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Le forgeron et le mercenaire (privé: Saared-Arboryx)

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MessageSujet: Re: Le forgeron et le mercenaire (privé: Saared-Arboryx) Dim 4 Sep 2016 - 16:01

Perdre l’un de ses compagnons reste toujours une expérience difficile. Même pour des salopards comme nous. Toutefois, voir ledit compagnon revenir d’entre les morts, peu de dragons peuvent s’en vanter. Il faut dire qu’il n’est pas monnaie courante d’être confronté à ce genre de situation. M’enfin…disons pour moi.

J’étais encore sous le choc. Complètement bouche bée, je ne parlai guère alors que Saared nous racontait son étrange voyage et le…plus qu’étrange être dont il avait fait la connaissance. Eh bien, santé à ce Ignatus ? (Ça me rappelait vaguement quelque chose). Toutefois, même si nous devions une fière chandelle à cet intéressant personnage, je ne posai point trop de questions à son sujet. Même si j’étais bien loin d’être superstitieux, le surnaturel m’avait toujours un peu fichu la frousse.
Son histoire contée et les esprits calmés (si on peut dire), mes camarades semblaient en avoir eu assez pour la journée. Vlad et Reynard partirent l’un après l’autre sans trop de cérémonie. Ils avaient probablement eu beaucoup de difficulté à avaler toute cette histoire, surtout Reynard. Je ne savais pas trop quand ils allaient enfin pouvoir retrouver leur état normal, mais bon, il fallait bien leur laisser un peu de temps. Si le besoin se faisait sentir, ces deux-là seraient à coup sûr dans le coin. M’enfin, dans le cas de Vlad il ne me fallait qu’attendre le moment où celui-ci tomberait à court d’argent. Il reviendrait alors à la charge. Toutefois, Reynard allait très probablement être une histoire différente…mais je me jurai de m’occuper de cela un autre jour. J’avais de mon côté quelques trucs à régler…il semblait.

-Bienvenue à la maison. Dit alors Tintaglia en regardant Saared quitter à son tour.

-Eh bien, répondis-je tout bas, ce n’était pas ce à quoi je m’attendais comme accueil…

-En effet, dit la dragonne l’air pensive, il était difficile pour vous de prévoir que quelque chose du genre ne se produise. Particulièrement dans le cas de Saared.

-En autres, répondis-je en frottant mes yeux collés et en baillant à m’en décrocher la mâchoire. Ah merde…je crois que je suis…un peu fatigué…

Sur ce, je me dirigeai à pas pesants vers mon antre, trop content de pouvoir enfin m’écraser dans un coin et dormir pour le prochain mois. Par contre, quelqu’un semblait vouloir empêcher la réalisation de ce projet.

-Hé ! M’écriais-je en éprouvant la douloureuse sensation de se faire tirer en arrière par une corne.

La secousse fut si soudaine que j’en tombai presque sur mon arrière train.

-Pas si vite mon gros, rétorqua Tintaglia avec un presque- sourire, je crois que tu pourras faire ça plus tard. Rappelle-toi, il y a certaines… choses dont nous devons discuter.

Mes yeux s’écarquillèrent de surprise. Ah oui ! Ça me revenait maintenant. Elle avait voulu me parler tout juste avant que je ne me jette précipitamment dans l’inconnu, lame au clair.

-Euh…oui. Bien sûr…bien sûr ! M’écriais-je, incertain. Nous devons discuter…discuter.

Pour tout vous dire, même si la perspective de cette fameuse discussion m’avait tenu éveillé tout au long de nombreuses nuits durant mon dernier périple, je n’avais jamais été impatient à y être enfin confronté. Je ne savais que trop pourquoi. La certaine importance du sujet peut-être ? Qui sait ? Ce genre de truc ne m’avait jamais très emballé tout au long de ma vie. De mon côté, j’étais plutôt bon pour éviter ce genre de truc en sautant de campagne en campagne avec ma compagnie. Quand la mort est une réalité plus que possible, on ne porte guère d’attention à ces détails un peu trop sérieux et on se concentre sur autre chose. Toutefois, une partie de moi restait intrigué par ce que la dragonne avait à dire. Peut-être allait-elle me donner des indices quant au pourquoi elle avait m’avait fait la gueule pendant si longtemps…

Par contre, Tintaglia semblait avoir autre chose en tête.

-Allez, dit-elle en riant, je crois que tu as besoin de prendre l’air et de te dégourdir. Viens, on parlera en marchant.

Sur ce, la dragonne m’entraîna dehors malgré mes grommellements de protestation.

Il fallait dire qu’elle avait eu raison sur ce coup. L’air frais (malgré son léger parfum de grande ville) semblait m’avoir donné un second souffle et ma fatigue s’était rapidement estompée. Nous marchions donc dans les rues bondées de la cité sans but précis, parlant de tout et de rien. Pour l’instant, Tintaglia semblait ne pas désirer amener cette fameuse discussion dans l’immédiat. De mon côté, cette situation m’allait plutôt bien. Ma compagne riait à mes plaisanteries alors que je tentais d’extraire de ma mémoire quelques histoires un brin exagérées. Je pris soins toutefois de ne pas parler de ce qui s’était passé durant la période où je l’avais laissée en plan pour partir dans les Badlands. Il y avait beaucoup de choses dont j’étais très peu fiers et si je pouvais en oublier la majorité, croyez-moi que je l’aurais fait sans hésiter. Enfin, j’essayais de ne pas ruiner ce bon moment car ces derniers commençaient à se faire rares ces temps-ci. Il faisait beau, le ciel bleu était parsemé de quelques nuages et la bonne humeur semblait étrangement régner sur les rues de Warfang cette journée-là.

J’étais content d’être avec Tintaglia. Cette promenade reste dans ma mémoire comme l’un des moments où je fus presque pleinement heureux. Libre de mes soucis et des problèmes glauques de ma profession.

Toutefois, cela ne pouvait durer. Il m’arrive parfois à me demander si la vie est toujours prête à vous retomber dessus au moment où on s’y attend le moins…

Nous avions nous étions tranquillement promenés durant quelques heures. À mesure que le temps passait, ma compagne semblait de plus en plus mal à l’aise. Bien qu’elle continuât à rire et à parler de façon enjouée avec moi, je pouvais sentir que quelque chose n’allait pas. Nous commencions tranquillement à nous éloigner de la foule et du centre de la cité. Il ne fut pas bien long que nous nous retrouvâmes seul. Bien que nous entendions toujours le brouhaha de la foule, ce dernier semblait quelque peu lointain.

-Quelque chose ne va pas ? Dis-je en signalant à la dragonne d’arrêter. Tu ne sembles pas trop dans ton assiette toi.

Les traits de Tintaglia semblèrent fondre comme la neige au soleil.

-Je ne vois pas de quoi tu parles… Dit-elle, le regard fuyant. Te fais pas trop d’idées.

Oh non, ça n’allait vraiment pas. Quand une dragonne de sa trempe agissait de la sorte, quelque chose de…grave s’était produit. Toutefois, pour pouvoir comprendre, il fallait que je pousse plus loin.
Même si j’en concevais que Tintaglia ne souhaitait pas en parler, son état me disait que ce qui l’affectait était probablement trop important à laisser tranquillement couler.

-Allez, répondis-je tranquillement. Je le sais bien que quelque chose ne tourne pas rond. Tu devrais te voir. Est-ce que j’ai fait quelque chose ?

-Non, non ! S’exclama précipitamment la dragonne. Ce n’est pas toi…enfin…c’est compliqué.

-C’est en rapport avec ce que tu avais voulu me dire avant que je ne parte c’est ça ?

Ses yeux s’écarquillèrent de surprise. Ses épaules s’affaissèrent.

-J’aurais préféré que tu aies oublié ça… Soupira-t-elle. Si seulement…

-Disons que ça m’a traîné dans la cervelle pour un certain temps. Répondis-je, incertain de la durée du dit laps de temps. Sérieusement Tin. Continuais-je. Je sais que tu as tes secrets et que tu as le droit de garder certains trucs pour toi, mais si quelque chose s’est passé quand je n’étais pas là, quelque chose de vraiment grave, tu peux m’en parler. Tu me fais confiance au moins ?

-Oui Arbo, mais ce n’est pas ça… Répondit-elle d’une voix brisée. Ah et puis à quoi bon ? Jure-moi que tu seras compréhensif au moins…

Tout ça ne me disait rien qui vaille, mais il aurait été inutile de vouloir rebrousser chemin maintenant.

-Promis. Dis-je.

Si seulement j’avais su ce qui m’attendait.

-Bon. Dit Tintaglia en se détournant de moi pour plonger son regard au loin.

L’attente me tuait. Après un bref moment de silence, ma compagne braqua son regard sur moi. Elle prit une grande inspiration et...

-Pendant des mois, Arbo, j’ai porté… un œuf. Le tien.

Mes yeux s’écarquillèrent de surprise et ma mâchoire tomba. Merde, merde, merde.

-Quoi…qu…quoi ? Balbutiais-je. Un…œuf ?

-Oui, Arbo. Un œuf. Répondit Tintaglia, un certain malaise perceptible dans sa voix.

-Tu veux dire que… Comment-est possible ? Dis-je, les crocs claquant sous ce qui ne pouvait être qu’une crise de nerfs.

Mon corps entier tremblait. J’étais incapable d’avoir prise sur la situation, incapable de comprendre en quoi tout cela impliquait. Était-ce une bonne ou une mauvaise nouvelle. Pourquoi donc cette sensation de crainte, de peur ?

-Je ne sais pas exactement à quel point il a été... conçu, répondit ma compagne, probablement après…et puis je ne sais plus trop… Il a été pondu il y a bien…quelque temps déjà.

Quoi ? L’œuf avait déjà été mis à bas ?

-Comment est que personne ne s’en ait rendu compte ? Dis-je, visiblement agité.  

J’avais de plus en plus les nerfs à vifs. Pour l’instant, tout semblait sous contrôle. Ma compagne devait avoir eu ses raisons. Je devais me faire compréhensible. Compréhensible…

-J’ai pu le dissimuler pendant bien longtemps. Dit Tintaglia dont le malaise semblait être de plus en plus grand. Aucun d’entre vous quatre ne semblais remarquer quelque chose. Nous étions bien trop occupés à ne pas nous faire tuer avec tout ce qui se déroulait à Warfang et ailleurs…

-Mais…tu aurais pu m’en parler… Pourquoi ?

Quelque chose n’allait pas dans cette histoire. Rarement avais-je eu autant d’appréhension pour la suite.

-J’ai eu peur Arbo. Répondit la dragonne. Les circonstances n’y étaient pas et je craignais ta réaction. Je ne te connaissais pas bien à ce moment…

Mon sang ne fit qu’un tour.

-Quoi ? Rétorquais-je. Tu avais peur du type qui tue pour de l’argent ? Hein ? Oh comme c’est drôle, pourquoi n’y avait-je pas pensé ?

Je regrettai immédiatement mes paroles. Je ne les pensais pas. Parfois, la colère peut nous faire dire certaines choses. Toutefois, malgré mes regrets, le dommage était fait. Les yeux de ma compagne s’emplirent de larmes.

-D’entre tous, tu n’as pas le droit de me juger Arboryx ! S’écria-t-elle. Notre rencontre en a été une sur un champ de bataille ! J’avais toute les raisons d’être inquiète. D'être incertaine de tout ça...

Il fallait que je reprenne sur moi, que je me concentre. Parler de l’œuf. Je devais savoir.

-Et…l’œuf ? Commençais-je. At-il éclos ?


-Oui…un mâle.

J’avais donc un fils. C’était étrange. Cela faisait techniquement de moi un…père ?

-Quand ?

Toutefois, je croyais savoir déjà la réponse.

-Alors que vous étiez partis sur les traces de Saared…

La tension entre nous deux ne semblait que s’aggraver. Tout ça me fendait le cœur.

-Et maintenant. Où est-il ? Demandais-je, la figure crispée.

-Je suis désolée Arboryx, je n’aie pas pu. Répondit-elle en commençant à sangloter. J’ai dû le confier à quelqu’un d’autre…

C’est à ce moment que j’explosai.

-TU AS QUOI ? Hurlais-je.

Comment avait-elle pu me faire ça à moi ? Son compagnon. À MOI ?

-Et que voulais-tu que je fasse ! Hurla-t-elle à son tour. Vous m’avez laissée en plan pendant des mois ! Sans explications ! Sans savoir si tu étais toujours en vie ! J’avais perdu espoir de vous revoir toi et Saared ! Tu aurais voulu que ton fils grandisse dans un milieu lugubre comme Warfang, sans père ? Sans famille ? Avec la peur constante d’un jour voir les sbires de Malefor se frayer un chemin jusqu’à lui pour le punir d’actions posées avant sa naissance ? Non. J’avais déjà infligé une vie de misère à Saared. Je n’allais pas en faire de même avec un autre ! Il avait de meilleures chances loin de nous.

Maintenant, Tintaglia pleurait. Je n’aimais pas la voir comme ça. Je n’aimais pas la voir souffrir.

Toutefois, je n’étais plus moi-même à ce moment.

-Où l’as-tu emmené ? Dis-je froidement. Où est-il ?

-Dans quel but Arboryx ? Sanglota ma compagne. Ce petit mérite-t-il vraiment une vie comme la nôtre ? Réfléchis un peu, je t’en conjure…

-Où ? M’écriais-je d’une voix lourde de colère.

-À la maison Leypt, il y a deux mois de ça. Répondit Tintaglia, attristée par mon état. Arbo, s’il te plaît. Ne lui impose pas cela ! Que recherches-tu vraiment ?

J’ignorai les paroles de la dragonne. Leypt. Ouais, je connaissais l’endroit. Complètement à l’extrême est de la cité.

-Rentre à la maison. Dis-je d’une voix de pierre. Je vais chercher notre fils.  

Sur ce, je m’en fus sans un regard en arrière, laissant ma compagne. Il était difficile pour moi de comprendre mon état. Tout se bousculait sans cesse dans ma tête. Je revenais d’un périple ayant duré des mois et l’un de mes compagnons revenait tout juste d’entre les morts.  Nous avions vu et fait des…choses. Tout ça semblait commencer à prendre sur moi. Toutefois, je n’avais pas le temps de me concentrer sur ça. Mon fils avait besoin de moi. Qui pouvait donc savoir quels dangers pouvaient l’attendre là-bas ? Il était monnaie courante que des enfants disparaissent d’orphelinat sans laisser de trace et par les temps qui courraient…

Ou peut-être me faisais-je des idées ? Peut-être étais-je en train de perdre le nord ? Quelles pauvres décisions pouvais-je encore faire aveuglé par la colère et la rage ?

Et c’est ainsi qu’un mercenaire, la conscience embrumée par le chagrin et un sentiment de trahison se lançait à l’assaut de Warfang. Comprenait-il seulement la portée de ses actions ? Ce dernier n’avait point conscience du regard désespéré et empreint de pitié qu’un être cher loin derrière posait sur lui.

-Tu m’avais promis… Dit alors tout bas Tintaglia.

La dragonne leva les yeux vers le ciel qui semblait commencer à s’assombrir de nuages de mauvais augure.

-S’il vous plaît, sembla-t-elle plaider aux ancêtres de ce dragon damné, ne soyez point trop dur envers lui…

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MessageSujet: Re: Le forgeron et le mercenaire (privé: Saared-Arboryx) Jeu 22 Sep 2016 - 23:42

Mon trajet ne devait pas me mener bien loin cependant, habitant dans le même quartier, je ne mit pas longtemps à atteindre le pas de sa porte, la grande et luxueuse demeure faisait partie des résidences pour gens vraiment très riche, rien à voir avec mon petit manoir d'arriviste qui à le cul border de nouille.

Je frappait à la porte, un domestique m'ouvrit, dans une baraque de cette taille ce n'était guère surprenant. Le talpidé voyant bien que j’avais l'air de tout sauf d'un aristocrate m'autorisa pas le moins du monde à rentrer, ce n'était de toute façon pas important.

