la Lame. Vlad pour sa part restait silencieux et observait la scène avec attention.

-Non, répondis-je, comme je l’aie déjà expliqué, ces types étaient des dragons. Je n’ai jamais vu ce gars-là.

-Il ne sait probablement rien et nous avons assez tué de temps comme ça, dit Reynard sans broncher tout en levant lentement sa hache, je vais nous en débarrasser.

-NON! Pitié! Cria le guépard en panique. Je vous reconnais! Je vous reconnais! Dit-il en me pointant d’une griffe. Vous étiez avec le jeune qu’ils ont emmené! Pitié!

-Attends Reynard, dis-je à mon compagnon.

Je m’abaissai pour me mettre au niveau du félin.

-Allez, parle-moi. Aides moi et rien ne t’arrivera. Dis-je calmement.

Je m’étais décidé, contrairement à mes compagnons, à faire tout ça dans la finesse.

-Ouais! Répond enfoiré! Rugit Vlad en donnant un vicieux coup de patte dans les côtes du guépard. Qu’est-ce que tu foutais dans les buissons?

Je lui lançai un regard lourd de réprobation, mais ne dit rien pour prendre la défense du félin qui se tordait de douleur par terre.

-Quoi, me dit-il en haussant les épaules, j’aime mieux ma technique à la tienne.

-D’accord, d’accord, dit le guépard en grimaçant de douleur alors qu’il peinait à se relever. Premièrement, j’habite dans ce bois, pas assez d’argent pour payer les taxes sur un loyer alors ça n’était qu’un hasard que j’ai vu ce qui s’est passé d’ac? J’ai rien à voir avec ces types! J’ai vu la bagarre et votre évasion c’est tous!

-Hmm…t’en sais pas grand-chose hein? Grogna Vlad en jouant avec la pointe de son poignard.

J’avais rarement vu quelqu'un pâlir de la sorte.

-Attendez! Dit le félin. Je sais pas où ils ont emmené votre amis, mais je l’ai aie entendu parler d’un endroit qui s’appelait l’Île oubliée! Oui c’est ça! L’Île oubliée!

Franchement, je commençais à me demander si ce type inventait des trucs pour sauver sa peau. Par contre, le nom semblait avoir sonné une cloche à Reynard.

-L’Île oubliée… Murmura Reynard

-Tu connais? Demandais-je.

-Juste des rumeurs, me répondis le colosse en me tournant le dos, mais j’aurais entendu dire que c’était dans les environs des Badlands. Allez maintenant, en route.

Vlad n’était pas du même avis.

-Des rumeurs! S’exclama-t-il. Merde Reynard! Tu ne vas pas nous lancer dans une traque pour des commérages pas fiables!

Reynard se retourna avec une vitesse étonnante pour sa taille et répondit à notre compagnon dans le blanc des yeux. Sa colère était palpable.

-Rien à foutre Vlad! Mon fils est peut-être là-bas et on n’en aura pas le cœur net si on ne se bouge pas. Alors, t’es dans le coup ou pas? Dit-il au borgne. Arboryx?

J’hochai pour signifier mon approbation. Vlad, à contrecœur, en fit de même.

-Alors en route, dit Reynard, préparez-vous, on a un bout de chemin à faire.

Alors que nous partions, Vlad empoigna le guépard, le soulevant de terre.

-Tu ne nous a jamais vus. Capiche? Dit -il en serrant les crocs.

Le félin hocha de la tête frénétiquement jusqu’à ce que le dragon ne le lâche. Il disparut aussitôt en détalant sous le couvert du bosquet, hors de portée des griffes de Vlad.

En m’envolant vers cette destination incertaine, je repensais à ce que nous avions fait. Je n’aimais pas trop la tournure qu’avaient pris les choses. Nous étions en train de retrouver la brutalité gratuite dont étaient capables les soldats que nous étions autrefois. Cela faisait bien longtemps que j’avais vu Vlad et Reynard agir de la sorte. Il faut dire que nous avions quand-même travaillé pour le syndica de Gryff tous les trois alors moi-même j’étais très loin d’être innocent dans toute cette histoire. Enfin, j’espérais juste que nous n’allions pas reprendre goût à tous cela, vu les circonstances brouillons de notre passé dans la Lame.

Surtout, j’espérais que je m’inquiétais pour rien.

Me sortant du fond de mes pensées nébuleuses, je fixai mon regard vers l’horizon. Nous allions retrouver Saared. Peu importe les choses que nous allions faire.
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MessageSujet: Re: Le forgeron et le mercenaire (privé: Saared-Arboryx) Ven 29 Juil 2016 - 5:16

(SUITE DU RP *Un ami dans le besoin* Dans les îles célestes)

-Putain, il n’a pas dit un mot depuis que nous nous sommes mis en route. Me grommela Vlad alors que nous volions en retrait.

