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Un ami dans le besoin (Privé Saared)

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MessageSujet: Un ami dans le besoin (Privé Saared) Sam 5 Déc 2015 - 7:49

Dans un ciel obscur assombris par des nuages noirs, un observateur attentif aurait pu remarquer la présence de trois points minuscules à l’horizon. Effectivement, trois dragons défilaient aussi rapidement que leurs énergies amoindries par le vol le leur permettaient. Il fallait faire vite, la nuit tombait rapidement dans cette partie du monde et un vol dans la noirceur était chose dangereuse dans la Sea Shore. La fatigue et l'impatience étaient palpables chez eux. Le séjour au sein des Îles Célestes depuis leur passage au travers du pont de l'Île Hivernale s'étirait depuis bien trop longtemps à leur goût...

-Vlad, est-ce que tu as la moindre idée d’où nous sommes? Grommela Reynard à l’adresse du borgne.

Le svelte reptile, comme à son habitude, répliqua avec vivacité sans même se retourner.

-À ton avis, chef? Dit-il avec arrogance et une pointe de colère dans sa voix. Je ne vois pas de quoi tu parles! Absolument pas!

Pour ma part, je me tenais plus à l’arrière, conservant mes forces. Bien que je sente la fatigue grandissante dans mes membres, je ne pouvais pas me permettre d’arrêter de voler. Stopper ici signifiait pour moi une très longue chute vers ma perte. Alors, il valait mieux continuer.

-Ah ouais? Rétorqua le colosse, relançant le conflit. C’est drôle Vlad, parce que de mon point de vue, on est paumés, complètement!

Malgré toute la confiance que j’avais en les talents de guide de Vlad, je devais concéder un point à Reynard. Nous volions depuis des heures dans un décor de vide sans terre ferme à l’horizon.

-Ouais! Exactement! Éclata de colère le mercenaire en tête. On n’aurait jamais dû prendre ces commérages comme une piste solide! Peut-être que j’aurais pu être plus persuasif…

Les paroles de Vlad me donnèrent froid dans le dos alors que je repensai à quoi il faisait allusion. Plus tôt dans la journée, nous nous étions arrêtés dans un village sur l’une des îles flottantes. En quête d’informations au sujet des ravisseurs de Saared, mon patron enlevé il y avait déjà quelques temps de cela. À vrai dire, je ne savais même plus depuis combien de temps nous étions partis de Warfang. Une semaine? Deux? Un mois? Chose sûre, cela faisait déjà un certain temps à la vue de la quantité de crasse qui s’était logée entre mes écailles.

-Bah, ce type ne savait rien de plus, répondit Reynard, tu aurais pu le liquider ça n’aurait rien changé.

C’est avec un certain malaise que je me remémorais notre court séjour dans le village. Là-bas, nous nous étions heurtés à des taupes avec la ferme intention d’ignorer des étrangers. Devant leur mutisme, nos esprits reptiliens et fatigués s’étaient rapidement échauffés. Dans notre colère aveugle, nous avions menacé les aînés du village du saccage de leurs maisons et de leurs échoppes.  

Confrontés une fois de plus à cette omerta villageoise, Reynard et, à ma grande honte, moi-même avions exécuté nos intentions. Insensibles au désespoir et à la colère des taupes, le colosse et moi avions mis feu à une hutte tandis que Vlad continuait les pourparlers avec les vieillards terrifiés.

-Peut-être que nous devrions demander des renseignements à quelqu’un d’autre. Murmura-t-il en jouant avec la pointe de son poignard. Vos familles semblent plus bavardes que vous ne l’êtes…

Il n’en prit pas plus pour que l’un des aînés ne se jette au sol, suppliant le dragon de faire cesser le saccage. Il débita, sur un ton effréné, une histoire qui se serait produite il y avait quelques semaines de cela. Des enfants de village auraient aperçu des dragons traverser les îles en direction du sud.

On avait d’abord cru à une invention provenant de jeunes esprits avec un brin d’imagination, mais notre présence ainsi que nos motivations explicite donnait un certain poids à la version des mômes. Le vieux n’en savait pas plus.

-Allez soldats, on plie bagages! Avait lancé Vlad en se dirigeant d’un pas joyeux vers nous. J’aurais bien envie de raser ce trou, mais on devra se contenter d’une seule cabane crade pour aujourd’hui. On verra bien si on finit par repasser sur le chemin du retour.

Les actes que nous avions posés me retournaient l’estomac. J’avais beau être révolté par ma propre conduite, j’étais aussi un complice actif de ce qui s’était produits. Mes compagnons ne semblaient pas se soucier le moins du monde de tout le mal que nous avions causé. Seul comptait notre mission et peu importait les ravages que nous allions causer en chemin. Peut-être que l’urgence du moment nous permettait d’agir de la sorte? Peut-être devais-je me concentrer à porter secours à Saared au lieu de me poser des questions d’ordre morale? Toutefois, j’avais beau me tenter de me convaincre du contraire, mais je pouvais toujours sentir sur mon échine les regards plein de haine des villageois…

-TERRE! Hurla alors Reynard, fracassant mes pensées.

Au loin, nous pouvions apercevoir une île. Complètement perdue dans le néant. Couvertes de ce qu’il semblait être une végétation épaisse, cet amas de terre ferme restait suspendu dans le vide dans une certaine sérénité.

-Allez les gars! Gronda le colosse. Encore un effort!

Mes ailes brûlaient sous l’effort et semblaient vouloir me lâcher à tout moment, mais nous finîmes tout de même à arriver à bon port. Dès que nous touchâmes le sol, les bons soldats que nous étions allèrent immédiatement chercher un endroit où se planquer. Nous ne savions pas à quoi nous attendre. Nous pouvions très bien être en terrain ennemis et ils pouvaient fondre sur nous à n’importe quel moment, les griffes à l’air. Ou peut-être étais-je simplement parano? Toutefois, paranoïa ou pas, j’étais très heureux de me retrouver sous le couvert de la végétation. Comme mes compagnons, je me tapis contre le sol et écoutai. Pendant une dizaine de minutes, seul les bruits de la faune vinrent à nous. Nous étions seuls.

-Bon. Dit Reynard en se redressant. Je crois qu’on peut prendre un peu de repos avant de commencer les recherches.

-Eh ben merde, grommela Vlad, c’est pas trop tôt. Au fait, comment on sait que c’est la bonne île sergent?

Pour ma part, je me retins de parler, préférant de loin reprendre mon souffle. Nous étions probablement arrivés à destination. Il était moins une. La nuit tombait et recouvrait déjà le ciel d’un drap noir.

-Ça doit être la bonne, Vlad. Répondit Reynard. Je crois bien qu’on est au bout du monde connu et on serait bien mal fichus de continuer à pousser plus loin. Maintenant on se la boucle et on souffle un peu. Personne ne bouge d’ici avant que la nuit ne soit aussi sombre que le trou-du-cul d’un démon. Je ne voudrais pas que mes gars se baladent à découvert en plein jour. Et que personne ne fasse de feu!

Sur ces mots, je fermai les yeux et m’endormis profondément.

Ce fut un coup entre les côtes qui me réveilla. En sursaut, je roulai sur le côté.

-Ha ha on se calme mon gros. Ria Vlad à voix basse. C’est seulement moi. Dis-donc, t’as encore le sommeil plutôt mouvementé toi hein?

Je me secouai la tête pour reprendre mes esprits tout en jetant un regard aux alentours. Il faisait nuit noire et aucune étoile ne brillait dans le ciel. C’était comme fixer un gouffre sans fond.

-De quoi est-ce que tu parles? Demandais-je au borgne, confus.

Celui-ci esquiva la question.

-Oh, rien, rien. Plus tard ça, le chef t’as confié une mission.

-Super, grommelais-je la voix toujours enrouée par le sommeil, qu’est qui se passe?

-Pas grand-chose, répondit-il en pointant d’une griffe Reynard qui venait tout juste de  s’endormir non loin, le sergent veut que tu ailles faire un tour de reconnaissance. Histoire de savoir si on est bien sur le bon îlot.

-Hum…et il fallait que ça tombe sur moi? Dis-je en me redressant. Et puis merde. D’autres instructions?

-Juste de ne pas te faire tuer, du moins, pas tout de suite. Ricana Vlad. Fait juste un tour et rappliques ici dès que tu as terminé.

Les ordres étaient clairs et je n’avais pas besoin d’explications supplémentaires.

-Un tour et je rapplique, un tour et je rapplique. Me disais-je.

On aurait dit que j’étais en train de faire un voyage dans le temps et que je retournais des années en arrière à l’époque où notre trio faisait partie d’une compagnie en campagne à exécuter des ordres et tout le bordel qui s’ensuivait…

Je m’enfonçai donc dans l'épaisse forêt sous le couvert d’une obscurité presque totale.
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MessageSujet: Re: Un ami dans le besoin (Privé Saared) Mar 8 Déc 2015 - 14:51

La voyage fut long, douloureux, et particulièrement éprouvant, surtout en me coltinant les trois cerveaux qui m'escortait, certes, m'attacher était préférable, mais nom de dieu! pourquoi m'attacher les pattes de façon permanente! ils doivent bien savoir ho combien il est difficile de décoller, et d’atterrir convenablement sans ses appuies! à moins que je en soit pas si précieux que cela à leurs yeux. Sans compter les chaînes, toujours présente, bien qu'en moins grande quantité, ils s'en servaient comme une sorte de laisse aérienne, très humiliant pour moi, et aussi horrible quand on vous force à continuer alors que les ailes deviennent douloureuses, mais ou m’emmenaient ils ainsi?

Ce ne fût qu’après une semaine de détours et de raccourcis improbable pour semer d'éventuels poursuivants que je reconnut la région, les îles, mais pas dans les rares secteurs que je connaissais, et mes ravisseurs restaient muet la plupart du temps, trop occupé à surveiller leurs arrières en vol, et bien trop silencieux durant nos courts arrêts.

Après un bien trop long survol de l'océan, ou je crût bien finir dans les flots plusieurs fois, nous débouchâmes enfin sur une grande île, largement plus grande que celles aperçut jusqu'à présent, recouverte d'une épaisse jungle, l'endroit ne m’inspirais pas confiance, ils y avaient comme des... comment dire... une atmosphère, non, plutôt un genre de "répulsion", mes compagnons d'occasion ne semblait pas s'en rendre compte, mais moi je le sentais, une auras diffuse, d’ancienne magie et pourtant vaguement familière, Cette île n'avait pas toujours été couverte par une forêt tropical, quelque chose avait laisser sa trace ici, quelque chose depuis longtemps partis, et qui pourtant, avait laisser sa signature dans l'air ambiant.

Le soleil resplendissait dans le ciel quand mes trois gardien me forcèrent à piquer vers le sol, je distinguait tout de suite la clairière en plein milieux du amas végétal, je fit de mon mieux pour atterrir convenablement, mais ma condition de dragon entraver me fit honneur et je m'écrasait plus que j’atterrissais sur le sol touffu.

Putain! vous avez mit le temps!

Je n'ouvrait même pas les yeux pour pour contempler le propriétaire de la nouvelle voix forte et autoritaire qui venait de s'élever, trop occupé à faire passer la douleur  du krach.

Parce que tu croit qu'on l'as fait exprès! On aurait fait plus rapidement si on avait pas prient nos précaution pour ne pas se faire suivre.

Ha tient, longtemps que j'avais pas entendu celui la

Je voit, JE vais renforcer les tours de garde, pure précaution, avec vous on ne sait jamais, c'est bien la cible convenu?
 
Ouais ouais, on a votre forgeron maintenant.

Amenez le à l'atelier, histoire de lui apprendre les mesures anti-évasion...

Quelqu'un déglutit derrière moi, je rouvrait les yeux qu'on on me mit debout pour m'entrainer contre mon gré. Dans la clairière émergeait d'ancienne constructions couverte de mousse, la plupart à moitié enfouis dans le sol, les pierres se fissurait largement un peu partout, et surtout...

Ho merde...

Ils devaient bien y avoir 20-30 dragons qui s’échinaient dans les ruines à creuser le sol, ils semblaient chercher d'anciens artéfact ou des trucs du même acabit, ce n'était pas une mine, mais un chantier de fouille! mais surtout, le pire, c'était qu'aucun travailleur n'avait d'ailes! mâle comme femelle! ils portaient tous des moignons ou des cicatrices quand l’arrachage avait été plus ou moins propre! Ils n'étaient pas question que je me laisse faire apprendre les mesures anti-évasion! ces malades condamnait ces dragons à rester bloqué ici jusqu'à la fin de leurs jours!

J'essayais de me débattre, malgré les chaînes et les liens, mais mes porteurs étaient trop nombreux. et j’étaie si fatigué, on m'amenas à l'écart du chantier, un brasero bon chaud était déjà prêt, et une putain de scie prête à l'emploi surtout! le métal soigneusement entretenus de l'arme était clairement fait pour couper autre chose que du bois. on me lâchât et j’entrepris tant bien que mal de m'éloigner, un poids s'abattit dans mon dos, m'empêchant d'aller ou que ce soit, et un

T'as pas de bol toi tu sait? le dernier gars qui s'en chargeait avait finit par chopper le truc, mais il est mort y'as pas longtemps, et moi je commence juste ma formation, alors essaye de bouger le moins possible, ce seras moins chiant pour tout le monde.

C'est pas vrai c'est pas vrai c'est pas vrai! je nageait en plein cauchemar! il était hors de question que je reste ici pour le reste de ma vie!

Attendez! je vous suis plus utile volant que rampant!

L'autre enfoiré vert affichas une mine amusé.

C'est ce que dise la plupart d'entre eux, mais c'est dommage, ils n'ont pas d'argument pour étayer leur hypothèse.

Mon cerveaux tournait à 100 à l'heure, je me devait de trouver une raison, et vite!

Je... je... promet de ne pas m'enfuir

Quoi? c'était ça mon argument? pathétique!

Je ne doute pas de ta bonne foi, mais tu comprendras qu'il faudra que j'applique un certain principe de précaution, sans compter que tu risqueras encore moins de t'enfuir sans tes précieuses ailes.

Heu... heum... je refuserait de travailler pour vous!

Bon sang la panique me faisait dire vraiment n'importe quoi!

Dommage pour toi, tu risque très fort de mourir si c'est le cas, on ne gare pas les bouches inutile tu comprend?

Je sentit le froid du métal glacer traverser mes écailles et engourdir ma chair en dessous, il me fallait quelque chose! n'importe quoi!

Je vous dirais tout ce que je sais sur cet îles et sa magie! je sait un tas de chose dessus! enfin, probablement.

La scie ne commenças pas son ouvrage

Vraiment? tu pourrais nous être encore plus utile alors, et nous raconter totu cela après l'opération si tu n'y voit pas d'inconvénient.

L'instrument commençât son œuvre, et il ne fallut pas longtemps pour que les dents métallique perce mes écailles et entame ma chair, je hurlait de douleur, c'était purement atroce! après près d'une minute de pure souffrance, , la scie heurtas quelque chose d'un peu plus dur, il avait déjà atteint l'os, mais le temps qu'il réaffirme sa prise pour commencer le plus dur du travail, je lui rugissait à l'agonie

PUTAIN NON! ARRÊTE CA! OU JE TE JURE QUE JE T’EXPLOSE LA TÊTE!

Mouais, bon argument, mais manque de moyen, dommage...

Et l'instrument tant haït se mit à couper dans l'os, puis terminas sa course, la douleur m’assommait, dissolvait toute mes pensée, je ne sentit pas le froids quand la scie se posât sur l'autre ailes, mais je sentit que trop bien quand elle reprit son œuvre, et après ce qui me semblait être une éternité, j'entendis vaguement qu'on cautérise les fontaines de sang qui me jaillissaient du dos, la brulure eut raison de ma conscience et je perdit connaissance.

Ces connards m'avait rendu rampant, pour probablement le reste de mon existence.


Mon dieu que cet avatar est génial, un grand merci à Jyvro pour ça!
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MessageSujet: Re: Un ami dans le besoin (Privé Saared) Mar 22 Déc 2015 - 7:27

J’avais l’habitude des tours de reconnaissance. Ce n’était pas la première fois que je me faisais refiler la basse besogne par mes compagnons. Je progressais lentement, tentant de garder le plus possible un profil bas. Il faisait sombre, très sombre. Les nuage ne s’étaient pas encore dispersés et couvraient toujours le ciel, empêchant du coup les étoiles d’éclairer l’île flottante. Au moins, ma vue, bien exercée à ces escapades nocturnes n’eut pas trop de mal à s’adapter à cette luminosité de caverne, je pus voir tant bien que mal jusqu’à une bonne dizaine de mètres devant moi. Ce qui ne me laissait franchement pas énormément de temps pour repérer si quelque chose restait tapit dans l’ombre en attendant de m’accueillir sur la pointe d’une lame, mais bon, on essaie de faire avec ce qu’on n’a pas vrai?

Tout autour de moi s’étendait cette jungle inconnue. Sa végétation épaisse semblait envahir chaque racoin sombre de cette satanée île. Partout où mes yeux reptiliens étaient capables de percer la noirceur, la muraille vivante étendait fermement son emprise. Je m’arrêtai un instant pour humer l’air. Dès que mes naseaux l’eurent sentit, je baissai rapidement la tête. On n’était jamais trop prudent. Rien. Aucune odeur particulière ne me vint comme indice de la présence de Saared ou de ses ravisseurs, enfin, je n’étais pas en mesures de relever aucune odeur point barre.

-Hum, soupirais-je, je suis pas encore sorti de l’auberge.

C’était vraisemblablement un endroit très étrange. Je me rendis alors compte d’une chose en particulier qui me rendait quelques peu nerveux : aucun bruit ne venait déranger la quiétude du lieu.
On aurait dit que j’arpentais une tombe. La jungle semblait complètement inhabitée. Toutefois, je n’étais pas capable de me débarrasser de cette mauvaise impression que quelqu’un, ou quelque chose m’observait.

-Allez, murmurais-je en scrutant la pénombre qui m’entourait, montres-toi.

Rien. Toujours rien et encore rien. J’étais seul.

-Mouais, me dis-je, je ferais mieux de continuer à avancer. Pas de raison à rester planté ici.

Alors que je me redressai lentement j’entendis un léger froissement dans les feuilles. J’empoignai immédiatement ma lame entre mes griffes, mais trop tard. Je sentais déjà le contact froid de l’acier contre les écailles de ma nuque.