Transmettez un message à votre maître, dite lui que celui qu'il à envoyer en enfer il y a 2 mois est revenu.

Nous restions ainsi à nous fixer durant deux bonne minutes, il devait surement considérer si il devait vraiment prendre cet ordre au sérieux, mais mon expression on ne peut plus déterminé semblât le décider, la porte se refermât et 5 minutes plus tard, elle se rouvrit, mais sur un autre personnage

Ainsi vous êtes revenu.

J'ignorais son nom, mais ce dragon nous avait tous balancer sans prévenir dans une aventure cauchemardesque, au début je lui en avait voulu à mort pour ça, et puis avec le recul j'ai compris qu'il était plus victime que complice de ces salopards esclavagistes.

Écoutez, je conçoit que vous soyez très énerver à mon égard, mais je n'avais...

Je ne suis pas venu pour ça.

Son expression trahit son soulagement.

Merci, mais je tient néanmoins à ce que vous le sachiez, je n'ai jamais voulu obéir à ces... monstres, ils tenaient mon fils, j'étais désespérer et...

J'ai dit que ce n'était pas grave.

Manifestement, il avait vraiment eu peur que je vienne lui arracher la langue.

Quand il est rentrer, il m'a raconter ce qui c'était passer, même lui n'as pas tout à fait compris ce qui était arriver sur cette lointaine île, mais de ce qu'il m'a dit, il est libre grâce à vous

Exact

Un long silence s'ensuivit, il devait être à court de phrase, mais il décida enfin de se lancer dnas le sujet qui m’intéressait.

De ce qu'il m'as aussi raconter, cette histoire allait bien plus loin que mon imagination ne me le permettait, le payement que j'avais prévu me semble tout à coup beaucoup moins... approprier, au vu de ce que vous avez affronter et vécu.

Et en plus il avait de la chance, peu de dragon avait survit à la révolte finale, son fils aurait très bien pût y passer à ce moment là.

Mon prix va êtres simple. Je ne veux pas d'or ni rien de matériel, disons que vous me devez une faveur, à moi, et à l'autre dragon qui à faillis se faire capturer à cause de vous ce jour là, mais pas n'importe quel faveurs, un jour, aujourd'hui ou peut être jamais, l'un de nous viendra demander sa faveur, et vous ne pourrez rien nous refuser.

Je faisait confiance à Arbo pour éviter de demander n'importe quoi, ce genre de dette ne se gâche pas.

Je suppose que c'est le moins que je puisse faire. Il ne sera pas dit que je serais un ingrat, surtout après tout ce qui vous êtes arriver.

N'ayant pas besoin d'en ajouter plus, je tournait le dos à l'aristocrate, cette visite n'avait pas été des plus plaisante, mais elle avait été bien nécessaire.

Le temps de revenir et les deux autres dragons restants était déjà parti, je n'était même pas surpris à vrai dire, ils devraient sans doute passer une meilleure journée que moi.


Quel ne fût pas ma surprise quand je me vit lourdement détrompé par ma mère qui rentrât plusieurs heures plus tard. La porte s'ouvrit doucement et je crût entendre... des sanglots?

Tintaglia était train de pleurer, Bordel ça devait être grave, après l'avoir côtoyé au quotidien pendant 10 ans, je ne l'ai jamais, mais JAMAIS vu pleurer une seule fois! et pourtant elle avait bien morfler durant cette décennie. Et dieu qu'elle avait l'air abattu, on aurait dit Reynard ce matin!

Je me précipitais à ses côtés, mais où était Arboryx? il devaient être parti ensemble pourtant non?

Maman! qu'est ce qui se passe? Où est Arbo?

La dragonne rouge ne répondit pas, elle avançât tranquillement dans la pièce, sans rien dire, elle s’arrêtât à mis-chemin, restât un moment sans rien dire, puis éclatât en sanglot, ho putain oui c'était grave! je faisait du mieux que je peux pour la consoler mais... c'était pas mon domaine de prédilection. Je plaçait une aile protectrice autour d'elle et la laissait pleurer, sans rien dire, c'était comme ça qu’elle faisait avec moi quand j'étais encore dragonnet. Mais au bout d'un moment, quand je sentit qu’elle commençait à se calmer, je demandait de nouveau.

Maman, qu'est ce qui c'est passer. C'est Arboryx n'est ce pas?

Elle tressaillit à l'écoute du nom du mercenaire, mon intuition ne m'avait pas tromper. elle répondit d'un ton hésitant et troubler.

N-Non Saared, c-c'est de ma faute... entièrement de ma faute, depuis le début...

Je refusait de la croire, jusqu'à présent ces erreurs, aussi terribles qu'elles fussent, ne l'ont pas jamais pousser aussi profond.

Il t'a dit quelque chose c'est ça?

Non... c'est même l'inverse totale.

Mais sa réponse t'a fait mal...

Elle saisit le sombre ton que prenait ma voix malgré mon timbre naturellement grave

Il y avait du vrai dans ce qu'il disait Saared, beaucoup trop de vrai...

Je m'en fout, beaucoup n'est pas assez, surtout quand c'est pour blesser ma mère! si jamais je lui mettait la patte dessus, malgré tout le respect que lui doit, je lui ferait le museau au carrer!

Où?

Saared non! ça ne va rien arrang...

Où?

Ses sanglots reprirent, Tintaglia était déterminer à ne pas parler.

Non! faillit-elle crier entre deux sanglots Je ne ferait pas l'erreur de vous envoyer l'un contre l'autre! je ne ferait pas celle là au moins!

De totue façon je n'avait pas besoin de ces indications, la magie qui imprégnait l'arme d'Arboryx avait laisser sa trace sur lui, je n'aurait aucune difficulté à remonter la piste, sans dire un mot, je me détachait doucement d'elle et entreprit de sortir trouver le mercenaire, Mais ma mère comprit bien vite la manœuvre et s'interposât entre moi et la sortie.

Non! je refuse de laisser cela arriver!Tu n’ira pas plus loin!

Et donc tu te mettrai en travers du chemin de ton fils pour protéger celui qui t'a fait souffrir.

C'était dur, jamais je n'aurait pensé être capable de lui asséner ça dans le museau, surtout dans son état, mais une rage froide me consumait. Tintaglia perdit constance un instant puis se reprit.

Si il faut ça pour vous empêcher de vous entretuer, oui!

Mais il finira bien par rentrer n'est ce pas? et qu'est ce que tu compteras faire à ce moment là? l'empêcher de rentrer et moi de sortir?

Arboryx avait blesser Tinta, mais je l'avais achever, ne sachant que répondre face à cela, elle s'effondra de l'intérieur, affichant l'expression de détresse la plus pure, celle d'un animal prit au piège sans espoir de fuite.

Tu pourrait... tu pourrait... j’aurai dû...

Profitant de son abattement, je la contournât sans qu'elle essaye de m’arrêter, le signal du mercenaire remontait jusque dans le quartier Est, curieux, il n'y a pas grand chose d’intéressant pourtant là-bas. Mais la question n'était pas là, nous avons beaucoup à nous expliquer toi et moi partenaire...


Dans la maisonnée vide, la dragonne restait désemparer, elle n'avait rien su arrêter, rien régler, et pourtant elle pensait avoir fait du mieux qu’elle le pouvait, pourquoi n'avait elle plus de prise sur sa vie? sur les événements qui la régulait?

La pluie se mit à tomber, interrompant ses pensées mélancoliques. Si elle ne pouvait pas interrompre la marche des choses, au moins pouvait elle les modifier!

Ho non je ne peut pas vous empêcher de vous voir face à face tout deux, mais au moins je peut éviter que vous vous entretuiez!

La jeune mère bondit dans la rue, il pleuvait à forte goutte, les nuages avait fait tomber la nuit précocement. Elle eu un flash, il y a bientôt 18 ans, un dragonnet avait éclos, il pleuvait et il faisait sombre ce jour là. Elle l'avait porter jusqu'à un colosse bleu, persuadé que c'était la meilleures choses à faire. Il avait geint tout le trajet à cause du froid, il avait pleuré pendant qu'elle l'abandonnait à son sort, mais elle s'était fermé l'esprit à la réflexion, la peur l'avait paralysé jusqu'au bout de cette voie sans issue...

Mais pas cette fois!


Mon dieu que cet avatar est génial, un grand merci à Jyvro pour ça!
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MessageSujet: Re: Le forgeron et le mercenaire (privé: Saared-Arboryx) Mer 28 Sep 2016 - 0:39

Le tonnerre grondait déjà bien haut et fort lorsque j’arrivai enfin dans le quartier Est de la cité. La pluie tombait à grosses gouttes et seuls quelques âmes se trouvaient toujours dehors. Les passant étaient depuis bien longtemps retournés se réfugier dans leurs districts respectifs laissant alors place à des individus bien moins respectables. Seuls truands, voleurs et criminels de tous genres arpentaient maintenant l’Est à une heure et un temps pareil. Même les mendiants se faisaient discrets.

M’abritant sous le couvert d’une ruelle particulièrement étroite, j’observai les alentours. Je connaissais bien, trop bien, la réputation de l’endroit et souhaitais m’éviter quelques rencontres fortuites. Toutefois, à bien y penser, je ne redoutai pas tant cette éventualité. Mon être était consumé de rage et de haine. Comment avait-elle pu me trahir de cette façon ? Moi ! Son compagnon !   J’avais bien envie de trouver une cible sur laquelle déverser ma colère. Toutefois, personne ne semblait me remarquer tant je me fondais avec aisance dans la faune malfamée du quartier.

Par contre, il aurait été incongru que je m’abandonne à ces pulsions brutales. Sentant que je risquais d’être submergé par mes émotions, je m’appuyai dos contre l’un des murs de la ruelle. Je soufflai un peu et me calmai. Je devais m’en tenir à mon plan : Débarquer à la maison Leypt et ramener mon fils à la maison. Sa maison !

Lentement, mais sûrement je repris mon calme. Toutefois, une colère démesurée me prenait aux tripes. Il me fallait mener à bien cette mission. Seule sa complétion me permettrait de retrouver un équilibre. Par contre, voulais-je vraiment que cette dernière se dissipe ? Il y avait bien longtemps que je m’étais senti aussi stimulé à mener à bien un objectif. À vrai dire, peut-être m’étais-je ramolli avec le temps ? Des années auparavant, c’était cette même colère qui m’avait permis de bien faire mon travail dans La lame. Déverser ma fureur sur le champ de bataille et la concentrer sur un ennemi bien en vue avait toujours bien fonctionné à l’époque. Toutefois, les choses s’étaient complexifié avec le temps. Surtout lorsque l’ennemi se trouvait sous mon propre toit…
Après quelques cycles d’inspirations et d’expirations, je me senti prêt à reprendre ma route. Je jetai un autre coup d’œil sur la rue.

-Mouais...pas grand-chose qui a changé ici. Grondais-je.

En effet, le quartier Est était encore aussi déglingué que dans mon souvenir. Rien n’avait été fait pour nettoyer les rues crasseuses encombrées de détritus. Les habitations des locaux et les commerces étaient aussi sinon plus délabrés qu’auparavant. De plus, la guerre n’avait en rien contribué à la revitalisation de l’endroit. En effet, les ruines de nombreux bâtiments incendiés durant le siège de Warfang parsemaient toujours le paysage. C’était un coin paumé. Rien de plus à en dire. Il fallait que je sorte mon fils d’ici.

Toutefois, cela devait attendre. Alors que je m’apprêtais à repartir vers la maison Leypt pour reprendre ce qui m’était dû, je me rendis compte d’un détail particulier.

Je n’étais plus seul. Une présence on ne plus familière s’était décidée à se manifester. J'ignorais bien sûr depuis quand cette dernière était apparue et me traquait, mais je n'en n'avais cure.

-Tiens donc, susurrais-je entre mes crocs tout en enserrant discrètement la poignée de mon épée, tu en aura mis du temps, partenaire.

Personne ne m'empêcherait de retrouver le sang de mon sang. Personne !

Quelque part plus à l’ouest dans la même cité, une dragonne affrontait avec détermination les éléments qui se déchaînaient. Bien que la tristesse que celle-ci éprouvait semblait enfler de plus en plus à chaque instant, sa détermination ne flancha pas. Elle se devait de continuer. Rentrer le menton, baisser la tête et avancer. La situation avait pris des proportions bien au-delà de ce qu’elle avait pu envisager. Bien qu’elle sût pertinemment que la réaction provoquée n’était en rien sa faute, cette dernière ne pouvait effacer son sentiment de culpabilité. Bien qu’elle eût tenté à plus d’une reprise d’enrayer le conflit, rien n’avait pu contenir la colère combinée de deux âmes impétueuses. Deux âmes lui étant chers et risquant bientôt d’entrer en confrontation. Elle ne pouvait y mettre un terme seule. Elle devait aller quérir de l’aide. Et cette aide, la dragonne sût aisément où aller la trouver. C’est ainsi qu’elle continua à s’enfoncer dans les ténèbres de la tempête.

Toutefois, les réponses qu’elle sût y trouver ne furent point ce dont à quoi elle avait pu s’attendre…    

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MessageSujet: Re: Le forgeron et le mercenaire (privé: Saared-Arboryx) Sam 22 Oct 2016 - 18:53

Le quartier Est n'était guère accueillant, il ne l'avait jamais été de toute façon. Les sombres nuages lourd de pluie n'aidait guère à dissiper cette impression, mais au moins les précipitations tenait la grande parti des individu, recommandable ou non, sous toute sorte d'abri couvert, comme quelque force supérieure orchestrait de cette nuit et veillait à ce qu'aucune fausse note se vienne troubler l'harmonie du conflit en train de se jouer.

Je naviguait donc à travers les innombrables ruelles qui formait le labyrinthe de ce quartier, la pluie formait des torrents qui s’écoulait à travers les rigoles centrales vers le fleuve, mais tout système à ses limites, et déjà de nombreuse flaques se formait de ci de là, faisant résonner mes pas d'un écho aquatique fort peu bienvenue pour toute approche discrète. Je ne bénéficiait donc d'aucun effet de surprise quand, ayant finit de remonter la piste, je retrouvai le mercenaire.

Tiens donc, tu en aura mis du temps partenaire.

Ouais, définitivement aucun effet de surprise. Le trapu dragon noir s'était réfugié dans une ruelle encore plus étroite que la moyenne, le genre ou j'avais presque du mal à m'y mouvoir avec ma carrure. Tandis que les écailles noires encres du mercenaire rendait ses contours difficile à discerner dans la pénombre, mais je sentait qu'il était prêt à dégainer quand il se retourna vers moi, et rien qu'à son expression, je pouvais deviner qu'une sourde colère l'habitait, sans doute n'aurait-il pas chercher autant le conflit si il n'était autant énervé.

Je tient à te prévenir au cas ou, je ne suis pas venu pour me battre.

Pourquoi est tu venu alors?

Il n'avait pas besoin d'en ajouter plus, il avait vraiment besoin de taper sur quelque chose, et j'étais le premier sac de sable à porté. C'est à ce moment que je prit conscience d'un fait simple, Arboryx n'auras aucun mal à m'étaler si il s'y met vraiment, il me l'a déjà bien prouver par le passer, mais j'ai toujours quelque carte dans la manche dans le combat qui s'annonce.

L'environnement était vraiment trop en ma défaveur, et mon opposant le savait bien. Il bondit soudainement, dans l'obscurité je ne l'avais même pas vu se préparer! mon intuition seule me sauvât de son assaut brutal, j'agrippais de toute mes forces le projectile vivant alors qu'il me percutait, la force cinétique de l'impact m'envoyât ainsi certes bouler en arrière mais mon adversaire avec.

Le reste reste encore confus dans mes souvenirs. Je me souviens de l’atterrissage douloureux, j'avais prit non seulement le poids de ma chute mais aussi de celle du mercenaire, j'étais aplatit sur le dos avec mon ennemi par dessus. Nous étions tout deux des dragons fatigué de tout ce qui nous tombait dessus et voilà qu'un exutoire facile se présentai à nous, nos nerfs n'en demandaient pas plus avant de lâcher.