En effet, Reynard n’avait été gère bavard depuis le tragique décès de Saared. Je n’avais pas pris compte de la durée de notre voyage de retour. En me fiant à mes instincts et à mes talents de navigateurs, j’aurais estimé que cela faisait plus de deux semaines que nous avions quittés les îles Célestes. Tout au long de cette période, le grand sergent n’avait prononcé rien d’autre que quelques grognements signifiant un arrêt ou un départ. Aujourd’hui n’avait en rien été différent alors que nous voyagions dans une nuit sur son déclin.

-Laisse Vlad. Répondis-je. Il vient de perdre son fils. Je crois que tu peux imaginer ce qui se passe dans sa tête…

En réalité je ne croyais pas vraiment qu’un sociopathe comme mon compagnon borgne fut en mesure de comprendre les sentiments d’autrui. Toutefois, il semblait visiblement inquiet de l’état de notre frère d’armes (un bon début vers la découverte d’une conscience chez ce type…). Tout comme moi d’ailleurs. Reynard ne mangeait pas et buvait à peine lorsque nous trouvions un point d’eau sur ces terres parfois peu généreuses envers les voyageurs qui la parcouraient. Notre compagnon maigrissait à vue d’œil et les signes de fatigues se faisait de plus en plus insidieux. Alors que moi et Vlad dormions à peine, le colosse ne semblait pas avoir fermé l’œil depuis des jours. Ce dernier se tenait toujours à l’écart lorsque nous faisions une halte en chemin. Pour pleurer sans doute, alors que Vlad et moi nous bouchions les oreilles. Pour le reste de son temps, Reynard démontrait d’une inquiétante absence d’une quelconque émotion. Vlad et moi, quant à nous, étions désemparés par la situation. Nous étions soldats et non guides spirituels. Le mal qui affligeait Reynard ne pouvait être combattu par l’acier et on ne pouvait s’en protéger par une armure. Bien que je n’en eusse jamais vraiment été victime (c’était ce que je croyais à l’époque), j’avais pu observer ce genre d’affliction sur bien des soldats dans les jours suivant la perte d’un camarade. Toutefois, ce cas-ci semblait bien différent…

-Étrange. Murmura Vlad, mettant subitement fin à ma réflexion. Je n’aie jamais particulièrement aimé Saared. Un poil trop…bavard à mon goût.

Je me demandais sérieusement à quoi il jouait.

-Par contre, continua-t-il, je crois que tout risque d’être un peu trop tranquille avec le petit parti.

Je ne savais trop ce qui me surprenait le plus. Le fait que Vlad semblait me faire la démonstration de l’existence de sa propre âme ou le fait que je n’avais pas du tout pensé depuis notre départ de l’Île à ce que la vie allait être à Warfang maintenant que Saared fut décédé. Je me secouai la tête, décidé à ne pas y penser. Non, il ne fallait pas y penser. Pas y penser.

-Peut-être aurions-nous dû l’enterrer, au moins. C’est ce qu’on aurait fait pour un de nos gars…

-Vlad…, grommelais-je, arrêtes de parler de ça.

Ma tête était si sans dessus-dessous que j’en avait presque mal au crâne. Je ne comprenais pas bien pourquoi Reynard s’était si véhément opposé au fait que nous mettions Saared en terre. Peut-être croyait-il que son fils ne fût pas réellement mort ? Peut-être l’idée de l’imaginer pourrir et son cadavre rongé par les vers fut trop pour lui. Toutefois, je me dis qu’il ne fallait pas chercher trop loin à comprendre ce qui se produisait dans l’esprit troublé d’un père. Il fallait par contre essayer d’anticiper de regrettable ce que ce même paternel, esseulé et brisé, pourrait tenter d’accomplir dans un moment de faiblesse.

Je jetai un coup d’œil à Reynard, un peu en avance sur moi et Vlad. J’espérais sincèrement qu’il ne tenterait rien de désespéré avant que nous arrivions à Warfang. De plus, nous n’allions pas seulement à avoir à seulement nous occuper de Reynard. Il ne fallait pas oublier que Saared avait aussi une mère…

J’espérais seulement qu’ils ne nous claqueraient pas entre les griffes.

-Mouais…comme tu veux. Répondit tout simplement le borgne.