-Merde, faites que ce soit rapide au moins. Me dis-je en n’osant pas regarder derrière moi.

Une voix s’éleva alors.

-Eh bam! Là tu es mort! Ricana un dragon dont le ton m’était bien trop familier.

-Vlad, espèce d’enfoiré! Grondais-je en faisant volte-face. Qu’est que tu fou ici?

-Oh...ne te fâche camarade, dit Vlad en feignant l’offense, mécontent de voir un ami? Et puis, alors que le chef dormait à point fermé je me disais à quel point il serait infiniment plus stimulant d’aller faire un tour sur cette île plutôt que de rester assis à ne rien faire.

-Oh, si tu voulais ma place je te l’aurais refilé sans problèmes! Je manque de sommeil ces temps-ci.

-Tsss, allez requinques-toi Arboryx! Répondit Vald. Nous sommes de retour sur la route! Si c’est pas merveilleux.

-Mouais…

-Bon, il serait temps qu’on se magne, dit alors le borgne,  la patrouille nous attend.

Nous reprîmes alors le chemin en duo, têtes baissées au ras du sol. La présence de mon compagnon m’apportait une certaine assurance au milieu de cette ambiance étrange. Au moins maintenant, quelqu’un surveillait mes arrières. Nous progressâmes en silence pendant un bon moment, sans rien rencontrer. Rien d’étonnant considérant l’obscurité épaisse qui s’était abattue sur l’île. Toutefois, à ma grande joie, les nuages commencèrent à se disperser et permirent à la lune et aux étoiles de laisser passer un peu de leur lumière bienveillante. L’ambiance, s’étant un peu allégée, Vlad trouva le moment propice à engager la conversation.

-Alors camarade, j’ai remarqué que tu semblais passer de bien mauvaises nuits ces derniers temps.
Quelque chose qui te tracasse? Tintaglia te rend nerveux?
Dit-il à voix basse en ne détachant pas son regard à l’avant.

-Non, pas seulement ça, répondis-je incertain, il est vrai que Tintaglia ne me facilite pas toujours la vie lorsqu'elle me promet des révélations à mon retour, mais il y a autre chose. Quelque chose sur laquelle je n’arrive pas à mettre la griffe dessus.

-Hum, probablement, répondit le borgne, cette dragonne ne te ferait pas faire des cauchemars comme ceux que tu as récemment.

-Des cauchemars? Récemment? Demandais-je étonné. La dernière fois doit remonter à des mois, voir jusqu’à un an! De quoi est-ce que tu parles?

J’étais pour le moins surpris des choses que Vlad m’apprenait. Je ne savais trop que dire. Des cauchemars? Les questions se bousculaient dans mon crâne. Je n’avais pas fait de mauvais rêves depuis des lustres, qu’est que cela voulait dire? Des cauchemars?

-Franchement Arbo? Rétorqua Vlad. Tu roules dans ton sommeil, tu parles, tu cogne. Et tu me demande de quoi je parle? Sérieusement, tu ne t’es rendu compte de rien?

-Eh ben, pas vraiment, je savais que je dormais mal, mais pas à ce point. Répondis-je.

Je me sentais comme si un étau se ressaierait sur moi. Coincé. Mais Vlad ne se lassait pas de me cuisiner.

-Arbo, parles-moi de tes rêves.

Un soldat jouant au toubib, amusant non? Vlad commençait sérieusement à me contrarier.

-Bordel Vlad! Rétorquais-je avec véhémence. Je ne me rappel de rien! D’accord? Rien du tout!

Le borgne ne s’en laissa toutefois pas imposer. Ma colère ne l’impressionnait pas le moins du monde.

-Chut! Pas si fort! Répliqua-t-il. Fait un effort Arboryx. Tu ne vois pas que j’essaie de t’aider?

Je n’aimais pas tellement son ton moralisateur, mais je fis tout de même un effort. Peut-être qu’après ça il allait me ficher la paix. Je m’arrêtai donc et m’assoyais sur l’herbe. Je fermai les yeux et me plongea dans mes pensées dans l’espoir découvrir quelque chose. Rien. Je ne trouvais rien autre que la noirceur.

-Rien Vlad, grognais-je, il n’y a rien. On devrait se concentrer sur la reconnaissance plutôt que s’occuper de conneries.

-Fait un effort. Réplica le borgne d’un ton infléchissable. Nous avons du temps, la nuit est jeune.

Je me concentrai alors, pour vrai cette fois. Pendant un moment qui me semblait interminable, je ne vis toujours rien. Toutefois, la tentative se révéla fructueuse lorsque je commençai à former quelque chose dans mon esprit. Je sentais que mon subconscient cherchait à me montrer un élément de ce
soi-disant cauchemar que  je faisais.

-Il y a quelque chose Vlad. Murmurais-je.

-Quoi donc, Arbo?

Je me concentrai de plus belle.

-Des chaumières, un chemin de terre, des cabanes. Un village je crois. Un bled perdu. Il fait froid, très froid. Répondis-je. Et…on dirait un…

Trop tard, Vlad se jeta sur moi et me poussa rapidement à couvert.

-Eh merde Vlad! Déjà là tu me force à…

-La ferme! Gronda le borgne. On en parlera plus tard. Regarde.

Je jetai un œil dans la direction que Vlad me désignait. Je pouvais distinguer deux formes à une quinzaine de mètres. Deux dragons plus précisément. Je pouvais entendre très clairement le cliquetis caractéristique de leurs lourdes armures de plates et des cotes de mailles alors qu’ils progressaient au travers de la jungle. Les fourreaux chargés d’armes qu’ils portaient sur eux n’ajoutaient pas à leur discrétion.

-On dirait que nous ne sommes pas seuls après tout. Murmura Vlad. Je crois que nous approchons du but. Suivons-les. Voyons voir où est qu’ils nous mèneront.

Toujours un peu frustré que Vlad ait interrompu ma réflexion, j’emboîtai tout de même le pas au borgne. J’endossai mon rôle de mercenaire et me mis à la tâche. Nous suivîmes discrètement les deux gardes sans problèmes. Ils ne semblaient pas inquiétés le moins du monde par la possibilité que quelqu’un ne les prenne en chasse. On aurait dit qu’il avait main mise impunément sur l’endroit. Une telle arrogance ne se terminait jamais sans conséquence.

Nous continuâmes à les suivre à bonne distance pendant de longues minutes. À un certain moment, la jungle sembla beaucoup moins touffue et épaisse. De plus grands espaces entre les arbres laissaient passer encore plus de lumière. Je pu donc jeter un œil sur les deux inconnus. Ces deux types n’étaient pas avec ceux qui avaient attaqués Saared et moi. Toutefois, je me doutais bien qu’ils devaient faire partie du même groupe. Trouver deux soldats en patrouille dans cette partie du monde ne relevait pas du hasard. De plus, ceux que nous pourchassions devaient être conscients que quelqu’un était à leurs trousses et avaient sûrement pris certaines dispositions à cet égard.

-Ral-bol de tourner en rond dans cette jungle pourrie! S’exclama soudainement l’un des soldats. Pourquoi autant de patrouilles? Qui serait assez dingue pour venir nous chercher des noises jusqu’ici?

-Peut-être parce qu’on a l’habitude d’emprunter des paumés pour les travaux forcés et que ça fâcherait certaines personnes? Rétorqua l’autre. Alors fermes-là pour qu’on retourne aux boulot!

-Nous tenons nos coupables on dirait. Murmura Vlad.

Pendant que ces deux larrons conversaient, Vlad et moi prenions le temps de nous rapprocher silencieusement dans les ombres. Alors que nous étions près d’eux, quelque chose attira mon attention. Nous nous tenions près de l’orée de la jungle et tout juste un peu plus loin se trouvait ce  quoi je pensais être un camps. Un énorme camp, selon la quantité de feux qui brûlaient dans la nuit. Dans les ombres, je pouvais distinguer d’étranges structures dans le sol. Probablement des ruines anciennes selon la forme qu’elles avaient. Toutefois, la lueur des feux me donnèrent un autre indice que nous étions bel et bien au bon endroit : je pouvais voir la forme de dizaines de dragons enchaînés les uns aux autres. Disons que la preuve était faite. Il ne restait qu’à frapper.

Généralement, le but d’une reconnaissance serait de recueillir des informations pour ensuite se retirer. Du moins, c’était ce que je croyais car Vlad semblait avoir une tout autre définition.

-Allez, on se les fait. Murmura-t-il en pointant les deux soldats alors que nous étions tapis dans l’ombre.

-Quoi? Répondis-je à voix basse. Vlad, on devrait juste retourner voir Reynard et faire notre rapport.

-Pourquoi donc? Ricana le borgne en jouant avec son poignard. On a là deux agneaux tout près pour l’abattoir. Ne me dis pas que tu laisserais passer cette occasion?

Je me contentai de regarder fixement mon compagnon.

-Bon eh bien, ça en fera plus pour moi. Ricana Vlad en s’élançant vers le dos tourné des gardes, rapide comme l’éclair.

Je me lançai à sa suite en jurant. Vlad agrippa le premier des deux et, grâce à l’effet de surprise, n’eut aucun mal à l’entraîner dans les ombres de la jungle. Pour ma part, j’empoignai le second par derrière alors qu’il était trop occupé à fixer avec un regard horrifié Vlad s’occuper de son camarade et le traîna sous le couvert des arbres. Il était lourd et fort, mais malheureusement pour lui, j’en avais vu d’autre par le passé. J’empoignai l’une des dagues qu’il portait sur lui et la lui plantai vicieusement dans les flancs. Je lui fermai le museau juste à temps pour qu’il n’alerte pas tout le camp avec un cri. Il parvint tout de même à me refiler un solide coup de tête dans la figure en se jetant vers l’arrière, mais d’autres coups de dague finirent le travail. Il mourut sans faire de bruit. Couvert de sang et avec une œil un peu enflé, je parti à la recherche de mon camarade.

-Vlad? Murmurais-je alors que je m’aventurais dans la pénombre.

Finalement, je le trouvai rapidement. Celui-ci m’offrait un spectacle dont je n’aurais jamais voulu être témoin. Le borgne s’était enroulé autour de sa victime, tel un serpent aurait fait avec une proie. Ses membres effilés enserraient puissamment le garde qui tentait vainement de  se débattre. La gorge écrasée, aucun son ne provenait de sa gueule béante. Ses yeux exorbités réclamaient pathétiquement la merci de son assaillant, chose dont Vlad était dépourvu. De plus, ce dernier semblait s’amuser avec le pauvre dragon, resserrant sa  prise au fur et à mesure.

-Allez Vlad, murmurais-je écœuré par la scène, finissons-en. Tu as assez causé de bordel comme cela.

-Quoi Arboryx? Tu as pitié de cet enfoiré? Rétorqua-t-il, un sourire mauvais aux lèvres. Ne devrait-il pas souffrir un peu plus longtemps, avec tout le tracas que lui et ses copains nous ont causé?

J’étais furieux, mais je ne pouvais me permettre de le montrer au borgne.

-Vlad. Sérieusement. On file. Maintenant.

-Pfff, soupira le svelte reptile, on ne peut jamais s’amuser avec toi mon gars.

D’un mouvement sec, Vlad tordit brutalement le cou du soldat. Les vertèbres et le cou se brisèrent dans un claquement grotesque. Le dragon devint flasque, mort. Je tournai le dos et m’en allai, Vlad sur les talons après qu’il ait dissimulé le cadavre sous un arbre. Je n’allai pas cacher ma victime. Elle était déjà assez à l’écart à mon goût et je n’osai surtout pas retourner admirer mon travail.

Nous retournâmes sur nos pas avec autant de précautions que durant l’aller. Le trajet me permit d’avoir  quelques réflexions sur Vlad. C’était un de mes compagnons de longue date. J’avais été enrôlé dans La lame à la même époque que lui, je m’étais battu à ses côtés, nous avion saigné ensemble, mais que savais-je vraiment sur lui? Je ne connaissais que très peu de chose sur le borgne et sur sa vie. De tous mes frères d’armes, il restait le plus mystérieux et très certainement le plus terrifiant. C’était un soldat hors pair et un compagnon fidèle que je n’échangerais pour rien au monde. Toutefois, Vlad avait un de ces côté sombre insondable, tel un gouffre sans fond. De tous les mercenaires que j’avais connus, il était probablement celui qui se rapprochait le plus d’un être maléfique. Alors que Reynard et moi tuions pour être payés, Vlad semblait le faire plus par plaisir que pour l’appât du gain. C’était aussi un dragon aux multiples facettes et détenant de nombreux secrets. Même qu’il semblait en savoir beaucoup plus qu’il ne souhaitait l’avouer par rapport à mes rêves. Par contre, même si j’ignorais beaucoup de choses sur Vlad, il était mon ami et je me devais de lui faire confiance. Malgré ses innombrables vices, combien de fois m’avait-il sauvé la vie? Combien de fois m’était-il venu en aide alors que j’en avais cruellement besoin?  

J’étais extrêmement confus alors que nous arrivions à notre campement. La nuit était bien avancée, mais Reynard dormait toujours.

-Tu devrais faire comme lui. Me dit alors tranquillement mon compagnon. Je m’occupe de monter la garde.

-Merci, Vlad. Répondis-je en retournant m’étendre dans mon coin, la tête toujours pleine de questions.

-Ne te tourmente pas avec tes rêves Arbo. Dit alors le borgne avec une certaine compassion. Ça passera,  tu verras. N’y prête pas trop attention. Dans le pire des cas, dis-toi que Reynard et moi avons tes arrières, fais-nous confiance.

Sur ces derniers mots, je m’endormis profondément en pensant à tous ce qui venait de se passer. La reconnaissance, les ruines, les deux gardes…

Toutefois, certaines images très étranges revint troubler mon sommeil : Des chaumières, un chemin de terre, des cabanes, un bled perdu, le froid mordant et…oh…mais qu’est que…

   


 












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MessageSujet: Re: Un ami dans le besoin (Privé Saared) Mar 29 Déc 2015 - 0:38

Pour une fois, j'aurai vraiment aimer être dans les pommes, mais non! autant rester assez conscient pour profiter de la douleur qui me vrillait le dos, les secondes paraissaient des minutes, les minutes des heures, et les heures une éternité. Complétement abruti par la souffrance, le lieux et le moment ne m'importait guère plus, je voulais juste que la brûlure disparaisse...


Je crois qu'il ne vas pas tarder à se réveiller...

Qu'est ce qu'on fait du coup?

La procédure habituelle, tout le monde est en place? il commence à gesticuler...

Je ne savais pas depuis combien de temps j'avais rouvert les yeux mais le décor n'était pas très inspirer, on aurai dit une sorte de grotte, ha non, c'est un très très vieux bâtiment à moitié en ruine. Je rassemble mes esprits , la douleur à disparu, première bonne nouvelle, mais qu'est ce que je foutais ici déjà? et pourquoi la trentaine d'autre dragon dans le bâtiment me fixait ainsi?

Hum... Ha oui! le rendez vous foireux, un foutu piège en vérité, le voyage puis l'arrivé, et qui êtes vous au faites?

Les autres drakes ne semblait pas très à l'aise, bon certes ils étaient des forçats retenu injustement et contre leurs grès mais quand même. Celui que j'avais déjà entendu auparavant reprit la parole

Tu... Tu te sent bien?

On sentait dans sa voix plus de gêne que d'interrogation, et je me sentait tout à fait bien, ça me tirair un peu au niveau du dos mais c'est t...

Je n'avais pas encore remarqué la mutilation généralisé de l'assemblé présente, frappé de stupeur, je reculai par réflexe, le regard chargé d'horreur.

Vous, vous... je vous ai déjà vu! quand ils m'ont trainé à l'écart, ils voulaient...

Mon peit instant de panique se transformât en un grand froid intérieur, mes compagnons d'infortune ne dirent rien, et ce fut plus fort que moi, je devais regarder derrière moi, je savais bien ce que j'allais trouver, mais le déni était assez fort pour m'emplir de terreur à la vu des moignons qui me restaient, qu'avaient ils fait!

Non, c'est, c'est pas possible! NON!

Le monde semblait se briser autour de moi, les sons, la lumière, les sensations, plus rien n'avait de sens! ils m'avaient mutilé! ils m'avaient enlevé ma liberté, je ne volerais plus jamais! et tout ça pourquoi? POURQUOI!

Maintenant!

Du fond de mon cortex reptilien émergeas un réflexe primal, une soudaine rage destructrice s'em parai de moi, je devait, non, j'allais leur faire payer! tous! pour m'avoir enlever la possibiliter d'arpenter les cieux! je vais totus les faire saigner lentement! et ensuite...

Et ensuite une bonne partie de la salle se jetas sur moi, me maintenant fermement et implacablement, jen en pouvait même pas me débattre tant leur prise étaient forte, mais qu'ils me lâchent! j'ai des enfoirés à décapiter!


Le lendemain


Sans être un expert, j'avais déjà expérimenté diverse variante d'une nuit inconfortable, et celle ci devait figurer dans mon top 5 personnel, les premières heures ont été occupé à laisser ma rage bouillir et décroitre lentement, puis quand je fût à peu près calmer, un sentiment de peur panique frisant la paranoïa prit le dessus, sans raison apparente, je me faisait 1000 et une idées noire et catastrophique dans mon esprits, je me sentait tellement vulnérable et menacé de toute part que ma seule envie était de me cacher dans un trou, le temps que... que la situation s'améliore je croit, mais bien évidemment, elle ne pourrait pas s'améliorer en se planquant sous le premier rocher...

Mes camarades ne m'avait toujours pas lâche tout du long, ils devaient avoir l'habitude, mais pas moi, je finit par m'endormir sous l'effet de la fatigue, je ne devait pas avoir totalement récupérer de toutes mes émotions.

Un courant d'air me fait frémir, j'émerge moins facilement du sommeil cette fois cette fois, je baille un grand coup et tente de me remettre sur patte, toute l'angoisse et la fureur de la dernière journée se sont évanoui, laissant place à une lassitude profonde, je redresse mollement la tête en captant les paroles d'une discussion agité.

Mais nous étions tous ici! ça ne peut pas être lui! il n'as rien fait!

Allons, c'était de notoriété publqiue qu'il détestaient ces deux la, de plus, il semble que tu soit le seul à être aussi certain qu'il était avec vous durant toute la nuit, j'ai même deux trois témoignage qui m'affirme le contraire voit tu.