Quelques instincts primaires prirent alors le dessus dans nos cortex reptiliens et nous nous retrouvions dans un corps à corps féroce, à coup de croc, de griffe, de corne, à peine capable de répondre par de bestiaux grognements aux griffures et aux morsures que nous nous infligions, il n'y avait d'autre stratégie que la plus basique de toute pour des créatures comme nous: viser la nuque et soumettre le perdant.

L'empoignade sauvage se poursuivait, les gouttes glacer de l'orage percutant nos blessures brûlantes d'être à vif. Malgré sa position dominante, le dragon noir ne parvenait pas à infliger le coup décisif, son adversaire dans ce genre d'affrontement avait une carrure bien trop massive comparé à la sienne pour qu'il puisse prendre l'avantage mais de mon coté je n'avançait guère mieux, mon opposant était trop agile et ne cessait de me glisser entre les griffes chaque fois qu'une ouverture se profilait, mais il ne pouvait éternellement m'échapper!

C'est alors que l'ennemi rompit brusquement le contact et plongeât un plus loin dans la ruelle, ce fou osait me tourner le dos!

N'attendant pas plus que lui, je m'élançait à sa poursuite. Mais cette fois le contact, dévastateur, fût d'une énorme masse sur une plus petite, Arboryx valsât littéralement contre un mur où il laissât une trace à l'impact, ne perdant pas plus de temps, je le plaquait sans ménagement et plantait mes crocs dans son cou, il était à moi!

Alors que dents enfonçait ses écailles et que le sel de son sang envahissait mes papilles, une autre sensation imprévu survient, une pointe métallique s'enfonçant elle aussi légèrement dans ma gorge, le mercenaire avait bondit pour récupérer son arme qu'il avait lâcher lors de son assaut initial!

D'une façon presque comique, nous tenions chacun la vie de l'autre en suspens, la pluie continuait de tomber tandis que les deux bêtes sauvages que nous avions relâcher refluaient dans les tréfonds de nos instincts les plus primaires.

Lâche moi.

Le ton monocorde du dragon noir n'appelait pas à discuter, je n'aurait guère put de toute façon avec mes crocs à moitié planter dans ses cervicales. je relâchait un peu de pression, et de son côté la pointe se retiras tout autant jusqu'à ce que nous étions de nouveaux face à face. Mais le combat n'était pas finit et chacun des participants attendait que l'autre prennent l'initiative.

Visiblement, Arboryx était presser, avec une rapidité insoupçonnée, il fit siffler sa lame vers mon épaule, voulant surement porter un coup non mortel mais assez handicapants pour que je lui lâche la grappe. Ayant parfaitement vu venir sa manœuvre, je restas imperturbable et ne bougeas pas d'un millimètre.

L'épée fit un jolis "ploup" quand elle rebondit sans énergie sur mes écailles.

Tu à la mémoire courte, partenaire.

N'attendant pas plus, je refermais ma patte en un poing ferme et l’abattu de toute mes forces sur la mâchoire du mercenaire, Igniatus n'avait pas tord, quelle perte pour le commun des dragons ces griffes opposables. Mon employé fût envoyer au tapis et émit un gémissement de douleur, je devait lui avoir déloger une ou deux deux dent avec le force de l'impact. Comme quoi toute ses années de forge et cette carrure d’armoire à glace avait payer, mais jamais dans le sens que leur auraient imaginé.

T'en a assez ou t'en veut encore?

Ça aurait du être le moment des explications mais ce que je n'avais pas remarquer, c'était que l'impact entre le mercenaire et le mur avait déstabiliser la gouttière relié à celle-ci, une cascade gorger des lourdes précipitations nous tombit sur le museaux, m'aveuglant et me faisant perdre momentanément mes repères, quand je m'extirpais enfin du flot déchainé, mon ancien adversaire n'était nulle part en vue, et l'épée gisait toujours sur le sol, je ne retrouverait jamais sa trace en pleine nuit sous une telle averse.

Quoi que tu compte faire, j’espère que ça en vaut la peine, Arboryx.


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MessageSujet: Re: Le forgeron et le mercenaire (privé: Saared-Arboryx) Mar 25 Oct 2016 - 3:09

-Ahrrr…bordel, grommelais-je douloureusement entre mes crocs, il a dû apprendre quelques passe-passe dernièrement…

Tapi dans la pénombre, je soufflais un coup. Bien que je semblasse avoir perdu le fil de ce qui venait de se dérouler. Toutefois, j’étais plutôt sûr que je m’étais pris une sacrée dérouillée. Il était difficile pour moi (et probablement pour Saared aussi) de pleinement comprendre ce qui venait tout juste de se passer. L’instant d’un moment, je n’étais plus moi-même. J’avais…perdu le contrôle. Avec toute ma frustration, ma colère et ma rage, je m’étais jeté sur Saared. J’avais attaqué l’un de mes plus fidèles compagnons.

-Ce que j’ai pu être stupide… Me dis-je plus en colère envers moi-même que n’importe quoi d’autre.Comment avais-je pu oublier qu’un objet ensorcelé comme mon épée ne serait pas fabriqué sans une certaine assurance ?

En effet, une lame ne se retournait pas contre son forgeron.

-Bien sûr, ricanais-je, bien sûr. Tu avais tout prévu ? Pas vrai Saared ?

Au moins, aussi brutale, primale et sanguinaire que fut notre confrontation, elle en fut aussi courte, heureusement. Ce fut cette fameuse cascade qui, lorsque je percutai le mur de la ruelle (je tiens à mentionner que Saared avait toute une droite), me sauva en quelque sorte la mise. Aveuglé par un tel déversement d’eau sale et putride, il fut impossible pour mon adversaire de me garder bien en vue. Je pu donc aisément prendre la fuite et disparaître entre les ombres. À la vitesse de l’éclair, je plantai mes griffes profondément dans la pierre du mur de la ruelle et escaladai aisément les quelques onze mètres me séparant du toit incliné. Ayant donc trouvé un refuge quelconque, je pouvais réfléchir (pour un certain temps du moins) à tout ce qui c’était passé.  

Certains dragons sûrement plus malins que moi, confrontés à une situation du genre, auraient probablement pris la poudre d’escampette. Toutefois, vous me connaissiez bien mal si cette éventualité m’était traversée l’esprit. J’étais un soldat morbleu ! Pas un vulgaire bagarreur de fond ruelle ! Bien sûr, il était vrai de dire que je fusse toujours un soldat. Par contre, pour le moment, un soldat en bien mauvais état…

De multiples coupures et plaies me parsemaient de toute parts et les gouttes de pluie s’y rependant me rappelaient douloureusement de leur existence. Ma mâchoire endolorie me lançait et je croyais bien avoir récolté une jolie balafre juste en dessous de mon œil gauche.

-Peuh, grognais-je en crachant sur le côté un amas de sang, je ressemble plus en plus à Vlad tous les jours on dirait.

J’étais salement amoché, mais pas totalement battu ce qui représentait au moins un pas de plus vers un triomphe sanguinaire !

M’aplatissant contre les tuiles noires du toit, je me rapprochai lentement du bord toit en pente pour jeter un coup d’œil sur le récent champ de bataille. Du haut de mon perchoir, j’avais une jolie vue sur Saared qui s’y tenait toujours. Bien campé sur ses pattes au milieu de la ruelle, il semblait observer pensivement mon épée qui était restée jusque-là par terre. Par contre, le plus important dans tout cela était qu’il ne m’avait pas encore aperçu.

-Oooooh, sifflais-je longuement entre mes crocs ensanglantés, toi tu vas crever.

S’il y avait bien une chose que j’avais appris chez La lame, c’était que l’adversaire qui n’avais pas achevé son ennemi aurait aussi bien pu se donner la mort lui-même. Mes griffes bien plantées dans le bord tu toit me donneraient un bon élan pour bondir et terminer le travail. Ma victoire était proche !

Mais une victoire sur quoi ?

Instantanément, je me stoppai dans l’action que j’allais entreprendre et je me mis à penser. Étrangement, le voile de colère qui avait jusque-là embrumé mes pensées semblait s’être dissipé.

Une victoire sur quoi ? Une victoire sur un ami. Une victoire vile et lâche sur un compagnon dont les intentions n’étaient point de se battre, mais plutôt de chercher à m’aider. De trouver une solution aux maux qui m’affligeaient. Une victoire bien veine…

Qu’étais-je devenu ? Lentement, je jetai un regard horrifié sur mes griffes ensanglantées. Le sang d’un ami.

-Non, me dis-je, tout cela n’a que trop duré.

Je ne pouvais faire ce que quelques instants auparavant je m’apprêtais à accomplir. Il y avait eu assez de violence pour aujourd’hui et celle-ci n’avait pas servie à grand-chose. Lentement, j’inspirai un grand coup. Non, il devait y avoir un autre moyen, une autre solution pour régler cette situation malheureuse.

Nous allions devoir parler.

Il m’aurait bien fallu rassembler tout mon courage pour redescendre et devoir discuter de tout cela avec mon ami. Toutefois, je n’eus pas trop à en puiser, car comme il m’était parfois arrivé par le passé, le hasard se chargeait de ma destinée.

Si j’avais su que, un mois auparavant, un artisan peu habile et plutôt pressé avait posé à la hâte l’une des tuiles sur laquelle je m’appuyais, j’aurais probablement choisi un autre endroit pour m’accrocher. Comme il devait l’être avoir été prédit quelque part dans les livres d’un vieil oracle, la vulgaire pièce de métal en question se décrocha brusquement. Débalancé, je tentai tant bien que mal de m’agripper au rebord. Rien n’y fit. Les tuiles étaient bien trop glissantes. Ah, saleté de pluie…

-Meeeerde…

Il ne requiert point d’être bien malin pour découvrir que ma chute fut plutôt vertigineuse. De tout mon poids, je m’écrasai dans la ruelle en contrebas. Par chance, quelques barils vides se trouvaient à l’endroit exact où je m’écrasai. Bien que la chute ne m’aurait pas été mortelle, un *amortisseur* était plus que bienvenu. Toutefois, bien que les vulgaires pièces de bois prennent le gros de l’impact, mon arrivée n’en fut pas moins douloureuse.

-Ooh…grommelais-je étalé de tout mon long entouré des décombres des défunts barils, je crois que je ferais mieux de rester à la maison la prochaine fois…

Lentement, je me redressai. Heureusement rien n’était cassé. Enfin une bonne nouvelle. C’est en levant les yeux que je me rendis compte que j’étais atterrit droit derrière Saared. Justement, ce dernier me regardait, probablement plus confus qu’autre chose. Toutefois, le jeune dragon semblait toujours sur ses gardes, s’attendant sûrement à ce que je bondisse de nouveau à l’assaut.

Par contre, à présent un peu calmé, mes intentions étaient bien autre.

-Allez, dis-je en me relevant en grognant, cognes si tu veux. Je t’en empêcherai pas.

Je fis une pause, prenant le temps de faire craquer les vertèbres de ma nuque.

-Je crois que…j’en aie un peu marre de me battre aujourd’hui. On dirait que c’est seulement ça qu’on a fait dernièrement...  Continuais-je.

J’inspirai un coup.

-Écoutes, je sais que tout cela puisse te paraître étrange, mais…enfin...j’en conçois qu’aucun d’entre nous ne l’a eu vraiment facile ces derniers temps. On est tous un peu…à cran. Et…euh…pardonnes-moi ce numéro. Je crois que j’ai pas mal de trucs sur la conscience en ce moment…

Ouais, l’expression était un peu faible pour expliquer ce qui venait de se passer, mais bon. J’avais pas trouvé mieux sur le moment.

-Tu as probablement parlé à ta mère, continuais-je, ce qui explique ta présence. Tu peux penser ce que tu veux de moi, je ne suis pas en bonne posture de te dicter ta conduite l’ami… Toutefois, qu’importe ce que tu penses savoir de ce qui est en train de se jouer, saches que moi-même je suis encore un peu confus…Très confus...

Quelque peu embarrassé, j’écartai d’un coup de griffes quelques détritus parsemant le sol malpropre de la ruelle.

-Aheum…voilà…bien que je ne crusse pas à ce que tu sois mêlé à tout cela…pourrais-tu, une fois de plus…euh...m’aider sur ce coup ?

Il était en son droit de refuser. Disons que mes derniers agissements n’auraient pas mérité une quelconque sympathie de sa part. Cela dit, j’aurais apprécié l’avoir à mes côtés pour ce chapitre…

Solidement mouillé par la pluie, je m’ébrouais et me tournai vers la rue.

-Je dois me rendre à la maison Leypt. C’est pas trop loin d’ici. Je t’expliquerai tout en chemin. Si tu souhaites venir…

J'étais plutôt curieux de voir quelle allait être sa réponse.

Au moins, j'avais appris (ou ré-appris) une leçon bien importante de ce dernier incident : La colère était une bien mauvaise conseillère. Particulièrement en ce qui avait attrait aux personnes auxquelles je tenais.

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MessageSujet: Re: Le forgeron et le mercenaire (privé: Saared-Arboryx) Mar 1 Nov 2016 - 21:07

Non, décidément non, cette histoire à déjà été trop loin, pour le bien de tout le monde.

Comment? comment avaient ils pu en arriver là? c'était incompréhensible et par dessus tout, impardonnable.
Le mercenaire détourna les yeux, mais il était trop tard, l'éclat das ses pupilles l'avait trahis et reflétait son éclat d'esprit, la honte, la confusion et peut être même un soupçon de... peur? mais sa voix était teinté d'un certain remord quand il répondit

Je vois... c'est ton droit après tout. Je ne peux pas te forcer à accepter l’inacceptable.

Je soupirai, la pluie tombait toujours sur la ville et l'obscurité n'avais pas faiblis, difficile de déterminer combien de temps s'était déjà écouler depuis mon départ, comme si cette nuit dramatique avait toujours été et serai toujours là, l'aube étant encore un lointain mirage.

De toute façon, même si on en était pas arrivé là, je serais personnellement aller le sortir de là, ce quartier n'était déjà pas salubre quand j'y suis arriver, il le sera encore moins pour un jeune dans son genre.

Et puis au delà de cela, je me sentais comme... connecter à ce petit, outre le fait que nous partagions la même mère, je me refusait à le laisser à un sort encore pire que celui que j'avais subit, peut importe où ça nous mèneras.
Mais bordel! pourquoi les relations intangibles/conflictuelles sont elles les plus fertiles? Tintaglia savait et aurait dut prendre des mesures avant qu'on en arrive là, et pour ce qui s'agit Arboryx...

Et au passage, il va falloir que vous fassiez quelques chose.

Au sujet de?

Ta... relation, si on peut appeler ça, avec ma mère. Loin de moi l'idée de vouloir vous dictez votre conduite, vous avez le droit d'être des traumatisés des relations normale d'un partenaire à l'autre, mais juste, juste pour éviter que ce genre de situation se reproduise à l'avenir, parlez vous, communiquez entre vous, passer du temps ensemble je sais pas mais... mais ça ne devrait pas arriver, pas chez des personnes censé et responsable.

Libre à Arbo de faire ce qu'il voudrait de mes conseils, peut être en parlerait il avec Tinta, peut être pas, c'était leur problème après tout, mais qu'il m'est écouter ou pas, les deux "tourtereaux" ne se regarderont plus jamais comme avant après cette nuit.

Et cette maison Leypt, tu sait ou elle est?

Oui, on ne doit plus en être très loin.


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MessageSujet: Re: Le forgeron et le mercenaire (privé: Saared-Arboryx) Lun 14 Nov 2016 - 4:41

Bien que je n’aie jamais apprécié me faire faire la morale au cours de ma brève existence, il y avait tout de même dans le discours de Saared quelques points qui valaient quand même l’effort d’être notés. Toutefois, il n’était guère le moment de me mettre à penser à cela. J’avais toujours une mission à compléter.

Un fils à ramener chez lui.