Le reste du voyage se déroula dans le silence le plus complet. Il ne nous restait que quelques heures de vol avant que Warfang ne soit en vue. Déjà, le ciel étoilé commençait à nous montrer les vives couleurs de l’aurore. Il ferait bientôt jour.

Durant ce court et dernier lapse de temps, je commençai à me préparer mentalement à la prochaine épreuve qui m’attendait. Là-bas, j’allais devoir affronter quelque chose de bien plus terrifiant qu’une bataille (et je dois avouer que cette éventualité m’avait toujours foutue la frousse). Rien n’y fit. J’allais devoir y aller avec une peur aux tripes que rien ne pouvait calmer. J’espérais que Tintaglia soit compréhensive. Toutefois, j’en doutais très sérieusement…

-Il semblerait que nous soyons en vue. Marmonna Vlad.

Au loin, je pu apercevoir les grandes tours de l’ancienne cité. Nous étions de retour chez nous.

Je crois que les gardes de la grande porte furent tentés de nous retenir à la vue de nos mines de renégats hirsutes. Toutefois, quelques coups d’œil à nos armures cabossées et nos armes en mauvais état leur indiquèrent que nous ne devions pas être des enfants de cœur. Nous pûmes donc passer sans grands problèmes. Une chance pour eux, notre patience était à bout.

Nous parcourûmes les rues presque peu achalandées de la mégapole d’un pas las. Maintenant que nous avions atteint notre destination vers laquelle nous voyagions depuis bien longtemps, nous n’aurions voulu que nous effacer dans la nature pour ne plus jamais revenir. Je crois que nous aurions sérieusement considérée cette alternative si d’autres engagements ne nous retenaient pas ici…

Alors que nous passions dans l’un des quartiers les plus mal famés de Warfang, quelque chose attira mon regard. Un simple taudis, coincé entre d’autre bâtisses aussi mal entretenues. Des trous perforaient la toiture de toute parts et chacune des fenêtres semblaient avoir été défoncées. Un joli spectacle je ne vous le fait pas dire.

-Attendez-moi les gars. Dis-je en me dirigeant vers le bâtiment en ruines. J’en aie pas pour
longtemps.


Mes compagnons ne répondirent rien en retour, mais stoppèrent tout de même leur progression. Probablement contents de retarder le moment fatidique.

Après avoir parcouru quelques pas, je tins tout juste devant la bicoque. La porte en bois bon marché semblait ne tenir qu’à un fil. Je la poussai donc tranquillement et entrai. L’intérieur était sombre et seul quelques rayons de lumière illuminaient l’endroit par les orifices dans le toit. L’unique et petite pièce qui composait l’endroit était sans dessus dessous. Les quelques meubles s’y trouvant avaient été renversés ou tombaient progressivement en ruine. La poussière et les toiles d’araignées avaient envahies chaque racoin imaginable. Sans aucun doute, cette parodie d’une habitation avait été abandonnée depuis longtemps. Toutefois, ça je le savais déjà…

C’était ici que tout avait commencé, le premier quartier général si je pouvais utiliser cette expression. Je me trouvais dans l’ancienne forge improvisée de Saared.

Je fis rapidement le tour du propriétaire sans trop savoir ce que je faisais ici. Peut-être était-ce la nostalgie du temps passé en vadrouille avec le jeune dragon. Esquivant danger sur danger et survivant à des aventures alors que nos chances étaient presque nulles. Ah, comme tout était plus simple à l’époque. Soudainement, je perçu un faible éclat au travers de toute cette noirceur et cette saleté. Curieux, j’écartai les toiles et soufflai un coup pour chasser une couche de poussière dont l’épaisseur m’étonne encore aujourd’hui. Ce qui se révéla me tira un sourire nostalgique. Devant moi se tenait un établit très modeste recouvert d’armes et de pièces d’armures diverses. Il fallait dire que Saared n’avait pas chômé avec le peu qu’il avait à son arrivée à Warfang. Des lames forgées dans les styles du nord, du sud, de l’est, de l’ouest et de beaucoup d’autres étaient éparpillées un peu partout. Par contre, aucune d’entre elles n’étaient terminées. Il en était de même que pour les pièces d’armures.

-Dommage, me dis-je, elles le resteront.

En effet, Saared ne forgerait plus jamais.

Je ramassai un heaume en acier orné de cornes, en souvenir du bon vieux temps (aussi parce que je croyais qu’il aurait bien décoré le dessus du foyer) et ressortit à l’extérieur. Vlad me jeta un regard suspicieux à la vue du singulier objet (il fallait dire que Saared devait avoir eu d’étranges sources d’inspiration à l’époque), mais n’en fit pas plus. Reynard quant à lui, eh bien, resta figé dans son mutisme.