Mais c'est profondément injuste! vosu ne pouvez pas...

Un bruit d'objet probablement contondant qui heurte  une tête écailleuse assez violemment qui plus est

Nous pouvons tout ce que nous voulons à votre propos, les meubles vivants ne font et ne ferons jamais la loi ici! et leurs avis aussi intéressante que leur misérable existence!

Apparemment l'autre enfoiré (son nouveau prénom, qui lui vas très bien d'ailleurs) l'as sécher puisque le sauveur du jour ne répondit pas.

Je commence à être fatigué de ta mentalité de chevalier blanc, rampant. la prochaine fois tu ne t'en sortiras pas à aussi bon compte.

Des bruits de pas signalèrent le départ de l'autre enfoiré, je me remit sur mes pattes et remarquait que le soleil se levait, mais je m'en foutais, totalement. Ma vie était foutu, un dragon sans ailes... c'est un rampant, une ombre de son ancienne vie, une mutilation ambulante, une créature rejeté de tous, errant, fixé au sol à jamais.
Les souvenirs de mes premiers vols me revenaient, le vent qui siffle, la vitesse grisante, la terre loin, bien loin, la liberté d'être et d'agir, sentir que l'on est enfin enfin complet, que l'on est enfin un vrai dragon...

Tout ça, l'autre enfoiré me l'a enlevé en moins de 5 minutes, ainsi que tout espoir de quitter cette île un jour ou l'autre.

Hey, je sais que tu est en plein creux, on est tous passer par la mais...

Lâche moi...

J'étais si las que je n'avait pas la force de l'envoyer chier plus d'une fois, je me retenait très fort d'éclater en sanglot devant tout les autres mutilé.

Écoute, il faut que tu aille de l'avant, sinon ils vont te tuer, ils ne gardent pas les bouches inutile ici et...

Exactement! alors maintenant tu vas lever ton petit cul de dépressif et nous suivre bien gentiment, il parait que tu à des informations à nous communiquer?

Tellement las que je n'avait même plus envie de lui arracher la tête à ce pauvre con...


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MessageSujet: Re: Un ami dans le besoin (Privé Saared) Mer 6 Jan 2016 - 6:05

-Je te le jure Reynard, il y a quelque chose qui se trame.

-Quoi? Tu veux rire? Ça fait bien trop…

-Longtemps? Qu’est-ce qu’on en sait nous? J’te dis, ce truc commence à…

-Tu t’inquiètes pour rien, comme d’habitude. Ça passera…mais s’il y a du mouvement, avertis-moi.

Les deux mercenaires conversaient à voix basse. Ils semblaient tenir à ce que leurs dires restent absolument privés. Je grognai en roulant tranquillement sur mes flancs, la tête encore lourde et embrouillée par le sommeil. Les mots continuaient de résonner en bribes étouffées dans mon crâne. Finalement, je me relevai à moitié ensommeillé. Lentement, mais sûrement, je me mis debout sur mes pattes chancelantes. Je ne fus qu’en partie réveillé lorsque je me secouai la tête un bon coup. J’ouvrai enfin mes yeux endoloris. Il très tôt dans la matinée. La luminosité était encore basse, mais il commençait déjà à faire plus clair. L’aube arrivait à grands pas et serait sur nous sous peu. En partie délivré de ma torpeur somnolente, je jetai un regard pataud vers mes compagnons. Ils s’étaient retirés un peu à l’écart de notre bivouac improvisé et lançaient sur moi des yeux sévères, presque inquiets même. Je les avais probablement surpris à la mauvaise partie de leur conversation. La scène qui se dressait devant moi était tendue, inquiétante. Pendant un moment qui me parut interminable, nous ne fîmes que nous fusiller du regard. À mon grand soulagement, Reynard, apparemment affecté par la tension sourde qui pouvait être ressentie dans l’air, se décida à mettre fin à cette mystérieuse confrontation dont le sens m’échappait totalement.

-Nous en reparlons plus tard. Murmura-t-il de façon presque inaudible au svelte dragon. Plus tard.

Alors, d’un pas assuré, le colosse et le borgne s’avancèrent à ma rencontre.

-Enfin, déclara Reynard, de retour parmi les vivants on dirait? Ta reconnaissance ne s’est pas faite en solo selon ce que j’ai pu comprendre.

Il semblait écarter sans une arrière-pensée cet étrange moment que nous venions tout juste de passer. J’étais à vrai dire un peu…confus. À vrai dire, j’aimais mieux ne pas trop penser à tous cela maintenant. Si je voulais vivre pour élucider ce qui était en train de se passer, je me devais de me concentrer sur notre mission actuelle. Il y avait aussi quelque chose d’autre. Qu’était-ce donc? Quelque chose qui me tenait parfois éveillé lorsque la nuit était à son plus sombre. Oui. Tintaglia. Elle m’attendait là-bas, à Warfang. Elle aurait probablement voulu me parler avant mon départ. Elle devait être furieuse. Ou bien, m’attendait-elle toujours? Peut-être en avait-elle assez de mes escapades de mercenaire? Bordel, plus rien ne résonnait clairement dans ma tête. Depuis combien de temps étais-je partis?

-Toujours somnolant soldat? Déclara Reynard de façon autoritaire en me donnant un vicieux coup de queue sur l’épaule.

Je m’ébrouai une fois de plus pour me ressaisir. J’opinai d’un hochement de tête alors que mes pensées s’éclaircissaient.

-Bien, dit le colosse, voilà qui est mieux. Donc, on dirait que Vlad et toi avaient été plutôt actifs la nuit dernière.

Il pointa d’une griffe un objet sur le sol. Je baissai les yeux pour voir de quoi il s’agissait. Une dague ensanglantée gisait à mes pieds. J’écarquillait les yeux en reconnaissant l’arme. C’était la lame dont je m’étais servie pour tuer le garde. Je ne me souvenais pas l’avoir ramenée avec moi.

-Nul besoins de nier, dit calmement Reynard, je peux en déduire de ce que vous avez fait hier. J’aurais juste une question : combien de victimes ?

Je jetai un regard noir à Vlad. Il n’avait donc rien dit de ce qui s’était passé au colosse. La tâche devait donc tomber sur moi. Je vidai donc mon sac sous les yeux insistants du sergent.

-Deux morts. On a caché les cadavres…’devrait pas y avoir de problème.

Bien sûr, j’avais omis de raconter le pourquoi de la chose ainsi que l’évidente responsabilité de Vlad pour ce fiasco. Je n’avais pas l’habitude de balancer mes frères d’armes, aussi impulsifs et cruels soient-ils. Toutefois, mes explications n’étaient pas du goût de Reynard.

-Pas de problèmes, Arboryx ? Dit-il. Peut-être aurais-tu oublié l’objectif d’une reconnaissance, mais il n’est surtout pas trouer le buffet aux sentinelles que vous croisez sur le chemin. Te rends-tu compte du bordel que vous avez causé ? Bien-sûr, vous avez dissimulé les corps, mais pour combien de temps ? Les copains des types que vous avez butés commenceront très bientôt à se demander où seraient donc les deux fichues sentinelles qu’ils avaient postées en patrouille hier soir ! Ils les chercheront et finiront tôt ou tard par les retrouver. Et là les gars, on sera baisés ! Terminé notre couvert !

Vlad et moi écoutions en silence le colosse parler. Il était furieux.

-Ils nous prendront en chasse et finiront par nous avoir un jour si on ne se sera pas poussés d’ici.

Mais dans ce cas-là, il faudra dire adieu pour de bon à Saared ! Y avez-vous pensé deux secondes les gars avant de descendre tout ce qui bougeait ?  S’écria-t-il.
Nous restions de marbre. Muets comme des pierres. Enfin, Reynard reprit son calme.

-Bon, soupira-t-il, les gars. Dîtes-moi au moins que vous avez appris quelque chose et que tout ce cirque n’aura pas été en vain…

Du positif. Il était temps bon sang ! J’annonçai donc avec un certain contentement le fruit de nos recherches au grand dragon bleu.

-Tu vas être content Reynard. Dis-je tranquillement. Je crois qu’on a trouvé l’endroit où ils retiennent Saared.

Il se passa alors quelque chose de fascinant. Je pus lire l’espoir et une once de joie dans le regard profond du mercenaire. Il était rassurant de voir que Reynard pouvait encore éprouver une quelconque émotion autre que la haine ou la détermination froide du soldat qu’il était. Il faut dire que nos derniers temps de cavale avaient été rudes sur notre moral et particulièrement pour notre stabilité émotionnelle. Il restait donc pour nous un peu d’espoir de redevenir autre chose que d’insensibles machines à tuer.

-Il y a une sorte de carrière plus loin dans la jungle. Continuais-je. Il faisait sombre, alors on a au pas eu la meilleure vue possible sur ce qui se passait là-bas, mais je peux t’assurer qu’ils y cherchent quelque chose. On dirait qu’ils creusent au beau milieu d’un tas de ruines.

Le colosse paru pensif l’instant de quelques secondes.

-Et avez-vous appris autre chose ? Demanda-t-il-en retrouvant son regard d’acier.

-Eh bien, de ce que j’ai pu comprendre d’une discussion entre les deux gardes qu’on a…écartés, les fouilles sont effectuées par des gens enlevés. Dis-je. Je crois qu’on va devoir faire attention pour ne pas tuer trop d’innocent par accident. Il risque d’y avoir beaucoup de monde autour…

-Ne te fais pas d’illusion Arboryx, répliqua Reynard en crachant sur le sol, notre priorité reste Saared. Rien à foutre que des dragons enlevés crèvent dans une assaut. Gardez-ça à l’esprit les gars.

-Que quelques paumés passent sous le couperet ? Dis Vlad en haussant les épaules. Je peux bien vivre avec ça.

Vlad avait toujours manqué de classe, mais le moment n’était pas bien choisit pour discuter des problèmes sociopathes de mon camarade. Le temps était compté et il nous fallait dresser un plan d’action. C’était bien ce qu’avait Reynard à l’esprit.

-Finit de bavarder ! Dit-il en balançant sa lourde hache de guerre sur son épaule massive. On va devoir se mettre au travail. Montrez-moi l’endroit, sans tuer pour le plaisir cette fois.

-D’accord, chef. Répondis-je sèchement.

Je pris le temps de ramasser la dague ensanglantée sur le sol et l’essuya sur l’herbe. Je l’examinai un moment avant de l’accrocher à mon baudrier.  C’était une lame vicieuse, acérée comme pas une et dentelée à certains endroit pour causer un maximum de souffrances aux âmes malchanceuses sur lesquelles son porteur jetterait son courroux. Un objet bien maléfique. Normalement je ne trimballerais pas une telle saloperie, mais je me disais que j’allais peut-être en avoir besoin là où nous allions. Je rangeai l’arme et emboîtai le pas de mes camarades qui s’enfonçaient une fois de plus discrètement dans la jungle en prenant grand soin de couvrir nos traces.


-Hum, ça nous ferait un sacré paquet d’hostiles à buter… Murmura Reynard en observant la carrière.

Nous nous étions positionnés un peu plus en hauteur et à bonne distance tout en se mettant sous un lourd couvert de végétation.

-Ils semblent nerveux, ajouta le grand bleu, votre petit numéro à toi et Vlad semble les avoir passablement énervés.

-Mouais, grommelais-je, ils doivent se demander ce qui s’est passé. Ils n’ont même pas envoyé une patrouille pour vérifier.

Le nombre de guerriers sur place était franchement impressionnant. Ils étaient des dizaines à surveiller l’endroit par petits groupes. D’autres prenaient le temps d’encourager brutalement les dragons soumis aux travaux. Ils n’y allaient pas de main morte.

-Merde, dis-je, Vlad prend vraiment son temps sur ce coup-là.

Trois heures plus tôt, Reynard avait ordonné au borgne de se débarrasser des cadavres des deux sentinelles morte. Je me rendais alors compte à quel point lui et moi avions été négligents la nuit dernière…  

Je tournai mon attention sur les ruines en question dans lesquelles les dragons esclaves travaillaient sans relâches. Quelques tours endommagées et des structures écroulées en partie enfouies. J’avais eu l’occasion au cour de ma vie de voir de nombreux tas de cailloux comme ceux-là. Toutefois, ceux qui se dressaient aujourd’hui devant moi devaient forcément cacher quelques sombres secrets. Ces types étaient des professionnels, ça c’était sûr et ceux qui les avaient embauchés ne devaient pas s’être donné tout ce mal pour rien. Quelque chose de bizarre se déroulait ici.

-Putain, gronda soudainement Reynard, est-ce que tu as vu ce qu’ils ont fait aux types qu’ils ont enlevés ? Oh non, Saared a dû y passer aussi…

Je plissai des yeux pour avoir une meilleure vue. Peut-être n’aurais-je pas dû…

Leurs ailes avaient été amputées, sans exception. J’avais envie de gerber devant une nouvelle démonstration de violence gratuite.  

-J’ai manqué quelque chose ? Murmura Vlad en se faufilant à nos côtés.

- Nah. T’as terminé ? Demanda sèchement le colosse, la colère toujours perceptible dans sa voix.

-Sans problème, répondit Vlad de façon détendue, je les aie balancés en bas d’un pic rocheux. Ces deux connards ne viendront probablement plus nous emmerder.

-Bien. Répondit tout simplement l’ancien sergent.

Nous passâmes encore une quatre heures supplémentaires à observer la vallée. Nous nous déplacions de couvert en couvert à divers endroit entourant la carrière pour éviter de rester à un endroit trop longtemps. Nous notions tous. Les patrouilles, le nombre de gardes, le nombre d’esclaves, les relèves des sentinelles et tentions de repérer infructueusement leurs chefs. Après cette longue tâche terminée, nous fûmes de retour à notre point de départ pour prendre une courte pause et mettre en commun nos informations.

-Tout ça c’est bien joli les gars, dit alors Vlad à voix basse, mais quand-est qu’on se met au boulot pour vrai ?

-Pour l’instant, on attend le bon moment. Répondit Reynard. Nous sommes de bon combattants, de vrais salopards même, mais ils sont trop nombreux et trop bien armés pour nous trois.  Par contre, une occasion se présentera et à ce moment précis, nous frapperons. Nous leur ferons payer ce qu’ils ont fait à mon fils. Gardons l’œil ouvert.

Vlad et moi hochâmes la tête et allâmes discrètement nous poster à couvert pour observer. Lorsque le moment sera venu, comme le disait si bien Reynard, nous fonderions sur eux tel des démons vengeurs et tuerions sans exception tout ce qui se dresserait sur notre chemin.

Je pourrais enfin retourner chez moi lorsque toute cette histoire sera terminée. Enfin, ce chez moi restait dans mon esprit encore très hypothétique. Tous le monde sait qu'un mercenaire n'est pas sédentaire et qu'il doit-être constamment sur la route. À moins qu'il ne souhaite trouver le passé l'attendant sur le pas de la porte...
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MessageSujet: Re: Un ami dans le besoin (Privé Saared) Dim 10 Jan 2016 - 0:34

Tellement las que je n'eus pas la force de résister quand on me bousculas jusqu'à destination.

Une fois arriver, à destination, je relevais enfin les yeux pour contempler celui qui avait donner l'ordre de me rendre infirme, un vieux dragons, mais genre VRAIMENT vieux, ils devait avoir dans les plusieurs centaines d'années, c'était rare d'en voir de no jours, déjà parce la plupart des dragons ont une fâcheuse tendance à mourir jeune à cause de la guerre tout ça, et que les vielles barbe dans son genre se sont retiré du monde civilisé, le temps que tout le bordel causer par Malefor, et d'autre, retombe un peu.

Et il n'as pas que l'âge de très avancer, son physiques portent des traces de très très vielles blessures, probablement pas toute fraîches et surtout, l'intensité de son regard, et tout ce qu'on pouvait lire dans ses yeux, bien qu'il soit manifestement plus petit que moi, j'avais l'impression de sortir de l’œuf devant ce regard centenaire, et je me retenait très très fort de baisser les yeux, je me sentait comme un jeune dragonneaux prit en train de manger les mûres du jardin d'à côté. Et ce n'était pas, mais pas DU TOUT agréable croyiez moi.

L'ancêtre se mit à on aise dans les anciennes ruines et parlât à nouveaux, et bizarrement, maintenant que je l'avait contempler, je sentais comme un autre ton dans sa voix.

Bien... Voit tu ces ruines autour de nous petit?

Difficile de les rater...

Elles sont multimillénaires, peut être même antérieures à Warfang, cette île est pleine de ruines, mais celle ci est la plus ancienne, et la plus intéressante...

Je n'aurait pas crut que ce type aurait autant de prestance quand il parlait, l'avantage d'avoir connu sans doute.

Car après tout, qui se soucie des ruines d'un ancien royaume agiter par des conflit fratricide? je te le demande? A priori ces vielles pierres moussu n'ont aucun intérêt quelconque, par rapport à l'histoire tragique et glorieuse des second habitants de ce lieux.

Je commençait un peu à décrocher, je m'en foutais totalement de son speech!

Cet endroits à été habiter par des dragons comme toi et moi, mais des dragons ancien, probablement parmi les premiers à s'intégrer à la civilisation. Et ils disposait d'un certain nombre de savoir, mais surtout de magie perdu de nos jours, Ils ont probablement migré ou ont disparu de es lieux il y a de cela une éternité, et que mon expédition patine malgré toute la bonne volonté de ces... "barbare" que j'emploie.

Ha, parce que ne plus LUI n'était pas un partisan de Malefor mais avait loué les services de ses sbires pour se faire son petit chantier d'excavation? sans doute pour cela que l'on ne m'avais pas encore torturer et achever en bonne et dût forme comme il convient à ceux qui trahissent le maître sombre.

Et voila que le simple forgeron que j'avais fait mander pour accélérer le rythme des fouilles affirme connaître certaine choses à propos de cette endroit, tu comprendras que je me montre curieux...

J'espérai ne pas développer un tel sens du dramatique quand je passerai ma centaine, que je ne n'aurait jamais, car je suis coincer à jamais sur ce bout de terre, de toute façon, je n'aurait pas non plus voulu rentrer, mais mon instinct de survie me soufflai de tout lui déballer, histoire de rester en vie un tout petit peu plus longtemps...

Je... Je ne sait pas grand chose, c'est juste que...

Il m'était difficile de placer des mots sur mes impression, mais heureusement mon interlocuteur avait l'air du genre patient.