Mettant de côté le léger désagrément qui venait de se produire entre mon ami et moi, je me concentrai sur la tâche qui m’attendait dans un avenir proche. Pour se faire, j’allais devoir abandonner cette mine abattue que j’arborais depuis un moment déjà. Comme on me l’avait appris à le faire par le passé, j’enfoui les émotions qui, depuis le début de la soirée, me brouillaient l’esprit comme l’aurait fait un essaim de moustiques. Mes yeux perdirent l’éclat du désespoir, remplacé par la froideur et la couleur terne du professionnalisme. Désormais, seul persistait en moi ma colère contre cette situation injuste dans laquelle mes compagnons et moi avions été plongés. Toutefois, cela allait devoir suffire pour le moment. Je risquais même de devoir en avoir recours… J’expirai doucement, terminant ainsi mon petit manège.

-Mettons-nous en route, dis-je à mon jeune patron d’un ton morne, il ne faudrait pas qu’on attrape la crève.

Nous ressortîmes donc de la ruelle sous une pluie battante, dans cette rue sale et boueuse du quartier Est. Au-dessus de nos têtes, l’orage gardait toujours sa suprématie sur les cieux. Le tonnerre battait à la façon de gigantesques tambours de campagne. La foudre elle déchirait la nuit comme l’acier d’une lame dans la bataille. Les dieux se faisaient encore la guerre là-haut. Toutefois, nous frêles mortels, n’avions cure de ces conflits divins. Car nous aussi étions pris avec nos propres démons.

Le chemin jusqu’à la maison Leypt parut bien court. Toutefois, cela ne nous empêcha point d’être trempés jusqu’aux os. Pour ce qui était de l’orphelinat, l’on aurait pu dire que c’était une construction bien lugubre. Adossée contre le mur d’enceinte, tout au fond du quartier Est et bien à l’écart des autres bâtiments, la maison Leypt ressemblait en tous points à l’image populaire imaginée par le commun des mortels. Bien qu’elle semblât être bien entretenu (du moins, pour les standards de l’est de la cité…), l’âge et la guerre ne l’avaient point épargnée. Même dans la noirceur, je pouvais encore distinguer les traces de brulures et où l’on avait dû reconstruire des pans entiers de murs. Bien que le tout semblait solide, il n’avait rien de bien rassurant non plus…

-Surtout pas pour un gamin. Grommelais-je en m’arrêtant devant la grande porte de bois.

À grand coups de poing, je tambourinai les lourds battants. Je n’avais sérieusement aucun problème à réveiller tout le monde. Saared et moi allions restés là jusqu’à ce que quelqu’un ne se manifeste.

-Allez, allez ! Grondais-je. On n’a pas toute la nuit !

Enfin, j’avais dû faire assez de boucan que quelqu’un vint ouvrir le judas de fer.

-Gné ? Marmonna une taupe de l’autre côté des barreaux. Qu’est que vous voulez ? ‘Voyez pas qu’elle heure qu’il est ? Mme Leypt ‘veut pas de visiteurs le soir…

-Ouvre. Répondis-je froidement.  Ta patronne et moi devons causer.

Probablement trop ensommeillé pour réaliser que seule une vulgaire porte de bois le séparait des deux gaillards de l’autre côté, le gardien, aux premiers abords, ne semblait point vouloir être coopératif.

-Nah, répondit-il d’une voix empâtée, vous entrez pas.

-Je vais te le redemander poliment, répondis-je bouillant de colère, ouvres avant que je ne défonce !

Toutefois, la taupe ne semblait pas disposée à agir selon mes demandes.

-Nah, dit-il entre deux bâillements, vous pouvez rester dehors à crever de froid. J’en aie rien à foutre.

Putain, on dirait que ça l’amusait ce morveux.

-Bordel ! Rugis-je. Assez ! Saared ! Pousse-toi que j’éclates cette saleté de porte !

Impatient d’en découdre avec ce gardien belliqueux, je me reculai de quelques pas histoire de prendre un bon élan. Par contre, heureusement pour le pauvre garde, quelqu’un intervint pour protéger ce noble établissement.

-Mais qu’est que c’est que tout ce boucan ! Déclara fortement une voix féminine et d’un âge avancé. Balbok ! Qui donc s’époumone dans la rue à une heure pareille ? Les enfants essaient de dormir !

-Pardon Mme Leypt, balbutia Balbok visiblement gêné par l’intervention de la dame, mais il y a deux personnes à la porte qui ne veulent pas quitter même après avoir été avertis. L’un des deux a vraiment mauvais caractère…

-Laisses-moi faire. Répondit Mme Leypt en prenant la place au judas. Messieurs, que voulez-vous à cette heure tardive ? Vous semblez un peu trop âgés pour que je ne vous prenne en pensionnat…

Je fixai ardemment mon regard sur la vieille taupe.

-Je viens chercher mon fils.

Il nous fallut encore un bon quart d’heure de discussion pour que Mme Leypt accepte de nous laisser entrer pour discuter. Évidemment, je comprenais bien qu’elle ne nous fasse pas confiance considérant la réputation malfamée du quartier Est et notre apparence. Toutefois, je parvins tout de même à la convaincre lorsque je commençai à lui expliquer brièvement la situation.

-D’accord, dit alors sèchement la vieille taupe en ouvrant le lourd battant de bois, je vais vous laisser la chance de me raconter cette histoire. Par contre, au moindre signe d’agressivité, Balbok ira chercher la garde. Compris ?

Nous acquiesçâmes en retour. C’était déjà une belle victoire que Mme Leypt nous laisse l’opportunité de nous expliquer (et aussi de se sortir de cette saleté de pluie).  Nous fûmes conduits dans une grande salle à manger où un feu brûlait doucement. La taupe s’asseya donc à une table et posa son regard perçant sur moi.  

-Bon, grommela-t-elle, parlez à voix basse. Les enfants dorment en haut.

Nous lui racontâmes tout (m’enfin…pas vraiment tout quand même…) depuis notre départ de Warfang pour les îles Célestes il y avait quelques mois de cela jusqu’à ma triste découverte à notre retour à la cité. Heureusement, Mme Leypt fut patiente et nous écouta sans interrompre une seule fois.

-Si je comprends bien, dit-elle notre histoire terminée, vous dîtes que votre…amie as amené cet enfant ici il y a quelques mois de cela ? Ce gamin…en connaissez-vous le nom ?

-Non, répondis-je, maussade, je crois bien qu’il n’en avait pas lorsqu’il a atterri ici…

Mme Leypt sembla fouiller dans sa mémoire.

-Cette dragonne, continua-t-elle, décrivez-la-moi.

Je m’exécutai, décrivant de mon mieux Tintaglia à la vieille taupe. Cette dernière m’écoutait avec attention une attention non-feinte, chose que j’appréciai beaucoup.

-Ah oui, dit-elle en fronçant les sourcils, ça me revient. Je me rappelle vaguement de cet enfant. À vrai dire et si j’en crois bien ma mémoire, il vous ressemblait autant qu’un nourrisson peut ressembler à son père. Noir comme un bout de charbon… Sa mère semblait très attristée de devoir le laisser ici…

Trop content d’apprendre cette nouvelle, j’en bondit presque sur elle.

-Est-il encore ici ? Demandais-je, semblant que nous touchions enfin au but. Je peux le voir ?

À mon grand désarrois, Mme Leypt secoua lentement la tête.

-Je crois bien que ce ne soit pas possible. Répondit-elle. Je me souviens bien de lui maintenant. Cela fait bien des semaines qu’il n’est plus avec nous.

Je croyais à peine ce que j’entendais.

-Comment ? Demandais-je ahuri. Parti ? Où ? Avec qui ?

Mme Leypt balaya mon torrent de question d’un mouvement de main nonchalant.

-On se calme. Dit-elle, voyant ma mine défaite. Respirez. Avant que je ne réponde à toute vos questions, vous allez devoir me répondre à moi. Pourquoi vous acharnez-vous donc à retrouver cet enfant ?

Mes yeux s’écarquillèrent de colère.

-Quelle question ! Grondais-je en assénant un bon coup de poing sur la table. Nous parlons de mon fils pardi !

Réalisant que je m’étais peut-être un peu emporté (et surtout en voyant Balbok prêt à partir sur un sprint en direction des casernes de la garde), je me ressayai.

-Pardon. Grommelais-je simplement.

Mme Leypt opina de la tête.

-Bien. Continua-t-elle. Comprenez que je ne cherche qu’à comprendre ce qui vous a poussé à venir jusqu’ici ce soir. Cet enfant, vous ne l’avez jamais vu n’est-ce pas ? De plus, avez-vous essayé d’en parler avec votre compagne ?  

-Non et…non. Répondis-je aux deux questions de la taupe. Ça ne s’est pas très bien terminé…

La taupe acquiesçât.

-Bien que vous puissiez vous sentir trahit par les…récents événements, vous semblez prendre vos décisions sur des coups de têtes sans réfléchir aux conséquences de vos actes. Pourquoi devrais-je vous dire où se trouve votre fils ? Comment saurais-je que tout cela n’est pas une vendetta personnelle de votre part pour vous venger de votre compagne ? Comment pourrais-je être certaine que vous ne détruiriez pas la vie de ce gamin en jouant au héros ? Hum ?

Elle touchait certaines cordes bien sensibles. Il me fallut réfléchir quelques minutes pour finalement répondre. Je me décidai qu’il n’aurait servi à rien de mentir ou de simplement contourner sa question. Il fallait que je réponde honnêtement.

-Pour une fois dans ma vie, commençais-je, je crois avoir fait quelque chose de bien en cet enfant. Je sais bien que je ne suis pas parfait. Je crois même être l’un des plus grands salopards que cette ville ait eu le bonheur d’accueillir. Toutefois, Je crois que je pourrais être un…bon père pour ce gamin. Je ne vous demande pas d’avoir foi en moi ou de penser que je suis un ange, mais je voudrais seulement qu’on me donne…une chance.

Mme Leypt m’écouta parler sans donner un signe qu’elle approuvait ou désapprouvait mes paroles.
Quand j’eu terminé, un silence plana pendant quelques instants entre nous. Enfin, la taupe se leva et inspira un grand coup.

-Soit. Dit-elle. Je vais vous dire l’endroit où je crois où pourrait se trouver votre fils. Qu’importe ce que vous ferez avec ce savoir, j’espère seulement que vous ne me ferez pas regretter ma décision.  

-Je vous écoute. Répondis-je simplement.

Leypt nous tourna le dos et sembla plonger son regard dans le feu qui brûlait dans le foyer.

-Au sud de Warfang, à quelques longues heures de vol, vous trouverez un hameau dominé par des collines. C’est à leur sommet que vous le trouverez.

-Pouvez-vous me dire avec qui il est parti ? Demandais-je curieux de savoir sur ce que j’allais tomber là-bas.

-Non, dit-elle lentement, je n’en n’aie guère souvenir.  

-Vous ne vous souvenez pas avec qui vous avez laissé partir un enfant de votre établissement ? Répondis-je ahuri.

Il fallait dire que j’étais plutôt inquiet avec tant d’instabilité et les gens sans scrupules qui rôdaient dans la cité.

Mme Leypt renifla d’agacement en se retournant.

-Savez-vous combien d’enfants nous accueillons chaque jour ici ? Savez-vous combien de gamin la garde nous amène par semaine ? Non, je ne crois pas. La guerre fait bien des orphelins, Arboryx, tant de familles ont été brisées depuis des années. Nous essayons ici de soulager la douleur des enfants en leur prodiguant un foyer. Un semblant de famille en attendant qu’ils puissent se débrouiller par eux-mêmes. Toutefois, sachez que dans les rares occasions où nous laissons partir un gamin, nous les laissons à la charge de bonnes personnes. Croyez-moi.

Bien que je ne fusse pas tout à fait convaincu, j’hochai de la tête en signe de respect.

-Pardonnez-moi madame, je n’avais pas idée de votre situation. Je pris une pause, jetant un regard sur la grande salle. Je vous remercie de votre aide, Mme Leypt. Je vous en suis reconnaissant et j’essaierai à l’avenir de rembourser cette dette.

La taupe acquiesça.

-Grand bien vous fasse. Répondit-elle. Quand vous le trouverez, continua-t-elle, je suis certaine que vous le reconnaîtrez immédiatement. Toutefois, j’espère surtout que vous ferez le bon choix.

-Je l'espère aussi, dis-je en signalant à Saared que le temps était venu pour nous de partir. Adieu, Mme Leypt.


En sortant dehors, nous remarquâmes que l’orage était terminé. Mieux encore, le ciel nocturne s’était éclairci. L’aube se lèverait dans peu de temps. Saared et moi n’avions même pas remarqué que nous étions restés si longtemps à parler dans l’orphelinat. N’ayant pas dormis de la nuit, nous n’avions pas bonne mine. Toutefois, je n’étais pas prêt à retourner à mon foyer. Pas maintenant. Nous étions plus près que jamais de retrouver le fils que les circonstances m’avaient arraché. De plus, même si la taupe avait tenté de me rassurer avec ces belles paroles, j’avais trop entendu d’histoires d’horreur sur des mercenaires sans morale recrutant des gamins dans leurs compagnies à partir d’orphelinat comme la Maison Leypt. Je voulais à tout prix éviter cela à l’enfant et je n’allais pas m’arrêter jusqu’à ce que je sois sûr du contraire.

-Accroches-toi encore un peu, grommelais-je à Saared, on a un peu de route à faire.



La matinée était déjà bien avancée et le soleil bien haut dans le ciel alors que nous arrivâmes aux abords du hameau. De façon à reprendre quelque peu notre souffle, nous nous posâmes. En retournant sur la terre ferme, j’eu tout le loisir d’observer les environs. L’endroit était on ne peut plus paisible. Il faisait agréablement chaud aujourd’hui et le vent faisait danser les feuilles des arbres et dessinait d’impressionnant tableau en courbant l’herbe haute. Toutefois, l’urgence du moment me garda de continuer à admirer la beauté de la nature. Je devais retrouver le gamin. Je n’allais point être en mesures de me pardonner s’il lui arrivait quelque chose.

Remarquant que mon compagnon semblait fatigué par sa nuit mouvementée, je lui signalai de s’asseoir.

-Prends une pause Saared. Dis-je tranquillement. Je me charge du reste.

Au moins, il pourrait rattraper quelques heures de sommeil ici.

Sur ce, je commençai ma marche vers les collines. Il me fallut une bonne demi-heure pour atteindre les atteindre avant de commencer ma longue ascension. Bien que cette dernière fut difficile, quelqu’un semblait avoir taillé un chemin dans la forêt et la broussaille facilitant ainsi la tâche à ceux qui s’y aventurait. Ce n’est qu’après une éreintante heure que je parvins à arriver au sommet. En sortant du couvert des arbres, je remarquai que j’étais beaucoup plus haut que je ne le croyais au départ. Devant moi s’étendait à perte de vue d’autres petits monts et des champs. Le paysage était magnifique. Rapidement, quelque chose attira mon attention. À environ une demie-lieu d’où je me trouvais, je pouvais distinguer la silhouette d’un petit bâtiment en bois. De la fumée émergeait de ce dont j’avais déduis être une cheminée.

Une habitation, sans aucun doute.

-Voilà donc ce dont vous parliez, Mme Leypt. Dis-je à haute voix.

Ayant repéré l’endroit où se trouvait probablement le gamin, je me remis en chemin. Durant le court trajet, j’étais anxieux de ce que j’allais trouver là-bas.

-Si quelqu’un lui a fait du mal, dis-je tranquillement en tapotant le pommeau de mon épée, je lui ferai payer de sa vie.

C’est avec les nerfs à vif et la respiration sifflante que j’arrivai à la très petite bâtisse. Une chaumière comme on en trouvait plusieurs dans la campagne. Mes pensées filaient à toute vitesse alors que j’approchais. Je m’apprêtais presque à foncer quand soudain.

-Bien le bonjour étranger ! Déclara une voix joviale à ma droite.

Surpris, je pivotai prêt à faire face à n’importe quelle menace. À quelques mètres de moi se trouvait un grand dragon vers. Ce dernier était en train de ramasser du bois fraîchement fendu sur le sol. Bien costaud, le type avait la carrure de quelqu’un habitué de travailler de ses griffes.