Le reste de notre marche ne vit rien d’important méritant à être noté. Toutefois, personne ne s’attendait à vivre la suite des choses.

Le soleil était déjà bien haut dans le ciel lorsque nous arrivâmes en face de notre demeure. Rien ne semblait avoir changé (si ce ne serait-ce qu’un pot de fleurs avait été renversé) depuis notre départ.

-Je crois que je vais aller ouvrir, dit-il tranquillement, pour le bien de tous.

Pour une fois, Vlad semblait vouloir agir de façon à limiter les dégâts. Tintaglia et lui avait forgé de bons liens alors que la dragonne se démenait corps et âme à soigner ses blessures suite à une altercation impliquant le gang de Gryff et certains sbires de Malefor. Ouais, il valait mieux que ce soit lui qu’il y aille en premier. Dison que ma relation avec la dragonne avait été plutôt…rocambolesque ces derniers temps. Et pour ce qui est de celle entre elle et Reynard, il valait mieux oublier, considérant les nouvelles que nous amenions…

Ce fut donc le borgne qui alla cogner doucement à la porte alors que Reynard et moi nous tenions à l’écart. Vlad pouvait parfois être une antithèse comportementale par sa personne. Il pouvait tant être un tueur sans aucun remords qu’un charmeur incorrigible avec les demoiselles. Néanmoins, Tintaglia vint rapidement à la rencontre du borgne. Cette dernière sembla heureuse de le voir et jeta un coup d’œil rapide dans ma direction. Toutefois, l’air du mercenaire changea bien vite et il poussa un cri alors qu’une figure difficile à voir de ma position se jucha derrière la dragonne.

-BOOORDEL DE DÉMON ! Hurla-t-il en roulant sur le côté et en déployant ses ailes dans la plus primale des positions de combat.

Pour le bien de tous qui disait ?

Tintaglia, prise de court par la réaction de mon compagnon, semblait tenter de lui expliquer quelque chose, mais ce dernier continuait de faire la sourde oreille et fouettait l’air de sa queue et de ses griffes. Pour une fois depuis des jours, Reynard eu un semblant de réaction et se précipita vers son frère d’arme.

-Eh ! Criais-je en m’élançant derrière lui. Mais qu’est qui se passe ?

Pas le temps de réfléchir, quelque chose n’allait pas rond. Vraiment pas rond. Il fallait dire que je n’avais jamais vu Vlad perdre son calme de cette façon. Il fallait vraiment que quelque chose d’incroyable s’eu produit pour le faire paniquer si sérieusement. Voir, quelque chose de…surnaturel.

-Vlad ! Calme-toi ! S’il te plaît. Supplia Tintaglia au borgne, tentant de désamorcer la situation. Personne ne va te faire de mal !

-IL N’EST PAS SENCÉ ÊTRE ICI ! Continua à hurler Vlad alors que je lui sautais dessus par derrière pour éviter qu’il ne blesse quelqu’un. PAS ICI !

Ayant pris le borgne par surprise, je pu avoir remporter ce court duel de force (sans toutefois en réchapper avec quelques coups dans la figure) en le plaquant au sol. La lutte fut si belle que le heaume que j'avais recuilli dans l'ancienne piaule de Saared s'envola à l'intérieur du manoir en fracassant l'une des fenêtres. Je pus alors lever les yeux et comprendre enfin ce qui avait provoqué la folie du mercenaire.

-Non, murmurais-je, c’est impossible ! Impossible !

Tintaglia s’accroupi à mes côtés.

-Nous avons beaucoup de choses à s’expliquer. Dit-elle en braquant son regard sur moi.

Pour sa part, jamais dans toute sa vie Reynard n’eut affaires avec une situation pareille et semblait complètement pris de court (comme nous tous d’ailleurs).

Devant nous, semblant frais et dispo et se tenant droit comme un i se trouvait un revenant. Un fantôme revenu des limbes.

Devant nous se tenait mon patron, mon partenaire.

Saared.

(On allait avoir besoin de beaucoup d’honnies parce que j’avais la mauvaise impression qu’on allait devoir calmer les nerfs éreintés de trois mercenaires à bout)

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MessageSujet: Re: Le forgeron et le mercenaire (privé: Saared-Arboryx) Mer 10 Aoû 2016 - 19:25

Ouais, je n'attendais pas mieux comme réaction de la part de Vlad, mais c'était toujours surprenant de le voir perdre son sang froid (en bon reptile qu'il était), lui qui qui ne semble jamais prit au dépourvu. Il doit être un poil superstitieux pour hurler aux démons ainsi.