Comment dire... c'est la zone tout entière, elle... elle porte une signature je dirai.... une trace de la magie qu'on employait ici il y a fort longtemps

Et donc?

Et... cette énergie, cette "auras" si vous préférez, m'est vaguement familière.

Familière par rapport à quoi au juste?

je ne saurai dire, c'est très vague, et si ça se trouve, ce n'est même pas la même forge de mage résiduel que je sent actuellement, plus probablement une dérivé de celle ci.

Je voit...

L'ancêtre passas un moment à réfléchir, puis déclaras

Apporter l'artéfact, il se pourrait que nous découvrions une ou deux surprise à son sujet.

Moi qui m’attendais à du lourd, je fut un tantinet déçu de voir apparaître un simple cube de pierre, remarquablement préserver car toujours intact, on ne pouvait en dire autant des inscriptions qui ont été marquer sur les 6 faces, à moitié effacer, il était difficile de reconnaître quoi que ce soit, un genre d'ovale sur cette face, et sur une autre des petits gribouillis d'une ancienne langue probablement perdu, et sur le reste des dessins devenu trop vague. Rien de bien éclairant en somme. Mais rien qu'au toucher, le cube semblait gorger d'énergie mystique en sommeil, la question que recherchait le curieux serait sans doute "comment le réactiver?"

Alors? ça turbine?

Cet objet... à un grand potentiel, toujours la même trace, mais comme qui dirait, pls concentré, l'énergie latente contenu dans ce cube est importante, mais de la à savoir à quoi il sert...

Apparement ce n'était pas le genre de réponse que voulais entendre mon ravisseur

Pas grand chose de nouveaux en somme, j'ai une idée, et si... tu passait le restant de ton séjour avec ce bloc hum? du moins, jusqu'à ce que tu ait percer ses secrets, ne t’inquiète pas, tes succès te permettrons de réaliser de grandes avancer pour toi aussi, comme rester en vie par exemple. Trouvez lui un petit coin à l'écart, et que PERSONNE ne viennent le déranger tant qu'il n'auras rien d'important à me transmettre!

Au fond, je n'était pas sûr que rester en vie était un progrès dans ma situation actuelle...


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MessageSujet: Re: Un ami dans le besoin (Privé Saared) Mer 20 Jan 2016 - 7:23

Tout était brouillé dans mon esprit. Ma vision, mes mouvements. Tout ce que je faisais était machinal, comme si quelqu’un avait déjà chorégraphié à l’avance ce que l’on attendait de moi. J’étais en marche sur…un chemin de terre. Il faisait noir. Toutefois, je n’étais pas seul dans ces ténèbres. Il y avait avec moi des figures dont je ne pouvais clairement distinguer les traits. Des ombres. Qu’est-ce que…? Tout continuait à se brouiller de plus en plus. Un sentiment inexplicable d’insécurité et de peur se frayait un chemin dans mes entrailles. La route qui se traçait devant moi semblait s’allonger sans fin, sans but particulier. Tranquillement, je repris contrôle de mes mouvements. Je m’arrêtai soudainement. Mes membres semblaient être faits de plomb. Lourds, si lourds. Lentement, je voulu jeter un regard sur les formes qui m’accompagnaient. Mes yeux engourdis ne rencontrèrent que le vide. Tout avait disparu. Le chemin, les ombres. Un néant aussi impénétrable que profond m’entourait. La peur au ventre, j’avais le mauvais pressentiment que quelque chose se tramait. Soudainement, je jetais un regard sur mes griffes. Rien. Il n’y avait rien à part un tracé indéfini. J’étais moi-même devenu une ombre.

-Je crois qu’il serait temps que tu t’active un peu, dit Reynard à voix basse en me secouant, debout !

Une fois de plus, la nuit était tombée sur l’île. Toujours à mon poste d’observation, je n’avais trouvé rien de mieux que de faire un somme. Cette histoire commençait à peser lourd sur mes épaules ! Voilà que je m’endormais à la moindre occasion. Je m’ébrouai silencieusement et me redressai quelques peu sous les arbres nous couvrant du regard des sentinelles du camp à quelques centaines de mètres de là.

-Qu’est que tu veux de moi ce soir ? Demandais-je au colosse, la voix enrouée.

-Si nous voulons pouvoir aider Saared, dit-il la mine sévère, on va devoir savoir ce qui nous attend dans ce camp.

Déjà je n’aimais pas vraiment où cette discussion ce dirigeait.

-Ce qui veut dire ?

-Ton travail ce soir sera d’explorer le campement. Sans te faire repérer ni tuer personne. Je ne veux pas un autre fiasco comme l’autre soir. Mieux, Vlad est partit faire un tour pour déterminer le trajet des patrouilles alors il ne reste que toi.

Je comprenais bien pourquoi le colosse n’avait pas envoyé un meurtrier en cavale comme Vlad pour cette opération, mais je n’étais tout à fait d’accord avec le reste. Pourquoi il fallait que ce soit toujours moi qui devait se coller les missions suicide ?

-Et si je restais ici pour dormir pendant que toi tu t’y colle, sergent ? Rétorquais-je avec insolence.  

Le temps de La lame était terminé depuis des lustres et je n’avais pas l’intention de me laisser traiter comme un moins que rien comme dans le vieux temps. Toutefois, mes mots n’eurent pas l’effet escompté sur Reynard.

-Oh, dit Reynard en me toisant d’un regard mauvais, vraiment ?

WHAMMM!

Un sacré coup de queue me défonça le flanc droit. Le souffle coupé, je tombai à la renverse sur le sol en grognant de douleur. On aurait dit que nous étions de retour dans notre compagnie. Ce genre de châtiment était courant à l’époque. Toutefois, Reynard n’en n’avait pas tout de suite terminé avec moi.

-Premier avertissement l'avorton, dit-il en s’accroupissant près de moi, la prochaine fois que tu me fais un coup pareil, j’enverrai Vlad se charger de ton cas. Arboryx, nous sommes en mission ici, j’espère que tu le comprennes. Rien ne se mettra en travers de mon chemin pour retrouver Saared et ce ne sera surtout pas toi. Compris ?

Je levai les yeux vers mon compagnon en serrant les crocs. Son regard était emplit de haine, mais pas n’importe laquelle. Une haine profonde, sans limites. C’était un regard de fou. Le genre que l’on retrouverait chez un fanatique. Le colosse n’était pas dans son état normal. Vraisemblablement déstabilisé par les récents évènements, Reynard semblait être plus cruel et motivé que jamais à atteindre son but. Il n’aurait servi à rien de raisonner avec lui et puis, je ne voulais pas non plus avoir Vlad à mes trousses pour une autre insubordination. Ça, c’était se marchander un suicide garanti. Il me désolait de voir le colosse de cette façon, j’espérais quand-même que le vrai Reynard nous revienne un jour. À moins qu’il nous montrait maintenant sa vraie nature…

J’acquiesçai en me relevant lentement. La douleur dans mes côtes s’était atténuée de même que mon envie de gerber. J’étais en colère, mais il était évident que le moment n’était pas bien choisit pour adresser la chose. Tirer maintenant mon acier contre celui de Reynard ne consistait pas en une solution viable. Même moi je n’aurais pas eu le cœur à tuer l’un de mes compagnons et il en aurait probablement été de même pour Vlad ou le colosse, du moins, je l’espérais.  

-Bien, murmura ce dernier en se retournant pour s’enfoncer dans la jungle comme si rien ne s'était passé, au travail. Je vais aller trouver Vlad et voir ce qu’il a découvert. N’oublie pas, ne te fais pas repérer sinon on est foutus. On se rejoint ici lorsqu’on aura tous finit.

Je soupirai en le regardant partir. Mes compagnons et moi commencions à perdre les pédales. J’avais la mauvaise impression que cette aventure risquait très bien de mal se terminer. Si les esclavagistes ne s’occupaient pas de notre cas, nous risquions peut-être de nous entre tuer. Au moins, ça leur sauverait du travail à cette bande de veinards. En espérant que nous tenions le coup jusqu’à la fin. Je frottai mes côtes endolories avant de jeter un œil sur le campement. Les sentinelles étaient nombreuses, mais la lumières de leurs torches m'indiquaient qu'elles étaient bien assez espacées pour me laisser passer en douce sans trop de mal. Par contre, en ressortir allait probablement être plus difficile, mais je m’occuperais de cela lorsque le temps serait venu. Pour le moment, il fallait que j’amasse le plus d’informations possibles.

Avant de me mettre à la tâche, je tins pendant un cours moment et examinai une fois de plus la dague que j’avais prise au garde. Je commençais vraiment à avoir une fascination plutôt malsaine pour cet objet.  

-J’espère ne pas à avoir à me servir de toi cette nuit. Lui dis-je à voix basse.

Sur ces mots, je m’aplatissais au sol et, profitant de l’obscurité, telle les ombres de mon rêve, je me mis à progresser lentement vers le campement en contrebas.  



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MessageSujet: Re: Un ami dans le besoin (Privé Saared) Mer 3 Fév 2016 - 11:45

Ça faisait quoi? sans doute plus de 4 heures que j'étais parquer dans ce coin du chantier? sans aucune visite, ni aucune autre compagnie que ce cube mystérieux, mon estomac commençait sérieusement à me faire souffrir, ça faisait juste bientôt deux jours que je n'avait rien avaler depuis que... l'autre enfoiré à fait de moi ce que je suis actuellement.

Autant dire que j'avais quelque problème pour me concentrer sur autre chose que mon estomac. Néanmoins je n'avais non plus totalement perdu mon temps, mais après avoir examiner jusqu'à la moindre aspérité érodé du vieux polyèdre, après avoir sonder de toute les façon possible la mystérieuse forme de magie coincer à l'intérieur, niet, nada, que dalle!

Finalement peut être que j'allais crever ici après tout? de toute façon si je vais mourir sur cette île pourrir un jour ou l'autre, mais mourir de faim me semblait particulièrement long et douloureux.

Je pousse un soupir de lassitude, mon ventre commence à devenir vraiment douloureux maintenant, mes moignons semblent décider à me pourrir la vie jusqu'aux bout eux aussi, peut être qu'ils se sont infecter qui sait? comme ça au lieu de mourir de faim je pourrait peut être mourrait de septicémie? je ne sait même plus pourquoi je reste là, à essayer de deviner de quelle façon ma vie se termineras. Je m’abime dans la contemplation de mes griffes, toujours aussi longue et effilé, il suffit que je vise les yeux et de bien enfoncer profondément et avec un peu de chance tout seras terminer rapidement...

J'approche ma patte de mon museau, qu'est ce qu'il me reste à perdre après tout? même si l'on vient me secourir, je suis coincer ici, ou même on pourrait trouver un moyen de me ramener sur le continent, ce qui serait encore pire à vrai dire...

Mes pattes tremblent, une lutte titanesque s'engage dans mon cortex entre mon instinct de survie et ma raison fatigué, la vie ne serait peut être pas si mal après tout, il y a encore des gens qui tiennent à toi, qui t'attendent à Warfang... mais que serait tu pour eux? une gêne? une chose mutilé qui ne peut survivre sans assistance? tient tu vraiment à leur transmettre ton valeur juste pour respirer une heures, une minute de plus?


Je reste là , mon corps est parcouru de spasmes et de tremblements, qu'est ce que j’attends? ma décision est prise, autant en finir le plus rapidement possible...

Lentement, ma patte s’abaissent, les tremblements cesse, je me sens vide, terriblement vide. une seul expression me vient à l'esprit pour m'auto-qualifier

Lâche...

Je n'ai même pas le courage pour en finir, mes instinct sont définitivement trop puissant. Une pensée parasite viens se loger alors, combien de temps cela faisait il que je n'avais pas prit mon traitement? il y a fort à parier que tout les événements récent et tout les chamboulement psychologique que je subit les ont mit de coté pour l'instant.


Plus les heures défilait, plus tout ce qui pouvait passer pour un semblant de nourriture devenait alléchant, c'est à dire les végétaux de la jungle toute proche, mais un dragon ne mangeait pas de verdure, ça se saurait sinon, ou pas.

Peut être qu'avec l'obscurité qui arrivait avec la nuit, je pourrai me faufiler dans le campement pour dérober n'importe quoi de comestible? Je risquais certes d'être exécute sur le champ si on m'attrapait, mais de toute façon les chances de mourir d'attrition ici sont de l'ordre du certain, je n'avais, une fois de plus, pas grand chose à perdre en essayant.

Tout à ces pensées, je faillis ne pas remarquer le piaf qui se posât discrètement et nonchalamment sur un des vieux murs de pierre, surement pas très futé pour croire que mon immobilité non voulue me rendait inoffensif, il était hors de porté de mes griffes bien sur, mais pas hors de porter d'un petit trait de feu bien placé...


5 minutes plus tard, je me régalait avec le volatile cuit à point, il n'auras sans doute même pas compris ce qui lui tombai dessus. Toute fier de mon récent succès, j'adressais une pique mentale à mon compagnon cubique

J’espère que tu n'en voulais pas car je craint de rien t'avoir laisser...

Une voix surgit de nulle part faillis bloquer mon dîner dans ma gorge

Pas grave, de toute façon je n'ai jamais vraiment apprécier la volaille...

J'étais abasourdi physiquement et mentalement quand en tendant mon "sixième sens" je m'aperçut que la magie dans le bloc n'était plu latente mais belle et bien active, et qu'en plus un esprit était coincer à l'intérieur!

Mais... mais qui êtes vous?

Il y eu un long silence, puis la voix reprit.

Ha... rassurez moi voulez vous, en quel cycle du calendrier... ha zut, vous n'avez pas ce mot dans votre langue... quel est le signe de cette année?

Le signe? vous parlez du vieux système astrologique annuel que presque plus personne n'utilise de nos jour?

Celui là même je présume.

Heu bha... actuellement on doit être dans l'année du...

En fait non laissez tomber, de ce que je voit dans votre tête, le système que vous connaissez s'est trop éloignez du mien pour que l'on puisse les comparer.

Cette conversation commençait sérieusement à n'avoir ni queue ni tête.

Un instant, qui êtes vous! quel âge avez vous et si vous pouviez éviter de fouiller dans ma mémoire ce serait fort appréciable!

Je voit, vous n'avez donc pas la moindre d'idée de ce vous avez en votre possession.

Si vous êtes télépathe vous êtes censé savoir que je n'ai aucune idée de ne serait que l'emplacement exact de cette île?

C'est vous qui m'avez demander de ne pas lire dans vos pensée, et de quel île parlez vous?

Effectivement, ça faisait un bon moment qu'il poirotait dans son cube.


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MessageSujet: Re: Un ami dans le besoin (Privé Saared) Mer 6 Avr 2016 - 4:29

-Ces maudits quarts ne semblent jamais se terminer, putain.

-T’es pas encore sortie de l’auberge mon gars ! La relève ne viendra qu’au lever du soleil. Tu vas devoir t’accrocher jusqu’à là.

Les deux soldats conversaient alors qu’ils traversaient la partie centrale du campement. Tout comme bon soldat un peu grisé par la monotonie passagère de son emploi, le plus jeune des deux râlait de tout son cœur alors qu’un vétéran plus endurci rigolait à ses dépens. Par chance, la tranquillité perpétuelle de cette île semblait avoir émoussé leurs sens car une forme noire et courte sur pattes en profita pour se glisser dans leur sillage. San perdre une seconde de plus à découvert, je me dissimulai derrière une bute de déchets rocailleux et de terre. Pendant quelques secondes, j’attendis que les bruits métalliques que faisaient les armures des deux gardes ne s’éloignent pour jeter un coup d’œil par-dessus la sécurité relative de mon couvert. Enfin. J’avais réussi, non sans mal, à me glisser en douce dans le ventre de la bête sans faire sonner le branle-bas-de-combat. Un bon début, mais j’étais encore loin d’avoir pu mesurer la difficulté de la tâche qui m’attendait.

-Eh ben, grommelais-je en voyant toute l’étendue du campement, j’suis pas encore sortie de l’auberge comme disait l’autre.

Tout autour de moi, une multitude de feu illuminaient la nuit. De mon point d’observation improvisé, j’étais en mesure de voir un nombre impressionnant de patrouilles munies de torches flamboyantes parcourir les abords et les entrailles du camps. Mon infiltration allait être probablement plus difficile par la présence de tant d’éclairage. Par chance pour moi, je pus tout de même remarquer qu’il existait toujours de bonnes étendues de noirceur entre chaque source lumineuse.

-Bon, j’ai peut-être encore une chance de m’en tirer.

Toutefois, un problème persistait, comment allais-je m’orienter dans cette fourmilière si tortueuse ? D’un point de vue en altitude, l’endroit semblait parfait pour une simple mission de repérage. Par contre, l’histoire était bien différente une fois à l’intérieur. Cela devait bien faire quelques temps que nos ravisseurs s’étaient installés ici car leur campement était devenu semblable à une véritable petite ville. Des tentes de diverses tailles ainsi que des bâtiments en bois quelques peu grossiers s’élevaient de toutes parts. Bien que les chances semblassent se liguer contre moi, il me restait toujours un point de repère sans égal : j’étais toujours en mesures de voir les ruines bien distinctives sur lesquelles les esclaves s’acharnaient durant la journée. Si je voulais avoir une chance de trouver des indices quant à la présence de Saared, là était un bon endroit pour commencer.

-Assez de pause comme ça, me dis-je, il faut continuer avant de croiser une autre patrouille.

Je recommençai donc à me glisser sans bruits dans la direction du chantier et probablement des dragons captifs.

Tel un assassin, je me glissai habilement au travers des chemins serrés du camps et m’éclipsais rapidement dans les semblant de ruelle au moindre signe d’une patrouille. C’était loin d’être la première fois que j’accomplissais un exercice pareil, toutefois je n’avais pas espéré m’être amélioré à ce point. Tout de même, il fallait apprendre vite pour survivre dans ce satané métier et je comptais vivre quelques temps encore. Toutefois, plus je m’approchais de mon but, plus l’endroit grouillait d’activité. Mes manœuvres pour éviter les gardes devenaient de plus en plus nombreuses et difficiles. Même que je dû à un certain moment me réfugier dans une tente tellement ma situation était devenue précaire. Par chance, je me rendis compte que celle-ci était déserte alors que je mis jetai, dague au clair. Ce fut en ce lieu que je pris une petite pause, dissimulé entre les ombres, loin des regards indiscrets.