-Je peux vous aider ? Continua-t-il en s’approchant tranquillement.

Complètement pris de court, je ne prononçai pas un diable mot. Mon interlocuteur s’arrêta à une courte distance de moi. Son expression changea un peu lorsqu’il remarqua mon arme et l’armure quelque peu cabossée que je portais.

-Vous avez bien mauvaise mine mon chers. Dit-il sans une once de malice dans sa voix. Votre route a été difficile ?

-Euh…

Ma gorge était complètement bloquée. Moi qui m’attendait à être attaqué dès que j’allais parvenir en ces lieux. Peut-être Leypt avait eu raison après tout…

-Vous êtes soldat ? Continua le grand vert.

-Euh…oui. Parvins-je à dire. Pour Warfang.

J’avais bien entendu tu mon statut plutôt ambigu de soldat de fortune. Nous avions plutôt mauvaise réputation ces temps-ci…

Soudain, une voix féminine s’éleva de l’intérieur de la chaumière.

-Y a-t-il un problème Rob ? Demanda une jeune dragonne bleue en ouvrant la porte de la petite maison. Je crois avoir entendu quelqu’un.

La dragonne eu un mouvement de recul en m’apercevant.

-Ce n’est rien chérie, déclara Rob en riant, seulement un soldat en patrouille. Étrange, c’est la première fois que je vois des gardes dans le coin.

Reprenant quelque peu mes esprits, je pu alors former une réponse plus cohésive.

-Il n’y a rien à craindre monsieur, dis-je calmement, je ne fais seulement que passer dans le coin. Je vérifie, c’est tout.

Soudainement, des pleurs s’éleva de l’intérieur de la maison. Je sursautai, ce pouvait-il être… ?

-Ah, dit-alors la dragonne en retournant à l’intérieur, je crois qu’Anton s’est réveillé.  

Anton ?  

Voyant que sa compagne était de retour à l’intérieur, Rob se retourna vers moi.

-Vous vérifiez dîtes-vous ? Continua-t-il. Vous cherchez quelqu’un ?

-On pourrait dire ça. Répondis-je doucement.

C’est lorsque que la jeune dragonne revint à l’extérieur que mon sang ne fit qu’un tour. J’en perdis presque mes moyens lorsque je vis ce qu’elle tenait entre ses pattes.

-Enfin, me dis-je, c’est toi…


Entre les pattes de la compagne de Rob se trouvait un dragonnet à peine âgé de quelques mois. Il était complètement noir de la tête aux pieds. Je remarquai alors que quelques écailles d’un rouge foncé parsemaient sa peau. Tout comme moi, quelques petites pointes commençaient à pousser partout sur son corps. Maintenant bien éveillé, son regard plutôt acéré pour un enfant en très bas âge semblait analyser tout ce qui était capté par son attention. C’est quand il posa ses yeux sur moi que mon cœur en prit un coup. Il avait le même regard perçant que Tin. Ah…le petit avait retenu tant de se mère que de son père.

-Anton, dis-je tranquillement, joli nom.

-Merci. Répondit la jeune dragonne en regardant amoureusement l’enfant.

-Il grandit rudement vite ! Continua Rob. Je suis sûr qu’il fera un sacré guerrier quand il sera plus vieux.

-Je n’en doute pas une seconde. Répondis-je ironiquement.  

Un court moment de silence passa avant que le grand vert ne reprenne la parole. Ces deux-là semblaient être de bons parents pour le petit. Je commençai alors à remettre en question ma présence ici.

-Eh bien soldat. Désirez-vous prendre un morceau de pain avant de repartir sur le chemin ? J'ai aussi fait partie de la garde pendant quelques temps. Laisser repartir les pattes vides un collègue ne me ferait pas honneur.

Pendant un moment, je continuai de regarder ce dragonnet pour lequel j’avais fait tant d’efforts pour le retracer. Toutefois, je compris aujourd’hui qu’il n’y aurait pas de sauvetage épique aujourd’hui.  Je ne serais pas le héros que je voulais tant être, celui qui arracherait son fils enlevé d’entre les griffes de ses ravisseurs. Non. Aussi mal que cela me faisait, je compris enfin que je n’allais pas avoir de rôle à jouer aujourd’hui. Je compris que je n’étais pas à ma place. Je compris donc ce que Mme Leypt avait tenté de me dire la veille.

Je fis donc mon choix.  

-Je regrette Rob, répondis-je au grand dragon vert, je dois retourner à la caserne. J’ai un rapport à faire à mon lieutenant.

Ce dernier acquiesçât.

-Je comprends. Dommage, mais le devoir passe avant tout. Pas vrai ?

-En effet, répondis-je en me détournant de mon interlocuteur, le devoir avant tout.

En m’éloignant, je ne puis résister à la tentation de lancer un dernier regard en arrière. Mes yeux se posèrent sur Rob, sa femme et Anton. Ils formaient une jolie famille ces trois-là. Ils semblaient parfaitement. Toutefois, j’eu une impression étrange lorsque je me rendis compte que le dragonnet me fixait ardemment alors que je m’éloignais.

-Fait attention à toi gamin, pensais-je à l’adresse mon fils pour lequel je ne serai jamais le père, c’est un monde bien étrange dans lequel tu vas grandir. J’aurais voulu être à tes côtés lorsque tu aurais eu besoin d’un guide dans tout ce chaos. Toutefois, la vie en a été autrement. Que les ancêtres soient avec toi Anton.

Je les regardai jusqu’à ce qu’ils entrent tous dans la chaumière et que la porte se referme sur leur petit nid bien au chaud, les protégeant ainsi du monde extérieur et de ses dangereux aléas. Enfin, je détournai le regard et m’enfonça sous le couvert des arbres pour ne plus jamais revenir.



Retournés à l’intérieur de la chaumière, Rob bloqua la porte à l’aide d’une imposante plaque de bois.

-Chéri, lui demanda sa compagne visiblement inquiète, que se passe-t-il ?

Quelque peu essoufflé par la manœuvre, Rob inspira un coup avant de répondre.

-Je crois qu’Anton et toi devriez restés dans la maison pour quelques jours. Dit-il, en serrant les dents. Ce type faisait autant partie de la garde de Warfang que moi de la famille royale !

-Mais, qui était-ce alors ? Rob tu me fais peur.

-Un mercenaire et pas un douillet. As-tu vu le symbole sur son armure ? C’était un ancien de La Lame.

-Oh non…tu crois que… ?

-Non, la plupart sont morts et enterrés depuis bien longtemps heureusement. C’est probablement juste une coïncidence. Toutefois, je n’aimais pas la façon qu’il vous regardait toi et Anton. J’ai entendu bien trop d’histoires sordides sur ces chiens de guerre lorsque j’étais dans la garde.

-Il était tellement bizarre… J’avais l’impression de parler à une coquille vide.

-Oui, moi aussi. Je vais garder l’œil ouvert pour quelques temps, on ne sait jamais...

À ces mots, le dragonnet se remit à pleurer bruyamment. Doucement, Rob le prit des pattes de sa compagne pour le consoler.

-Ne t’en fais pas mon petit gars. Papa et maman seront toujours là pour te protéger des méchants. C’est un monde bien terrifiant dehors remplit de gens qui le sont encore plus, mais tu apprendras bien vite à surmonter tout cela.

-Et tu deviendras un grand soldat comme ton père !

Ainsi, à l'abri des danger rôdant en ce monde incertain, la famille semblait prête à couler des jours heureux pour encore bien des années à venir.




Je pris mon temps pour retourner à l’endroit où j’avais laissé mon compagnon. Le jeune dragon méritait bien de dormir encore un peu. Ma poursuite effrénée était terminée. Plus rien ne pressait désormais. J’en profita une fois de plus pour admirer le paysage qui m’entourait. Le temps était clair, le ciel bleu. Il était à peine dépassé la fin de la matinée. La journée s’annonçait être magnifique.

Encore aujourd’hui, lors de moments particulièrement tranquilles, je me prends parfois à réfléchir sur la possibilité que toute cette histoire se serait déroulée différemment. Si j’avais pris la charge d’Anton. Aurait-il été heureux de grandir dans un environnement comme il l’avait été pour Saared ? Aurais-je fait un bon père pour lui ou me serait-il arrivé exactement la même chose qu’entre Tintaglia et Reynard ? Aurait-il été à l’aise de grandir dans un milieu aussi tordu que le nôtre ? Enfin, il ne me sert pas à grand-chose de me poser ce genre de questions, pas vrai ? De toute façon, je n’aurai probablement jamais la réponse à aucune d’entre elles.

Enfin, après m’être tranquillement promené et questionné, je fus de retour auprès de Saared. J’espérais pour lui qu’il ait pu se reposer, je n’avais pas l’intention de m’éterniser ici.

-Allez, lui dis-je doucement, on rentre.  
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MessageSujet: Re: Le forgeron et le mercenaire (privé: Saared-Arboryx) Lun 16 Jan 2017 - 13:09

Combien de temps s'était-il écoulé déjà?

A peu près 2 heures depuis mon réveil, mes matinées étaient beaucoup plus calme depuis que je ne me lançait plus dans des aventures aussi inconsidéré que dangereuse, et aussi depuis que ma descendance s'était largement calmer.

Mais en quelques petit mois seulement, ma vie avait basculer du tout au tout, un peu comme quand je suis arriver à Warfang, mais cette fois les conséquences étaient bien plus durables, en ce court laps de temps j'avais: trouver l'amour, eut des gosses par erreur, affronter un terrible choc des familles, liquider un avant poste de la menace menaçant le genre draconnique et... biens d'autres chose dont il serait en fait trop long d'en faire l'inventaire.

Mais récemment, un certain personnage avait refait irruption dans mon quotidien anarchique, un certain mercenaire, nous avions du mal à nous voir néanmoins, et la cause n'en était pas difficile à deviner, ma paternité aussi soudaine qu'inattendue avait tendu nos relations, et ça se comprenait, il y a maintenant presque un an, la réalité lui à salement rappeler qui il était.

D'ailleurs, je me demande comment ils avaient finit par recoller les bouts lui et Tintaglia, un couple aussi instable que celui ci avait portant bine peu de chance de sortir indemne de ce genre d'épreuve, peut être avait il simplement...

Toc toc

Tiens donc, voilà une visite bien matinale, et improviste qui plus est! il fallait maintenant juste prier pour qu'il ne s'agisse pas d'un futur danger mortel ou d'une quelconque embrouilles dans la famille.

Fort heureusement, mes craintes se dissipèrent (presque) toute quand je constatais le caractère éminemment inoffensif du talpidé devant ma porte, je l'avait déjà vu quelque part lui, mais où?

Heu oui... c'est à quel sujet monsieur...?

Balbok.

Qui?

L'assistant de madame Leypt.

Madame Leypt?

Et bien ça c'était une visite inattendu.

Et bien heum... que puis-je pour vous au juste?

Que vous transmettiez à votre ami, l'autre dragon noir, qu'il à un service à lui rendre.

Ah, c'est tout?

Dite lui que la maison a... quelques difficultés techniques.

Ça devait être important pour qu'une matrone respectable comme elle fasse appel à un mercenaire dans la trempe d'Arbo.

J'imagine mal quel genre de problème peut s'attirer un établissement comme le votre.

Du genre capable d'handicaper sérieusement le quotidien de ses pensionnaires.

Mouais, pas sur que le Arbo que je connais soit un maitre des travaux manuel autre qu'égorger son prochain, mais bon, on fait avec ce qu'on a.

Bien, le message sera transmit le plus rapidement possible, mais simple curiosité, comment m'avez vous retrouver au juste?

Disons que votre réputation vous précède à tout les deux, vous avez fait remuer beaucoup de coins sombre au fil du temps.

Tiens donc, j'ignorais qu'on était devenu des célébrités locales.

Qui est-ce Saared?

Il faudra qu'un jour quelqu'un dise à ma mère qu'il est fort impoli de glisser son grain de sable dans certaines conversations, je soupirais donc de dépit avant de lui répondre

Une personne que tu ne voit pas souvent maman.

C'est à di... ho... c'est vous

Ma génitrice venait de se glisser à travers ma personne pour voir de ses propres yeux du nouvel arrivant qui haussât un sourcil en faisant le lien entre elle et moi.

Je me demandait de quelle façon vous étiez lié à cette histoire, il semble que j'ai ma réponse...[b]

Yep, tout ça pour un demi frère que je n'aurait jamais vu au final.

Qu'est ce que vous venez faire dans les parages, il y a peu d'enfant malheureux dans ce quartier.

[b]C'est vrai mais votre compagnon doit une dette et on en a besoin pour quelques travaux manuels urgents.


Je... permettez moi de vous aider, il me semble que c'est la moindre des choses, madame Leypt a été si compréhensive et... je doute qu'Arboryx sache faire grand chose de ses 8 griffes de toute façon.

C'était dur mais vrai, ma mère était sans aucun doute beaucoup plus manuel que le mercenaire le sera jamais, même en faisant son maximum.

Et bien, une aide supplémentaire ne serait pas de trop au final, si vous êtes aussi habile que vous l'affirmer vous n'avez qu'à me suivre.

Faisons cela.

Bon, apparemment ces deux là avaient décider de partir devant alors il ne me restait plus qu'à aller dénicher le dernier conjuré.


Et répondant bien entendu au stéréotype le plus classique, il fallait qu'Arboryx se terre... deviner ou? à la taverne bien sur! c'est à se demander si on peut plus parler de dortoir/cantine pour mercenaire que des lieux de consommation soit disant public, comme si par une quelconque loi universelle encore inexpliquée les bars, auberges et bistrots en tout genre les attiraient comme des grosses abeilles écailleuses pleine de cicatrices seraient attirer par un pot de miel.


Mon dieu que cet avatar est génial, un grand merci à Jyvro pour ça!
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MessageSujet: Re: Le forgeron et le mercenaire (privé: Saared-Arboryx) Sam 21 Jan 2017 - 19:11

Vraisemblablement, je dormais depuis bien longtemps. Depuis un sacré bout de temps même. Pour le moment, je me trouvais dans le néant le plus total. Sans toutefois pouvoir discerner de quoi il s’agissait, seul un bruit étrange revenait parfois déranger mes tympans et ma quiétude somnolence. Pour le moment, j’essayais seulement de me concentrer sur mon sommeil. Malheureusement, le bruit revenait sans cesse, à un point tel que je dû ouvrir les yeux.

-Allez ! Maugréait à mon adresse une voix bourrue. Réveille-toi et fout le camp d’ici !

Ma vision encore brouillée par le sommeil, je ne fus en rien aidé par le violent mal de tête qui m’accueillit dans le monde des vivants. Y a pas à dire, j’avais soit très bu la nuit avant ou je m’étais pris de sacrés coups sur la tête. Ou les deux…

-Argh… Grommelais-je en reprenant lentement mes esprits. Je suis où là ?

Mes sens maintenant moins émoussés par le sommeil, je me rendis compte que j’étais juché sur une grande table de bois. Partiellement enfouis sous une importante quantité de choppes vides et de vaisselle sale, j’en fit tomber une grande partie en me redressant. Le tintamarre du fer cognant sur la pierre me fit momentanément siffler les oreilles. Au moins, le bruit, bien que très peu agréable pour une victime de ce qui semblait être un dur lendemain de veille, eu l’effet positif de me réveiller totalement. Les yeux écarquillés de surprise, je me relevai subitement. Toutefois, alors que je semblai reprendre un brin d’équilibre, mes pattes postérieures butèrent contre quelque chose de lourd. Tombant en arrière, je m’écrasai contre un mur se trouvant derrière moi.

-Ouch ! Grognais-je en me cognant le derrière de la tête. Mais qu’est-ce que c’est que ce bordel ?