Arboryx de son coté n'en menait pas large non plus, mais le pire c'était mon père, Reynard était totalement figé, pire que quand il à apprit que j’étais mort.

Mais tu est mort! mort! tu ne peux pas... tu...

En effet, il y avait de quoi perdre ses mots, mais apparemment ils avaient tous du mal à avaler la nouvelle, qui ne l'aurait pas de toute façon?

Ouais, j’étais mort, mais ce n'est plus le cas, d'ailleurs vous feriez mieux de rentrer, c'est une longue histoire avec beaucoup de chose à raconter.

Et puis soudain, comme pour nous rappeler qu'il était en pleine crise de panique, Vlad nous rappelât assez fort qu'il existait

BORDEEEEEEEE...

Peut être fallait-il le calmer avant d'aller ou que ce soit, Tintaglia réglât rapidement le problème par un magistrale coup de bout de queue entre ses deux yeux, sonnant le paniqué instantanément et ce faisant, lui faisant reprendre ses esprits, et lui faisant prendre conscience de sa situation actuelle, qui d'un œils extérieur était assez amusante connaissant le luron, et ce détails n’échappât pas au mercenaire concerner.

Qu'on soit bien tous d'accord, vous n'avez rien vu...

Je ne savait pas vraiment si il fallait prendre sa dernière bravade au sérieux, Avec Vlad on ne savait jamais.

Bon et bien, maintenant que la situation à été un peu aplanis, je propose qu'on règle cette affaire loin des oreilles indiscrètes.

Attend, je crois qu'il nous reste un problème.

Lequel?

Celui là.

Je pointai une griffe vers mon père pour appuyer mes paroles, Vlad avait piquer une crise, Arbo était rester museau bée, et Reynard... complétement figer, son expression de surprise total toujours figer, ses yeux fixant un point immobile connu de lui seul, on devait pas être loin de la catatonie, en même temps après toute les phases émotionnelles intense par lesquels il vient de passer, celle-ci à du être celle de trop.

Bah voyons, tu fera donc vraiment rien pour nous simplifier la vie hein?

Sans que j'ai le temps d'intervenir, Tintaglia se mit de nouveau en mouvement pour administrer un magistral coup de corne en uppercut, le museau de mon père partit en arrière avec le reste de sa personne, l'étalant sur le sol, je ne pouvait plus que constater les dégâts.

Maman!

Quoi? tu voyait un autre moyen de le débloquer? et puis en plus ça me démangeait depuis longtemps.

Ainsi il fallut trainer mon père à l'intérieur et attendre son réveil pour déballer mon sac.



Et ce... Igniatus, il est où maintenant?

Désoler, mais j'ai jurer de ne pas révéler cela.

Et c'est CE type qui t'a ressusciter? Qu’est ce qu'il peut faire d'autre? remonter le temps? faire couler les fleuves à l'envers?

Je ne pense pas être en mesure de vous faire l'inventaire de l'étendu de ses pouvoirs.

Dommage qu'il se soit barrer alors... il aurait pu être sacrément utile.

Ho mais il l'a été rassure toi, surement plus qu'il ne l'aurait voulu je pense. Et toi papa? tu n'a rien à dire?

Depuis qu'il était revenu à lui, Reynard avait à peine fais deux phrases, et c'était il y a au moins 2 heures. Il soupirât profondément et déclarât

J'ai besoin de vacance, loin de toute ces emmerdes...

Sur ce, il nous laissât en plan et disparu dans l'agglomération, on n'allait pas le revoir de sitôt, mais je pense qu'il en avait bien besoin en effet.

Et du coup? qu'est ce vous comptez faire maintenant?

La réaction de Vlad ne se fit pas attendre

Pareil que pour le sergent, je suis pour les vacances.

Je l'aurait parier, il fût aussi prompt que Reynard à sortir, ils avaient tout les deux besoin de décompresser j'imagine. Mais il restait toujours deux protagonistes, et ils n'avaient pas l'air d'avoir la même conception des "vacances" que les deux autres. Du moins je suppose qu'ils finiront ivre mort d'ici la fin de la journée.

Bon et bien... si vous restez dans le coin je serait ici, mais d'ici là il me reste un dernier détail à régler dans toute cette affaire.

J'emboitais le pas aux deux autres mercenaires, mais ma destination finale était bien différentes.


Mon dieu que cet avatar est génial, un grand merci à Jyvro pour ça!
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MessageSujet: Re: Le forgeron et le mercenaire (privé: Saared-Arboryx)

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Le forgeron et le mercenaire (privé: Saared-Arboryx)
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