-Merde, me dis-je, je crois que je vais être bloqué ici pour un moment.

Parfaitement en harmonie avec ma situation actuelle, la tente était on ne peut moins éclairée. Je pu donc me fondre facilement dans l’obscurité, attendant le moment opportun pour continuer à progresser vers les ruines. Toutefois, j’allais devoir m’armer de patience : l’activité autour de mon repaire semblait aller en augmentant plus le temps passait. J’observai donc mon entourage, histoire de passer le temps. Par les couches rustiques étalées sur le sol et la quantité d’équipement qui se trouvait autour de moi, il s’agissait vraisemblablement d’une tente de soldats. J’avais eu de la chance, ceux- là faisaient probablement partie des patrouilles qui parcouraient le campement. J’espérais seulement ne pas toujours m’y trouver lorsque ceux-ci reviendraient dormir.

Tout autour de moi s’élevaient les conversations bourrues des guerriers passant dans les environs et l’échos métalliques des forges improvisées que les mercenaires semblaient avoir installées. Cette dernière observation me fit réaliser quelque chose alors que je jouais inconsciemment avec la dague que j’avais récupérée : ceux à qui nous avions affaires étaient sacrément bien organisés. Nous allions devoir agir avec prudence si nous voulions avoir une chance. De ce que j’avais pu observer jusqu’à présent, ces types me faisais presque penser à La lame. Ils étaient, de ce que j’avais pu remarquer, bien entraînés, professionnels et brutalement efficaces. Peut-être que certains de mes anciens camarades se retrouvaient parmi leurs rangs ? Peut-être même étaient-ils en charge des guerriers après tout ? Peut-être réfléchissais-je trop et aurais dû plutôt me concentrer sur les prochaines étapes de mon périple en territoire ennemi ? Probablement…

Émergeant de mes profondes réflexions, je me rendis soudainement compte que l’activité autour de ma planque avait considérablement diminuée. Quelle durée avais-je passée dans la tente ? Aucune idée. Je savais toutefois que ce délai avait été largement suffisant. Les conversations de même que les bruits métalliques s’étaient tus. Après un coup d’œil rapide à l’extérieur, je vis que la voie était libre pour moi. Profitant donc de cette accalmie, je me glissai à l’extérieur et repris furtivement mon chemin au travers du campement.

Après environs une demie heure supplémentaire de manœuvres discrètes sans trop rencontrer d’obstacles, j’arrivai enfin aux ruines étranges travaillées par les esclaves. Soit à l’extrémité du camp. En m’approchant en utilisant n’importe quel couvert pouvant être à mon avantage je pu commencer à discerner de façon plus claire les formes de la trentaine de dragons captifs. C’est à ce moment exact que je me rendis compte des horreurs qui avaient été commises ici.  À chacun, les ailes avaient été amputées. Je pouvais voir les moignons en train de pourrir sur certains d’entre eux. Il était visiblement trop tard dans leur cas. La mort les prendrait bien assez tôt.

-Salopards. Maugréais-je.

Ma carrière n’avait pas été exempte d’atrocités. Je n’avais rien d’un ange, loin de là. J’avais déjà agi de façon cruelle voir atroce par le passé, toutefois, je trouvais ce genre de sadisme un brin…excessif. Le simple fait de penser que ce même traitement avait été infligé à Saared me levait le cœur. Il fallait absolument que nous le retrouvions avant qu’il ne soit trop tard. En m’approchant de plus près pour m’assurer que le jeune dragon ne se retrouve dans ce groupe misérable, je me rendis compte que quelque chose ne tournait pas rond. Je n’avais observé aucun garde à proximité des ruines.

-Hum…étrange. Murmurais-je en me faufilant à découvert. Peut-être ne craignent-ils pas les évasions…

Comme d’habitude, j’avais parlé trop vite.

Surgissant de nulle part, la vive lumière d’une torche me fit perdre momentanément la vue.

-On ne bouge plus ! Gronda fermement une voix grave. Bouge pas enfoiré sinon j’te crève !

Eh merde, tant d’efforts et de finesse pour se faire pincer maintenant. Aveuglé comme je l’étais, il n’aurait pas été très recommandé de désobéir à la voix. Si ça se trouvait, il était possible que l’on fût en train de pointer directement une lame vers ma jugulaire…

Ouaip, il semblait que toute notre opération était plutôt mal foutue. Toutefois, j’entendis une chose à laquelle je ne m’attendais franchement pas.

-Hein ? Oh non, mais je rêve ou quoi ?
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MessageSujet: Re: Un ami dans le besoin (Privé Saared) Ven 15 Avr 2016 - 12:27

Cette conversation complétement décousu n'allait nous mener nulle part si on n'y rétablissait pas un semblant d'ordre

Écoutez, nous aurons tout le temps de parler de cela plus tard, mais d'abord je doit savoir, qui êtes vous?

Certes certes, il est vrai qu'avec tout cela j'en ai oublier de me présenter, pardonnez mon inconstance, je ne sais à quand remonte ma dernière conversation avec un être civilisé.

Et donc? votre nom?

Igniatus, Maitre en philosophie appliqué, un domaine de ma création d'ailleurs.

De la philosophie appliquer?

Bien sur! en appliquant la réflexion philosophique avec les connaissances sur la physique, j'ai réussis à créer une nouvelle forme de magie consistant à plier l'espace-temps à sa volonté, sans oublier les nombreuses autres disciplines magique que j'ai théorisé et inventé.

Whaou, j’avais à peine compris un mot sur deux.

Attendez quoi? La physique? l'espace-temps?

Je sentit comme une forme de déception émaner du cube

Ha... je voit que la civilisations à quelque peu régresser depuis tout ce temps, les lois de la thermodynamique ou des flux magiques ça ne vous dit rien?

Jamais entendu parler, et pourtant j'ai été plus éduquer que la moyenne.

Ce n'est pas grave, ce n'est pas de votre faute si les savoirs se perdent. mais vous parliez d'une île à l'instant...

Ouais, je pense que vous devriez jetez un coup d’œil dans ma mémoire pour ça, ce serait un peu trop long à expliquer sinon.

Je sentit la sonde mentale d'Igniatus faire le tour de am mémoire, ce qu'il fit en quelques seconde à peine.

Fascinant, cela doit faire au bat mot des centaines de milliers d'années depuis ma dernière conversation.

Waouh, il était vraiment vraiment vieux alors!

Et j'ai aussi vu que vous étiez dans une situation on ne peut plus précaire mon cher Saared.

Comme si je ne le savais pas déjà, il vas d’ailleurs bien falloir que je transmette votre existence à ce type, je n'ai pas tellement envie de mourir de faim.

Vraiment? vous m'aviez l'air assez désespérer pour vous suicidez il y a à peine une demi-heure.

Les paroles de l’esprit me rappelèrent brutalement à ma condition actuel.

Trop aimable de m'en faire souvenir.

Mais nous ne sommes pas presser dites moi, vous avez le ventre plein, rien qui ne viendras vous perturbez, alors pourquoi vous privez d'une conversation qui pourrait être très constructive.

Il n'avait pas tout à fait tord, ce drôle de personnage avait piqué ma curiosité que j'avais relégué pour le moment en arrière plan. Je n'avais effectivement rien  perdre en faisant un brin de causette avec lui.

Vous n'avez pas tout à fait tord, votre histoire m'intrigue, déjà comment vous êtes vous retrouvez dans ce cube, et surtout comment ce fait il que la magie qui vous enferme das ce cube me soit familière?

Longue, très longue histoire, voit tu ces ruines tout autour de nous? Elles sont les infortunées reste de ma splendide académie où j'enseignais.

Vous étiez professeur?

J'ai eu ce plaisir en effet, mais je n'ai jamais eut que quelques élèves, des jeunes esprits brillants et novateurs, dans lesquels j'ai infusé mon savoir et mes méthodes. Le climat et le paysage étaient délicieux, la nourriture ne manquait pas et mon nom était connu des 4 coins du monde. Regarde par toi même.

Ma vue se brouillas et la jungle et les vieilles pierres devinrent soudain une plaine d'herbe grasse, tranquille à perte de vue, le ciel était dégagé et la température agréable, dans ce paysage sans aspérité surgissait d'imposants et majestueux bâtiments.

Magnifique n'est ce pas? j'ai passé plusieurs centaines d'années en ce lieux sans jamais trouver la vue monotone.

Ma vision se troublas et revint à nouveau, j’étais cette fois dans l'un des bâtiment, dans ce qui devait être une salle de classe, je remarquait immédiatement un dragon bleu assez quelconque faisant cour à une assemblée assez hétéroclite, une bipède rouge courtaude, un noir à l'air studieux et un vert qui semblait plutôt dispersé. Je vit la mâchoire du bleu s'agiter en silence, la scène étant hélas muette pour moi, il s'empara d'une craie et se mit à écrire dans une langue que je ne sut pas lire. Je remarquait alors un détail incongru.

Mais vous... vous aviez tous des griffes opposables!

Hé bien oui pourqu... Ah, ce n'est plus un trait très commun de nos jour?

Pas trop non.

C'est fort dommage, c'était vraiment très pratique. Enfin bref...

Le monde revint à l'époque présente, pleine de pierre moussu et de végétation dense.

Qui était vos 3 étudiants?

Je le sentit chercher un moment puis répondit.

Le noir était Nosfur, la rouge Niebelia et le vert Asgamot. En tout cas, ce sont ces 3 jeunes dragons que tu a vu qui ont continuer mes recherches après ma retraite et qui ont perpétuer mon héritage... d'une manière plutôt imprévu je doit l'admettre.

Que leurs sont-ils arrivé?

Bien des choses pour le meilleur et pour le pire, Nosfur a réussit après bien des années à appliquer de manière concrète ma théorie de la magie karmatique, cette forme particulière de magie devait dépendre de l'alignement et des sentiments de ses utilisateurs, mais malencontreusement pour lui, son savoir l'as bien mal déservi, dès la nouvelle de sa découverte connu il à été enlever et on lui à arracher par la force son savoir. je craint qu'il ne soit mort dans de terribles souffrances.

Votre histoire de magie karmachin me rappelle la magie ténébreuse.

En effet, il y a fort à parier que ceux qui lui ont voler son savoir étaient les ancêtres des clans ténébreux dont j'ai vu l'existence dans ton esprit. Il est fort dommage qu'ils n'aient pas retenu comme utilisé l'autre pendant de la magie karmanique.

Et pour les autres?

Asgamot à décider de faire profiter le monde entier de son savoir et de maitrise des magies élémentaires, il a enseigner partout ou il y avait des esprits réceptifs, et déjà à l'époque nous n'en manquions pas. Tu ne t'es jamais demandé par exemple pourquoi les magies "élémentaires" sont les plus répandus et les plus connus?

Bah maintenant que vous le dites, cette question ne m'avait pas effleurer l'esprit. Mais de nos jours ce genre de magie est tout aussi héréditaire qu'inné, il existe des ligné de dragon de glace par exemple.

Il n'est pas impossible que leurs génomes se soit adapté à cette magie avec le temps et leurs à donner certains avantages dans le maniement de celle-ci, mais il n'en reste pas moins que c'est une magie qu'on peut tout à fait apprendre sans problème

Le géquoi?

Ce serait un peu long à expliquer, Pour schématisé disons qu'à force de la pratiquer, les dragonne aux possédant des facilités innées dans sa maitrise ont plus facilement survécut, donc ont eut plus de descendant par rapport à ceux qui n'en avaient qui possédaient aussi ces facilitées.

Effectivement, dit comme cela ça paraissait logique, je croit...

Et la dernière?

Son histoire se recoupe avec la mienne, après la fin de leurs études, mes étudiants sont resté plusieurs décennies à mes cotés, afin de parfaire leur érudition et m’assister dans mes recherches. Nibelia est rentré dans sa famille, qui ressemblait plus à un clan d’ailleurs, et à essayer de leur enseigné son domaine de prédilection.

Qui était?

La thaumaturgie spirituel et la manipulation de l'essence.

Dommage que mes ravisseur ne m'ait pas laisser de dictionnaire.

Heu... d'accord...

Une discipline assez complexe je te l'accorde, mais tellement enrichissante du point de vue philosophique.

Mais en quoi cela consistait?

A prouver l’existence de l'âme et de l'esprit avec des applications pratiques, ce que tu tien dans ta patte en est un bon exemple.

L'image du cube se modifias sous mes yeux, reprenant son apparence passer, je l'inspectais de nouveau, les vagues gribouillis étaient redevenus une écriture  lisible, mais toujours inconnue malheureusement, les autres faces représentaient des scène de la vie de Igniatus et à ma grade surprise, l'ovale était devenu un œil soigneusement stylisé.

Dommage que tu ne puisse pas lire la citation, c'était l'une de mes plus fameuse phrase.

Mais le plus important pour moi restait l’œil soigneusement représenter.

Je voit que tu y porte beaucoup d'attention, c'était la volonté de Nibelia, elle à toujours eut un cotè un peu superstitieux, elle affirmait qu d'une certaine façon, je pourrais continuer à voir le monde de cette manière.

Une âme lié à un objet, un œil stylisé, une magie complexe et en décalage cinglant avec les autres... tout ceci faisait beaucoup de coïncidences.

Et son clan? ses membres n'auraient pas été capable de se changer en des statues mouvantes géante capable de détruire le monde par hasard?

Pour une fois ce fut Igniatus qui fût surpris.

Heu... pas à ma connaissance non... pourquoi cela?

Vous feriez mieux de refaire le tour de ma mémoire, parce que c'est un peu long à expliquer.

L'esprit ne mit guère de temps à trouver les souvenirs correspondant.

Très intéressant. Il est vrai que malgré la différence de carrure et de pouvoir, il y a comme un air de famille entre Nibélia et eux. Dommage qu'ils soit presque tous mort alors.

En tout cas ça voudrait dire que Nibélia n'aurait pas tout à fait échouer à leurs transmettre une part de sa magie. Qui sait, il reste encore un destructeur vivant, et peut être que votre élève est l'une de ses ancêtres et qu'elle s'est aussi perpétuer à travers les âges.

Je senti un étrange sentiment émaner du cube, de l'espérance peut être?

Après tout ce temps... réentendre à nouveau la voix d'une être cher... pourquoi pas à vrai dire...

Le problème néanmoins c'est que j'ignore purement et simplement où il peut être au moment ou nous parlons, il pourrait être sur l'île voisine ou à l'autre bout du continent. Sans compter l'instabilité actuel du monde connu.

La guerre doit succéder à la paix et la paix laisser place à la guerre, c'est un cycle qui s'est répété depuis le début de la civilisation.

Pas sur que les guerres précédentes impliquaient des dragons violets qui ont réussi à détruire le monde.

L'esprit manifestement intrigué scannas à nouveau mon esprit et sa réaction fut pour le moins... inattendu, il éclata de rire, je ne voyait pas ce qu'il trouvait de drôle dans l'anéantissement de la planète.

Ah,ah,ah... Si je m'y attendais à celle là!

Excusez moi mais l'idée de l’Armageddon me laisse plutôt froid personnellement.

Non ce n'est pas cela, c'est à propos des violets. Après tout ce temps, je n'arrive pas à le croire...

Mais quoi bon sang!

C'est...

Assez!

Le cube reprit son apparence normale et mon attention revint dans l'instant présent. Mon ravisseur et deux de ses larbins venait de sortir de l'ombre et s'approchait à grand pas. les deux mercenaires m’arrachèrent l'artéfact des pattes et me jetai brutalement au sol

Cela fait un bien long moment que tu semblait patauger autant que moi à propos de cette relique, mais voilà que tu sursaute sans raison, puis que ton regard se fixe sur l'antiquité, plus une plainte ni rien. Tu semble tout à coup fasciné par ces ruines puis tu repart dans le vague, il y a anguille sous roche.

Je... je...

Son ton est sans équivoque.

Qu'as tu découvert?

Je déglutit, j'aurais bien demander son avis à Igniatus mais il est hors de ma porté, comment allait réagir le centenaire si j’avouais tout? allais-je devenir un meuble qui en savait trop?


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MessageSujet: Re: Un ami dans le besoin (Privé Saared) Sam 4 Juin 2016 - 1:02

La lumière de la torche fut si vive que, ébloui, j’en perdis complètement mes moyens. C’était ça ou alors on me l’avait brandi très près de la figure. Malheureusement pour moi, le résultat fut le même dans les deux cas.

-Ça y est, me dis-je, je suis cuit.

Toutefois, ce qui me surpris le plus fut non de m’être fait prendre la main dans le sac, mais plutôt de reconnaître lointainement la voix de l’individu qui m’avait trouvé.

-Comment ça je rêve ? Répétais-je en grommelant les étranges paroles.

Toujours aveuglé, je me frottais douloureusement les yeux, espérant bientôt retrouver ma très chère vision. Pour le moment, j’essayais tant bien que mal de fouiller dans ma mémoire dans le but d’identifier le propriétaire de cette voix qui, étrangement, me disait quelque chose. À mon grand bonheur, je recommençais progressivement à y voir quelque chose. Toutefois, je n’étais pas très avancé pour ce qui était de mon enquête. Un plus pour un moins il faut dire…

-Euh…mais qu’est qui se passe ? Gémit alors un des dragons captifs réveillé par tout le vacarme.

-La ferme ! Rugit le garde, dont je pouvais maintenant apercevoir la silhouette au travers de l’obscurité. Eh toi, bouge ! Allez ! Grommela-t-il en me poussant plus loin et en m’arrachant la dague du même mouvement.  

Étrangement, le garde ne me repoussait non pas vers l’intérieur du campement, mais plutôt vers la jungle. Une technique bien intéressante compte tenu des circonstances. Que faisait-il ? Soudain, une nouvelle voix s’éleva de l’intérieur du campement.

-Tout va bien là-bas ? Demanda un autre soldat à une vingtaine de mètres plus loin.

-Ouais, pas de problème. Continua l’étrange garde qui continuait de me pousser vers la jungle. Seulement un travailleur qui fait des siennes.

-Met lui une raclée de ma part ! Ricana le soldat soldat. C’est tous ce que ces fouteurs de merde méritent.

-T’en fais pas ! Répondit l’autre. Je lui en collerais une ou deux de plus en ton honneur.