Je baissai le regard pour voir ce qui avait provoqué la petite acrobatie et il fallait s’en dire que je fus plutôt surpris. Allongés par terre dans des poses peu distinguées, il se trouvait par terre deux grands dragons plutôt costauds. Semblant bien assommés, les deux gaillards arboraient plusieurs blessures superficielles. En effet, œil au beurre noir, ecchymoses et griffures semblaient être au rendez-vous. En relevant le regard, je constatai que l’endroit n’avait pas meilleure mine.

-Dans quoi je me suis fourré moi ? Eh merde…

Vraisemblablement, je me trouvais dans une taverne comme tant d’autre dans Warfang. Toutefois, je doute que tous les établissements de la cité ressemblaient à celui-ci sinon les commerçants risquaient de bientôt avoir à mettre clef sous porte. L’endroit était sérieusement saccagé. De toute part, tables, bancs, verres, assiettes et ustensiles jonchaient le sol recouvert de bouts de nourriture et de flaques d’alcool. Je pu même à l’occasion voir quelques dragons inertes par-ci par-là.

-Au moins tu ne les as pas tués. Continua la voix qui m’avait réveillé. Ça évite à tout le monde de sérieux ennuis.

Ayant terminé de contempler la scène, mon regard se posa sur l’origine de la voix. Un grand dragon orange vêtu d’un tablier se tenait derrière un grand comptoir de bois faisant office de bar. Le tenancier, sans aucun doute. Je remarquai qu’il était posé sur ce dernier un lourd gourdin cerclé de bandes de fer. Il était donc dans mon cas avisé que j’use d’un minimum de politesse…

-Hein ? Répondis-je. On peut m’expliquer ce qui s’est passé…Me rappelle plus de rien…

La réponse du propriétaire ne se fit pas attendre.

-Ce qui s’est passé hein ? Répondit-il avec véhémence. Ce qui s’est passé c’est que toi et tes deux copains avez déclenché une bagarre générale sans crier gare et sans raison ! Continua-t-il en pointant d’une griffe les deux costauds écrasés par terre. Et ça alors que tout se déroulait sans problème ! Il fallait vraiment qu’une bande de crétins comme vous gâchent ma soirée… Ajouta-t-il en frappant le comptoir d’un coup de gourdin. Même la garde n’a pas voulu intervenir. On a d'autres urgences à régler qu'ils disaient ! On reviendra plus tard ils ont dit ! Et on paye pour ça nous !

Ah oui, on dirait que ça commençait à me revenir. Pas tout à fait sans raison du moins…Je crois que tout avait commencé par une sordide histoire de tricherie aux cartes. Étrange, cela faisait déjà bien des années je n’avais plus l’habitude de garder quelques as en réserve durant les parties, mais bon, je m’écarte du sujet. Au moins, si je m’étais battu, je n’étais pas trop amoché. À part une estafilade sur mon épaule gauche et un œil enflé, je ne m’en étais pas si mal tiré. De son côté, le tenancier lui semblait au bord du désespoir.

-Et comment je fais pour payer pour les dégâts moi ? Maugréait-il. Je ne pourrai pas recevoir d’autre clients avant deux jours avec tout ce bordel ! Je vais être ruiné !

Bien que je n’eusse que faire des problèmes des autres (surtout dû à mon immense mal de tête) je me disais bien qu’il fallait que j’essaie de dédommager le tenancier. Ce qui s’était produit n’était (probablement…) pas entièrement ma faute, mais bon. Si je pouvais aider à empêcher la faillite de cette taverne, peut-être reviendrais-je me saouler ici un autre jour. Vérifiant la quantité d’argent qu’il me restait, je pesai ma bourse. Elle était plus lourde qu’à mon arrivé à la taverne.

-En ben, on dirait que quelques les quelques as en plus serviront à quelque chose. Me dis-je sans trop me questionner sur le côté éthique de la pratique.

Voyant que je n’aurais probablement pas assez d’argent pour satisfaire le tenancier, j’allai subtiliser les bourses des deux gaillards avec lesquels je m’étais (prétendument) battu. Au moins, ils paieraient aussi leur part des dégâts. Mon larcin accomplit, je m’avançai en titubant vers le bar.

-Tenez, dis-je en lançant les bourses sur le comptoir, on va dire qu’on est quittes. Je peux pas faire plus.

Vérifiant le contenu des sacs, le tenancier paru un tantinet de meilleure humeur. Sûrement, le montant serait suffisant pour réparer quelques tables et remplacer un peu de vaisselle brisée.

-Ouais, on va s’en tenir à ça. Grommela le proprio.

Hochant de la tête, je débutai ma marche difficile vers la sortie. J’avais sérieusement mal aux côtes. Peut-être m’étais-je fait plus cogné que je ne l’avais cru…

-Eh, avant que tu ne foutes le camp, peut-être tu devrais aller faire un tour chez un herboriste ou un truc du genre. Simple conseil. Dit le tenancier avant que je ne pousse la porte.

Étrange, il me semblait que mes plaies n’avaient rien de si sérieux.

-Et pourquoi ça ? Répondis-je, intrigué.

-Hum, tu as le sommeil agité. Peut-être des herbes pourraient aider à dormir. Simple opinion.

Pourquoi donc me faisais-je harceler sur la qualité de mon sommeil ces temps-ci ? Vlad, Tintaglia et maintenant un barman. Il me semblait qu’il n’y avait rien de bien dramatique lorsque quelqu’un bouge un peu lorsqu’il dort non ? Mais oui, je faisais toujours quelques cauchemars, mais ceux qui m'avaient foutu une sacrée frousse lors de l'expédition sur L'Île oubliée n'étaient pas réapparu depuis. Pour ce qui avait attrait à cela, je me disais bien que j'avais l'esprit tranquille.

-Mouais, j’y penserai peut-être. Grommelais-je sans conviction en poussant la porte pour atterrir dans l’une des rues sales des quartiers populaires de Warfang.

Alors que je commençai à marcher dans la direction générale de mon antre, j’aperçu au loin une escouade de la garde allant au pas de course dans ma direction. C’était probablement celle envoyée à la taverne lorsque la bagarre s’était calmée.

-Bordel ! Grondais-je en me lançant sur le côté avant d’être aperçu.

Atterrissant derrière l’échoppe d’un marchand (qui ne semblait pas si ravis de me voir bousculer sa marchandise), j’attendis que les soldats de passent.

-Fiou… Soupirais-je en émergeant de nouveau dans la rue. C’était moins une.

Soudain, une voix familière retentit derrière moi.

-Hoé partenaire ! On dirait que je réussi enfin à te retracer !

Me retournant, je tombai nez-à-nez avec un compagnon de bien des mésaventures que je n’avais pas revu depuis un certain temps. Il fallait dire que les histoires de familles étaient efficaces à tout brouiller...

-Saared ! M’exclamais-je, tout de même plutôt content. Tu tombes bien camarade ! Tu sors de ta grotte pour venir traîner avec un copain ? Ajoutais-je en riant.
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MessageSujet: Re: Le forgeron et le mercenaire (privé: Saared-Arboryx) Mar 31 Jan 2017 - 17:06

On peut dire ça oui.

Je ne sais pas exactement de quoi le mercenaire se cachait mais j'espérais que pour une fois ce n'était pas de trop gros ennuies. Vu qu'il avait l'air de se remettre d'une soirée trop arrosée il était fort probable que ça ait un rapport avec une bagarre de taverne, du classique quoi.

Et je suis fier de t'annoncer que pour une fois ce n'est pas moi qui requiert ta présence.

Ha?

J’espère que tu ne prévoyais pas de faire quelque chose de ta journée d'ailleurs.

Pas trop non, zoner un peu dans le quartier mais rien de bien précis.

Ça fait un moment que tu "zone" non?.

Que veux tu, il y a des creux parfois dans la demande, il faut savoir faire avec et puis d'un autre coté ça me donne un congé gratuit.

Bien entendu, enfin ça tombait bien pour le coup.

Tu te souvient de la maison Leypt?

J'ignore si le mercenaire grimaçât intérieurement au souvenir de la malheureuse aventure qui nous y avait conduit.

Oui, ce serait difficile de l'oublier...

Et bien apparemment tu leur doit un service, et ils m'envoient pour te le rappeler.

Ha? qu'est ce qu'ils attendent de moi?

J'en sais trop rien, mais Tinta est déjà sur place et de ce que j'ai comprit tu doit réparer un truc qui leur pourrit la vie ou quelque chose dans ce genre.

Mouais, c'est pas vraiment ma spécialité, surtout avec les diablotins qui dansent la Polka dans mon crâne qui résonnent mais je vais voir ce que je peux faire.

Alors que le mercenaire avait à peine fait deux pas, une tête familière vint sortir de l'auberge proche.

Ha bah? tu va ou comme ça gamin?

Arboryx se retournât vers son camarade, visiblement confus en essayant de rembobiner mentalement la soirée précédente.

Reynard? mais qu'est ce que tu...?

De toute évidence la mémoire lui revint puisqu'il cessât d'afficher son rictus de confusion.

Ha ouais c'est vrai... mais tu aurai du rester un peu plus longtemps hier soir l'ancêtre, tu à rater une sacré bagarre.

Excuse moi de vouloir passer des nuits tranquilles, mais ou allait tu de si bon matin?

Tiens donc? je croyait que tu avait arrêter de faire le baby-sitter il y a 10 ans non?

Prend cela comme une rechute alors.

Le dragon noir soupira, maintenant que j'y pense, Reynard doit être ce qui se rapproche le plus d'une figure paternel pour Arbo. Quand il est arriver il y a 15 ans de sa cambrousse, jeune dragon n'ayant jamais connu de père, c'est bien Reynard qui l'a prit sous son aile le temps qu'il s'adapte à son nouvel environnement, et ce même si, d'après ce que j'en avait entendu, le tuteur avait du parfois forcer la patte à son pupille.

Le dragon noir soupira, sa patience devant être raccourcis proportionnellement à son mal de crâne.

J'allais à la maison Leypt, tu sais, c'est un orphelinat à l'autre bout de la ville mais je doute que tu connaisse...

Ho si le coupa son ainé Je le connait, j'y suis rester, pas longtemps mais j'y suis rester.

Quand ça?

Je tenais à apporter mon grain de sel dans la conversation, juste pour leur rappeler mon existence, ces deux là avait tendance à réduite le monde à un périmètre assez réduit quand ils parlaient sérieusement.

Il y a presque cinquante ans bientôt, à l'époque il venait d'être fonder par la grand-mère de l'actuelle propriétaire et...

Il laissât sa phrase en suspens, son ancienne vie le hantait encore de toute évidence, et les 5 décennies écouler n'y changeait rien.

...Et je vais t'y accompagner tient, je me demande si... si l'endroit à bien changer depuis.

Arbo et moi n'avions d'autre choix que de nous incliner, nous ne pouvions guère l'en empêcher de toute façon. et c'est après un bout de chemin durant lequel nous discutions de chose et d'autre tranquillement que la porte de l'orphelinat se dressât devant nous, je comptais les abandonner ici et rentrer chez moi mais à peine fis-je 3 pas pour m'éloigner de l'entrée béante et du groupe que la lumière se fit dans ma tête.

Tintaglia était déjà sur place, et Reynard allait rentrer dans la même pièce qu'elle...

Sans compter que l'endroit en question va réveiller en eux des traumas qui va les déstabiliser émotionnellement, réduisant leurs patience et leurs nerfs...

Et qu'ils sont dans un orphelinat...

Non non non non non non non non!


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MessageSujet: Re: Le forgeron et le mercenaire (privé: Saared-Arboryx) Sam 18 Mar 2017 - 5:34

Visiblement, cette journée s’annonçait pour être…intéressante ? Le mot n’était peut-être pas le meilleur pour décrire ce qui nous attendait ma bande de joyeux lurons et moi, mais il était vrai que ça allait probablement être une sacrée expérience ce truc. Bien que l’apparition soudaine de Reynard ne m’ait provoqué quelques maux de têtes supplémentaires, je me dis que je pouvais toujours composer avec une surprise ou deux aujourd’hui. Toutefois, le léger briefing que Saared m’avait présenté ne me disait rien qui vaille.

-La Maison Leypt. Maugréais-je intérieurement.

Bien évidemment, je n’aimais pas l’endroit, pas du tout. Non pas parce que ce fut un orphelinat paumé du quartier Est comme tant d’autres, mais plutôt car il me servait principalement à me souvenir d’un autre de mes cuisant échec. Toutefois, la patronne de l’endroit avait été honnête avec moi, chose qu’on ne pouvait demander à tout le monde que l’on croisait de nos jours. Ce fut bien sûr dans un élan d’allégresse (un peu impulsif je l’avoue…) que j’avais promis à la vieille taupe de lui rendre la pareille un de ces quatre et c’était donc aujourd’hui que je devais honore ma part du marché. Aaah et merde, ma bonté me perdrait un jour, je le sentais.

Donc, sans trop chercher à questionner d’avantage mon ancien sergent sur son passé nébuleux que notre trio se mit en route vers la partie est de la cité. Bien que je fusse pour le moins curieux de savoir les raisons qui poussaient Reynard à nous suivre jusque là-bas. Évidemment, je savais bien que ce n’était pas pour vérifier l’état de la déco que l’ancien soldat s’y rendait. Toutefois, après de nombreuses années sous sa tutelle, j’avais appris à ne pas me mêler des choses des autres (une habitude que j’avais appris à la dure).

La route qui nous mena jusqu’à la Maison Leypt se déroula sans événement. Le quartier Est, comme s’il était figé dans le temps, n’avait pas du tout changé depuis ma dernière venue. Tout compte fait, comme je l’avais remarqué quelques mois plus tôt, il n’avait probablement pas été entretenu depuis la dernière guerre. Les gens du coin, pensant probablement que nous n’étions qu’une bande de fiers-à-bras employés par l’un des nombreux gangs locaux, s’écartaient de notre chemin sans demander leur reste. Il fallait dire que je les comprenais. Leur vie était déjà assez misérable comme cela et ils n’avaient pas besoin d’en rajouter.

Enfin arrivés devant le corps de garde improvisé du vieil orphelinat, je remarquai une légère pointe de malaise chez Saared. Bien sûr, moi non plus je n’avais pas comme plan de retourner en ces lieux, mais je ne compris pas aussitôt en quoi quelques tâches pour le compte de Mme Leypt.

-Qu’est qui y’a le jeune ? Ricanais-je en lui donnant un coup sur l’épaule. T’as laissé quelque chose sur le feu ?

Au regard que Saared me lança en retour, je compris bien vite qu’il ne plaisantait pas.

-Ma mère est y est déjà, répondit-il à voix basse, et regarde bien qui on ramène…

Je compris aussitôt ce que le dragon bleu cherchait à me dire.

-Ah… Me dis-je en posant les yeux sur Reynard qui n’avait rien remarqué de notre échange furtif, semblant presque en transe alors qu’il fixait un regard étrange sur la grande bâtisse. On n’est pas que dans la merde.

Bien que moi aussi j’avais eu de sérieux différents avec Tin, cela n’était en rien comparable à ce qui s’était passé en elle et le colosse (Ouaip, toute une histoire je dois dire). Même si le temps avait en quelques sortes fait cicatriser leurs plaies respectives, il était évident que ces deux-là ne s’étaient jamais pardonnés. Il m’aurait sacrément étonné du contraire, leur colère était à ce point viscérale.

-Je vois. Répondis-je, une idée rustique se formant dans mon esprit. On va devoir être habiles sur ce coup, mais je crois avoir une idée.

Bien sûr, comme vous pourrez bientôt le constater, le plan que j’avais si rapidement concocté n’avait rien d’infaillible.

-Hep Reyn ! M’écriais-je, feignant la surprise en me retournant vers le colosse. Ce que je suis con ! J’ai oublié mon sac de travail ! Avec tous nos outils ! Euh…ça te dérangerais pas d’aller le chercher par hasard ?

Ainsi subitement extirpé de sa contemplation silencieuse, le mercenaire posa sur moi un regard inquisiteur.

-Ton sac de travail ? Grogna-t-il. T’as un sac de travail toi ? Tu t’es lancé dans une carrière ouvrière d’un coup ?