Les deux rirent de plus belle alors que chacun retournait à ses occupations. L’humour bourru dont faisaient preuve ces soldats m’était drôlement familier. Toutefois, ces deux-là semblaient particulièrement apprécier taper sur des innocents. Non pas, que l’action était immorale en tant que telle, mais je ne croyais pas qu’ils fussent payés en supplémentaire pour la tâche additionnelle de brutaliser leurs captifs. Là était le problème, ces types n’avaient pas le sens des affaires !

Me poussant dans le dos par la pointe de ce qui semblait être une grande hache de guerre, le garde continua de me faire avancer jusqu’à ce que nous nous soyons bien enfoncés dans la brousse. Je ne savais pas trop quel était le but de cette manœuvre. S’il avait voulu me tuer, il aurait seulement eu à me livrer à ses camarades au camp. Ces derniers se seraient fait un malin plaisir à m’écorcher vif. Alors pourquoi me faire prendre une marche de santé nocturne ? Mon instinct me disait que j’allais bientôt en connaître la réponse. J’avais maintenant retrouvé complètement la vue. J’allais donc pouvoir enfin pouvoir jeter un coup d’œil sur ce type. Du moins, lorsqu’il allait me laisser souffler un peu…

-Arrête- toi ! Gronda le garde en me poussant avec sa hache. Tourne-toi. Lentement et pas de coup fourré !

-Enfin, c’était pas trop tôt !

Lentement, j’obtempérai et me retrouvai en face de l’individu en question. L’observant attentivement, mes yeux s’écarquillèrent de surprise. Même bardée de pièces d’armure, de fer et de mailles, j’aurais reconnu ce type entre mille.

-Toi ! Grondais-je, les crocs retroussés. Donne-moi une bonne raison de ne pas te tuer pour de bon, enfoiré !

Devant moi se tenait Slaggard, ancien garde du corps de Tintaglia et aussi bêtement surnommé (par moi bien sûr) le gris (j’aime pas les noms compliqués…ironique non ?). Tel un fantôme de retour des enfers, le gris était là, me toisant de ses yeux d’acier. Peu impressionné par mes bravades, il se contenta de sourire arrogamment.

(Voir Tribulations à la forge, Le forgeron et le mercenaire et La citadelle des ombres dans le cas de confusion)  

-Être seul et désarmé en est une bonne peut-être ? Dit-il tranquillement.

Bon point. Ma colère m’avait rendu aveugle à ces facteurs. Je repris mon calme et me mis à réfléchir furieusement. Qu’est que ce type foutait ici et surtout, pourquoi n’étais-je pas déjà mort ? En effet, Slaggard avait déjà essayé de me tuer à plusieurs reprises par le passé. En faits, « plusieurs » aurait été un euphémisme…

-Cela fait bien longtemps depuis notre dernière rencontre, pas vrai ? Dit le gris en s’appuyant sur sa lourde hache. J’y aie souvent pensé, repensé, rêvé et je ne pouvais attendre patiemment le jour où nos chemins se recroiseraient. Et toi voilà.

Ce mec, toujours aussi dramatique.

-Et quel duel revanche ça fera dans les annales ! Déclarais-je sarcastiquement. Tu auras vaincu un dragon seul, désarmé et, oh mieux, au beau milieu d’une île oubliée en même temps d’être perdu dans la brousse ! Je peux déjà entendre les bardes chanter les fables de « Slaggard l’opportuniste » !

Mes répliques étaient risquées, mais qu’avais-je vraiment à perdre ? Je m’étais déjà fait prendre.

-Tu devrais fermer ta sale gueule et m’écouter, mercenaire ! Gronda le colosse. Ma revanche, même étant le produit d’une sournoiserie de ta part, viendra un jour. Tes amis et surtout cette satanée femelle de Tintaglia y goûteront aussi. Non, même s’il me tarde de te trancher la tête et de la planter sur une pique, le moment n’est pas bien choisi. J’ai…eurh…besoin d’aide.

Admettre ce genre de chose avait dû lui mettre le cœur au bord des lèvres.

-Hein ?

Je n’en croyais pas mon ouïe. Slaggard ? Besoin d’aide ? Quelque chose ne collait pas ou le gris devait avoir une fichue bonne raison d’aller chercher un coup de main aussi loin…

-Il va falloir que tu t’expliques mieux que ça. Répondis-je sur mes gardes, sentant une arnaque. Je ne te suis plus. Toutefois ! Si tu as réellement besoin de moi, ce dont je crains puisque je ne suis pas encore mort, tu vas devoir répondre à certaines questions mon gros !

Je ne craignais plus trop qu’il ne me tue, il n’aurait pas été logique de me fendre le crâne maintenant alors qu’il m’avait déjà avoué avoir besoin de moi.

-Soit. Dit-il avec dégoût.

Ça risquait d’être fichtrement intéressant.

-Tu va devoir m’expliquer ce que tu fous ici et pour quelle raison. Il me semble que si tu avais simplement voulu te venger de nous, tu aurais simplement pu te rendre incognito à Warfang et non m’attendre dans un coin perdu du monde, hein ?

À première vue, Slaggard fut on ne peut plus retissant à parler. Toutefois, la combinaison d’un regard insistant de ma part et de la réalisation qu’il n’allait pas me jouer la carte du silence fut amplement assez pour lui délier la langue.

-D’accord, grommela-t-il, je vais tout te raconter à la condition que tu la boucle. Sinon, je te tranche la gorge direct. Compris ? Bon. Détrompe-toi vite, ma présence ici n’a rien à voir avec une histoire de vengeance, je n’aie pas eu le temps pour ça. Tes copains et toi n’étiez même pas sensés vous pointer dans le décor. Ne fais pas cette tête, je sais très bien que le gros et le borgne sont quelque part sur l’île. Ne t’avise pas de me mentir. Donc, dès mon retour à la citadelle suite à notre dernier duel, mes supérieurs me mirent directement sur une mission provenant directement de Malefor lui-même. Les yeux du seigneur sont partout et il avait rapidement eu vent d’un groupe recherchant un très ancien et infiniment puissant artefact. Ma mission était de retrouver ce groupe en me faisant passer pour un soldat errant et de ramener l’objet intact. Même si nous n’en connaissions pas la nature, on m’avait informé que j’allais savoir aisément de quoi il s’agissait. En posant les bonnes questions, j’ai facilement retrouvé ces types dans le royaume de Garius. Ils ne passaient pas inaperçus non plus, ils sont une véritable petite armée à eux seuls !

J’écoutais en silence Slaggard. Son histoire était longue et un peu décousue, mais c’était le mieux que j’allais trouver question renseignement…

-Truc étrange, même après avoir voyagé avec eux pendant des semaines, je n’aie jamais aperçu le chef. Il voyage toujours à couvert de sa garde rapprochée, de vrais tueurs je te dis, et fait passer ses ordres par son bras droit. De que j’ai pu comprendre, c’est un très vieux dragon, ancien même et on ne peut plus étrange. Bref, après avoir vadrouillé un peu partout sur le continent, nous nous sommes retrouvés ici par les indications du chef et avons découvert les ruines. Il n’y avait rien d’autre à comprendre, le boss disait qu’on était au bon endroit. De là, nos ordres étaient de capturer des esclaves pour en commencer l’excavation, pourquoi se faire chier quand on peut exploiter les autres ?

Mouais…pas sûr, mais bon…

-Au début, tout se déroulait sans accroc. Nous ramenions des types que l’on forçait à travailler jusqu’à l’épuisement. Simple. Pendant ce temps, j’amassais le plus d’informations possibles en attendant le moment que ces pauvres types ne trouvent quelque chose. Et ce qui arriva. Je ne sais pas ce dont il s’agit, mais ils ont trouvé une chose dans ces ruines. Un truc hors du commun, jamais vu auparavant. Il parait que même le grand chef n’y comprenait rien. C’est à ce moment que j’ai tenté ma chance de pénétrer l’antre des ruines pour aller piquer ce machin et foutre le camp à la citadelle. Toutefois, la garde rapprochée du vieux est impossibles à passer seul.

Eh ben, je savais où tout cela s’en allait…

-Alors que je commençais à contempler la décision d’abandonner, qu’elle fut ma surprise de voir qui le chef avait envoyé chercher pour déchiffrer le fameux artefact : Saared. Cette petite merde. Comment le vieux connaissait l’existence de cet avorton m’échappe, mais il semble qu’il avait son rôle à jouer dans cette histoire. J’ai trouvé particulièrement amusant de le voir se tordre comme un vers lorsqu’ils lui ont arraché les ailes.

-Salopard…

-Mais bon, revenons au sujet. Bien évidemment, je savais que toi et des deux crétins de copains allaient se mettre à ses trousses. Je n’avais donc qu’à attendre sagement de tomber sur l’un d’entre vous pour monter l’équipe dont j’ai besoin. Même pour vous, cette mission est un suicide sans l’aide de quelqu’un de l’intérieur. Comble du bonheur pour vous, ce quelqu’un, c’est moi. Donc, voici ce que je te propose : Toi et tes copains participez dans mon plan, vous récupérez ce chers Saared et moi je mets les griffes sur l’objet. Par la suite nous retournons dans nos camps respectifs et je vous tuerais tous un jour, y compris Tintaglia.

-Et si je refuse ? Répondis-je gravement.

-Eh bien, je te tue maintenant, je sonne l’alerte, le borgne et le gros crèvent comme des chiens galeux et Saared finira pas y passer un autre moment, comme un traître le mérite. Que choisi-tu ?

Quelle sélection d’options se présentait à moi ! Toutefois, Slaggard avait raison. Il nous était impossible de sauver Saared sans son aide et il avait besoin de notre aide en retour pour retrouver cet…artefact ? Disons que je n’avais pas très bien suivi cette partie de l’histoire, mais qu’importe. Je me foutais bien de vieux machins poussiéreux. Malefor pouvait tous les avoir s’il les désirait tant ! Pour le moment, seul la vie de mon patron m’importait (et peut-être aussi celle de l’autre type que nous étions sensés sauver au départ. Il y avait du pognon à se faire là).

-Bon, d’accord. Grommelais-je en crachant par terre. Quel est donc ce...plan dont tu parlais ?

Autant que je détestais cette misérable créature, cette raclure, cet enfoiré, ce fumier…les circonstances me forçaient à devoir faire équipe avec lui. Oh…je n’avais pas envie de subir la réaction de Reynard et de Vlad. J’allais probablement y passer cette fois-ci.

Mais bon, c’était pour la cause…une bonne cause…enfin je crois. Que tout pouvait être si compliqué parfois ! Sans compter les missions de secours désespérées, j’avais tant de problèmes personnels à régler !

Aaaah…quand le destin s’acharne, il faut dire que les mercenaires ne sont pas de ceux qui en sortent indemnes...
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MessageSujet: Re: Un ami dans le besoin (Privé Saared) Lun 27 Juin 2016 - 0:08

Alors? j’attends...

Tout dans sa voix semblait indiquer qu'il ne tiendrai pas longtemps cet engagement, que devais-je faire? Mentir ne me semblait vraiment pas une bonne idée, j'aurai mit ma patte à couper que le centenaire croirait le moindre bobard. Mais trahir Igniatus en révélant son existence ne m'enchantait pas non plus, surtout que je risquai de devenir inutile après mes révélations, et en plus je risquai fort d'en savoir trop pour mon propre bien.

Attend une minute? mais oui!

Je redressai la tête et affichai l'air et la voix les plus insolents possible

Et vous risquez d'attendre encore longtemps.

Pardon?

Que ça faisait du bien de lui tenir tête! je me sentais pousser des ailes! enfin, métaphoriquement parlant malheureusement.

Vous savez que je sais et avez très envie de tout savoir sur cette affaire, mais est ce que MOI j'ai envie que vous sachiez? Vous voulez me tuez? fort bien! agissez à votre guise, mais vous risquez fort de ne jamais rien savoir

En effet, mais je peux aussi te faire "cracher le morceau" comme on dit de nos jours, j'ai eu bien des années pour apprendre à perfectionner mes connaissances dans bien des domaines.

Ha ha! ne me faite pas rire! vous n'arriverez jamais ne serais-ce qu'à la cheville de l'inventivité des bourreaux de Malefor, dussiez vous avoir plusieurs millénaires pour pratiquer!

Apparemment ma dernière bravade ne lui avait pas plus, il fit un geste de la patte et ses sous-fifres me plaquèrent le museau au sol.

Ton insolence commence à me courir sur le système, comment peut tu être assez idiot pour ne pas te rendre compte que tu n'est PAS en situation de la ramener? Procéder messieurs.

Hein? procéder de quoi? qu'est ce que ça veut di...

Le sens de ses paroles se fit plus claire quand l'une des brutes dégainât et me fit proprement passer son arme à travers le torse jusqu'à ressortir et s'enfoncer dans le sol. Bien entendu mon corps ne le prit pas super bien et le fit savoir en me faisant cracher un filet de bave sanguine, putain que ça faisait mal...

Fort bien, vu que tu à l'air de t'installer petit, je pense que nous avons le temps de bavarder toi et moi hum?

Ma réponse ne se fit pas attendre

D'accord, mais chez moi on à une formule de politesse un peu spéciale quand on dialogue avec les connard dans votre genre: "allez vous faire foutre"

Quel énergie! mais de là d'où je vient, on à aussi des formules de politesses, mais plus dans le contact que dans les mots, à vous.

A ma grande surprise, le bourreau extirpa la lame de mon torse et m'empalât à nouveau, maintenant, j'avais non seulement une épée à travers le corps, mais un vide béant dans ce même corps qui me vidait de mon sang à un rythme alarmant. J'avais peut être fait une erreur de jugement, il ne devait peut être pas tant vouloir savoir que ça au final.

Maintenant je vais être clair, soit tu parle, soit tu meurt.

Merde, il avait l'air bien trop sérieux à mon goût, je n'avais plus vraiment le choix.

C'est...

ASSEZ!

Les deux mercenaires jetèrent des coups d’œils affolés aux alentour, surpris par cette voix qui résonnait dans leur esprit, par contre l'attention du vieux se tournât immédiatement sur l'artéfact qui gisait le sol.

J'aurais dû m'en douter, une pierre d'âme, après toute ces années passer sur les ruines des destructeurs cela aurait dû être évident.

Cesse de malmener ce jeune dragon et finissons-en, je sais que tu bave rien qu'à l'idée de m'adresser la parole.

Le cube lévitât de a propre volonté jusqu'à se placer face à l'autre ancien dont le regard se perdit dans le vide et dans une discussion désormais privé. De mon coté je me vidait toujours et je commençait à avoir froid, au vus du climat tropical au alentour, c'était mauvais signe.

Mais la conversation ne se passât pas comme prévu apparemment, une voix tonitruante et pourtant inaudible se fit probablement entendre à des kilomètres au alentour.

NON! CA JE NE LE TOLÉRERAI PAS!



A l'autre bout de l'île, deux vétérans entendirent eux aussi la fureur de l'esprit. Reynard et Vlad se mirent le tâte entre leur griffe pour calmer la migraine courte mais aigüe qui venait d'exploser dans leurs synapses.

Putain! j'ai l'impression qu'on vient de me hurler dans les tympans mais depuis l'intérieur du crâne.

L'image n'est pas mauvaise.

Très drôle Vlad, qu'est ce qui à provoquer ça?

J'ai vraiment l'air d'être au courant? en tout cas quelque chose me dit qu'Arbo et Saared sont en fâcheuse posture.

c'est bien possible, on ferait mieux de pas trainer ici où je sens que cette histoire vas très mal finir.

Parce que c'est pas déjà le cas?

Ferme là et bouge toi le train!



Après que le rugissement silencieux d'Igniatus ait finit de nous scier méthodiquement les cellules grises, je vit le cube de pierre rompre le "contact" avec l'ancien et venir se poser dans ma patte. Je tentai de m'adresser à l'ancien

Igniatus qu'est ce qui se passe?

Il vaut mieux que tu ne sache pas. Il vaut mieux que personne ne sache. Mais pardonne moi.

Te pardonner? mais pourquoi?

Pour ça.

Il m'est difficile de mettre des mots sur ce qui m'arriva ensuite, ça a été instantané, sans douleur ni  rien, la première chose que j'ai remarquer était que je ne sentais plus la douleur justement alors que l'on venait juste de me faire passer à deux reprises une lame à travers le corps.

Et puis est venu le second constat, il n'y avait pas que la douleur qui avait disparu, je ne sentais plus rien, pas la moindre odeur, même pas la chaleur de l'île, mes sens s'étaient réduit à la vue et l'ouïe.

Et enfin cette sensation... d’inconstance... d'être immatériel. D'être présent, mais sans support auquel se raccrocher, comme si l'on pouvait à tout moment se dissiper dans l'éther. A vrai dire, quand j'ai baisser le regard pour tenter d'apercevoir le bas de mon corps, je n'ai rien vu d'autre que le sol, j'étais devenu un spectateur invisible, et croyez moi, ce n'est pas très sympathique à vivre.

Des paroles affolées attirèrent mon attention, 4 dragons se tenait non loin, deux d'entre eux étaient assez musclé et armés mais le grand bleu était vraiment une armoire à glace, tandis qu'un plus petit, visiblement plus âgé leur faisait face. C'est alors que le bleu, malgré ses blessures assez impressionnantes, se relevât de sa prostration.

Haaaaaa... la stature n'est pas tout à fait la même mais le bleu est correct.

C'était étrange, il parlait avec une double voix, l'une grave et rocailleuse et semblait vraisemblablement venir directement des cordes vocales du dragon tandis que la seconde voix résonnait par dessus la première, comme si elle n'était pas naturelle, ce qui devait bien être le cas d'ailleurs.

L'âgé semblât paniquer un instant et admonestât les deux autres.

Mais qu'est ce que vous attendez? achevez le vite!

Ils devaient être bien discipliné car ils se ressaisirent vite et transpercèrent simultanément le grand dragon, amenant son nombre de blessures mortel à 4, mais il semblait bien le prendre.

Ha ha ha... c'est de la folie...

Je sentit un étrange flux magique traverser l'air et les les lames composé de fer banal se couvrirent de rouilles puis s’émiettèrent dans l'air ambiant, les deux agresseurs firent plusieurs pas en arrière, manifestement pour le moins impressionnés par le tour de force du dragon.

Premier problème du fer, il s’oxyde, second problème, il rouille.

Malgré les flots de sang qui lui jaillissait de la poitrine, cet individu récitait ce que j'avais passer de longue heures à apprendre à propos des métaux basiques.

Mais passons à quelque chose de plus... efficace.