Heureusement, j’avais pensé à une réplique du genre.

-Mais oui j’en aie un, tête de nœud ! Répondis-je avec arrogance. Tu te rappelles bien sûr que nous devions réparer les tuiles du toit il n’y a pas si longtemps de ça, pas vrai ? Explique-moi comment on fait ça sans marteau ni sac de travail ou rien du genre !

Pour ce qui était du sac en question, je n’avais pas tout à fait menti. Je l’avais bien sûr « emprunté » à Vlad qui l’avait lui aussi probablement dérobé à quelqu’un dans l’espoir de l’échanger contre un verre.

-Ah, répondit simplement Reynard en faisant mine de ne pas avoir été piqué au vif par ma bravade, ça fait…un peu de sens je présume. Et ce sac, ajouta-t-il, où il est ?

Ah, la satisfaction de constater l’efficacité de son propre subterfuge.

-Il est encore chez Saared je crois, répondis-je, mais tu vas peut-être devoir fouiller un peu. Je sais plus trop où on l’a mis la dernière fois.

Toutefois, le colosse, cherchant probablement à me compliquer la situation, ne démordait pas.

-Et pourquoi ce devrait être moi qui devrait se charger de ça ? Grommela-t-il. C’est toi qui a oublié de le traîner.

-Toi tu ne t’es pas battu toute la nuit à ce que je sache, gémissais-je piteusement, je ne peux pas vadrouiller toute la journée comme ça ! Regarde, j’ai une griffe de cassée et probablement une ou deux côtes fêlées ! Allez, tu peux pas faire ça à un compagnon !

Je démontrai d’un geste théâtral la griffe endommagée en question.

-Bon, soupira un Reynard défait par mon chignage continuel, je m’en occupe. Mais tu m’en dois une sur ce coup-là…

-Bien sûr ! Répondis-je en lui envoyant la patte alors que le grand dragon repartait vers le centre de la cité. Je t’en serai éternellement reconnaissant. Les bardes chanteront de tes exploits et les femmes…

-Ta gueule. Gronda le sergent, brisant ainsi ma nouvelle tirade.

Eh bien, je savais quand même lorsque je devais m’arrêter, mais bon…j’avais quand même réussi à éviter une catastrophe potentielle ! Arborant un sourire de crocodile, je me retournai vers Saared.

-Je crois qu’on va s’en sortir cette fois. Lui dis-je, visiblement très fier de mon coup.

Toutefois, mon jeune compagnon ne sembla pas immédiatement être de mon avis.

-C’était quoi ce truc avec ton…ton sac ? Et s’il le trouve et qui se pointe ici de nouveau ? On va avoir de vrais problèmes !

-Ayez confiance mon jeune ami, répondis-je, nous avons vraisemblablement repris le contrôle de la situation. Tout devrait se dérouler sans accroc.

Bien sûr, j’avais bien planifié ma manigance vu le court laps de temps dont j’avais disposé. Reynard, bien avancé dans sa gueule de bois et aux prises avec un sacré mal de crâne, ne trouverais jamais ce fameux sac de travail. Ça je m’en étais occupé hier soir, bien qu’involontairement. Ne disposant que de peu d’argent la veille à la taverne, je m’étais questionné de ce contre quoi un aubergiste échangerait un peu d’alcool. Il s’était avéré que les visées de Vlad n’étaient peut-être pas aussi stupides qu’on aurait pu le croire au départ. C’est fou ce qu’un aubergiste peu avoir besoin de quelques outils supplémentaires pour entretenir son commerce.

À ce point, j’espérais seulement que mon frère d’arme borgne ne se rende pas compte de ma petite trahison. Dans le pire des cas, il saura que son (présumé) crime aura servi à un dessein plus que grandiose soit d’éviter un bain de sang devant les yeux apeurés de quelques orphelins. Bien que je doute fort que Vlad en ait franchement quelque chose à cirer…  

-Allez, dis-je en m’avançant vers les portes verrouillées de la Maison Leypt, pas le temps de se ramollir, les choses sérieuses commencent.

Après avoir tambouriné contre les lourds battant de bois, Balbok se décida enfin à venir nous ouvrir. Bien que, comme à son habitude, la taupe fut aussi bourrue et méfiante envers ceux qui se présentaient aux portes de l’orphelinat, il nous reconnut aussitôt qu’il jeta un coup d’œil au travers du judas. Il grommela ensuite quelques paroles renfrognées dont je ne compris pas tout à fait le sens avant de nous indiquer que nous devions rejoindre Mme Leypt dans la grande salle. Alors que nous le remercions d’un hochement de tête en passant notre chemin, les grandes portes se refermèrent derrière nous dans un grincement inquiétant. Je commençai sérieusement à me demander s’il n’aurait pas été mieux de ficher le camp au plus vite…  

Il était toutefois un peu tard pour cela. À peine pénétrions-nous dans le hall que nous pûmes entendre la cohue qui nous attendait depuis un moment déjà.

-Eh merde. Grommelais-je à l’adresse de Saared. Tu devais vraiment venir me chercher pour un truc pareil ?

Ce n’est qu’en arrivant dans la grande salle que je pu enfin comprendre l’étendue du capharnaüm qui nous était réservé. Ouais, la maison Leypt était encore en plus mauvais état que la dernière fois que nous l’avions visitée. Le plancher était recouvert d’une eau brunâtre s’écoulant contre les murs en provenance de ce qui semblait être d’énormes fuites au plafond. Le mobilier de la salle était renversé ci et là, comme à la façon de barricades de fortune. De toute part, taupes, dragonnets, employés de la maison ou jeunes pensionnaires tentaient de restaurer un semblant d’ordre et de réparer tant bien que mal les dégâts causés par l’eau. Comme pour en ajouter aux malheurs de l’orphelinat, je pu constater qu’une impressionnante partie du plancher semblait s’être enfoncée devenant ainsi un réservoir improvisé pour l’eau putride qui s’y accumulait. L’odeur qui s’en dégageait n’était pas des plus agréable. Disons que j’avais déjà vu par le passé des champs de bataille qui avaient meilleure allure.

-Enfin, dit alors une voix que je reconnus aussitôt, vous vous êtes décidé à venir.

Mme Leypt, arborant le même vieil accoutrement que la dernière fois, s’avança vers nous au travers de ce décor chaotique.
 
-Bien sûr, répondis-je feignant ma bonne foi, je commence à comprendre le pourquoi de vote demande d’assistance. Je jetai un regard autour. Dîtes-donc, vous pouvez m’expliquer ce qui s’est passé ici ? On dirait que vous venez de subir un siège.

La taupe renifla de frustration.

-On pourrait presque dire ça. Répondit-elle. Tout ce que vous pouvez voir en ce moment est le fruit de plusieurs malchances s’exécutant au même moment. Le terrain entourant le bâtiment s’est enfoncé après un glissement de terrain il y a de ça moins d’une semaine. Notre vieille structure, même après tant d’années de fiers services, n’a pas pu résister au choc. De là tout ce bordel…

-Et l’eau ? Demandais-je en pointant les écoulements qui fusaient de parts et d’autres. Il n’a pas plu depuis quelques temps il me semble.

-Notre réservoir d’eau de pluie s’est fissuré dernièrement… Répondit Mme Leypt. Les chambres à l’étages ont été inondées les premières et le reste risquait bien d’y passer si personne n’avait rien fait. Les autorités de Warfang n’ont même pas voulu se bouger l’arrière train en prétextant que leurs ressources étaient tournées vers la guerre, mais je sais bien que les bureaucrates n’ont que faire des pauvres du quartier Est. Il en a toujours été ainsi.

-Et nous voici. Dis-je gravement. De sacrés renforts que vous vous êtes trouvés. J’aimerais bien vous aider, mais je ne suis pas très habile dans ce genre de prouesse et…

Un cri strident de bambin en provenance d’une autre pièce vint m’interrompre et me foutre au passage une sacrée frousse.

-Là, là, on se calme petit. Dit tranquillement Tintaglia en portant l’enfant dans ses bras au travers de la grande salle. Que ne te reprenne pas à t’aventurer hors de la cour, les trous d’eau sont trop profonds pour un dragonnet comme toi.

Malgré toutes mes manigances pour éloigner Reynard de l’orphelinat, j’avais presque oublié que la dragonne se trouverait ici et mon sang ne fit qu’un tour en l’apercevant. Il fallait dire que dernièrement, notre relation avait pris un gros coup et cela faisait bien quelques jours que je ne l’avais pas visité. Disons que les choses s’étaient améliorées depuis les derniers événements qui nous avaient menés à la Maison Leypt, mais je savais bien que certaines cicatrices prendraient encore quelques temps avant de guérir pleinement. Je lançai un coup d’œil en coin à Saared. Sûrement, voir sa mère (dont le caractère pouvait parfois être plus brutale qu’un coup de massue sur le ciboulot) tenir un enfant entre ses griffes devait lui ramener quelques souvenirs de son ancienne vie chez les partisans de Malefor.

-Hum, m’adressa alors Mme Leypt en remarquant mon air pensif, je suppose que vous avez trouvé certaines réponses à vos questions depuis notre dernière rencontre ?

-On pourrait dire ça en effet. Répondis-je sans trop de conviction alors que Tintaglia, nous ayant décelé notre présence, s’avançait à notre rencontre.  

-Mme Leypt, adressa-t-elle à la vieille taupe, l’un des petits s’est encore défilé du campement.

-Pas de soucis mon amie, répondit l’aînée en prenant le dragonnet sous son bras (elle était plutôt balèze pour son gabarit celle-là…), je m’occuperai de le ramener là où il se doit. En attendant, montrez donc à vos compagnons sur ce quoi il faudrait porter une attention particulière.

Sur ces derniers mots, Mme Leypt s’en fut vers l’une des issues donnant sur l’extérieur du bâtiment non sans oublier d’asséner quelques sermons au pensionnaire rebelle.

-Campement ? Demandais-je narquoisement à la dragonne. Tu mènes une colonie de prisonniers maintenant ?

Tintaglia, semblant de meilleure humeur qu’à l’habitude, ne sembla pas prendre offense de ma plaisanterie.

-Arrêtes de dire des âneries, lourdaud. Il faut bien loger les enfants quelques part en attendant. Répondit-elle. Mais nous devrons remettre pour plus tard ces discussions que tu affectionnes tant Arboryx car comme tu l’as peut-être remarqué, on a un orphelinat à remettre debout et tout deux un service à rendre à Mme Leypt, pas vrai ? Ajouta-t-elle son regard perçant braqué sur moi.

Tout compte fait, peut-être était-elle encore en colère. Difficile de la blâmer. Je me dis alors que la meilleure option était probablement de suivre ses indications à la lettre.

-Je vois que Saared s’est décidé de se joindre à toi. Continua-t-elle en regardant son fils. Bien. Plus nombreux nous serons, plus vite on en aura fini.

Alors que je crus que Saared allait protester contre son enrôlement forcé dans la main d’œuvre, le jeune dragon se tu. Lui aussi semblait avoir compris que s’opposer à la volonté de la dragonne était peine perdue. Bah, ça lui ferait office d’activité familiale de la journée.

-Assez discuté, dit Tintaglia en ramassant sur le sol et en nous donnant de gros seau en bois qui traînaient là, commencez par vider les trous qui se sont remplis d’eau. Ça sera temporaire, mais on pourra souffler un peu et colmater les brèches si personne n’a peur de se noyer…


Une bonne vingtaine de minutes plus tard, Saared et moi nous démenions à vider les impressionnants puits qui s’étaient créés dans la grande salle. La tâche était ardue, mais j’avais au moins le sentiment qu’en bossant un peu j’allais pouvoir enfin regagner la confiance de Tin et surtout, j’allais rembourser ma dette envers Mme Leypt. Jusqu’à présent, rien n’était trop compliqué. C’était difficile, mais au moins la probabilité d’embrouille était presque nulle. Toutefois, j’avais oublié une variable qui pouvait aisément tout foutre en l’air mon calcul…

Alors que nous nous acharnions sur un autre trou, un vacarme à tout casser se fit entendre en provenance du corps de garde.

-Mme Leypt ! Mme Leypt ! Beuglait Balbok à l’autre bout du couloir. Je m’excuse, mais j’ai dû lui ouvrir sinon il menaçait de tout défoncer et…

-Tu arrête de gueuler comme ça sinon c’est moi qui vais te fermer le clapet !

-Oh nooooon…

Émergeant dans la grande salle avec toute la subtilité d’une horde en marche, Reynard apparu en brandissant ce qui semblait être un grand sac.

-Hey Arbo ! Beugla-t-il, apeurant du même coup les employés de Mme Leypt qui devaient croire qu’une invasion était en cour. Regarde ce que j’ai déniché !

Les yeux écarquillés par la panique, je laissai tomber mon seau.

-Mais bordel ! Grommelais-je en m’avançant vers lui. Qu’est que c’est que ce truc ?

L’instant d’un moment, le colosse sembla perplexe.

-Eh ben, c’est le sac de travail que tu avais demandé ? Non ?

Mais comment avait-il fait ? Mon plan n’avait-il pas justement été conçu pour éviter qu’un truc pareil ne se produise ?

-C’est étrange Reyn, rétorquais-je exaspéré, parce que je n’aie plus de sac de travail depuis un moment déjà !

Mon ancien sergent s’approcha de moi, la mine comploteur et un long sourire s’étirant sur ses lèvres. De mon côté, je trouvais extrêmement étrange qu'il ne procédait pas à m'écraser sur le sol parce que je l'avais mené en bateau, mais bon, avec Reynard il ne fallait pas trop chercher parfois...

-C’est justement ce que je m’étais dit, que tu l’avais probablement égaré ou un truc du genre. Alors j’en aie piqué un en douce à un colporteur sur la place des marchands et me voilà ! Astucieux pas vrai ?

J’aurais dû me douter qu’il aurait fini par trouver une façon de compléter une mission arrangée d’avance pour échouer. En voulant aider, Reynard nous avait mis dans un sacré pétrin car il n’était question de quelques instants avant que Tintaglia ne se rende compte que…

-Ah non ! Siffla Tintaglia qui revenait tout juste de l’extérieur. Je ne tolérerai pas que tu viennes ici tout foutre en l’air !

Et c’était reparti entre ces deux-là. L’unique chose que Saared et moi avions cherché à éviter et voilà que nos minces espoirs étaient réduits à néant. Tous s’étaient arrêtés de travailler pour regarder la scène. Super, on allait même avoir droit à un public pour ce nouvel opus de la famille dysfonctionnelle par excellence.

-Hé ! Oh ! Répondit Reynard de sa voix bourrue. On t’a pas sonné toi !

Bien que Saared et moi nous étions interposés entre les deux belligérants, il n’était qu’une question de temps avant qu’une bagarre n’éclate. Toutefois, alors que je m’apprêtais à recevoir le premier coup de griffe, notre salut vint sous la forme d’une vieille taupe à la volonté de fer.

-Qu’est qui se passe ici ? Déclara Mme Leypt d’une voix si forte qu’elle sembla instantanément étouffer le brouhaha. Cessez de vous chamailler vous m’entendez ? On arrête !

Étrangement, tous ceux qui étaient présents se turent. Même Tin et Reynard qui semblaient prêts à en venir aux poings et aux griffes stoppèrent leurs tentatives d’assassinat respectives me laissant ainsi contempler la facilité déconcertante ave laquelle la taupe avait désamorcé une situation aussi explosive. Encore aujourd’hui je doute qu’une autre personne aurait pu mettre un terme à ce conflit d’une telle façon, mais bon. Mme Leypt était bien loin de faire partie du commun des mortels…

Une fois de plus, ce fut la vieille taupe qui brisa le silence qui planait sur la grande salle.

-Toi ? Dit-elle en posant un regard troublé sur Reynard. Ce serait donc vraiment toi ?

-Leypt, répondit le colosse en laissant ses yeux vagabonder sur l’état de l’orphelinat, ça fait un bail. Je vois que le décor à un peu changé depuis la dernière fois…

Remarquant que cette conversation semblait provoquer un certain malaise dans l’assistance, Mme Leypt fut prompte à restaurer l’ordre.

-Allez, allez ! Dit-elle à l’attention de ses employés. On retourne travailler. Il n’y a rien à voir ici.

Toutefois, Tintaglia, encore un peu emportée par son dernier élan émotionnel, ne semblait pas satisfaite de l’intervention de la matrone.

-Mais qu’est que…? Vous vous connaissez ? Quelqu’un va m’expliquer ce qui se passe ici ?

-Pas maintenant mon amie, répondit Mme Leypt en lançant un regard à Reynard. Je crois que nous devrions discuter de cela en un autre lieu avant de nous remettre au travail.
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MessageSujet: Re: Le forgeron et le mercenaire (privé: Saared-Arboryx) Mer 19 Avr 2017 - 19:46

Mon pressentiment depuis longtemps devenu familier que tout allait mal tourner un moment ou l'autre ne m'avais que rarement déçu, à mon grand regret d’ailleurs... Et pourtant, même en essayant de toute mes forces d'éviter les problèmes, à défaut de pouvoir les en empêcher, je m'était une fois de plus retrouver dans une situation explosive, mais au moins dans celle ci je ne risquait pas mes écailles... du moins pas trop... j’espère...

Et franchement, tout les ingrédients étaient réunis pour qu'une bonne tranche de problème s'écrasent sur mon museaux tel un obscure running gag dont le destin ne se lassait jamais. Mais pour une fois, la médiation avait réussis à prendre le dessus sur la tension, en gueulant encore plus fort que celle-ci, il faudra que j'essaye la prochaine fois.

Je n'ai jamais eu honte de mon séjour ici et je doute de jamais en avoir, Sara.

La vieille taupe pliât en soupirant.

Je ne m'attendait pas non plus à ce que tu te souvienne de mon nom.

Tintaglia se raclât la gorge, histoire de signifier que la plupart du public ne connaissait justement pas l'histoire

Ha oui... j'oubliais que tu ne savait pas que je suis orphelin. Comme l'écrasante majorité des anciens mercenaires de la lame d'ailleurs.

Bien que je ne sache pas lire dans les esprits, je pouvait être quasiment certains qu'Arbo devait se sentir spécial à cet instant présent.

Et j'ai atterri dans ce refuge tout neuf... du moins il l'était l'époque. Les gérants n'avaient pas les moyens de me garder de manière permanente mais au moins je pouvait passer certaines nuits au chaud, et c'est ici que j'ai rencontrer la petite fille de la tenancière.

Et pourtant il était difficile à remarquer, taciturne, jamais deux jours de suite au même endroit et remarquablement discret, sympathiser n'a pas été facile, mais heureusement nous avions le même âge et la même taille.... du moins à peu près.

Ainsi après avoir sympathiser, un lien d'amitié c'est former, peu avant que je ne soit "recruter" par la Lame d'ailleurs.

Un pur scandale d'ailleurs, je me souvient encore de leurs recruteurs roder autour de l'orphelinat, sans le moindre remord à appuyer sur les plus désespérer de tous pour les envoyer semer la mort jusqu'à ce qu'ils se fassent emporter eux aussi.

Comme toujours, tu ne voit qu'une partie de la vérité, tu sait bien que je n'ai jamais complétement approuver leur méthode de recrutement, mais combien de fois t'ai-je dit, prouver et répéter qu'ils offraient le gîte, le couvert, la sécurité, une éducation correct et même la chose qui nous manquait le plus à tous, un cadre de vie commun; le tous pendant au minimum une dizaine d'années, jamais ils n'ont envoyer de frêles dragonneaux se faire tuer.

Et pourtant le temps a confirmer mes prédictions, la boucherie à bien eu lieu, le bain dépassait tellement mes prévisions que la Lame s'est désintégrer d'elle même, Mais pas avant d'emporter la plupart des vies qu'elle avait confisquer.

Apparemment ce n'était pas la première fois qu'ils débattaient du bien fonder des choix de carrières de mon père.

Et donc, même si je n'était plus pensionnaire à temps partiel, je n'ai pas couper les ponts avec mon ancienne connaissance, mais une fois passer la prime jeunesse, nos divergence d'opinion sur... certains sujets sensibles nous on peu à peu éloigner l'un de l'autre, puis j'ai finit ma formation et je n'ai plus eu l'occasion de te reparler depuis.

Comme quoi, le monde est petit.

Maintenant que j'y pense, vous faisiez tellement de boucan que j'ai crut que les jeunes avaient décider de se lancer dans une bataille générale!

C'est un peu compliquer à expliquer... mais disons qu'ils ont des... heu... incompatibilités foncière de caractère? bon bref en résumer ils ne peuvent pas se supporter plus de 5 seconde sans se prendre le bec l'un et l'autre.

Je rêve... mais vous êtes adultes non? vous ne pouvez pas prendre sur vous même pour une cause commune.

Houlà, je ne les avaient pas dans mon champs de vision, mais je pouvait sentir d'ici les deux dragons concerner s'emplir d'indignation et préparer leurs défenses consistant à vitrioler l'autre en l'accusant de tout les mots possible, situation qui ne pouvait que bien évidemment mener qu'à la catastrophe.

Je suis sûr que si ils pouvaient ils ne se reparleraient plus JAMAIS de leur vies... maaaais compte tenu de la situation ils sont forcer pour un très long moment de cohabiter l'un avec l'autre dont la compagnie forcé les agacent profondément, ils se défoulent donc en se pourrissant la vie les mets dans le même panier, ce qui malheureusement arrive assez souvent.

Oui c'est sûr dit comme cela ça paraissait profondément absurde et même un peu comique, il n'y avait qu'à voir l'expression de la vieille taupe qui de toute évidence était partager entre la franche absurdité et le ridicule de la situation, mais elle se reprit vite.

Je voit... et bien comme solution je propose que vous elle pointa Arbo du doigt fassiez la navette entre les deux parties, et que pas un seul mot ne soit adresser directement l'un à l'autre sans passer par lui, je n'ai pas le temps de veiller personnellement à ce qu'un autre conflit n'éclate alors j'espère sincèrement que pour le bien commun, vous serez capable de coopérer au moins une fois. Et vous cette fois je fut celui qu'elle pointait du doigt Vous m'accompagner, il me faut du renfort pour tenir tout les pensionnaires en place

Je n'avais pas vraiment envie de dire non à la matrone alors je la suivit docilement, mais je ne put m'empêcher de jeter un dernier regard à Arbo qui semblait afficher tout les signes extérieur de l'animal piéger et désespérer, chacun son tour partenaire!

Suivant mon hôte, j’atterris devant une bonne trentaine de gamins, certains affichant une taille plus infantile que d'autre dans un large rayon d'âge, ils affichaient tous un air fatiguer, de toute évidence ils n'avaient pas une vie facile de base et maintenant leur milieu de vie était devenu franchement insalubre, le temps que Leyp fasse les présentations et fasse le compte dans le groupe, un bruit violent de métal résonnant sur un crâne s'éleva, si elle avait su je pense que la gérante aurait éviter de laisse trainer les casserole ayant servit à empêcher une inondation complète, il était maintenant aussi évident que navette n'était un bon choix de carrière pour Arbo

Mais enfin! ça ne fait pas 5 minutes qu'ils sont dans leurs coins! j'ai connu des dragonnet de moins de 6 mois qui était plus patient que cela!

Je vous crois mais... hey! où vous aller!

Stopper pour de bon ces fous furieux avant qu'ils ne cassent tout!

C'est peine perdu maintenant qu'ils en sont venu au physiques, vous allez passer un très mauvais moment si vous essayer de vous interposer!

Personne ne m'empêcheras d'essayer!

Mais mais mais vous n'aller pas me laisser gérer tout les résidents seul!

Vous êtes père non? vous devez bien savoir gérer des enfants pendant ne serait-ce qu'un qu'un court moment!

Mais bordel mes propres enfants j'arrive pas à les gérer! vous pensez sérieusement que...

Trop tard, elle était trop loin pour m'entendre et encore plus pour me répondre à présent...


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MessageSujet: Re: Le forgeron et le mercenaire (privé: Saared-Arboryx) Sam 3 Juin 2017 - 2:48

Il était certainement très étrange d’observer Reynard et Mme Leypt échanger sur une histoire aussi personnelle juste devant nous. En effet, bien que mon ancien sergent eusse toujours prit les grands moyens de façon à paraître comme un grossier et rustre personnage, il avait toujours été étonnamment discret pour ce qui avait attrait aux facettes plus personnelles de sa vie. Diable, il avait été un certain temps à être à ses côtés avant de n’avoir appris qu’il avait une progéniture dissimulée quelque part dans Warfang des yeux de la Lame. Bien que je susse que le passé de Reynard n’avait rien de reluisant pour qu’il en vienne à entrer dans les rangs d’une compagnie libre (non que ça me regardait de toute façon…), j’apprenais tout juste que mon grand compagnon avait séjourné quelques temps à la Maison Leypt. Toutefois, le malaise atteignit son paroxysme lorsque la taupe questionna très sérieusement les méthodes de notre ancien employeur pour se trouver de nouvelles recrues.

-Je crois qu’on devrait sérieusement éviter le sujet. Me dis-je en lançant un regard troublé à Reynard.

Bien que je n’aie jamais trop réfléchis aux côtés peu éthiques de ma profession et que je n’avais guère pensé à ses implications, il était arrivé à certains moments de ne pas être trop fier de ma personne. En effet, de façon à prendre une pause de la vie parfois tant ennuyante (eh oui ça arrivait des fois) qu’hasardeuse de soldat de fortune, Reynard et moi avions à quelques reprises été envoyés pour dénicher de nouvelles recrues un peu partout dans les environs de Warfang lorsque notre compagnie n’était pas en campagne. Il fallait dire que là non plus, comme il avait été mentionné par Mme Leypt, nos tactiques de recrutement n’avaient jamais rien eu de très correct. Bien sûr, les laissés pour compte et les orphelins faisaient des cibles de choix pour nous. En effet, personne n’en aurait quelque chose à foutre s’il venait à leur arriver quelque chose au front. Hum, tous les moyens étaient bons pour la cause à l’époque, je suppose…

Toutefois, je dû rapidement revenir de mes réflexions car je pu constater que les choses risquaient de devenir particulièrement compliquées pour ma gueule. En effet, mon sang ne fit qu’un tour lorsque Mme Leypt trouva la solution de façon à maintenir l’ordre durant les travaux : le pauvre Arboryx.

-Moi ? N’eussè-je le temps de m’exclamer avant que la vieille taupe n’emmène Saared plus loin pour je-ne-sais trop quelle raison. Allez ! Vous pouvez pas me faire ça quand même !

Toutefois, mes supplications n’eurent aucun effet sur la cruelle Mme Leypt et ne purent que froisser davantage Tintaglia et Reynard qui me lancèrent chacun un regard en coin.

-Eh là tout doux vous deux ! Répliquais-je, frustré de ma présente assignation. On va travailler peinard et vous réglerez vos problèmes plus tard si ça vous chante !

Sur le coup, je crus que mon avertissement eu de l’effet, aussi infime soit-il, car aucun des deux protagonistes ne voulut me répondre. Avec un peu plus de confiance, je me dis que, peut-être ce coup-ci, les choses allaient se dérouler dans le calme. Toutefois, avec ces deux-là, ma pire erreur aurait été de baisser ma garde. Et quelle erreur ce fut.

N’eussè-je tourné le dos afin de ramasser un outil pour retourner bosser que, pour une raison que j’ignore (ou peut-être simplement en raison de leur dégoût profond l’un pour l’autre), Tintaglia et Reynard se sautaient déjà à la gorge. Toutefois, ce coup-ci la bagarre était réellement enclenchée. Puisqu’ils semblaient s’y être préparés depuis un moment déjà, les travailleurs autour de nous s’écartèrent prestement aux quatre vents. De mon côté, je pensais sérieusement à en faire de même. Je n’avais pas trop envie de devoir m’interposer entre la dragonne et le colosse. Bien que j’en devais une à Mme Leypt pour m’avoir aidé précédemment, c’était elle qui avait eu la brillante idée de les laisser ensemble et non moi !  Par contre, le destin ne pouvait me faire une telle chandelle. Alors que je croyais être amplement capable de prendre la poudre d’escampette, les deux pugilistes s’écrasèrent sans crier gare sur moi. Avant de n’avoir pu dire quoique ce soit, je fus emporté dans un tourbillon de coups de poing, de bourrades brutales et de jurons qui auraient fait pâlir le plus coriace des bagarreurs.

-Bordel ! Hurlais-je alors que je me trouvais coincé entre les belligérants. Vous allez me lâcher oui ?

Soudain, sans trop savoir d’où il était venu, je me pris un sacré coup tout juste derrière la tête. Pris de surprise, je ne pus me préparer à l’impact et mon crâne de plus que ma cervelle en absorba la plus grande partie. Assommé, je perdis pied et m’écroula lourdement sur le sol poussiéreux. Alors que ma mâchoire s’écrasait contre le plancher, un voile noir couvrit progressivement à s’épaissir sur ma vue. Quelques secondes plus tard je m’étais endormis.

Et je rêvai.

Au début, tout était noir. Un néant profond, sans fin. C’est dans l’obscurité la plus totale que je marchais sans voir où je ne me trouvais ni où je me dirigeais. Bien que plus d’un se serait gardé de progresser dans un tel gouffre, à cette instance cela n’était pas mon cas. Continuant à poser un pas devant l’autre je savais très bien où aller.

-Mais pourquoi ? Me dis-je, ne sachant pour quelle raison je m’entêtais à plonger dans cet inquiétant abysse.

Lentement, l’obscurité autour de moi commença à laisser place à une scène plus compréhensible. Un chemin commença à se matérialiser devant moi. Toutefois, bien que les ombres m’engouffrant semblassent se mouvoir en un nouveau tableau, quelque chose en moi resta identique : pour une raison ou une autre, j’avais peur. Une peur à vous tordre les entrailles, le genre de peur qu’on ne sait trop comment décrire. Aussi, un vent glacial se leva soudainement. Lentement, mais sûrement, il commença à faire très froid.

-On se les gèle. Grondais-je en baissant mon menton pour me protéger de cet air qui me fouettait les écailles.

Continuant ma route, je pu commencer à distinguer une forme au loin.

-Mais qu’est-ce que… ? Murmurais-je en plissant des yeux. Une…des chaumières ?

Toutefois, je ne pus en voir plus. Dès que je prononçai ces quelques mots, une vague de flammes me frappa de plein fouet. Emporté dans le torrent, moi et tout ce qui se trouvait autour s’enflamma aussitôt. Hurlant de douleur, je ne pus que regarder, impuissant, mes écailles se fissurer sous la chaleur et mes os se réduire en cendre.

-Le feu ! Le feu ! Entendis-je retentir dans ma tête alors que j’étais presque entièrement consumé.

Et je me réveillai.

-Le feu ! Grondais-je en me redressant d’un coup, les yeux écarquillés et scrutant la pièce et ses moindres racoins.

Jetant un coup d’œil aux alentours, je pu constater que Tintaglia et Reynard semblaient s’être arrêtés dans leurs élans bagarreurs et posaient sur moi un regard curieux. Toutefois, contrairement à Tintaglia qui semblait plus inquiète qu’autre chose, Reynard lui avait un regard inquisiteur. Quelque chose ne tournait pas rond dans sa réaction, mais cherchant à ne pas trop attirer l’attention plus que je ne l’avais déjà, je débutai à rire d’un rire sonnant plus que faux.

-Alors ? On se remet à bosser ? Ricanais-je malgré le fait que je tremblais comme une feuille en raison de cette expérience étrange que je venais de vivre.

Toutefois, quelque au fond de moi me disais que cette fois-ci n'était pas une première fois, ni la dernière.

-Que se passe-t-il donc ici à la fin ? Déclara de vive voix une taupe bien connue des lieux alors que je terminais ma phrase.


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Le forgeron et le mercenaire (privé: Saared-Arboryx)
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