D'un geste, il convoquât à nouveau cet étrange magie et les deux guerriers émirent un grand flot lumineux... avant de disparaitre purement et simplement. Leur boss fit l'expression la plus surprise du monde que l'on est jamais vu

Qu-que...

Oups! il semblerait que j'ai rompu les liens atomiques qui maintenant tes subordonnés en un seul morceau lui même composé à 99% de vide, les voilà éparpiller dans l'air ambiant, c'est ballot non?

L'ancien paniquât de plus bel et mobilisât à son tour sa magie et déchainât une quantité colossal d'une magie qui m'était elle aussi inconnu, le flux semblait près à frapper son opposant quand les lignes d'énergie magique se divisèrent brusquement en deux faisceaux qui le contournèrent proprement avant d'aller pulvériser plusieurs mètres de jungle derrière lui.

C'est tellement... basique, j'espère sincèrement que tout le monde ne manipule pas les flux magiques d'une manière si primitive.

Mais-mais-mais c'est impossible, c'est contraire aux lois élémentai...

Contraire aux lois? sait tu seulement réellement ce que sont ces lois jeune sot? Il faut les comprendre, les manipuler, les étudier pendant des millénaires pour pouvoir comprendre la totalité de leur règles! D’ailleurs, je vais t'en montrer une applications pratique, regarde bien

Des nouveaux flux partirent dans tout les sens au alentour, un immense fracas métallique se fit entendre, je comprit, toute les objets métalliques, dont les armes des geôliers et les chaines des esclaves venait d'éclater en des milliers de fragments métalliques. Un nouvel appel se fit entendre dans tout les esprits des alentours

A tous les êtres retenus prisonnier ici, vous êtes libres, vos bourreaux sont désarmer et votre destin vous appartient à nouveaux, faites ce que bon vous semble à présent.



Surpris à nouveaux par l'étrange voix, deux dragons arrêtèrent leurs courses effrénée

C'était quoi ça?

J'en sais toujours rien, mais au moins ça nous colle pas une migraine carabiné.

Si ce que dit cette voix est vrai, c'est le bon moment pour profiter du chaos et récupérer Saared, par contre va sans doute falloir qu'on se fraye un chemin de façon pas très pacifique

Ça c'est dans nos cordes.



Le grand dragon retournât son attention vers son adversaire, qui n'en menait franchement pas large

Tu comprend maintenant? toute ces règles magiques et physiques dont tu ne connait même pas le centième, c'est moi qui les aient découvertes! et j'ai appris à les maitriser, puis à les contourner à un point ou plier la trame de l'univers est un jeux d'enfant!

Et qu'à tu fait?

Rien de spécial, n'importe quel matière peux se désolidariser avec la bonne longueur d'onde, utiliser le même alliage dans ton expédition n'était pas une si bonne idée que cela on dirait.

A ce moment, un groupe de 10 mercenaires déboulèrent du chantier, visiblement, ils avaient été prit de cour par la révolte soudaine de leurs "invités".

Boss! boss! C'est la merde! on à une révolte qui vient d'éclater et nos armes sont en morceaux, on à déjà subit beaucoup de perte et on ne vas pas tenir longtemps et... qu'est ce qu'il fait encore debout lui?

Sans quitter des yeux son précédent interlocuteur, le "boss" répondit

Rien, ne vous occupez pas de lui, il faut se barrer, et vite.

Parce que vous croyez vraiment que vous allez gentiment partir ainsi? il y à bien des choses qui...

Le grand dragon s'effondra en plein milieux de sa phrase, il ne saignait plus, le commandant s'approchât prudemment du corps inerte, lui prit le pouls et se permit enfin de respirer.

Enfin! je me demandai si cette hémorragie finirait par le tuer, et il semble que ma patience est payé.

Soudain, l'un des dix dragons mercenaires, un gris courtaud vaguement familier, assenât un formidable coup corne dans la tracé de l'un de ses camarade, le condamnant à une mort rapide par étouffement. un éclair recouvert d'écaille noires jaillit de l'ombre, s'occupant d'un autre mercenaire, l'assaut coordonné ne prit pas fin puisque deux autres silhouettes tombèrent en piqués sur le groupe, fauchant deux autres mercenaires et les forçant à s'éloigner du cadavre pour protéger leur patron.

Igniatus se fit soudain entendre, et il s'adressait uniquement à moi

Voilà pourquoi j'étais désoler Saared.

Oui... je comprend.

Le noir s'approche de mon enveloppe physique... Tiens, c'est Arbo, il m'as suivi jusqu'ici? là il y à Vlad, là le gris, je n'ai pas retenu son nom une fois de plus, et il y à aussi...

Tout à coup, Arboryx se fige, je le vois tourner son regard ans celui de son ancien mentor et prononcer d'une voix troublée, comme si lui même n'y croyait pas.

Reyn... il est mort.


Mon dieu que cet avatar est génial, un grand merci à Jyvro pour ça!
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MessageSujet: Re: Un ami dans le besoin (Privé Saared) Sam 9 Juil 2016 - 7:43

-Mon plan ? Dit alors Slaggard. Mon plan est très simple tu vas voir. Nous allons devoir commencer par…AAAAAARGH !

Quelque fut le plan original de ce suppôt de Malefor, je n’en su pas plus. Un tintamarre explosa dans ma tête. Pris de surprise et avec la cervelle prête à exploser je tombai au sol en me tenant le crâne. Pour un moment je ne vis que du noir.

-Ça y est. Me dis-je. Quelqu’un nous a repéré…on va y passer…

Toutefois, Slaggard ne m’accorderait pas une porte de sortie aussi facile.

-Debout tire-au-flanc ! Gronda-t-il en me relevant d’un coup comme une vulgaire sac de patates.

J’ouvrai mes yeux, un mal de crâne encore persistant.

-Putain ! Grommelais-je. Ça faisait partie de ton plan ÇA ?

Je n’avais pas bien compris ce qui venait de se produire. Quelque chose semblait avoir pénétré nos têtes. C’était du moins plutôt…comment dirais-je ? Déstabilisant ? Toutefois, Slaggard ne semblait pas vouloir plus se pencher sur la question.

-Non. J’ai pas idée de ce qu’était ce bordel. Maintenant relèves-toi ! On bouge ! Quelque chose se trame.

-Quoi ? Et ton plan ? On va pas foncer tête baissée dans un camp truffé de tueurs !

Il fallait s’en dire que même si j’avais confiance en mes capacités, cette option ne me plaisait gère.

-On l’oubli. Grommela le gris.  Les choses semblent vouloir se précipiter on dirait. Reste près de moi. Ajouta-t-il en me lançant la dague qu’il m’avait confisquée. Ces types me connaissent, mais prépares-toi à tuer tous ce qui bouge si tu es repéré.

-Bon, si tu insistes. Grommelais-je.

Alors que Slaggard me rendait l’arme, je considérai longuement l’option de bondir et de lui trancher rapidement la gorge.  L’occasion y était, il fallait seulement la saisir. De plus, l’acte serait facile à mettre à exécution. Il était là devant moi tout près. J’aurais été amplement justifié de lui faire la peau. C’était tout ce que cette ordure méritait et je ferais une faveur au monde entier (enfin presque entier) en le faisant disparaître de la surface du continent. Toutefois, il aurait été bien trop simple de duper aussi grossièrement le gris.

-Tu passes devant. Ricana-t-il en voyant l’étincelle meurtrière dans mes yeux. Ça aurait été un peu trop facile. Maintenant, pas de connerie sinon je te livre en pâture à ma copine ici présente. Ajouta-t-il en me montrant les tranchants fraîchement affutés de sa hache de guerre.

Non sans rancœur, je m’exécutai en planifiant mon coup. Toutefois, il me faudrait attendre. Nous n’allions pas réussir à sauver Saared à temps sans l’aide de cette saleté de psychopathe.

-Je t'aurai un jour. Me dis-je avec hargne alors que je passais devant Slaggard.

Son regard semblait me rendre la pareil. Lui aussi semblait tenté de me planter son arme entre les deux ailes. Toutefois, nous pûmes nous empêcher de nous entretuer jusqu’à la lisière du camp. C’est alors que nous eûmes un autre de ces étranges contacts. Cette fois-ci, la voix incitait à la révolte.

-Merde. Grommela le gris. Tout ça ne me dit rien qui vaille…

En effet. D’un coup, la dague que j’avais volée ainsi que la hache de Slaggard éclatèrent en infimes pièces métalliques. Stupéfaits et totalement pris par surprise, nous échangeâmes tous deux un regard d’incompréhension.

-Voilà quelque chose qu’on ne voit pas tous les jours. Dis-je trop surpris pour tenter de questionner l’étrange événement qui s’était déroulé sous nos yeux.

Je n’eus pas le temps de terminer ma phrase qu’une grande clameur s’éleva du camp. Les esclaves venaient vraisemblablement de se rebeller contre leurs anciens maîtres. Comme il leur avait été commandé par la voix, ces derniers commencèrent à livrer une bataille sans merci dans le but de recouvrir cette ci précieuse liberté qu’on leur avait arrachée.

-C’est tout simplement parfait... Dit alors Slaggard pensivement.

-Quoi ? M’écriais-je. Qu’un contingent entier d’évadés fous de rage en veuille à tous les dragons non-estropiés de l’île au grand complet ? Quelle bonne nouvelle !

-Mais non imbécile ! Rétorqua Slaggard. La chose qui a provoqué ce bordel nous donne la meilleure des opportunités ! Avec cette bande de cinglés libres, la garde rapprochée du chef devra se déployer. Sans armes, elle devrait en avoir pour longtemps avant de crouler ce qui nous sera amplement suffisant pour chacun à faire ce que nous devons faire.

La logique de Slaggard était presque imparable sur ce coup. Toutefois, même si nous travaillons (supposément) ensembles sur ce coup, je ne pouvais m’empêcher de penser qu’il y avait anguille sous roche. Avec ce type, les coups fourrés n’étaient jamais trop loin. Il allait falloir que je garde un œil sur lui si je ne voulais pas me faire briser la nuque alors que je lui tournerais le dos…

Alors que nous pénétrions le camp à pas de loup, nous pûmes constater le désastre que l’évasion avait provoqué pour l’expédition. De multiples incendies s’en prenaient aux nombreuses tentes qui couvraient la majeure partie du campement. Bientôt, le feu engloutirait tout s’il n’était pas rapidement maîtrisé. Les soldats, visiblement pris de court par l’attaque surprise et désarmés tentaient tant bien que mal de monter une contre-attaque à coup de griffes et de crocs. Toutefois, écrasés sous le nombre beaucoup plus imposant qui composait les rangs de leurs anciens captifs, ils ne purent que leur opposer qu’une opposition désespérée. La bataille ne se résuma qu’à de rustiques et brutaux combats aux corps-à-corps dans des espaces très restreints.

-Un retour aux sources. Me dis-je alors que nous nous faufilions entre les combattants.

Bien qu’ils fussent au départ en bien mauvaise santé, les esclaves se transformèrent en de véritables machines à tuer dès qu’ils comprirent qu’il leur fallait saisir l’opportunité. Nombreux furent ceux qui moururent sous les coups de leurs anciens maîtres sans toutefois intimider leurs compatriotes. Ces derniers n’avaient plus rien à perdre et ne cherchaient qu’à exercer leur vengeance. Par pure chance, Slaggard et moi passâmes inaperçus tant par les cinglés que les soldats. Quelle veine. Avoir comme adversaire un combattant de métier ou un autre guerrier ne me faisait plus ni chaud ni froid. Par contre, se battre contre un dragon fou de rage, instable mentalement et prêts à m’arracher la langue pour se soulager de sa frustration…là je passe. Toutefois, je ne fus pas exempté d’une bonne frousse.

Alors que nous passions devant une tente un peu plus à l’écart et à peine touchée par les combats, je fus agrippé et tiré à l’intérieur. Immédiatement, quelque chose s’enroula autour de moi et commença à tranquillement m’étouffer.

-Tient, tient, tient. Marmonna une voix grinçante que je ne connaissais que trop bien. Une autre brebis égarée je suppose ?

-Vlad, putain. Crachais-je, la trachée écrasée. Lâche-moi…

-Mais bordel ! Lâche-le Vlad !

-Oups, désolé Arboryx.

La pression se relâcha instantanément et je tombai le museau dans la poussière. Quelles charmantes retrouvailles. Ce n’était pas tous les jours qu’un camarade passait à deux doigts de vous faire la peau. M’enfin, j’avais retrouvé mes copains ! J’aurais dû me sentir rassuré, mais étrangement, je ne l’étais pas. Pas le moins du monde. C’était peut-être à cause de leur apparence. Ils avaient quelques peu changés depuis la dernière fois que je les avais vus, il y avait quelques heures de cela. Tous deux couverts de sang, Vlad et Reynard braquaient leurs yeux de fous sur moi comme un oiseau l’aurait fait sur un vers de terre.  Combien de leurs semblables avaient-ils tués aujourd’hui. Visiblement, le carnage à l’extérieur avait eu mainmise sur eux aussi. À les regarder, il était évident que, même si aucun de nous n'avait été gravement blessé, qu’aucun d’entre nous ne rentrerait indemne à Warfang…

-Eh bien, grommela Reynard, te voilà enfin. Ça fait un bail qu’on te cherchait…

-C’est un peu compliqué… Répondis-je, craignant de devoir expliquer la suite.

-Compliqué en effet. Dit alors Slaggard en soulevant l’auvent de cuir bouchant l’entrée de la tente.

-Qu’est que fout cet enfoiré ici ! Gronda Vlad, visiblement prêt à tuer de nouveau.

-On se calme ! M’écriais-je en me m’interposant devant Vlad. Je peux tout expliquer !

-Et t’as salement intérêt. Me répondit tout simplement Reynard sur un ton à glacer le sang et en braquant son regard sur moi.

Ce fut l’une des nombreuses fois que mon ancien sergent me fut peur à mourir.

Tant bien que mal, j’expliquai la situation à mes camarades en espérant qu’ils ne m’égorgent pas dessus pour m’être associé avec l’un des pires salopards de la planète (subjectivement bien sûr).

-Si je comprends bien, cette…ordure peut nous guider jusqu’à Saared ? Grogna Reynard en regardant avec dédain Slaggard.

-Sans problème. Répondit le gris. Et dès que j’aurais mis la griffe sur ce que je cherche je fiche le camp de cette île de merde. Par contre, je ne tolérerais aucun tour de passe-passe. Si je me rends compte que vous voulez me rouler, vous trouverez votre ami seuls et par le temps que vous y arriviez, il sera probablement mort. Je n’aie besoin de vous que pour éliminer les menaces sur le chemin, pas plus. Compris ?

-Ça compte pour toi aussi. Répondit Reynard en s’avançant vers Slaggard, nullement intimidé.

Les deux colosses se faisaient face comme des mufles au printemps. Deux forces de la nature qui auraient fait un sacré carnage si elles s’étaient combattues. Toutefois, le moment n’était pas bien choisi.  

-Bon, grommela le gris en retour, en route.

La suite ne se révéla être qu’une pénible partie de cache-cache dans la nuit au milieu d’un énorme massacre. Nous dûmes à quelques reprises nous défendre contre quelques évadés en délire, mais j’en passerai les détails. Je préférerais oublier ça. C’était de ce genre de scènes qui vous tiennent éveillé la nuit.

Après ce qui me sembla être une éternité, nous arrivâmes à un point en retrait du campement, laissant la bataille derrière nous.

-Bien. Murmura Slaggard. Nous y sommes presque.

-Si tu t’es foutu de notre gueule tout ce temps… Répondit Vlad, peu convaincu.

-Silence ! Rétorqua le gris en humant l’air. Quelqu’un approche. Cachez-vous, je m’en occupe.

Effectivement, non loin de nous, une poignée de soldats en panique. Au moins, Vlad, Reynard et moi-même eurent le temps de nous dissimuler dans les broussailles.

-Slag ! S’écria l’un des soldats. Merde au moins on te trouve. C’est la merde ! Il faut qu’on voit le boss et qu’on fiche le camp d’ici !

Par chance, Slaggard semblait plutôt habile à improviser des plans sur le moment.

-C’est bon les gars, allez-y, je suis avec vous dans deux secondes.

Alors que les quelques guerriers continuaient de s’éloigner, le gris se retourna vers nous.

-À mon signal. Dit-il à voix basse avant d’emboîter le pas à ses camarades.

Nous attendîmes quelques instants avant de nous redresser quelque peu.

-Continues de le suivre, Arboryx. Ordonna Reynard. Vlad et moi allons faire à notre manière.

À leur manière ?

-C’est-à-dire ? Répondis-je, un peu confus.

-La mort venue du ciel. Ricana Vlad.

Sur ces dernières paroles, les deux dragons s’envolèrent sans bruit. Pour ma part, j’abaissai une fois de plus mon niveau, ouvrai grand les yeux et m’enfonçai dans les broussailles sur les traces de Slaggard.  Quelques minutes plus tard, le groupe arriva enfin à destination. Immédiatement, je commençai à scruter les ombres dans l’espoir d’apercevoir Saared. Je le trouvai. Il gisait par terre, dans une mare de sang. Tout ça ne regardait pas bien. Pas bien du tout. Quant au reste, je tentai de repérer le chef au milieu de tout ce beau monde. Le vieux, ce devait être lui. Oh, il n’avait pas idée à quel point il allait prendre cher…

Toutefois, quelque chose dans cette scène me troublait au plus haut point. Je n’arrivais pas à mettre une griffe dessus, mais on aurait dit que, mis à part les dragons présents, quelque chose d’autre était à l’œuvre. Comme une sorte de…magie ?

-Merde, merde, merde ! Me dis-je. À quand ton signal ? Vite !

Par chance, quelqu’un quelque part avait dû entendre mes prières car Slaggard, sournois fils de pute de son état, administra un magistral coup de boule au mercenaire le plus près. Ce devait être ça son signal. Sans attendre un instant de plus, je fonçai à l’attaque. Je pris pour cible celui qui semblait être le plus près et le plus vulnérable (faut savoir pas trop se faire chier parfois). En effet, un bon coup de griffes fut amplement suffisant pour le mettre hors d’état de nuire. Enfin, je pu voir se mettre à l’œuvre ce que Vlad et Reynard avaient concocté à eux deux. Tombant du ciel tel des démons assoiffés de carnage, ils prirent complètement par surprise deux autres mercenaires déjà sous le choc. Les autres ne purent que reculer devant une telle sauvagerie, tentant de protéger tant bien que mal leur chef. Il était difficile de les blâmer. J’aurais fait pareil si j’avais été confronté à une telle bande de maniaques…

Ce semblant de retraite me donna quelques secondes pour me pencher sur Saared. Enfin, j’allais avoir besoins de plus que quelques secondes pour digérer la suite des choses. Le jeune dragon ne respirait pas.  Son cœur ne battait plus. La lumière avait quitté ses yeux.

Il était mort.

Je commençai à me retourner. Les mercenaires et leur chef commençaient à battre en retraite vers la jungle. Slaggard était à leurs trousses et continuait de faire un carnage, les quelques guerriers survivants tombant comme des mouches sur son passage.

-L’artefact ! Rugissait-il. Il est à MOI ! POUR MALEFOR !

Réalisant que le massacre était terminé pour le moment, mes frères d’armes vinrent me rejoindre, laissant le gris terminer son œuvre. Il avait tenu sa part du marché, probablement la seule chose honorable qu’il ait accomplit de sa vie, mais bon. Qui étais-je pour juger ?

Pour ma part, bien que je craignisse ce que j’allais devoir faire, il fallait bien que quelqu’un s’y colle. Pour le bien de tous, il fallait que ce soit moi.

-Reyn, dis-je tout bas, il est mort…


Même pour moi qui connaissait déjà la vérité, les paroles furent un choc. C’est à ce moment que tout le poids de cette aventure me tomba dessus. Nous étions partis de Warfang depuis des semaines, des mois. Nous étions tombés au plus bas, dans nos instincts les plus primaux pour assurer notre survie et obtenir ce que nous voulions. Nous avions tué, pillé, volé et fait surgir du passé les parties les plus sombres de nos être. Nous avions voyagé sans relâche d’un bout à l’autre du continent. Et pourquoi ? Pour retrouver le cadavre estropié et vidé de son sang d’un jeune dragon. Notre histoire était un échec.

Nous avions échoué.

Pour un long moment, personne ne dit mot. Personne ne savait que dire. En fait, il n’y avait rien à dire. Étrangement, nous, pour qui la mort faisait partie du quotidien et était plus une éventualité parfois plus près que l’on n’y croyait depuis plusieurs années, semblions quelque peu…désemparés. Nous avions perdu de nombreux camarades au cours des années, des campagnes et des batailles au sein de La lame et avions toujours finit par les accepter comme un aléa du métier en pensant plutôt à la prochaine attaque. Toutefois, je doutais fort que nous oublions celle-ci rapidement.

Après plusieurs minutes de silence, Vlad et moi décidâmes de laisser Reynard seul avec la dépouille. Deux soldats de fortune n’auraient pas été d’un grand secours devant le chagrin d’un père. De toute façon, le sergent ne risquait pas d’aller bien loin ni de faire quelque chose de stupide. Il était dans un état proche de la catatonie et n’avait pas bougé d’un poil depuis la nouvelle. Il se contentait de rester près du corps et de poser sur lui des yeux vides. S’était à se demander s’il n’était pas mort avec son fils.

Vlad et moi marchâmes un peu et décidâmes d’aller nous asseoir sur un pic rocheux non loin de là donnant une bonne vue sur la vallée. Encore une fois, nous ne dîmes rien. Durant toute ces années, le borgne et moi n’avions jamais vraiment tant eu besoin de parler l’un à l’autre. Nous nous connaissions trop bien. Pendant de longues heures, nous nous contentâmes d’admirer la vallée, la jungle, l’incendie plus bas faisant toujours rage et dont les flammes se perdaient dans l’infinité du ciel étoilé. Je ne sais plus exactement quelle fut la durée de notre contemplation muette, mais celle-ci prit fin lorsque nous vîmes les lueurs de l’aubes au loin. Enfin, la nuit tirait sa révérence. C’est à ce moment que Vlad prit la parole.

-Et maintenant ? Dit-il. Que faisons-nous ?

Je jetai un regard sur lui. Toujours couvert de sang, il avait cependant perdu cet éclat de tueur qui habitait habituellement ses yeux.

-Aucune idée. Répondis-je, las.

Je regardai mes griffes sales et couvertes d’hémoglobine. Je n’étais pas si différent de mon compagnon que je n’aurais voulu le croire. Moi qui prétendais être au- dessus de tout cela, me permettant de faire la morale à quiconque voulant bien l’entendre. J’avais participé à tout cela.  Tous ces morts, pour rien…

-Tu sais, continua le borgne, son regard fixé sur l’horizon, nous allons devoir retourner. Je crois qu'on a besoin d'une pause.

-Ouais…

Je compris le sens de ses mots. Vlad admettait la fatigue qu’il avait cherché à cacher toute ces années. Moi aussi je voulais rentrer.

-Comment se porte ton aile ? Demandais-je innocemment, l'interrogeant sur sa vielle blessure.

-Ça va, répondit-il, Tintaglia a fait une merveille.

Un moment passa.

-Comment allons-nous lui annoncer ?

Comment annoncer à une mère la mort de son enfant ? Les mères… Elles rendaient toujours tout si compliqués. Tout était si simple lorsque nos gars n’avaient pas de famille. Comment allais-je devoir en parler à Tintaglia ? Comment ? Comment ? Comment ? Mais comment ?

-J’sais pas. Répondis-je simplement.

Véritablement, je n’en avais aucune idée. Les questions se bousculaient dans ma tête. Je tentais de réécrire l’histoire. Que ce serait-il passé si nous avions agi de la sorte ? Ou de cette façon ? Ou de celle-ci ? Et surtout : pourquoi avais-je faillit à aider Saared ? À quoi donc servait un mercenaire ne pouvant honorer son contrat ?

-Bon, dit Vlad en se relevant, retournons voir Reynard. Il va falloir qu'on fasse très attention à notre vieux sergent dans les prochains jours.

Sur ces mots, le grand dragon élancé commença à tranquillement redescendre le pic.

Pour ma part, j'observai une dernière fois l'immense jungle et me demandai où en était Slaggard. Peut-être en train de ramener son fameux artefact chez Malefor ? Peut-être traquait-il toujours le vieux dragon ? Peut-être était-il mort ? La dernière option me plaisait, mais rien ne pouvait être aussi facile. J'allais un jour croiser son chemin. C'était écrit dans le ciel. J'espérais que cette fois-ci, nous pourrions régler nos comptes. Une bonne fois pour toute. Mais ça, seul l'avenir le dira. Pour le moment, il fallait rester fort. Pour Reynard et Tintaglia et pour moi-même peut-être. Des jours bien sombres s'annonçaient.

-Allons-y… Soupirais-je en me levant à mon tour.    


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MessageSujet: Re: Un ami dans le besoin (Privé Saared) Mer 20 Juil 2016 - 18:53

Des cris résonnaient à travers la jungle qui recouvrait la plus grande partie de l’île oublié, différent type de cri à vrai dire, beaucoup d'agonie, mais quelques uns de folie meurtrière, Slaggard avait finalement réussis à isoler le vieux dragon. Les deux se tenaient face à face à présent, le gris couvert du sang des anciens gardes du corps de l'ancien qui s'était résolu à affronter son adversaire.

J'aurai du me douter qu'un jeune freluquet comme Malefor irait se méler d'affaire qui ne le regarde pas.

Son opposant ne semblait pas prêter la moindre attention à ses paroles.

Enfin, après tout ce temps, tout ces efforts, ma mission va se couronner de succès.

Ah! parce que tu crois que je vais gentiment te laisser faire?

Donne moi l'artéfact rapidement et ta mort sera sans douleur excessive.

C'est marrant, vous autres individu ténébreux à moitié foldingue avez toujours les mêmes répliques au mot près, à croire qu'on vous fabrique tous à la chaine et qu'on vous programme pour dires les même âneries encore et encore.

SILENCE! je voulait faire cela de manière simple, mais il semble que je vais devoir continuer le carnage!

Ben voyons...

Le gris se mit en position de combat, prêt à sauter pour égorger rapidement sa cible, le centenaire invoquât sa magie et se tînt prêt à frapper au moindre mouvement, quand une voix innatendu interrompit promptement le duel.

Assez!

Les deux combattants s’arrêtèrent net.

Il y a eu assez de mort pour aujourd'hui!

Un flot de magie se déversât à nouveau du cube, et s'empara de l'esprit de Slaggard.

Alors mon jeune amis, disons qu'il ne c'est rien passer, d'accord? ton infiltration fût un succès mais rien n'a été trouver lors des fouilles, et disons qu'à force de mauvais traitement, les captifs ont fini par se révolter contre leur geôliers et les ont massacrer. Le commanditaire de l'excavation à disparu car tu n'a pas retrouver trace de lui après la bataille, et maintenant rentre faire ton rapport et continuer ta vie, il ne faudrait pas que tu traine trop longtemps dans le coin n'est ce pas?

Le dragon gris se détendis, sa volonté ne pouvant lutter contre cette force antique, il fit demi-tour et s'envola loin du théâtre des événements. Sans savoir vraiment comment, le dragon restant senti l'attention d'Igniatus se tourner vers lui.

Bien, à nous maintenant.

Une puissante magie fût invoquer...


C'était étrange, je n'arrivai pas à ressentir de la peine pour le chagrin de mon père, et pourtant je comprenais sa profonde souffrance à cet instant. Je vis Reynard se pencher vers mon corps sans vie et parler dans le vide d'une voix tremblante d'émotion contenu.

Je suppose que tu t'en doute, mais quand tu à fait irruption dans ma vie, je ne voulait pas, je ne voualit pas être ton pére, je voualis juste que tu disparaisse, pour ne que mon cœur puisse être encore et toujours vide. Tu à peut être un demi-frère ou une demi-sœur qui se balade dans la nature, mais je les aient fuis, parce que je ne supportai pas leur vue, et ce qu'elle pouvait m'infliger.

Il passât tendrement une griffe dans ma crinière taché de mon sang.

Mais tu leur ressemblaient tellement, je ne pouvait m'empêcher de me voir à travers toi, et j'ai de nouveau ressenti la solitude, le chagrin, la douleur de l'abandon, et je n'ai pu me résoudre à te faire subir le même sort, et puis... tu leur ressemblait tellement...

Ses pattes aussi commençaient à trembler, rarement j'avais vu mon père dans un tel état.

Jamais tu n'a connu ton grand père, et moi non plus d’ailleurs, alors j'ai essayer, j'ai essayer de prendre un rôle qui m'était parfaitement inconnu, et j'ai merder, souvent, trop souvent pour ton propre bien. Mais au moins tu était là, et ce vide n'était plus là. Et même au fil des année, le vide n'a pas pu reprendre ses droits, car tu y était toujours, l'espoir de te revoir y était toujours.

Une goutte commençât à perler dans le coin de son œil droit.

Mais maintenant... tu est mort, et on ne saura jamais ni pourquoi, ni comment, ni par qui. Et le vide est là maintenant, j'avais oublié à quel point son entré fait mal.

Une larme d'un père briser s'écrasât dans le sol herbeux, porteuse des espoirs et de l'amour d'un dragon trop souvent abusé par sa propre vie.


Au bout d'un temps indéterminée, Reynard finit par se mouvoir de nouveau, il s'éloigna de mon cadavre sans un regard en arrière et tombât sur ses deux acolytes. Ils avaient visiblement l'air dépasser, ils ne devaient pas souvent voir leur compagnon dans cette disposition. Vlad tentât d'aborder la question.

Et... qu'est ce qu'on fait à son propos? on ne l'enterre pas?

Mon pére prit alors le regard le plus vide et le plus terrifiant que je l'ai jamais vu arborer et répondit d'une voix claire et sans trouble.

Enterrer qui?

Arboryx tentât bien lui aussi une ouverture

Et bien, si ça ne te dérange pas vieux frére, j'ai une dernière affaire à régler ici il dirigeas son regard vers mes restes Et...

Non.

Ce n'était pas une mise en garde ou une provocation, juste l'énoncé d'un fait simple. Une lueur de colère passât dans les yeux du mercenaire, il devait lui aussi tenir à moi, du moins assez pour vouloir m'accorder une sépulture décente. Mais il ne répliqua pas, sachant probablement que la dernière des choses à faire dans cette situation était de répondre à son supérieur. Ils s'en furent tout les trois hors de ma vision, un claquement d'aile et quelques minutes plus tard et ils avaient disparu de l'horizon.

Il semble que j'arrive un peu tard.

C'est le cas de le dire.

Un silence de mort s'installât, rien ne bougeait aux alentour et de la fumée s’élevait toujours du reste du chantier. Ne supportant plus ce vide morbide, je déclarait.

Alors je suis quoi maintenant? un fantôme? un ectoplasme?

Difficile à dire, peu de gens se sont vu arracher leur esprit de leur corps avant leur mort physique, je dirai plutôt une âme errante.

Pourquoi est ce que je ne ressent rien?

Parce qu'il n'y à plus rien à ressentir pour toi.

Oh...

Ce même silence se réinstallât, toujours aussi insupportable néanmoins.

Et avec tout vos pouvoirs, vous ne pouvez rien faire pour arrangez tout ce merdier?

Je pourrait essayer, mais il y a un gros risque. Tu est sensé être mort Saared, Si la coordination entre ta réanimation physique et ta réincarnation dans ton corps ne sont pas bien synchroniser, ton esprit rejoindra ceux des autres dragons, et là, même moi je ne pourrait plus t'atteindre.

Je ne perd rien au change alors, rester ainsi pour toujours ne m'enchante pas vraiment.

Si tel est ton choix, soit, mais bande ta volonté, tu doit résister à l'appel tant que ton corps n'a pas été ramener à la vie.

La transition fût brutale, du statut de spectre intangible, je me retrouvait dans une carcasse morte qui commençait à refroidir, mais rester conscient m'est impossible.... ma mémoire... mes sentiments... ma personnalité... je les sent s'effacer, car après tout... je suis mort... le repos m'attend...


C'est alors, que venant de la jungle profonde, un torrent d'énergie magique entrât en collision avec ma carcasse, mes nerfs encore actif transmirent la sensation d'un picotement insoutenable à travers tout mon être.

La matière et l'énergie sont les deux faces d'une même pièce Saared, et la magie est la tranche qui les relient!

L'énergie se déversât dans ma colonne vertébrale, stimulants comme jamais mes mécanismes de réparation normalement désactivés pour toujours.

Néanmoins je crois qu tu aura besoin d'un coup de pouce sur ce coup là, tes dommages neurologiques ne vont pas se réparer tout seuls, tout est une histoire d'énergie dans les cellules souches et d'une bonne impulsion cardiaque.

La conscience d'Igniatus se mit au travail, fournissant sans arrêter de l'énergie pour refabriquer le sang perdu, de même un puissant choc électrique parcouru mon corps moribond, faisant repartir mon cœur afin de charrier le liquide surcharger en agent réparateur dans mon organisme.

Non c'est trop lent! augmentation de la cadence!

Mon pauvre cœur se mit à battre à une vitesse phénoménale, mes profonde plaies internes cicatrisant et se réparant à une vitesse tout aussi phénoménale, le reste de l'énergie déboulât dans mon cortex où je senti Mn guérisseur déployer toute son attention à son rétablissement.

Allez, tiens bon... juste encore un peu, le temps de réactiver ça et ça... et maintenant le rétablissement des instincts de survie!

Une étincelle fusât dans mon cerveau, le reconnectant avec le reste de mon corps, dont ma cage thoracique. Toute les sensations et mes sens revinrent brutalement tadnis que je m'arquais subitement pour prendre une grand inspiration et remplir mes poumons d'air.


Huuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuu...

Je toussait pendant 5 minutes puis après ma quinte de toux constatait l'impossible, j’étais bel et bien revenu à la vie. Je faisait le tour du proprio pour m'assurer que ce n'était pas un rêve, mais je n'osait toujours pas y croire.

Mais... mais comment...

Comment, pourquoi, qu idonc, tant de question qui reviennent depui la nuit des temps, je peux essayer de t'expliquer mais ça risque d'être long et douloureux.

Dans ce cas je crois que je m'en passerait, Je ne saurai jamais assez comment vous remercier pour ça!

Et bien pour commencer j’apprécierai que tu vienne me chercher, mes anciens détenteurs m'ont fortuitement laisser tomber par terre, et passer 100000 ans de plus au milieux d'une jungle paumé ne m’intéresse guère, et ensuite j'aimerai que tu m’emmène jusqu'à cette cité que tu appel Warfang, je pourrait observer des choses plus intéressantes qu'une jungle et de vieilles ruines..

Vous retrouvez dans cette capharnaüm na va pas être simple.

Mais en volant c'est bien plus rapide.

Vous êtes vraiment déterminez à plomber l'ambiance non?

Tu n'a pas remarquer que ton dos portait de nouveau tout le poids qu'il était destiné à soutenir? Et est ce que j'ai le profil d'une personne qui fait à moitié son travail?

Passer l'ébahissement de mon complet rétablissement et de la vue de mes ailes dans leur splendeur retrouvé. Et après une bonne fouille dans la jungle, je remit enfin la patte sur Ignitus qui gisait simplement sur le sol, mais comment le gris et le vieux n'avait ils pas put remarquer sa disparition? bah, j'aimerais autant m'attarder le moins longtemps pour le découvrir. Mais un dernier doute me retenait.

Et pour tous les prisonnier survivants? Ils vont rester ici jusqu'à la fin de leur jour non?

J'ai guéri les autres mutilés, bientôt cette île sera déserte de dragon.

Bon, et bien maintenant il faut rentrer, et vu l'avance qu'ils ont sur moi, je n'arriverai jamais à temps pour les empêcher d'en parler à ma mère.

C'est si important que cela?

J'ai vu l'effet que ça à fait à mon père et je n'ai aucunement envie de voir ma mère souffrir ainsi.

En ce cas...

La magie d'Igniatus vrombit de nouveau dans l'air ambiant, et par un quelconque miracle que je m'explique toujours pas, l'instant d'après je faisait un plat sur le sol du salon de mon manoir,la chute douloureuse ne m’empêchât pas d'entendre un course affolé qui devait débouché sur l'apparition d'une Tintaglia totalement prise de court

Saared? mais qu'est ce que tu fait là? Ou sont les autres?

Maman, c'est une très très longue histoire...



Voilà, fin de cet arc! retour encore une fois encore à Warfang pour la suite!


Mon dieu que cet avatar est génial, un grand merci à Jyvro pour ça!
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